dimanche 2 mai 2010

SAINT MARTIN DE CRAU ( Francia ): 18 picas. MADRID ( España ): 12 picas !

UNA PLACITA DE FRANCIA MÀS SERIA QUE "LAS VENTAS"!

Ce dimanche soir, Télémadrid retransmettait une corrida  goyesca "de disfraces del dos de Mayo" depuis Las Ventas. A l'origine était prévu un lot de Carmen Segovia. Trois bêtes  écartées par les vétérinaires, furent remplacées par trois exemplaires du Comte de Mayalde. Au paseillo, Diego URDIALES, Sergio AGUILAR, et José Luis MORENO.
Temps maussade sur la Gascogne, l'affiche était tentante, et le fauteuil me tendait les bras, avec des bichos que j'espérais conformes à la Mecque du toreo, et trois diestros dignes d'intérêt.... Hélas, il fallut vite déchanter, et se rendre compte de visu que lorsque nos amis aficionados ibériques laissent éclater leur rogne sur leurs blogs, ils ne font que traduire la triste réalité. J'ai compté par exemple 12 piques - deux par animal, malgré quelques chutes de la cavalerie, pour moi le mauvais sitio des piqueros y était pour beaucoup -, la plupart les bêtes sortant seules après un léger picotazo. Seuls, le n° 13, Simpàtico, (Carmen Segovia), second adversaire de MORENO, fut mis correctement en suerte pour un première charge,  Boticario, second opposant de URDIALES (Mayalde) poussa fort le cheval une seule fois, ainsi que Dudoso, (Segovia), qui mit à rude effort le piquero pendant une longue minute, avant un picotazo symbolique.
Souvent avant même la fin du tercio de banderilles, les langues pendaient, gueule ouverte, plusieurs toros faisant preuve d'une indiscible faiblesse,  carrément  dignes de sortir dans une placita de pueblo: deux vueltas de campana pour le premier, corne droite éclatée pour le n° 63 de C. Segovia, justito de forces le Mayalde bragado liston de AGUILAR, le quinto invalide, Boticario, de Mayalde, s'est couché seul plusieurs fois avant de ne plus pouvoir se relever, (puntillé sans épée), seuls le quatrième et le sixième de Carmen Segovia supportèrent leur faena sans chuter, MORENO parvenant à templer ses naturelles, puis s'imposant à droite, et S. AGUILAR avec une faena essentiellement gauchère, embarquant son noblissime Dudoso dans des circulaires profondes. Corneta, n° 63 de C. Segovia, se moontra très noble avec la main gauche de URDIALES, dangereux sur sa corne droite, et malgré un spectaculaire estoconazo, lutta un long moment debout  avant que la mort ne le terrasse.
Piques traseras et rechargées furent spectacle courant, sans que le public ne manifeste une bien vive réprobation: au contraire, on a même entendu des aplausos nourris au lieu de broncas méritées: à croire que le public touriste a investi jusqu'au tendido 7! Peu de banderilleros clouent dans les règles: la règle, c'est souvent à cornes passées, là aussi, le public benêt fait tâche d'huile, les peones auraient bien tort de se gêner.
Mention spéciale pour les mises à mort:
-après avoir étouffé son premier, MORENO "réussit" au troisième essai une entière sur le côté en prenant le périph. Au second, 2 pinchazos sans s'engager, hors du sitio, entière sur le côté, dans le morillo!
-estoconazo de URDIALES à son premier encasté, mort très longue. Le second meurt seul, d'épuisement!
-à son premier, entière concluante de AGUILAR, en s'engageant. Au second, golletazo: oreille justement refusée par le palco, bronca des touristes et des pueblerinos.
Les bichos de Carmen SEGOVIA semblent avoir un peu mieux résisté au climat de las Ventas que ceux du Conde de MAYALDE

Bilan de la suerte de picar:  Francia 1 - España 0 !  COCORICO !

 ¡ Que pena para la primera plaza de toros de España!

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