vendredi 24 septembre 2021


Encore une louchée de Vivas bashing épicée aux mensonges ?

Le sociologue Pierre Bourdieu racontait cette anecdote que lui a confiée Rémi Lenoir, un de ses anciens élèves devenu professeur à l’ENA : Ségolène Royal, au sortir de l’ENA avait choisi la gauche « comme plan de carrière ».

Cela n’avait pas surpris Bourdieu qui disait : « Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu’elle n’est pas de gauche » et «  Elle a ce que j’appelle un habitus, une manière d’être, de parler qui vous dit qu’elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche. »

Nombreux sont les sémillants énarques qui font comme elle : leur diplôme en poche, ils décident, pratiquement à pile ou face, s’ils rejoignent un parti de droite ou de gauche. Pour les ambitieux, on sait de quel côté ils vont tomber. « La pente est à droite » constatait Alain.

S’agissant de la Chine et du Xinjiang, je suis interpelé par cette engeance qui, si elle a fait Sciences po, l’ENA ou Langues orientales, se présente comme spécialiste des Ouïghours.

Il faut se garder de cette croyance en l’omniscience attestée par un parchemin. Les Résistants du Vercors, du Limousin ou d’ailleurs, ouvriers, paysans, étaient mieux informés sur l’Allemagne que l’élite civile berlinoise (enfumée par Goebbels) et que les ruraux qui vivaient dans les villages proches des camps et des fours crématoires.

Oui, il faut se garder de la glorification des diplômes qui, obtenus à 20 ans, valident toutes les déconnades à 60 ans, quand vient l’heure du besoin de reconnaissance par les puissants, le goût du confort avec l’emploi d’une domestique sri-lankaise non déclarée (mais qu’il faut bien payer un peu), le triple appel quotidien de la bedaine qui tend la chemise et exige la bonne chère avec verres en cristal et couverts d’argent. Regardez le reniement de l’ancien étudiant révolutionnaire Cohn-Bendit. Entre autres.

Ambroise Croizat, Marcel Paul, sans avoir longtemps fréquenté l’école, ont fait plus pour la France que dix promotions de l’ENA qui déversent dans le pays des têtes d’œufs qui le défont (1).

Quant à moi, je m’autorise à parler de la Chine, de l’Amérique latine, des Etats-Unis, de la Palestine, etc., de contredire mes confrères sans avoir un doctorat par pays, parce que je suis pointu en matière de repérage des mensonges médiatiques. C’est Le Grand Soir qui m’a formé. Vous mesurez-là mon niveau d’expertise.

Un ouvrage de Pierre-Antoine Donnet : « Chine, le grand prédateur »

N’écrirai-je pas un jour un petit livre sur les mensonges proférés à propos des Ouïghours et sur les tombereaux d’injures versés sur moi ? Peut-être. J’y ferai alors figurer l’extrait ci-dessous d’une interview de Pierre-Antoine Donnet. Il fait partie de ces « spécialistes » par la grâce d’un diplôme obtenu presque un demi-siècle plus tôt. On ne lui retirera pas un mérite : celui d’avoir su à côté de qui il faut s’asseoir et qui il faut canarder.

On apprend avec consternation qu’il a été correspondant de l’AFP à Pékin, puis «  rédacteur en chef central de l’AFP ». L’Agence France Presse ! Une des plus importante agence de presse au monde, une agence dont les dépêches deviendront articles dans les médias mainstream, souvent par simple copié-collé.

J’écris sur Pierre-Antoine Donnet aujourd’hui parce qu’il me cite dans son livre que je n’ai pas lu et dont, contrairement à la mode chez mes confrères dans ces cas-là, je ne dirai rien (2). Mais il parle de moi dans une interview que j’ai lue et où il m’épingle durement avec ce mépris des repus habitués à mentir dans l’impunité.

Exemple de mise à nu de mensonges tranquilles

Interview de Pierre-Antoine Donnet, par Joris Zylberman

Joris Zylberman : « Brûlot ? Livre engagé contre la Chine ? L’ouvrage de Pierre-Antoine Donnet, contributeur régulier d’Asialyst, ne laissera pas indifférent. Chine, le grand prédateur, paru aux éditions de l’Aube le 19 août dernier, appelle à une prise de conscience : il faut dire clairement, selon l’auteur, le défi que le régime de Xi Jinping pose au monde sur les plans climatique, économique et politique. Le livre dénonce d’emblée la tragédie subie par les Ouïghours à l’instar des Tibétains. « Garder le silence quand on sait, n’est-ce pas un peu se rendre complice ? » lance cet amoureux de la Chine, ancien correspondant de l’AFP à Pékin. Il explique sa démarche à Asialyst ».

Amoureux de la Chine ? Voire. Il a écrit aussi : « Tibet mort ou vif » (3), « Quand la Chine achète le monde »

Mais, apprécions son honnêteté journalistique à la lumière de son interview.

Question. Dans votre livre, vous faîtes [sic] allusion à Maxime Vivas, auteur d’un livre qui rejette les accusations de génocide des Ouïghours au Xinjiang…


Pierre-Antoine Donnet  : «  Son livre s’est vendu à 200 exemplaires ».

Premier mensonge. La règle veut que les droits d’auteurs soient payés à la fin de l’année qui suit la parution du livre. Dans mon cas, fin 2021. Mais j’ai perçu dès juillet des droits pour 1000 premiers exemplaires vendus en France. Puis, les droits de publication ont été vendus pour publication en 13 langues. Avec l’espéranto, il est disponible dans 120 pays. L’ancien correspondant « neutre et objectif » de l’AFP en Chine (média d’Etat) pourrait rêver du même destin pour son livre « Chine, le grand prédateur ».

Donnet : « Son audience est nulle ».


C’est sans doute la raison pour laquelle se sont jetés sur moi France Inter, Arrêt Sur Images, Radio France International, Libération, le Canard enchaîné, le Monde, l’Obs, TMC-TF1, Charlie Hebdo et… Pierre-Antoine Donnet qui me mentionne dans son livre. Deuxième mensonge, donc.

Donnet : « …il a été deux fois au Xinjiang lors de deux voyages pilotés par le gouvernement chinois. Donc c’est une escroquerie totale, il ne sait rien du tout. … »


Les attaques visent l’auteur sans contestation précise d’un seul passage de son livre. C’est le troisième mensonge.

Donnet « Mais son livre a été brandi par Wang Yi [le ministre chinois des Affaires étrangères]… ».


Quatrième mensonge. Le ministre Wang Yi n’a pas brandi mon livre. Il ne l’avait pas avec lui à la tribune lors de sa conférence de presse. (ici à 58 mn 50 s de sa conférence).

Donnet : Wang Yi a dit : « Vous avez ici la preuve que ceux qui disent qu’il y a un génocide au Xinjiang mentent effrontément… » Cinquième mensonge.


Passons sur le style de Donnet : « ... que ceux qui disent qu’il... ». Le ministre Wang Yi a dit textuellement ceci (7 mars 2021) : « Maxime Vivas a écrit un livre basé sur ses deux visites au Xinjiang en 2016 et 2018, intitulé « Ouïghours, pour en finir avec les fake news ». Le livre décrit un Xinjiang prospère et stable et indique que des personnes qui ne sont jamais allées dans la région fabriquent de fausses nouvelles et répandent des rumeurs. »

Je ne sais pas ce que Pierre-Antoine Donnet dit de moi dans son livre, mais ce qu’il dit en interview laisse deviner, d’une part, le peu de vraisemblance ce qu’il y a écrit et, d’autre part, permet de présumer la sincérité des dépêches dont il a abreuvé le monde quand il était à l’AFP.

Du coup, je me félicite d’avoir éconduit (28 avril 2021) sans bonhomie Joëlle Garrus, une journaliste de l’AFP qui voulait m’interviewer pour « un papier sur les Occidentaux désormais amplement repris par les médias chinois pour leurs positions sur le Xinjiang ». J’ai imaginé illico les questions : « Ça ne vous pose pas un problème d’être cité dans les médias chinois ? Par un ministre ? Vous n’avez pas l’impression d’être manipulé ?  ».

J’ai répondu ceci :

«  Bonjour Mme Garrus,


J’ai décidé de ne plus accorder d’interview à des médias français.


Je sors d’en prendre.


Si vous voulez savoir qui je suis, Elhia Pascal Heilmann (Arrêt sur Images) Tristan Mendès France (France Inter), Laurence Defranoux (Libération) Yann Barthès (TMC-TF1), JC (Jérôme Canard), Sophie Malibeaux (RFI), l’ont très bien dit ou écrit : un naïf à œillères, manipulé par les Chinois, un Toulousain (vieux), un perroquet de Xi Jinping "à la botte de Pékin" et un nazi antisémite (« rouge–brun »).

Tous, savent ce que veut dire attaque ad hominem et reductio ad Hitlerum. Ils connaissent mieux le latin que la « Charte de Munich » qui leur sert à caler l’armoire.

Si (contrairement à la plupart des médias cités plus haut) vous voulez parler de mon livre APRES l’avoir lu, je suis néanmoins disposé à répondre par écrit (garder des traces) à quelques questions.

Si vous faites preuve de seulement un dixième de l’empathie larmoyante des susnommés interviewant des Ouïghours, je peux prendre ce risque fou.

Mais si vos questions sont un interrogatoire où tout ce que je dis pourra être retenu contre moi je n’y répondrai pas. Je n’ai commis aucun délit, savez-vous ?

Si vous êtes inspirée par des bobards d’Adrian Zenz, menteur, homophobe, misogyne, "guidé par Dieu" dans une croisade antichinoise et qui promet la purification des juifs dans un brasier, rompons-là.

Si vous êtes patiente, proposez-moi une autre date de rendez-vous : dans quelques mois ou quelques années. La vérité est toujours en retard sur le mensonge ; il a fallu du temps pour que les informations sur les ADM de Saddam Hussein ou la barbarie de ses troupes dans les maternités du Koweït apparaissent (l’Irak étant en ruine) comme des fake news.


Avec mes salutations ».

Je n’ai plus entendu parler de Joëlle Garrus et de l’AFP.

Maxime VIVAS

Notes.
(1) L’Association des Anciens Elèves de l’ENA compte plus de 11 500 membres. C’est un réseau, un clan.
(2). J’ai la preuve qu’au moins quatre médias ont fustigé mon livre sans l’avoir lu : Charlie Hebdo, Quotidien (de Yann Barthès), France Inter, le Canard enchaîné.
(3) Voir la recension de ce livre faite Albert Ettinger qui s’attriste « de son caractère réactionnaire, de son fanatisme partisan et de sa bêtise ».

 

jeudi 23 septembre 2021

L’Australie a accepté les armes US pour se protéger des USA

Au-delà de “l’humiliation française” il y a dans l’affaire australienne plus encore que des concurrences commerciales inter-impérialistes, il y a les menaces de guerre. Cet enjeu, que ne peut ignorer la présidentielle, est celui de la paix mais aussi celui des conditions de vie de la majorité des citoyens, les couches populaires, la jeunesse, la répression accrue, il s’agit de la défense de l’humanité. Le rôle de “parrain” de l’impérialisme US ainsi révélé après l’Afghanistan, le resserrement de blocus, Biden ou pas, et la volonté de guerre y compris nucléaire se dévoile. Méprisé ou non, Macron reste complice. Malheureusement en France, les forces de progrès, la gauche est très affaiblie, et tout repose sur le PCF, lui-même loin de l’unanimité dans ses propres rangs en matière de résistance, ce qui aboutit à une campagne où cet enjeu de la paix et de la guerre impérialiste se réduit à l’immigration et se transforme en xénophobie. Voici donc le danger que révèle l’affaire australienne et l’urgence pour les communistes de jouer le rôle qui doit être le leur face aux menaces de guerre, qui accompagnent l’autoritarisme fascisant des gouvernements impérialistes et leur volonté d’imposer aux peuples toujours plus d’exploitation et de misère avec la guerre et les dépenses d’armements. La campagne de l’élection présidentielle ne peut plus ignorer cet enjeu. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société


Ce qu’il faut voir c’est qu’en Australie dont le premier partenaire commercial jusqu’ici est la Chine, un mouvement de protestation existe non seulement contre les armes US mais contre la manière dont le pays qui souffre d’une crise économique est forcé de dépenser en armement ce qu’il devrait réserver à l’aide à sa population. Une situation somme toute assez comparable à celle des pays de l’UE et de l’Otan où les États-Unis imposent une croisade.

En France, l’affaire se présente comme une humiliation : notre “partenaire” des USA et son rejeton britannique ont agi en méprisant totalement la France mais l’affaire va plus loin que ça.

Voici la manière dont les opposants australiens eux-mêmes la définissent et ce n’est pas par rapport à la France, à la rupture d’un contrat qu’il dénonçaient également mais bien par rapport à la guerre dans laquelle ils sont entraînés par chantage.

L’Australie a rejoint les États-Unis et le Royaume-Uni dans un « partenariat trilatéral renforcé en matière de sécurité » appelé AUKUS avec l’objectif tacite mais évident de coordonner les escalades contre la Chine. Rapports anti-guerre :

Le président Biden et les dirigeants de l’Australie et du Royaume-Uni ont annoncé mercredi un nouvel accord militaire visant à contrer la Chine. Le pacte, connu sous le nom d’AUKUS, se concentrera sur le partage de technologies militaires sensibles, et la première initiative se concentrera sur l’obtention de sous-marins à propulsion nucléaire australiens.

Des responsables américains s’adressant à CNN ont décrit l’effort de partage de la propulsion nucléaire avec un autre pays comme une « étape extrêmement rare » en raison de la sensibilité de la technologie. « Cette technologie est extrêmement sensible. C’est, franchement, une exception à notre politique à bien des égards », a déclaré un responsable anonyme.

Cet accord remplacera un programme prévu de 90 milliards de dollars pour obtenir douze sous-marins conçus par la France, une dépense odieuse dans les deux sens alors qu’un quart des Australiens ont du mal à joindre les deux bouts pendant une pandémie qui est quatre fois plus susceptible de tuer les Australiens qui ont des difficultés financières. Ce n’est que la dernière en date de la politique sans cesse croissante de Canberra visant à alimenter de vastes fortunes dans l’impasse de Washington avec Pékin aux dépens de son propre peuple.

Si les lecteurs sont curieux de savoir pourquoi l’Australie subvertirait simultanément ses propres intérêts économiques en se retournant contre la Chine son principal partenaire commercial et ses propres intérêts en matière de sécurité en alimentant des provocations dangereuses et inutiles, on peut les renvoyer aux propos de l’analyste politique américain John Mearsheimer lors d’un débat organisé par le groupe de réflexion australien Center for Independent Studies en 2019. Mearsheimer a déclaré à son auditoire que les États-Unis allaient faire tout ce qui était en leur pouvoir pour arrêter l’ascension de la Chine et l’empêcher de devenir l’hégémon régional à l’Est, et que l’Australie devrait s’aligner sur les États-Unis dans cette bataille, sinon elle ferait face à la colère de Washington.

« La question qui est sur la table est de savoir quelle devrait être la politique étrangère de l’Australie à la lumière de la montée en puissance de la Chine », a déclaré Mearsheimer. « Je vais vous dire ce que je suggérerais si j’étais un Australien. »

Mearsheimer a affirmé que la Chine va continuer à croître économiquement et convertira cette puissance économique en puissance militaire pour dominer l’Asie « comme les États-Unis dominent l’hémisphère occidental », et a expliqué pourquoi il pense que les États-Unis et leurs alliés ont toutes les capacités pour empêcher que cela ne se produise.

« Maintenant, la question est de savoir ce que tout cela signifie pour l’Australie? » dit Mearsheimer. « Eh bien, vous êtes dans un dilemme à coup sûr. Tout le monde sait quel est le dilemme. Et d’ailleurs, vous n’êtes pas le seul pays d’Asie de l’Est à être dans ce dilemme. Vous faites beaucoup de commerce avec la Chine, et ce commerce est très important pour votre prospérité, cela ne fait aucun doute. Du point de vue de la sécurité, vous voulez vraiment aller avec nous. C’est juste beaucoup plus logique, non? Et vous comprenez que la sécurité est plus importante que la prospérité, parce que si vous ne survivez pas, vous n’allez pas prospérer. »

« Maintenant, certaines personnes disent qu’il y a une alternative : vous pouvez aller avec la Chine », a déclaré Mearsheimer. Vous avez le choix ici : vous pouvez aller avec la Chine plutôt qu’avec les États-Unis. Il y a deux choses que je vais dire à ce sujet. Premièrement, si vous allez avec la Chine, vous nous ferez comprendre que vous êtes notre ennemi. Vous décidez alors de devenir un ennemi des États-Unis. Parce qu’encore une fois, nous parlons d’une concurrence intense en matière de sécurité. »

« Vous êtes soit avec nous, soit contre nous », a-t-il poursuivi. « Et si vous faites beaucoup de commerce avec la Chine et que vous êtes ami avec la Chine, vous sapez les États-Unis dans cette compétition de sécurité. Vous nourrissez la bête, de notre point de vue. Et cela ne va pas nous rendre satisfaits. Et quand nous ne sommes pas heureux, vous ne voulez pas sous-estimer à quel point nous pouvons être méchants. Il suffit de demander à Fidel Castro. »

Les rires nerveux du public du think tank australien ont ponctué les observations plus incendiaires de Mearsheimer. La CIA est connue pour avoir fait de nombreuses tentatives pour assassiner Castro. D’autres chefs d’État comme Allende et sans doute Chavez ont eu moins de chance, les coups d’État n’ont jamais cessé comme les sanctions et blocus étranglant les peuples.

Donc voilà ce que disent les anti-impérialistes et pacifistes australiens :. L’Australie n’est pas alignée sur les États-Unis pour se protéger de la Chine. L’Australie est alignée sur les États-Unis pour se protéger des États-Unis. D’ailleurs la proportion des dépenses militaires dans le monde témoigne si besoin était de qui accumule les armes au profit non pas de leur peuple mais des trusts de l’armement financiarisés dont l’influence ne cesse de croître avec celle des spéculateurs dont les profits ne reposent plus sur la production mais sur la capacité à faire gonfler leur capacité de pillage du reste du monde.

Aucune description de photo disponible.

Voilà exposé dans sa trivialité pour les Australiens mais aussi pour tous les peuples du monde ce qui n’est pas seulement la manifestation d’un mépris total pour “l’allié vassal” français mais bien une politique impérialiste à laquelle personne n’échappera si les peuples y compris français ne la combattent pas.

Danielle Bleitrach

 

vendredi 17 septembre 2021

17 septembre 2021

Le contrat passé par Macron  avec l'Irak a été interprété par le blog comme une rupture avec le néo colonialisme.  Pour la première fois un accord gagnant-gagnant avec un pays  longtemps infériorisé  a pu être conclu   et c'est tout à l'honneur de la France.. C'est aussi son intérêt.

 Mais nous avions prévu  une réaction rapide à la hauteur de l'affront.  L’Australie fleuron de l'Empire qui n'hésite pourtant pas à flirter avec la Chine  a déchiré le contrat portant sur la livraison de  12 sous-marins . "Rupture de contrat moral" selon le porte-parole du ministère des Armées, Hervé Grandjean, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

C'est un  mauvais coup dont il ne faut pas exagérer l'importance mais cette rupture laisse supposer une suite.

 La  première réponse  diplomatique française a  visé le véritable instigateur de la rupture du contrat. Joe Biden vient  en effet d' annoncé mercredi soir un "partenariat stratégique" avec le Royaume-Uni et l'Australie, qui existe  pourtant depuis 60 ans,  incluant la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra, et devinez qui en fait les frais.  Comme si l'OTASE et l'OTAN n'existaient pas.

Les autorités françaises ont annulé une soirée de gala prévue vendredi à Washington.  Cette réception, à la résidence de l'ambassadeur de France à Washington, était censée célébrer l'anniversaire d'une bataille navale décisive de la guerre d'indépendance des États-Unis, conclue par une victoire de la flotte française sur la flotte britannique, le 5 septembre 1781. Pas de quoi fouetter un chat peut-être , mais espérons que c'est le le signe que la France ne cèdera pas sur l'Irak.

La France a plus à gagner à persévérer, les pays qui souhaitent se développer  offrent bien plus de possibilités  que l'Empire  qui ne nous laisse que des pourboires dans les industries de mort, Rafales ou sous-marins .  Rentrer dans le rang serait une régression de plus.

HA

Blog PCF LITTORAL

 

OTAN EN EMPORTE LE VENT ......

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Avec tambours et trompettes, Florence Parly, transfuge du PS passée à la Macronie comme ministre de la Défense, avait été immortalisée en paraphant avec l'Australie un contrat d'armement. A la clé 56 milliards d'euros pour fournir aux Australiens 12 sous-maris gaulois à propulsion nucléaire.

Cocorico, s'étaient enflammés le maître des horloges de l'Elysée et son ministre des affaires étrangères du patronat français, Jean-Luc Le Drian, autre transfuge du PS passé chez un ex-banquier d'affaires. C'était le 11 février 2019.

Et puis patatras, l'Australie vient de rompre illico-presto ledit "contrat du siècle". Fini le nucléaire à la française, bonjour à celui de la Libre Amérique associe à son allié de toujours: le Royaume-Uni. Notons au passage que France, USA et Grand-Bretagne sont d'indifectibles alliés au sein de l'alliance impérialo-militaire qui a pour nom l'Otan. Mais business is business et les USA de Trump, pardon de Biden, sont les chefs de l'Otan et du billet vert de par le monde. Alors couic au "contrat du siècle"!

Du coup, les autorités françaises ont annulé la soirée de gala prévue vendredi à la résidence de l'ambassadeur de France dans la capitale américaine. Cela devait célébrer l'anniversaire d'une bataille navale lors de la guerre d'indépendance des Etats-Unis, une victoire de la flotte française sur la flotte britannique, le 5 septembre 1781. Na!

En attendant, vous avez toujours bien le bonjour de Joe Biden:

Le contrat dit "du siècle" touché-coulé par les USA


 Conclusion de P.: OTAN en emporte le vent des trahisons....

jeudi 16 septembre 2021

INSOLITE ? PAS TANT QU'IL N'Y PARAIT !!

ILE DE FRANCE: LE MAIRE DE GRIGNY ÉLU MEILLEUR MAIRE DU MONDE

 

La parole à Danielle( Extraits)
Ce qui frappe dans ce portrait ( de Philippe RIO, note de P. ) c’est la manière dont il entre en résonance avec ce que développe Fabien Roussel dans sa campagne. Effectivement tous ceux qui sont en contact avec les élus communistes peuvent apporter témoignage de leur dévouement, de leur efficacité… Ce présent fait suite à une histoire du communisme y compris en France, que malheureusement les plus jeunes connaissent rarement et qui elle témoignait de la capacité à exercer le pouvoir d’État au niveau national comme international. Le socialisme s’est incarné dans des individus dévoués mais a aussi imposé tant au niveau national qu’international une rupture avec la “dictature” du capital. C’est à ce niveau que l’on doit s’attaquer pour montrer que les communistes sont à la fois des élus dévoués et des dirigeants de l’État qui là aussi sont en rupture avec le capital, et c’est là que nous avons le plus reculé. Ce maire sait aussi se situer par exemple par rapport à Cuba et à la paix dans le monde. (note de Danielle Bleitrach)

Le “combat contre la pauvreté” du maire PCF a notamment été salué mais également “sa gestion de l’épidémie de Covid-19 et sa lutte contre les inégalités”.Philippe Rio, maire PCF de Grigny© – Philippe Rio, maire PCF de Grigny

Extraits de l'article:
“Avec nos petits moyens, on a fait de la solidarité”(Philippe RIO)

“Nous sommes une petite ville de banlieue, souvent dans les faits divers, les difficultés, mais le thème de cette année c’était la lutte contre le Covid-19 et effectivement au fur et à mesure de ce concours, on s’est aperçu qu’on avait notre place, explique Philippe Rio. Avec nos petits moyens, nos petits bras, on a fait de la solidarité, on a lutté contre le Covid, on a distribué des masques quand il n’y en avait pas, on a distribué des repas quand la crise alimentaire a durement frappé les quartiers populaires.

“La situation est quand même difficile, on ne perd pas de vue notre quotidien, relativise toutefois Philippe Rio. Il y a une récompense, x, et ça va nous donner de la force parce que la situation est dramatique.” “Indéniablement, les précaires sont devenus pauvres et la pauvreté s’est transformée en extrême pauvreté”, déplore-t-il, pointant du doigt le poids de la crise sanitaire sur la situation de ses administrés.

“On a dépassé les 50% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les travailleurs pauvres en ont pris plein la tronche, et c’est extrêmement dur.” Philippe Rio et ce qui ne gâche rien c’est un ami de Cuba. En visite de travail en #France, le président de l’ICAP, Fernando González a échangé avec les maires Philipe Rio, de la commune française de Grigny ; et Olivier Corzano, maire de Fleury Merogis, en présence de l’ambassadeur de Cuba en France Elio Rodriguez Perdumo."


Vous voyez cet homme qui se tient debout sur une chaise pour prononcer un discours, à l’ancienne et sans micro, lors du repas de la revue Progressistes? … il s’appelle Phillippe Rio, et il vient de recevoir le prix du meilleur maire du monde à égalité avec le maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, par la City Mayors Foundation de Londres. Il nous avait fait l’honneur de sa présence en 2017 pour marquer son soutien à la revue. Toutes nos félicitations à cet homme de conviction et de combat! A l’époque, le maire PCF de Grigny, de retour de son voyage au Japon pour les commémorations des bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, avait prononcé un discours pour la paix ! Le voici retranscrit dans Progressistes.https://revue-progressistes.org/…/pour-la-paix…/


Peut être une image de une personne ou plus et personnes debout

Avec, au final, le commentaire de D.A., dont je vous parle au début.....

Les communistes sont les meilleurs ! 

Cette affirmation correspond bien aux faits historiques, chez les grands comme l’URSS et la Chine qui sont passés en quelques décennies de la féodalité à la modernité, mais aussi dans les petits pays où l’on voit les miracles de Cuba, de la RPDC, hier de la RDA avec peu de moyens et face à l’adversité du l’impérialisme.
On le voit aussi en France avec la sécu et le statu de la fonction publique gagné par la résistance active et sur le terrain des communistes contre le fascisme.
On le voit aussi quand les communistes prennent la tête des syndicats, il ne faut pas avoir de tabous là dessus, il faut noyauter ces institutions.
On le voit localement dans mon département le seul cinéma socialiste a été maintenu par l’adjoint à la culture communiste dans une équipe de la “gôche PS beurk!”, dans une autre petite ville un camarade en un seul mandat de maire a fait construire des HLM, une école primaire, un EPHAD, une salle de sport, du jamais vu dans le département.
Imaginer les travailleurs ouvriers employés d’Ivry voyant Youri Gagarine, le premier homme dans l’espace, planter un arbre dans leur quartier, ça a de la gueule. Rencontre de la grande Révolution de 1917, de l’URSS, du PCF et des peuples.
Quand il a fallu lutter les armes à la main contre le fascisme et l’impérialisme, les communistes ont toujours été en tête et ont su composer avec d’autres forces. Ils sont les premiers à affronter les injustices dans les entreprises se sacrifiant pour un monde meilleur.
Même nos plus mauvais dirigeants ont fait des lois contre le dopage et pour plus de logement social.
Oui les communistes peuvent être fiers ils font partout de belles choses.
 

Il est temps que le peuple le sache et ouvre les yeux.

L’alternative à la crise idéologique du capitalisme

En résumé, la culture est la première tranchée de combat et de résistance de ceux qui ont besoin et veulent une autre réalité différente de l’actuelle. Mais attention au contenu de ce terme de culture. Ce texte qui vient de Cuba est d’inspiration marxito-martiste comme souvent à Cuba où non seulement Fidel et Raoul comme leurs compagnons étaient imprégnés de Marti autant que plus tard de Marx, mais le fondateur du parti communiste cubain (l’ancien) le très romantique Mella affirmait cette double appartenance. Incontestablement cette approche martiste (de José Martí) insiste sur l’idéologique, la culture comme facteur de résistance, mais sous l’influence de Marx et d’un solide pragmatisme naturel, les Cubains sont toujours très attentifs aux conditions matérielles et aux rapports de forces politiques à la manière de Lénine cette fois, ce qui fait que cet appel à la culture est d’abord et avant tout l’élaboration d’une stratégie du pouvoir qui soit comprise et adoptée par les masses facteurs de la transformation de l’histoire. Tout à fait d’accord et je pense que sans stratégie, tout parti est condamné à l’opportunisme ou au gauchisme et à l’effacement. (note et traduction de Danielle Bleitrach)


Auteur: Manuel Valdés Cruz | internacional@granma.cu

http://www.granma.cu/mundo/2020-02-07/la-alternativa-ante-la-crisis-ideologica-del-capitalismo-07-02-2020-22-02-17

7 février 2020 22:02:17

A contrario totalement de ce que pensaient les idéologues du capitalisme, l’effondrement du camp socialiste ne signifiait pas la fin des contradictions du système. La détérioration progressive des indicateurs les plus notables tels que l’emploi, l’accès aux services médicaux, l’éducation et bien d’autres nécessaires au développement humain, a clairement indiqué que la paix du capitalisme de la fin du XXe siècle était une chimère.

Cette situation a ses modes d’expression dans les différentes régions de la planète, reflétant une crise du modèle de production néolibéral dans son essence et, par conséquent, dans son idéologie. Aujourd’hui, il est impossible de maintenir les valeurs de la démocratie représentative sans que n’apparaissent les bases mensongères sur lesquelles elle a été fondée historiquement.

La démocratie, selon la vision de l’oncle Sam (un personnage avec lequel l’impérialisme s’est identifié), est le monopole de la propriété sur le manque d’autrui, et ils comprennent les droits de l’homme comme la possibilité d’imposer l’individu sur le collectif, d’exclure ou d’exterminer toute personne qui a l’intention de changer l’ordre actuel des choses. En bref, c’est le droit que le marché a sur l’existence des hommes au détriment du rôle régulateur de l’État, quels que soient les êtres humains ou la vie naturelle, seul le profit individuel compte, c’est-à-dire l’argent.

Leurs méthodes de contrôle social – c’est le nom que les méthodes fascistes reçoivent désormais – sont si féroces et barbares lorsque ils veulent étrangler l’espérance des peuples, lorsque leur richesse et leur hégémonie sont menacées. Cuba, le Venezuela et le Nicaragua pourraient être quelques exemples qui mettent en danger la suprématie du système.

L’empire détruit tout ce qui a une valeur symbolique, qui représente de nouvelles idées. L’incendie de la wiphala, le drapeau qui reflète l’origine indigène multiculturelle de la Bolivie, n’était pas un hasard, il fait partie d’un script bien préparé, non seulement pour effacer une culture, mais comme une étape pour détruire tout ce qui conduit conceptuellement à une position de résistance

Il n’y a donc pas de différence entre ce qui s’est passé à la Bibliothèque nationale de Bagdad, les statues du Che démolies sous le gouvernement Macri ou le saccage  de la maison d’Evo Morales en 2019, l’ordre est de détruire toute le capital symbolique des combattants qui s’opposent à sa machinerie d’extermination.

La situation internationale actuelle, convulsive et complexe, se débat dans l’antagonisme historique, reflétant le choc de deux conceptions qui gravitent autour de l’existence de l’homme : la contradiction entre le modèle néolibéral et les projets à caractère social plus participatifs. La crise actuelle du capitalisme, avec son modèle néolibéral, démontre son incapacité à résoudre les problèmes accumulés historiquement.

Son expression immédiate est l’exacerbation des difficultés structurelles dans plusieurs régions du monde, c’est pourquoi, par crainte du développement de réponses qui vont vers davantage de socialisme, de plus de  répartition des richesses, des solutions extrêmes sont utilisées, quel qu’en soit le coût pour les grandes majorités.

L’unité doit être l’élément cardinal de tout processus de lutte contre les forces retardatrices des changements, compte tenu du fait que plusieurs éléments fondamentaux, tels que l’idéologie, doivent  être liés à la discipline et à une direction, ils ne peuvent être atteints avec le Triomphe d’une révolution s’il n’y a pas de définition des tâches spécifiques à imposer comme propositions de changement. Pour cela, il est nécessaire de définir le sens logique de ce que vous voulez réaliser, et cela ne peut être possible que s’il y a une conscience claire de ce que vous voulez et un leadership moral, populaire et charismatique.

En outre, la pratique et la théorie révolutionnaires latino-américaines doivent être approfondies, avec une vaste expérience de revers et de victoires. Le moment n’est pas de maudire ou de regretter, mais de procéder à un examen des erreurs commises, en recherchant les causes possibles pour travailler à leur élimination immédiate.

Ce qui en résulte doit passer par le filtre du consensus des masses, seul moteur possible des mouvements mis en scène à travers l’histoire. Fidel, lors de la cérémonie de clôture du IV Forum de Sao Paulo, à La Havane en 1993, a souligné les aspects qui doivent être pris en compte aujourd’hui: «… Une stratégie claire et des objectifs très clairs sont importants, que voulons-nous, que proposons-nous et si nous nous sentons capables de le faire … soyez sage, soyez proactif. Être aussi intelligent que nécessaire, non seulement aussi courageux que nécessaire, non seulement aussi résolu que nécessaire, et aussi convaincu que nécessaire, mais aussi intelligent que nécessaire … ».

En résumé, la culture est la première tranchée de combat et de résistance de ceux qui ont besoin et veulent une autre réalité différente de la réalité actuelle.

En resumen, la cultura es la primera trinchera de combate y resistencia de aquellos que necesitan y quieren otra realidad diferente a la actual

Autor: Manuel Valdés Cruz | internacionales@granma.cu

 

mercredi 15 septembre 2021

Publié par El Diablo

Le coup de gueule de Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole de Fabien Roussel.

Fête de l'Huma et grosse manip'.

Trois jours d'une richesse politique, culturelle et humaine qu'on ne saurait résumer. Mais quel traitement médiatique sur les chaînes "d'information continue" ?

Des heures à tourner sur une phrase prononcée par un chanteur ("Tout le monde déteste la police") et les injonctions d'un ministre à s'en désolidariser. 

1) Si le ministre et ces journalistes avaient prêté une plus grande attention au discours de Fabien Roussel devant la grande scène (le plus grand meeting politique de la campagne qui commence), ils se seraient évité ces sommations ridicules : le Parti communiste défend un service public de police républicaine garantissant la sécurité de toutes et tous. Aucune leçon à recevoir de ceux qui, pour faire des cadeaux aux plus riches, détruisent tous les services publics, celui-ci compris, et contribuent, bien plus qu'un chanteur, à les rendre impopulaires dans une partie de la population.

2) Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Monsieur le ministre a passé son week-end à écouter tous les concerts de la Fête pour vérifier si tout était bien dans la ligne ? Vite, qu'on rétablisse la censure ! Vite, des commissions de vérification de toutes les chansons avant diffusion ! Qu'on chante, mais qu'on chante des louanges dûment certifiées ! Il y aura 80 ans dans quelques mois, Aragon, pour le poème "Front rouge" (c'était autrement plus violent !), était traîné devant les tribunaux, la revue qui l'avait publié était saisie et le poète risquait jusqu'à 5 ans de prison. En ce temps-là, on savait y faire, ma brav'dame. Misère du "monde d'après" macronien...

Résumons : mesquine manipulation ministérielle pour polluer le fort message et la grande réussite de la Fête de l’Humanité ; lamentable conception de la vie culturelle. Décidément, il est temps de fermer ce chapitre !

 

Publié par El Diablo

De nombreux éditorialistes et politiciens s’offusquent de la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour les carences dans sa gestion de l’épidémie liée au coronavirus. Certains parlent même de la « mise en péril de l’action de l’Etat » et du risque de la paralysie des politiques « hantés par le risque pénal ».

 Quelle emphase, alors qu’il ne s’agit que de rechercher les responsabilités des différentes personnes en poste dans les difficultés rencontrées par notre système de santé et qui ont été à l’origine de décès qui auraient pu être évités si les moyens avaient été au rendez-vous. Bien entendu face à un phénomène nouveau, il est évident qu’il existe des phases d’incertitude et de tâtonnement. Il faut donc avoir l’humilité de reconnaître qu’on ne sait pas et qu’on a pu se tromper, raison pour laquelle il est parfois nécessaire de faire le contraire de ce qui a été dit quelques jours plus tôt.

Une des raisons des plaintes déposées provient de la manière dont le gouvernement a communiqué, sans jamais reconnaître ses erreurs, faisant montre d’une arrogance et d’un mépris vis -à-vis des critiques, qui n’ont fait qu’exacerber les tensions et la colère. L’autre élément à prendre en compte sont les limites de notre système démocratique. La verticalité du pouvoir avec sa concentration dans les mains du président de la République est ici mise en lumière.

En effet, le véritable contre-pouvoir de l’exécutif doit être le parlement qui devrait pouvoir exercer des sanctions sur les membres du gouvernement sur la base de conclusions de commissions d’enquête dotées de réels pouvoirs d’investigations. Ce qui n’est malheureusement pas le cas dans notre pays. Le mécanisme actuel avec une instance judiciaire réservée aux membres du gouvernement est en fait une aberration.

En effet, la justice n’est pas armée pour ce type de procès qui risque de s’enliser en laissant une grande amertume aux milliers de plaignants. Car ces plaintes individuelles ou collectives (la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale fait partie des plaignants) sont légitimes et nécessitent une réponse à la hauteur de la gravité de l’événement et des vies perdues.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier- SAMU 93

 

mardi 14 septembre 2021



l'Éducation Nationale au bout du rouleau 

après cinquante ans d'austérité : 

un désastre!

Une chose inouïe vient de se passer dans les Pyrénées Orientales, que  nous dévoile le Travailleur Catalan. 19 enseignants  et enseignantes qui ont passé un concours difficile mais découvrent des conditions d'enseignement qu'ils n'imaginaient pas ont préféré

  DÉMISSIONNER

 plutôt que de continuer.  Et il est certain que la crise de recrutement ne frappe pas que là. 

Quand on traite ainsi ceux qui sont chargés de former pour quarante ans  d'activité  notre jeunesse, être étonné serait étonnant. Quel désastre ! On ne va plus dans le mur, on l'a percuté.


Published by PCF Littoral

 

 Place du Docteur-Lobligeois (XVIIe), ce mardi matin. La candidate LREM à la mairie de Paris a reçu le soutien du Premier Ministre Edouard Philippe, en présence du délégué général d’En Marche Stanislas Guerini (à droite).

Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, alors candidate LREM à la mairie de Paris

a reçu le soutien du Premier Ministre Edouard Philippe,

en présence de Stanislas Guérini (à droite).

Une ministre d'Edouard Philippe, Agnès Buzyn, est mise en examen du fait de sa gestion de la pandémie pour "mise en danger de la vie d'autrui", et l'ex-Premier ministre, responsable au premier chef de cette politique, (qui devra répondre lui-aussi devant la Cour de Justice de la République), reste muet comme si cette affaire ne le concernait pas... Quant à Jupiter, qui sait d'habitude prendre les premier rôles ?

Macron regarde ailleurs.

Aux présidentielles d'avril prochain pour se refaire une ...SANTE ?

 

La controverse prend de l'ampleur : est-ce que des juges, fussent-ils parlementaires,  sont qualifiés pour juger des ministres pour la politique que ceux-ci ont menée durant la période durant laquelle ils étaient aux affaires ?

Autrement dit, madame Buzyn ministre de la santé dans le gouvernement d'Edouard Philippe, a-t-elle commis des erreurs dans la conduite de sa politique menée contre la pandémie ? 

A cette époque la Covid 19, qui sévissait en Chine depuis décembre 2019, était encore mal connu en France, et le personnel médical n'avait pas encore en possession tous les éléments d'appréciation pour déclencher une riposte appropriée.  Mais rien n'autorisait les autorités françaises de brocarder le gouvernement chinois, pour ses retards - quelques semaines -  pour prendre la mesure du danger que représentait la pandémie. 

Les mesures drastiques et les moyens colossaux pris en janvier 2020 par Pékin pour tenter de maîtriser la situation sanitaire (hôpitaux de campagne de grande capacité sortis de terre en quelques jours, confinement total des populations concernées, mais assorti de dispositions sociales et pratiques pour réduire au minimum les effets négatifs de ces mesures, appel massif aux services médicaux de l'armée populaire) tout cela a permis à la population de retrouver une vie normale dès avril 2020, tout en gardant une vigilance assortie de mesures ciblées pour tout nouveau cas décelé.

Pendant ce temps, en France, le covid 19 se multipliait dans l'est, dans l'Oise...

C'était l'époque où le gouvernement Edouard Philippe constatait l'absence de stocks de masques, encore moqués par la porte-parole du pouvoir, et que celui-ci acceptait la fermeture de l'unique usine où en fabriquait en France....Et peu de jour avant que ne soit décidé dans l'affolement général le premier confinement, Emmanuel Macron appelait encore les Français de sorti le soir au théâtre, montrant par l'exemple qu'il ne fallait pas avoir peur...

En fait, le drame n'était pas qu'une ministre ne soit pas à la hauteur de sa tâche, c'est que la pénurie organisée au plus haut niveau de l'état de notre système de santé, menée déjà par les prédécesseurs de Macron, ait conduit nos hôpitaux a être débordés faute de personnel suffisant et de lits massivement supprimés au nom de la rentabilité.

Et d'un manque chaque année décuplé  tout au long des années Macron, de stocks de médicaments nécessaires pour soigner le cancer et les autres maladies qui frappent mortellement des centaines de milliers de nos concitoyens...Le sujet de cet article .

Et de cela, personne n'en parle dans nos médias au service de milliardaires, ceux-ci étant en fait aux commandes de notre politique économique et pour qui la santé des Français comptent moins que les dividendes multipliés depuis ces dernières année....

Jean LEVY

 

Ça n'empêche pas Nicolas                   Ça n'empêche pas Nicolas

La controverse prend de l'ampleur : est-ce que des juges, fussent-ils parlementaires,  sont qualifiés pour juger des ministres pour la politique que ceux-ci ont menée durant la période durant laquelle ils étaient aux affaires ?

Autrement dit, madame Buzyn ministre de la santé dans le gouvernement d'Edouard Philippe, a-t-elle commis des erreurs dans la conduite de sa politique menée contre la pandémie ? 

A cette époque la Covid 19, qui sévissait en Chine depuis décembre 2019, était encore mal connu en France, et le personnel médical n'avait pas encore en possession tous les éléments d'appréciation pour déclencher une riposte appropriée.  Mais rien n'autorisait les autorités françaises de brocarder le gouvernement chinois, pour ses retards - quelques semaines -  pour prendre la mesure du danger que représentait la pandémie. 

Les mesures drastiques et les moyens colossaux pris en janvier 2020 par Pékin pour tenter de maîtriser la situation sanitaire (hôpitaux de campagne de grande capacité sortis de terre en quelques jours, confinement total des populations concernées, mais assorti de dispositions sociales et pratiques pour réduire au minimum les effets négatifs de ces mesures, appel massif aux services médicaux de l'armée populaire) tout cela a permis à la population de retrouver une vie normale dès avril 2020, tout en gardant une vigilance assortie de mesures ciblées pour tout nouveau cas décelé.

Pendant ce temps, en France, le covid 19 se multipliait dans l'est, dans l'Oise...

C'était l'époque où le gouvernement Edouard Philippe constatait l'absence de stocks de masques, encore moqués par la porte-parole du pouvoir, et que celui-ci acceptait la fermeture de l'unique usine où en fabriquait en France....Et peu de jour avant que ne soit décidé dans l'affolement général le premier confinement, Emmanuel Macron appelait encore les Français de sorti le soir au théâtre, montrant par l'exemple qu'il ne fallait pas avoir peur...

En fait, le drame n'était pas qu'une ministre ne soit pas à la hauteur de sa tâche, c'est que la pénurie organisée au plus haut niveau de l'état de notre système de santé, menée déjà par les prédécesseurs de Macron, ait conduit nos hôpitaux a être débordés faute de personnel suffisant et de lits massivement supprimés au nom de la rentabilité.

Et d'un manque chaque année décuplé  tout au long des années Macron, de stocks de médicaments nécessaires pour soigner le cancer et les autres maladies qui frappent mortellement des centaines de milliers de nos concitoyens...Le sujet de cet article .

Et de cela, personne n'en parle dans nos médias au service de milliardaires, ceux-ci étant en fait aux commandes de notre politique économique et pour qui la santé des Français comptent moins que les dividendes multipliés depuis ces dernières année....

Jean LEVY

Tag(s) : #Santé Buzin Jus

 

Alexandre Benalla, enfin le retour... Mais pas dans le palais de l'Elysée

Le dessin ci-dessus de l'AFP le dénomme ex-collaborateur d'Emmanuel Macron. Un peu comme si cet ex-banquier d'affaires ne comptait pour rien dans le palais de l'Elysée et Alexandre Benalla n'était qu'un simple coursier dans l'administration de la présidence de la République.

Les premiers faits reprochés remontent au 1er mai 2018, lors d'une manif à Paris. où il avait molesté des individus comme ils disent dans la police. Oui, ce n'est pas du tout de la comparution immédiate devant la Justice et Alexandre Benalla était plutôt dans les rangs de forces de l'ordre sans en avoir la qualité, assuré sans doute de son immunité auprès de qui-vous-savez.

Le prévenu était socialiste avant de passer corps et âme dans le camp macroniste.

Formé à la sécurité politique par Éric Plumer, responsable national du service d'ordre du Parti socialiste pour bosser, à partir de 2010 pour le service d'ordre du parti. Alexandre Benalla est chargé notamment de la protection de Martine Aubry pendant la primaire socialiste de 2011, puis en 2012 dans  l'équipe de sécurité de la campagne de François Hollande. Hollande président, il est chauffeur d'Arnaud Montebourg adoubé ministre du Redressement productif. Entre nous, Arnaud Montebourtg est candidat à la présidentielle de 2022 sur à quelque chose près le Redressement productif qu'il faudrait à la France.

Le , Alexandre Benalla est engagé comme responsable de sécurité d'En marche et participe ardemment à la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Comme quoi, quand on a des convictions politiques ancrées.

Après la victoire de son nouveau boss, il intègre l'Élysée en qualité de chargé de mission dans le cabinet présidentiel et devient l'un des deux adjoints du chef de cabinet. Il obtient le permis de port d'armes.

Il participe au projet de réorganisation de la sécurité intérieure et extérieure du président de la République.

Selon plusieurs sources, Alexandre Benalla vit dans l'intimité du président de la République et de sa femme Brigitte : il les accompagne dans leurs déplacements et activités privés, au ski, au tennis, ou pendant les vacances. D'après Le Monde, Alexandre Benalla faisait partie du « premier cercle » d'Emmanuel Macron, qui s'était entouré d'un petit groupe de « fidèles »

Ceci écrit, Alexandre Benalla comparaît enfin devant la Justice.

 

Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ?

lundi 13 septembre 2021 par Jean Pénichon (ANC)

Le fils de Fabius lobbyiste chez « Big-Pharma » explique sans doute les décisions anti-démocratiques du Conseil Constitutionnel présidé par son père.
Tandis que la transparence de l’activité des lobbyistes a été dictée par la loi Sapin 2, signée en 2016, de nombreux détails ne sont pas toujours publics. Nous pouvons pourtant imaginer d’où proviennent certaines décisions politiques concernant les Gafam, l’agro-alimentaire et tout dernièrement la lutte contre le Covid.

On savait depuis longtemps que les géants de la Silicone Vallée s’incrustaient dans les cabinets de nos ministres, dont, particulièrement, celui de l’Éducation Nationale…

On savait depuis la démission de Nicolas Hulot que les lobbies des chasseurs et de l’agro-alimentaire interdisaient toute décisions concernant la défense de l’environnement.

Et Delphine Batho, députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres, n’y est pas allée avec des pincettes pour dénoncer, le lobbying de l’industrie agrochimique auprès des représentants élus de la nation. « Les débats qui sont tronqués. J’espère qu’ils ne sont pas truqués », a-t-elle lancé à l’auditoire.

Et aujourd’hui avec l’extension du Pass sanitaire, qui porte atteinte aux libertés fondamentales de notre pays, il est pour le moins troublant que le cabinet de conseil et de lobbying américain Mc Kinzey qui, selon des informations déjà dévoilées en janvier par le site Politico, a été engagé comme consultant par la Présidence de la République pour le déploiement en France de la politique vaccinale dans le cadre de la lutte contre le covid.

Ce cabinet est donc rémunéré pour que ses « experts » accompagnent les fonctionnaires chargés de la politique vaccinale pour définir le cadre de la logistique et « soutenir la coordination opérationnelle du groupe de travail ».
Ce même cabinet qui avoue sur son site s’être imposé comme le leader mondial du conseil dans le secteur biopharma au sens large.
Le site français de l’entreprise précise également avoir accompagné « 18 des 20 plus gros laboratoires pharmaceutiques ».

On se demande à quoi peuvent bien servir les ministres de la Santé, de l’Intérieur et même de la Défense ?

On est donc certain aujourd’hui que ce sont ces lobbies qui dirigent, au profit des laboratoires pharmaceutiques la politique de santé de la France (un, puis deux, puis trois doses de vaccins…la sécurité sociale servant de vache à lait – enfin nous.)

Encore plus troublant, l’un des directeurs associés du cabinet Mc Kinzey en France qui bénéficie de ce contrat de conseil de l’Élysée n’est autre que Victor Fabius le fils de Laurent Fabius, Président du Conseil constitutionnel, chargé de censurer ou non la loi qui établit le Pass Vaccinal et qui donc contribue au déploiement « logistiques de la vaccination en France ».
CQFD !

S’il fallait une démonstration que Macron ne fait QUE la politique décidée par les grandes entreprises la voilà. À travers la dénonciation de la politique téléguidée du Président de la République, derrière l’arbre il nous faut combattre et dénoncer l’influence des lobbies. C’est le ver dans le fruit de notre démocratie, c’est la puissance capitaliste la plus nue, la plus cruelle, la plus insidieuse.

Le gouvernement n’est qu’un paravent habité par des marionnettes.