lundi 21 septembre 2015

ENHORABUENA Y MUCHISIMAS GRACIAS A LOS Hnos GRANIER

A VIC, LES NOVILLOS  DES FRÈRES GRANIER 
N'ONT PAS FAIT REGRETTER LA DÉFECTION DES "HOYO DE LA GITANA"

Annoncés depuis quelques mois pour cette novillada de Septembre, les HOYO DE LA GITANA n'étaient pas présents comme prévu ce dimanche 20 aux arènes Joseph FOURNIOL. Et ils sont repartis à SALAMANCA sans être lidiés. 
Pourquoi? 
J'ai cherché sur le site du CTV les raisons précises de ce changement de dernière minute, puisque c'est à notre arrivée à VIC vers 15H ce dimanche de la St Mathieu, que nous avons su que le lot initial était refusé. Mais je n'ai rien trouvé. Pourtant, on nous a annoncé avant le paseo qu'un communiqué avait été publié sur internet, sans que je ne puisse en trouver trace. Je n'ai donc pour ma part rien appris, aucune détail ni précision sur cette défection peu banale. C'est par le bouche à oreille d'amis aficionados que dès notre arrivée à VIC, il nous a été dit que "les toros ne tenaient pas debout"!! ...Mystère!! J'aurais supporté une explication un peu plus détaillée, que celle qui nous a été distillée dans le bruit avant le paseo, mais ici aussi et même ici SURTOUT,  comme presque partout, c'est dans les callejons, là où on ne paye pas, là où se bousculent en trop grand nombre les "invités", les parasites, les pseudo pros du flash et de la reseña officielle  et tous les lameculos indésirables du système, c'est LÀ qu'on sait précisément TOUT, en détail, et qu'on donne le ton de la claque et des indultos de merde, tandis que ceux qui payent, dans les gradins, ceux qu'on insulte et qu'on veut faire taire, depuis les callejons ou près de nous depuis les tendidos, par gogos interposés souvent haineux au service conscient ou inconscient des magouilleurs et des truands, ceux-là ne savent rien ou presque rien, des bribes.
Payez, taisez vous, nous faisons le reste!! 
J'exagère ? Allons donc !! Si peu !! 

Énorme déception donc, pour celles et ceux qui, comme moi et d'autres, se passionnent pour le "TORO", véritable garant de la survie de la fiesta BRAVA, et non pour les couleurs des habits de lumière, pour les bas roses,  et les petites figuras qui les portent. On attendait ces toros après plus de 10 ans d'absence, depuis les mémorables tardes vicoises des années 2004, 2005, 2006, ces HOYO DE LA GITANA d'origine Santa Coloma, Buendia, Pérez Tabernero, qui paissent à Tamamès, SALAMANCA. Appréciés et aimés du monde aficionado, certains avaient accompli les 500 kilomètres qui les séparent de VIC avec l'espoir de revoir combattre ce fer d'une bravoure légendaire.....Pour apprendre brutalement que la belle promise leur faisait faux bond, sans trop d'explications....
Sollicités en dernière minute par des organisateurs qui n'avaient d'autre choix que de parer au plus pressé, c'est-à-dire trouver dans l'urgence un lot digne de VIC, les frères GRANIER nous ont présenté un lot de novillos qu'ils gardaient semble-t-il pour une corrida à St MARTIN DE CRAU, en 2016. Un lot irréprochable, magnifique de présentation. Ce qui nous fait dire que nous avons eu beaucoup de chance de voir sortir ce lot ici, pour ce dimanche vicois. Nous avons vu des novillos -toros, solides, encastés, como le gustan a los aficionados. Difficiles, parfois, pour des novilleros très verts, comme c'est souvent le cas. C'est justement là pour nous l'intérêt. Aburrimiento inconnu. Passion entretenue, sans faiblir, d'un bout à l'autre de la tarde. Après la novillada, comme j'allais saluer et remercier les ganaderos, tellement ils le méritent, je leur fis part de l'inquiétude qui fut la mienne, en apprenant la défection des novillos charros. Inquiétude  dissipée dès que je sus qui les remplacerait. Et j'ajoutais, sans rire, aux deux frères GRANIER: " Si l'on m'avait annoncé des Jalabert en remplacement, je déchirais mon billet et je rentrais à la maison, heureusement, vous êtes  venus, vous êtes là, et nous avons passé deux grandes heures de toros grâce à vous et votre aficion", ce qui ne manqua pas de les faire savourer un plaisir mérité. Ceux qui me connaissent savent bien que je ne bluffais pas, je serais parti, j'ai un immense respect pour les gens de la terre,  humbles et valeureux, tels ces éleveurs modestes mais pétris de courage et d'honneur, dans GRANIER, il y a grain, grana, grenier, tout çà dit bien ce que çà veut dire, rien à voir avec les petits parvenus qui sont nés avec une cuillère d'argent entre les lèvres, qui ne connaissent de la vie que les poches bien garnies dès les premiers caprices,  qui n'ont connu aucune privation, ce qui leur laisse croire qu'ils appartiennent à leur élite, car s'ils nous croisent ils nous prennent de haut, même si l'on pèse 40 ans de plus que leur infâme prétention.
Nous avons donc assisté à une véritable tarde de toros, encastée, solide, sans jamais, JAMAIS, nous ennuyer une seule seconde, du moins pour ce qui concerne les quadrupèdes eux-mêmes, les garçons, eux, ont fait ce qu'ils ont pu, ils ont dû s'accrocher, ferme, sans réussir à se hisser au niveau de leurs opposants:  ils ont été dominés, par des novillos difficiles, trop ardus pour leur bagage modeste.

Au total, les 6 novillos ont pris 21 piques, 3 piques pour la moitié d'entre eux, 4 piques pour les trois autres. Mais, comme toujours, 21 piques crapuleuses, pour affaiblir, démolir, anéantir parfois, des piques malgré tout prises en mettant en suerte de plus en plus loin, jusqu'à 25 mètres pour les dernières, mais surtout, SURTOUT, même s'ils n'ont pas toujours poussé en braves, tous les GRANIER sont arrivés à la mort "boca cerrada". TOUS ! La caste, incontestable!

Le premier novillo a poussé trois fois la cavalerie, pour des piques traseras, puis devint vite tardo, dangereux. Manuel VANEGAS s'est jeté dans les cornes pour une entière un peu plate. Le quatrième se fit longtemps prier avant de se décider à embestir. Cites croissés en débuts de séries, puis toreo parallèle. Peu de charge. Entière tombée. Oreille.

Après sa prestation héroïque Parentissoise, devant le magnifique novillo encasté TOSTADINO, des "Maños", on attendait avec beaucoup d'espoir Guillermo VALENCIA: las! Nous en fûmes pour la seconde déception du jour. Nous n'avions pas devant nous le même novillero, l'alchimie taurine faisait faux bond à nos espoirs. De format modeste, son premier GRANIER, un cardeno obscuro, pousse trois fois au cheval, seul, sans y être invité par le piquero, puis repart à nouveau de 25 mètres pour une autre embestida. Pique brisée! Faenita de la main droite sans vouloir ou pouvoir se croiser. Essai avec la main gauche, vite abandonné. Entière au troisième essai, le novillo lutte longuement en brave contre la mort, avant de se coucher.
Quatre charges également contre la cavalerie, avec le joli quinto bueno, avec du trapio, du morillo,  piques traseras, puis dans l'épaule, le voyou de service ne se gêne pas malgré les protestations de quelques irréductibles, que les gogos et lameculos des callejons s'acharnent à qualifier d'intégristes, ou talibans, rien que çà!!, il faudrait se taire et cautionner toutes les saloperies qui vident les arènes....Ben voyons! Pourquoi se gêner? Pourquoi ne pas continuer à tuer la corrida, en esquintant les suertes, en bafouant, en se moquant des fondamentaux, puisque les "spectateurs" gogos non seulement, approuvent en se taisant, mais de plus interpellent , insultent et menacent ceux qui osent protester? Si la corrida est condamnée, si la FIESTA BRAVA devient un peu partout une parodie, si les gradins sont clairsemés, de plus en plus, çà n'est surtout pas la faute des taurinos, des figuras, ni de ceux qui les laissent magouiller, c'est, bien sûr, la faute des aficionados qui protestent....
Et Guillermo, qui nous avait permis de rêver à beaucoup mieux, torée lui aussi sur le passage, un animal qui me parait être à ce moment-là le plus toréable de la tarde. Le garçon ne peut lier deux passes, sans parvenir à intéresser le GRANIER qui promène son regard ailleurs que vers la muleta. Après chaque passe, le Colombien  se replace sur le chemin qu'a choisi le novillo. Puis une épée entière dans le morillo, et quelques secondes suffisent, pour que l'animal tombe comme foudroyé. 

Joaquim GALDOS "hérite" d'un joli negro cardeno, qui prend deux putanas rations traseras, puis la troisième dans l'épaule. Consignes certainement prodiguées par le novillero au piquero à ses ordres!  Étonnons nous ensuite que les novillos se réservent et multiplient les défauts! Celui-ci poursuit quand même les peons jusqu'aux planches, - l'un d'eux échappe de peu à la cogida.-, puis il suit la muleta, passes évidemment de profil, sans se croiser, et il fait finalement reculer GALDOS, qui capitule, après quelques muletazos sans aucune prise sur l'animal. Une demi épée. 
Tardo est le 6° novillo, qui charge 4 fois, pour quatre rencontres carioquées et pompées. Puis le novillero fait des passes, dans un destoreo brouillon, sur le recul, pasito detràs, sans sans tenter une seule fois de charger la suerte. Alors que l'animal paraissait  apte à être dominé, pour peu que le poignet conduisant la charge soit sûr, dominateur. Il n'en fut rien. Pinchazo, épée dans le poumon, plusieurs fois le GRANIER s'agenouille et se relève, longuement, il lutte contre la mort, avant de s'effondrer. Aplausos. 

Non! Je n'ai pas regretté l'absence des "Hoyo" défectueux. Le lot des GRANIER dans son ensemble fut très correctement présenté, aucune faiblesse, un peu de bravoure, beaucoup de caste, et donc de piquant.  Malgré quelques carences, pour "servir", "humilier",  intérêt entretenu jusqu'à la dernière seconde, illustré par la mort spectaculaire du sixième, peut-être le meilleur du lot, pour moi. Qui obtint le mouchoir bleu. A la noblesse imbécile, je préfère, et de loin, l'émoi provoqué par la fiereza. Ce fut une novillada digne de VIC, de sa réputation, et de ses - TROP RARES - aficionados exigeants.

Comment ne pas évoquer justement et remercier ces amis de tendidos, rencontrés ici et là, avant ou après la course, autour des arènes, souvent les mêmes, pour évoquer et partager les émotions passées ou à venir, celles dont on rêve, dans notre passion commune pour le TORO ROI. Et à chaque fois, le cercle de ces amis s'élargit un peu plus,  fort heureusement,  même si nous sommes,  aficionados a los toros,    de moins en
moins nombreux sur des gradins de moins en moins garnis, mais à chaque fois, le plaisir est intact, intense, car les valeurs de la FIESTA BRAVA sont notre lien commun: intégrité et respect des suertes, de TOUTE la lidia, en premier la suerte de picar, respect du toro limpio et sauvage, car sans "toro fiero" il n'y a rien de vrai ni de respectable, que du clinquant, du faux, du bidon, des trampas, avec, au bout, la fiesta circo condamnée à disparaître. Clinquant, trampas et bouffonneries, que beaucoup ne perçoivent même pas, organisés, entretenus, jusqu'à finalement ne plus même respecter le public qui est pris, sans qu'il réagisse jamais, que pour le cochon de payant, docile, muet, ignare, dont rêvent les taurinos, clientèle d'arènes sans autre aficion que celle du mouchoir blanc.
Tant pis pour ceux que mon intransigeance choque, parmi des amis que j'ai pu côtoyer, et qui continuent de cautionner, ou "de faire comme si", je considère qu'ils n'ont pas tout à fait les yeux en face des trous: je me refuserai toujours, pour ma part, et jusqu'à la fin, de cautionner les magouilles et tous les arrangements secrets ou non, tout ce qui pour moi conduit la corrida à sa mort, si nous, aficionados, ne réagissons pas avec l'énergie qui nous reste.

Abrazo fuerte à celles et ceux qui rêvent et résistent

N.B.  Amis aficionados, vous me lisez, certes, vous me le dites souvent, mais vous pouvez aussi donner votre opinion, animer la "tertulia",  c'est profitable pour tout le monde, et vous pouvez ensuite signer de la façon qui vous convient. 
Ceux qui pensent se grandir en m'insultant et en éructant leur misérable lâcheté de manière courageusement anonyme, sous le couvert de blogs prétendument "aficionados a los toros", ils peuvent toujours compter  sur la complicité de quelques couleuvres qui se pavanent dans les callejons. 
Ici, ils ne sont ni invités, ni bienvenus. Il ne  manque ni forums ni  sites où peuvent s'épancher les faux-culs de tout poil. Dans le genre, le dénommé  Manolo, entr'autres, mais il n'est pas seul. me comprendra . 




Photo gracieusement envoyée par Didier "El Grillo": il s'agit du premier novillo de Guillermo VALENCIA, au moment du quatrième contact - sans rechigner - avec la cavalerie: la pique se brise, net!  Deux minutes auparavant, à la troisième rencontre, le piquero s'est retrouvé désarçonné, debout  près du cheval, sans qu'il y ait eu batacazo.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Il aurait suffi que les novilleros de la terne aient appris les bases du toreo classique, notamment quelques doblones et trincheras bien appliqués, avec le poignet ferme qui conduit la charge vers le bas, pour que ces novillos puissent commencer à être dominés. Des choses que l'on apprend sans doute plus dans les écoles taurines, où l'on enseigne à "faire passer", à se mettre de profil pour "toréer " sur le passage, on n'apprend plus à mettre en valeur le toro ou le novillo.
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Jipito