jeudi 16 juillet 2009

CÉRET 2009, FERIA TORISTA : VIVE CÉRET 2010 !!

COÏMBRA : LA RUDESSE DES PORTUGAIS.


En général très armés, les toros lusitanos furent tous applaudis dès leur déboulé dans le ruedo cérétan. Si le premier séchappa vite de la première rencontre avec le cheval, il poussa bien pour la seconde, et s'élança depuis le centre pour la troisième. Idem pour le second qui sortit quatre fois seul sous le fer, dernière embestida depuis le centre. Le troisième par contre, Brasao, parti du centre, poussa longuement lors de la première rencontre avec le fer, puis chargea avec bravoure une deuxième fois, bronca pour le piquero. Le quatrième renversa la cavalerie, poussa longuement sous la seconde ration de fer, puis sortit gueule fermée de la troisième rencontre partie du centre. Le sobrero - 5 ème -nous offrit trois charges appuyées, le sixième cornupède reçut une première pique dans l'épaule, puis une interminable deuxième ration, et chargea allègrement pour la troisième rencontre, le plus noble sans doute de ses frères.

Mention honorable pour l'ensemble du comportement des Coïmbra face au cheval, poder, bravoure indéniable générale, ils assurèrent à la course l'intérêt qui convient aux aficionados a los toros.

Parmi les hommes de plata, signalons le salut du banderillero de Frascuelo, la déroute pitoyable de la cuadrilla de Cruz, le salut de Juan Novillo ( Aranda) pour ses palos, celui de Pedro Muriel Romariz (Cruz), le salut enfin du banderillero de Aranda pour son second toro. Mis à part le désastre des auxiliaires de Cruz, le comportement scandaleux d'un peon de Aranda dans l'exercice de son travail, et la sempiternelle ronde des enterreurs, la plupart des banderilleros méritent une mention pour leur toreria.

Pour les hommes, nous retiendrons le courage du vieux guerrier Frascuelo face à ses deux opposants, -de belles naturelles qui ressortent de ses faenas- les limites de Fernando Cruz devant les siens, malgré de belles séquences sans rompre devant un adversaire avisé, les épées traseras, les naturelles hachées de Aranda saluées exclusivement par un peon au comportement détestable.

Mais que fait la police des callejons ? A quoi sert un alguazil que personne n'écoute ? Sans pouvoir ? Un palco sourd et aveugle ?

LES NOVILLOS DE FABRÉS,LOIN DEVANT LES ZALDUENDO ET AUTRES CABRAS!

A lire AV de TT, qui n'aime pas la CORRIDA DE TOROS, la feria de Céret ne fut pas un bon crû. Diantre! Le gourou verse des larmes de crocodile pour ses pauvres organisateurs cérétans: la fête porteuse de sens, le bouclier de Brennus, Collioure et Millas( ha! ha! ha!), toutes les flatteries et les "arguments" les plus saugrenus y passent pour faire oublier les coups de poignard régulièrement assénés par lui, - président de l'oct !!!!- dans le dos de l'aficion torista, la seule capable de faire reculer l'imbécilité abolitionniste. Ce sont en tout cas les arguments que j'ai déclamés à la blonde égérie du flac qui interpellait les passants pour faire partager son indignation de la corrida. Et qui m'avoua que c'est grâce à un certain Colmont qu'elle avait l'impression d'exister...

Ceci dit, et pour taire les menteurs et bonimenteurs, très bonne matinée, malgré 20 mn de retard au paseillo, et intérêt jamais démenti, avec les pensionnaires venus du campo charro. Hormis des signes évidents de mansedumbre habituels dans la plupart de ces ganados, les pupilles salmantins n'ont pas rendu la vie facile à leurs trois opposants. Armures et gabarits dans le type, un total de 17 rencontres avec le cheval, en général lamentables, ratées puis reprises, souvent sans trop pousser, sauf pour le second et le quatrième qui mirent les reins sans se faire prier.

Qu'était venu faire Mario Aguilar dans cette galère? Au terme de 4 pinchazos et 10 descabellos, son toro se couchait enfin, au terme d'une faenita ennuyeuse maladroitement brindée au public. Ce qui fit dire à mon voisin-F.......- qui avait hurlé avec humour "INDULTO" dix minutes auparavant: "J'avais raison, l'indulto nous aurait épargné, comme çà se passe pour certaines "vedettes", ce triste spectacle d'une mise à mort minable"! Plus noble, son second opposant pouvait offrir un pavillon au novillero,encore lui fallait il un peu plus de métier et de réussite, mais la débâcle à l'épée continuait...

Face à Tendero, c'est le novillo Granizo qui resta également le maître des opérations, dangereux malgré sa faiblesse. Une entière jusqu'aux doigts après de timides tentatives devant un toro qui se réservait... Son second opposant, noble, permit quelques gestes allurés, mais une épée tendue derrière l'épaule et plusieurs descabellos ratés privèrent le garçon de toute récompense. A noter le salut de son banderillero Oscar Castellanos, pour sa prestation allurée et très torera aux palos.

Pour J Cortès, la tâche n'était pas facile, car c'est surtout son opposant qui avançait. Avis après une entière au 5° essai. Verdeur indéniable du novillero. Pour son second opposant, un novillo toro splendide, après une épreuve de piques lamentable, le garçon torée sur le voyage, encouragé par les "biéénnn" de sa cuadrilla de arte. Le toro est bon, plein de qualités, l'épée, elle, toujours défectueuse, plusieurs descabellos après un avis seront nécessaires pour abattre un toro qui gardera jusqu'à la fin la bouche fermée.

Très intéressante tarde cérétane, malgré les carences habituelles des toreros, peu coutumiers de lidias de toros qui font plus que de tenir debout.

Merci l'ADAC, pour les 800 kms de plaisir que vous nous avez offerts !!!

MAIS OU SONT LES CUADRI D'ANTAN ?

Ailleurs, sur d'autres blogs, on a tout dit sur ces CELESTINO CUADRI dont nous gardions des souvenirs prestigieux. Je ne m'étendrai donc pas sur ce que d'autres développent avec plus de détails, sur ces toros trop vite décomposés, éteints dès le début de faena,sans charge, épées défectueuses, golletazos, sur le côté, aucune épée "dans la croix".

Dans cet aburrimiento programmé, juste souligner la longue et spectaculaire mort du troisième, arc bouté, cornes plantées dans le sable, l'image magnifique d'un fauve encastado, mais aussi les passes arrachées à des opposants sans jus, aplomados, le minimum syndical assuré par à la cape David Mora pour son second opposant, assassiné par deux fois à la pique, pose désastreuse, HONTEUSE, des banderilles par des garçons dépassés, au dessous de tout, pas de faena, 1/2 sur le côté, un pinchazo, autre demie, 10 descabellos, la bronca, et Mora quittant le ruedo en montrant au public par gestes significatifs qu'il s'en "tamponne".

Et puis, une fois n'est pas coutume, moi qui n'aime pas la musique "pléthorique", qui n'est souvent qu'un joujou pour "président" de corrida de toreros, et prétexte à amuser et distraire la galerie, j'ai apprécié, comme tout le public qui lui réserva une belle ovation, le long solo de "tible", sorte de trompette catalane, pour l'immortel paso-doble "En er mundo", solo magistralement interprété par David Gonzalez, de la peña officielle de Céret, juste avant que ne résonne la "Santa Espina". Un rayon de soleil dans une triste tarde. MAGNIFIQUE ! Et combien émouvant !

Merci à mon ami voisin de tendido, André DUMOULIN, pour ses infos, ses marques d'amitié, ses photos, et nos échanges d'aficionados en quête de vérité... Et "à l'an que vèn" !

3 commentaires:

Lionel a dit…

Ah ça oui, à l'année prochaine!
Céret 2009, c'était aussi une pensée à l'ami Pelayo retenu par ailleurs et qui aurait je pense apprécié. Mais aussi le plaisir de revoir Pedrito.
Plus que 21 jours et on se retrouve pour d'autres aventures, landaises cette fois-ci...

Frédéric a dit…

J'aime bien tes écrits et suis souvent d'accord avec le fond. J'espère que nous aurons l'occasion de faire connaissance au repas de Parentis en souhaitant ne pas voir Viard accompagné de son associé Garzelli, ce jour là.
Frédéric

Pelayo a dit…

Très chers coreligionnaires, entre les bouteilles, les fontaines à vin et les cubitainers, mes pensées étaient avec vous...