jeudi 15 décembre 2016

L'HÉRITIER DES VAMPIRES

Les patrons de presse écrite, parce que patrons, fi de la concurrence, s'empressent de lui faire sa pub.
Pour lui ce sera d'autant plus gratuit que c'est payant pour le patronat : des propos comme ceux-là, coté MEDEF, c'est un investissement.
Chacun pourra noter le bain de jouvence d'une telle pensée qui ressemble bigrement à l'eau croupie stagnant dans la vase des bassins de l'Hotel du parc du maréchal de la charte du travail.
Macron ? il y a du Belin dans c't'homme.
Florilège paru dans 20 minutes du 12 décembre..
Pour Emmanuel Macron, les syndicats français font « trop de politique ». Invité dimanche sur TF1, le candidat à la présidentielle a jugé que les confédérations nationales n’avaient pas « un débat au plus près du terrain ».
« Je veux un dialogue social plus vivant, car en France on parle aujourd’hui beaucoup de dialogue social mais on a des syndicats qui au fond, font trop de politique » a affirmé l’ancien ministre de l’Economie. Et de poursuivre : « Parce que qui est fort au niveau du syndicalisme ? Les confédérations nationales qui bloquent, qui rentrent dans un débat politique comme on l’a vu sur la loi Travail et qui du coup n’ont pas un débat au plus près du terrain », d’après lui.
« Pourquoi je crois au modèle à l’allemande, à un dialogue social au niveau de l’entreprise et de la branche ? Parce que je veux qu’au plus près du terrain, on trouve les bons compromis », a souligné l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée. Avec les réformes qu’il prône, « on aura beaucoup plus de Françaises et de Français qui désigneront leurs représentants pour défendre leurs propres intérêts », assure celui qui se présente comme le « candidat du travail ».
Ainsi donc il reviendrait à un banquier énarque aux propos  les plus réac sur le monde du travail, un illettré des relations sociales, un pur fruit de l'hydroponie politique et économique, croissant entre billes d'argile obligataires et laines de roche actionnaires de définir les missions du syndicalisme.
Ce type qui a rencontré Dieu le jour où il a vu le veau d'or de près en est evenu un intégriste radicalisé.
la pensée profonde et son humanisme
la pensée profonde et son humanisme
Il ne faut pas prendre ce genre de propos à la légère. le but est idéologique, pour tordre les repères et faire empreinte. Un peu comme en passant et repassant l'usager sur la meule à ronger les idées celui-ci est devenu un client dépossédé de son service public et donc "disqualifié pour le défendre".
Voila à quoi sert le Macron.
Voila pourquoi il est choyé, par tous. Entre ceux qu'il sert, ceux qui veulent s'en servir, ceux qui le veulent à leurs côtés. De Gattaz à Cambadélis en passant par LaValls et Bayrou c'est a qui lui fera du charme.
Cela éclaire bien les choix de la Solférinocratie.  Que le laniste des gladiateurs de la ludus Solferinus se batte pour avoir dans son staff celui qui se déclare non socialiste démontre l'espace politique où tous se situent  : à droite tous, à droite toute.

1 commentaire:

pedrito a dit…

Les syndicats font trop de politique..... Le grand patronat, lui, a tous les droits: de payer le moins possible les salariés, de s'enrichir un max, de planquer son fric dans tous les paradis fiscaux, mais tout çà, c'est pas politique. Autre exemple, encore, Bolloré a le droit d'investir son fric chez les curés intégristes, il s'y confesse chaque semaine, mais çà, çà n'est pas politique. Et des exemples comme celui-ci, ils sont légions. Mais chuttttttt ...........
Salauds de salariés qui font de la politique en exigeant du patronat - et de l'État - des salaires décents