lundi 31 janvier 2022

Les médias vont le claironner, elle est la candidate de la gauche. C'était prévisible dès le départ, un procédé élégant de débarquer Hidalgo comme candidate de la social démocratie,  de contrer Mélenchon et les verts en marginalisant  Fabien Roussel.

 Il ne s'agit en aucune façon d'un sondage. Dans le sondage le sondé ne choisit pas d'être sondé. Les électeurs pensent à peu près tous la même chose et sont issus du même milieu statistiquement parlant.

  Le plus dur pour elle  est à venir mais une chose est certaine. A gauche Taubira n'est pas une candidate de rassemblement mais de division. Il est probable que personne ne se retrrera à part peut-être Hidalgo.

C'est vous qui avez les cartes en main  pour empêcher que les mêmes  promesses creuses  donnent les mêmes résultats désespérants.

Chine - Russie : Partenaires ou rivaux ? Le Dessous des Cartes - Tai Chi  style Chen et Kung-Fu à Lyon et Caluire- Chuan Tong

Après une réunion avec Vladimir Poutine, le président chinois a estimé " que les deux pays devaient entreprendre davantage d’actions communes pour mieux préserver leurs intérêts en matière de sécurité et renforcer la collaboration et la coopération pour avoir davantage leur mot à dire dans la gouvernance globale et les affaires internationales".

Il a également dit "qu'il comprenait les préoccupations de la Russie et soutenait totalement les initiatives russes pour obtenir ces garanties en matière de sécurité

Mardi, dans un éditorial intitulé "l’OTAN doit retrouver la raison", le China Daily a reproché à l’OTAN "d’avoir poursuivi son expansion vers l’Est ces vingt dernières années, malgré l’opposition constante et forte de Moscou"

Le ministre des Affaires étrangères chinois s’est entretenu avec son homologue américain. Wang Yi, a défendu jeudi les "préoccupations raisonnables de la Russie pour sa sécurité", lors de son échange téléphonique avec son homologue américain Antony Blinken "Nous appelons toutes les parties au calme, à s’abstenir d’accroître les tensions et monter la crise en épingle".  Wang a fait valoir que "la sécurité régionale ne saurait être garantie par le renforcement ou l’expansion de blocs militaires". Il a estimé que "les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité doivent être prises au sérieux et recevoir une solution".

La Russie, quant à elle, dément tout projet d’invasion mais exige que l’OTAN s’engage à refuser une adhésion de l’Ukraine, une demande rejetée par les impérialistes étasuniens qui se posent en puissance expansionniste et belliciste.

Par ailleurs ça tangue au sein même de l'OTAN puisque l'Allemagne et la France tentent de jouer les "go between," les intermédiaires, entre les Etats-Unis et la Russie. Ainsi l'Allemagne a refusé de vendre des armes à l'Ukraine, lui envoyant des casques...à la place des armes réclamées. "L'Allemagne est devenue le maillon faible de la ligne de défense de l'Otan" dit le Washington Post. Ne serait-ce pas plutôt une prise en compte de la réalité géopolitique et économique de la part de Berlin face à l'aventurisme des Etats-Unis ? De plus une fraction importante du SPD milite depuis toujours pour que l'Allemagne adopte "une approche respectueuse" dans ses relations avec Moscou. Et les Grünen, malgré leur virage à droite, conserve une tendance pacifiste encore forte. Le projet de gazoduc Nord Stream 2, enjeu important pour la Russie et l'Allemagne, pèse aussi dans le sens de l'apaisement des relations entre les deux pays.  

La France a adopté une position proche de l'Allemagne. L'Elysée trouve les signaux venant de Moscou comme "très encourageants".

Quant à l'Ukraine elle cherche à diversifier ses échanges économiques et la Chine a désormais pris la première place dans ces échanges. Des liens économiques importants pourraient placer l'Ukraine dans une situation délicate, en la contraignant à mieux tenir compte les positions de la Chine en matière de politique étrangère, faute de quoi elle pourrait craindre de s'exposer à des sanctions économiques. Les dirigeants chinois, comme les occidentaux, n'hésitent pas à sanctionner tout pays qui s'écarte des règles du jeu. La Russie peut voir d'un bon œil le rapprochement sino-ukrainien, qui entérinerait davantage encore l'éloignement de Kiev de l'OTAN.

On le voit la situation est complexe, mouvante, travaillée par des forces contradictoires mais des perspectives de sortie de crise semblent s'affirmer enfin.

Antoine Manessis.

 

Crise ukrainienne : l’Amérique et ses petits valets

Une fois de plus, les « élites » politiques et intellectuelles de notre pays donnent un spectacle parfaitement déplorable. Comme ce fut le cas en 2003 avec l’agression americano-britannique de l’Irak, pays souverain et reconnu comme tel à l’ONU. Un « crime contre la paix » en droit international depuis 1945.

Les petits télégraphistes de l’Empire

Toute une cohorte d’hommes politiques sans principe et d’intellectuels dévoyés apporta alors un soutien sans faille à cette guerre d’agression, en relayant sans vergogne une propagande dont le caractère totalement mensonger est aujourd’hui avéré. Mais dès cette époque l’imposture relevait également de l’évidence. On se rappellera les noms de ceux qui se sont alors illustrés en se comportant alors et publiquement en complices d’un acte de brigandage. Et on se souviendra de ceux de ces politiques qui se rendirent discrètement à l’ambassade des États-Unis pour se désolidariser du président Chirac qui s’opposant à cette aventure, sauvait l’honneur de la France. On les retrouve aujourd’hui, les mêmes ou leurs héritiers, mais avec cette différence qu’ils ont été rejoints par une grande partie de la classe politique. Celle-ci, n’étant plus gênée par la position du chef de l’État, en rajoute sur la double servilité vis-à-vis des États-Unis et de l’Allemagne. Il est vrai qu’Emmanuel Macron donne l’exemple, multipliant de façon ridicule, rodomontades et coups de menton. C’est d’ailleurs à cette occasion que l’on constate les conséquences de l’activisme américain sur notre territoire, et le rôle délétère de la fameuse French-American Foundation. Qui délivre ces qualifications avantageuses de « young leader » qui aident les carrières et garantissent un atlantisme sans faille pour la suite. D’Alain Juppé à Amélie de Monchalin en passant par Macron naturellement, Édouard Philippe, Laurent Joffrin, Arnaud Montebourg, Alain Minc, Jacques Attali, François Hollande, Pierre Moscovici, etc. etc. etc. Il ne manque personne de l’oligarchie économique, politique, administrative, médiatique et de ceux qui la servent. Alors c’est sans surprise que l’on assiste à un total alignement sur les positions américaines les plus extrémistes. La ligne appliquée étant d’abord celle de la diabolisation de Vladimir Poutine à partir de caricatures et d’insultes comme en témoigne l’effarante couverture de l ‘Express. Ensuite de la pratique du mensonge pur et simple et enfin d’une totale déformation du réel. Il y a même de ce point de vue une surenchère entre les organes appartenant aux principaux oligarques. Comme le démontre la lecture du Monde dirigé par Sylvie Kaufmann (Young leader) et appartenant à Mathieu Pigasse (Young leader), ou de l’Obs possédé par le même. On y retrouve exactement les mêmes déformations approximations et arguments que dans le Point, l’Express, ou le Figaro. Une technique très prisée consiste donner la parole à de soi-disant experts aux références ronflantes, qui ne sont que des militants de la cause américaine. Comme l’ineffable duo formé par Nicolas Tenzer et Françoise Thom qui se caractérisent par une russophobie quasi fanatique. Et malheureusement les grands médias audiovisuels d’information ne sont pas en reste, avec comme d’habitude une mention particulière pour le service public. Alors, oubliées les couveuses du Koweït, les fioles de Colin Powell, et on constate que malheureusement le mal est plus profond dans notre pays qu’ailleurs. Aux États-Unis, la grande presse est bien évidemment au service de Biden, mais on y trouve quand même un peu de contradiction. C’est la même chose en Grande-Bretagne et en Allemagne, pays pourtant très engagés dans la crise.

La fable et le réel

Que nous raconte donc ces militants des intérêts du complexe militaro-industriel américain ? Bien sûr que Vladimir Poutine mange les petits enfants, mais surtout qu’il veut pour des raisons obscures envahir l’Ukraine et provoquer une guerre mondiale. Comme effectivement on se demande légitimement pourquoi vouloir cette agression qui déboucherait inéluctablement sur un conflit nucléaire, certains, sans peur du ridicule, nous fournissent la réponse. « La hantise de Poutine est que l’Ukraine se coule avec succès dans le moule démocratique “à l’occidentale” » n’a pas eu peur d’écrire sans rire Alain Frachon éditorialiste du Monde ! L’Ukraine est un État complètement failli, gangrené jusqu’à l’os par la corruption, à l’économie effondrée. Où des organisations néonazies font la pluie le beau temps et ont érigé la figure d’un génocidaire nazi auxiliaire de la Shoah, en héros national. Effectivement, c’est un sacré modèle et l’on comprend que Vladimir Poutine ne veuille pas que son peuple cède à la tentation. Bon, il faut être sérieux et arrêter de se moquer du monde.

La Russie, passée directement de l’absolutisme tsariste au stalinisme puis par le saccage eltsinien, a désormais un régime qui lui est propre et dont Dominique Reynié a dit à juste titre qu’il était le plus démocratique que ce pays ait connu jusqu’à présent… Ce n’est sûrement pas le modèle que nous souhaiterions pour la France, mais nous serions avisés d’être modestes et d’abandonner cette prétention à incarner l’idéal démocratique humain.

Alors, pourquoi cette crise et pourquoi ces bruits de bottes ? Inutile de se lancer dans de grandes considérations, il faut simplement revenir à quelques faits et partir du réel.

Les Américains n’ont pas cessé d’être en guerre depuis le 7 décembre 1941, avec cette caractéristique que depuis 1950, ils ont multiplié les interventions militaires sur des territoires étrangers. De la Corée à l’Afghanistan en passant par le Vietnam, le Cambodge Saint-Domingue, le Panama, la Grenade, le Nicaragua, la Somalie, la Serbie, l’Afghanistan, la Syrie, la Libye et bien évidemment l’Irak deux fois. Concernant l’agression de l’Irak en 2003 il convient de rappeler qu’au regard des règles du droit international, il s’agit d’un « crime contre la paix » prévu par les statuts du tribunal de Nuremberg. La guerre menée par les États-Unis et la Grande-Bretagne a été accompagnée de la commission de nombreux crimes de guerre et affiche un terrible bilan humain, sans parler du chaos sanglant provoqué au Moyen-Orient. George Bush et son caniche Tony Blair relèvent de la justice internationale et devraient croupir en prison. Leurs crimes ont été commis en s’appuyant sur des propagandes mensongères et avec l’appui, y compris en France, de relais que le droit pénal permet de considérer comme complices. On leur rappellera que le journaliste Julius Streicher fut condamné pour ses écrits antisémites, et pendu à Nuremberg en 1946.

 Concernant l’Afghanistan Il faut également rappeler que les États-Unis viennent d’en être chassés par les talibans après 20 ans d’une guerre elle aussi marquée par les crimes. Et ce sont ces gens-là, armés d’un sentiment de supériorité morale usurpé, et surtout soucieux d’une hégémonie stratégique au service de leurs intérêts mercantiles, qui se prétendent aujourd’hui défenseurs de la civilisation ? Et concernant l’Ukraine, n’oublions pas qu’un coup d’État dirigé contre un président démocratiquement élu a été téléguidé en 2014, par les États-Unis plongeant le pays dans le chaos.

Plus jamais Barbarossa

Les Russes n’ont donc aucune envie de récupérer l’Ukraine, simplement, comme la Chine, ils ont décidé que l’unilatéralisme Yankee ça suffisait. Et qu’eux aussi pouvaient tracer des lignes rouges. Pas pour des raisons morales mais pour des raisons historiques et pour défendre leur patrie.

Pour avoir bien connu l’Union soviétique, je sais à quel point le traumatisme de la deuxième guerre mondiale est incroyablement vivace. Nous avons pu voir au moment des commémorations du centenaire de la première, de l’importance chez nous de sa mémoire. Le traumatisme de la « Grande guerre patriotique », c’est la même chose puissance dix. Les Russes savent bien que c’est sur eux qu’a reposé l’effort principal pour aller tuer la Bête nazie jusque dans sa tanière. Au prix de la destruction de leur pays et de 25 millions (!) de morts.

On ne leur refera pas le coup de Barbarossa et du 22 juin 1941. Jamais.

Ne pas comprendre ça, c’est être soit complètement abruti, soit un agent américain directement ou indirectement stipendié. Sachant qu’il est possible d’être les deux. Comme ne pas savoir que les pays de l’Est du « camp socialiste » jusqu’à la chute du Mur constituaient d’abord et avant tout un glacis protecteur. En 1991 la Russie qui avec l’URSS, avait récupéré l’empire des tsars a accepté de le démanteler et de dissoudre le Pacte de Varsovie. Les États-Unis n’ont rien trouvé de mieux que de violer leurs engagements et  d’intégrer les pays rendus ainsi indépendants à l’OTAN. Installant aux portes de la Russie une puissance militaire hostile, pourtant elle-même située à 6000 km.

Mais ce n’est pas suffisant, et aujourd’hui les USA se fabriquent par le mensonge et la propagande des ennemis pour tenter de ralentir leur déclin et nourrir le monstre corrompu qu’est leur complexe militaro-industriel. Il y a, à Washington des tarés mentaux qui pensent qu’ils peuvent lancer une guerre nucléaire et la gagner ! Intégrer l’Ukraine à l’OTAN revient à installer des missiles directement aux frontières de la Russie. Ce qui empêchera la riposte en cas de tir, en rendant inopérant faute de temps, leur système de bouclier antimissiles. C’est le principe même de la dissuasion qui serait détruit, alors qu’il a apporté la paix en Europe depuis 1945. Prétendre que c’est l’UE est une imbécillité.

 Imaginons la Russie passant un accord militaire avec le Mexique et installant des bases de missiles à la frontière du Texas. A-t-on oublié que Kennedy fut prêt à déclencher une guerre nucléaire si les soviétiques installaient des missiles à Cuba ?

Imagine-t-on quelle aurait été la position de Charles de Gaulle s’il avait été confronté à ce problème ? Et dans quelle voie il aurait engagé la France ? Poser la question c’est y répondre.

Le Général savait ce que souveraineté veut dire.

 

1 Janvier 2022

Publié par El Diablo

image d'illustration

La propagande de guerre froide ne fait pas dans la nuance. Voilà des mois que tout ce que l'Occident compte de porte-parole martèle d'une seule voix que la Russie va envahir l’Ukraine, que la guerre est imminente et qu’il faut se préparer à l’affronter. Vieille rengaine ! Au temps de l’affrontement Est-Ouest, on prétendait en Occident que la menace soviétique était suspendue comme l’épée de Damoclès au-dessus des démocraties. On affirmait même que l’arsenal militaire de l’URSS était nettement supérieur à celui des États-Unis, et qu’elle risquait d’exploiter cette supériorité pour envahir et soumettre l’Europe. 

Or tout était faux. Cette menace systémique était une fiction. L’arsenal soviétique fut toujours inférieur à celui de ses adversaires, et les dirigeants de l’URSS n’ont jamais envisagé d’envahir l’Europe occidentale. En fait, la course aux armements fut sciemment entretenue par Washington dès le lendemain de la victoire alliée sur l’Allemagne et le Japon. Cyniquement, le camp occidental avait deux bonnes raisons de provoquer cette compétition : la guerre avait exténué l’URSS, causant 27 millions de morts et détruisant 30% de son potentiel économique, et elle avait fantastiquement enrichi les USA, qui assuraient 50% de la production industrielle mondiale en 1945. 

Forgée par la guerre, cette suprématie économique sans précédent favorisait une politique étrangère agressive, hypocritement revêtue des oripeaux idéologiques de la défense du « monde libre » contre le « totalitarisme soviétique ». Cette politique impérialiste, conformément à la doctrine forgée par George Kennan en 1947, avait un objectif clair : l’épuisement progressif de l’URSS – rudement éprouvée par l’invasion hitlérienne – dans une compétition militaire où le système soviétique allait dilapider les moyens qu’il aurait pu consacrer à son développement. 

Force est de constater que cette politique a porté ses fruits. Surclassée par un capitalisme occidental qui bénéficiait de conditions nettement plus favorables au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Union soviétique a fini par quitter la scène en 1991 au terme d’une compétition harassante. Pourtant rien ne semble avoir changé, et la guerre froide continue de plus belle.Trente ans après la disparition de l’URSS, l’hostilité occidentale ne faiblit pas. On continue de prêter à Moscou des intentions belliqueuses, alors même que les démonstrations de force de l’OTAN aux frontières de la Russie illustrent suffisamment la réalité de la menace occidentale. 

« De Staline à Poutine ». Quoi de plus ridicule que ce récit où transpire la bonne conscience occidentale, attribuant toutes les tares à la Russie, incriminant une puissance maléfique dont la résilience ferait peser une menace irrésistible sur le monde prétendument civilisé ? Ce discours lancinant s’obstine à désigner dans la Russie actuelle une sorte d’ennemi systémique, l’empire du mal soviétique ayant été simplement repeint aux couleurs russes pour les besoins de la cause. Aux yeux des élites dirigeantes occidentales, il faut croire que Moscou reste Moscou, et que la menace venant de l’Est est une donnée permanente de la géopolitique eurasienne. 

Pour les obsédés de l’ogre moscovite, la Russie a tous les torts. Elle ne se contente pas de menacer l'Ukraine en massant ses blindés à ses frontières, elle veut aussi installer à Kiev un pouvoir pro-russe. Singulière inversion accusatoire, qui attribue à Moscou la politique menée par les Occidentaux dans un pays qu’ils ont vassalisé à coup de subventions en espérant le transformer en futur joyau de l’OTAN. En y fomentant le coup d’État de février 2014, ils ont tout fait pour le détacher de son voisin afin d’isoler davantage la Russie, dans la foulée de ces «révolutions colorées» qui ont été savamment orchestrées en Europe orientale et dans le Caucase. C’est depuis cette date que l’Ukraine est en proie à une grave crise intérieure, et Moscou n’y est absolument pour rien. 

Car le putsch de Maidan a porté au pouvoir une clique ultra-nationaliste dont la politique a humilié la population russophone des régions orientales. Cette provocation délibérée des autorités usurpatrices de Kiev, soutenues par des groupes néo-nazis, a poussé les patriotes du Donbass et de Crimée à la résistance et à la sécession. Mais il n’y a jamais eu d'invasion moscovite. Aucun char russe ne foule le territoire ukrainien, et Moscou a toujours recommandé, pour résoudre la crise interne, une solution négociée de type fédéral ménageant les intérêts des différentes composantes du peuple ukrainien. Il est ahurissant de voir l’OTAN stigmatiser la Russie pour sa politique à l’égard de ce pays, alors que la seule armée qui tue des Ukrainiens est celle de Kiev, qui bombarde quotidiennement les populations civiles des républiques sécessionnistes de Donetsk et Lougansk.

C'est l’agressivité irresponsable de cette armée, noyautée par les ultra-nationalistes et portée à bout de bras par les puissances occidentales, qui entretient un climat d’affrontement dans la région. C’est l’hystérie antirusse des puissances occidentales qui jette de l’huile sur le feu dans la région, et non cette menace imaginaire contre l’Ukraine que les affabulateurs de la presse atlantiste attribuent à la Russie. Dans la crise actuelle, il est clair que c’est l’Occident qui représente une menace pour la paix en défiant outrageusement la Russie à ses frontières, et non l’inverse. Que l’on sache, Moscou n'organise pas de manœuvres militaires avec le Mexique ou le Canada, et sa flotte de guerre ne croise guère au large de Manhattan. 

Washington, en revanche, poursuit l'encerclement de la Russie en étendant systématiquement le périmètre de l’OTAN à ses frontières. Or cette politique viole l’engagement pris auprès de Mikhaïl Gorbatchev, lequel accepta la réunification de l’Allemagne en échange d’une promesse de non-extension de l’Alliance atlantique vers l’Est européen. Cette offensive géopolitique est d’autant plus menaçante qu’elle s’est accompagnée de l’installation, sur le territoire des nouveaux États-membres, d’un bouclier antimissile américain. Impensable au temps de l’URSS, ce dispositif fait peser sur Moscou la menace d’une première frappe et rend caduc tout accord de désarmement nucléaire. 

Impossible d’oublier, enfin, la toile de fond de cette démonstration de force du camp occidental maquillée en riposte aux ambitions de l’ogre russe : colossal, le budget militaire américain représente près de la moitié des dépenses militaires mondiales, dépassant en 2021 les 740 milliards de dollars. En augmentation constante, il équivaut à neuf fois celui de la Russie, proportion qui s’élève à seize fois pour l’ensemble des États-membres de l’OTAN. Hormis les faux naïfs, qui peut accréditer la fable d’une invasion militaire imminente de l’Ukraine par les forces russes ? Prétendre que Moscou prépare la guerre pour assouvir ses appétits territoriaux aux dépens de ses voisins mériterait un éclat de rire s’il ne s’agissait d’une crise internationale sérieuse au cours de laquelle, une fois de plus, le bellicisme de Washington tente d’enrayer le déclin irrésistible d’un Occident vassalisé.

Bruno Guigue

 

La concentration des médias : une arme pour maintenir l'ordre capitaliste 

 

753-24/01/2022 La presse aux mains des groupes capitalistes les plus puissants a une fonction idéologique : diffuser les idées du capital, être le porte- voix de la classe dominante – le capitalisme.

Elle est en même temps une marchandise qui doit rapporter des profits.
Comme toute les activités les entreprises d'information, les médias suivent donc les lois de développement du capitalisme : celle de la concentration du capital. Cette concentration des médias français continue de s’accélérer depuis de nombreuses années déjà mais c’est seulement maintenant que 250 professionnels de la presse, de la télévision et de la radio s’alarment : « l’hyper concentration des médias est un fléau médiatique, social et démocratique ». Aujourd’hui huit milliardaires, patrons de grands groupes industriels, commerciaux et de services se partagent l’essentiel de la presse et de l'audio-visuel français : Bernard Arnaud, Martin Bouygues, la famille Dassault, Xavier Niel, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère et François Pinault sans omettre le magnat tchèque Daniel Kretinsky l’ambitieux débutant. Aucun nouveau texte ne régit cet ensemble tentaculaire depuis la loi de 1986, loi dite Léotard. Celle-ci visait officiellement à la régulation de la concentration dans le secteur de la communication. Si tant est que ce fût là son véritable objectif, on peut affirmer qu’elle ne l’a pas atteint quand on sait que l’OPA de Vivendi (de Bolloré) sur Le groupe Lagardère interviendra au début du printemps
La commission Concentration des médias, mis en place par le Sénat, auditionne actuellement les patrons de presse. Logiquement, Bolloré, à la tête de CNews, Canal+, C8, Europe1 bientôt, le JDD, Paris Match, Prisma (une trentaine de magazines), Editis (une cinquantaine de maisons d’édition), Universal music Group, Dailymotion, Gameloft (éditeur de jeux vidéo) etc. est reçu le premier. Il tente de minimiser le poids de son groupe dans le paysage médiatique ainsi que son pouvoir personnel « je n’ai pas le pouvoir de nommer qui que ce soit (…) mon projet est purement économique et non pas politique ou idéologique ». Le géant Vivendi est "un petit nain" face aux GAFA d’où son patriotisme économique dans la volonté de faire rayonner la culture française. Alors que d’aucuns l’accusent d’avoir contribué à la popularité de Zemmour, il a expliqué que son groupe était bel et bien pluraliste, lui-même chrétien-démocrate et, s’inspirant de Voltaire « je ne partage pas vos idées mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer ».
Quant à Bernard Arnaud, le milliardaire du luxe, il se dépeint en bienfaiteur de la presse. Même si ses deux journaux, Les Echos et le Parisien ne sont qu’une goutte d’eau au sein de l’empire LVMH, ils n’en demeurent pas moins de véritables outils d’influence. Mais comme Bolloré la veille, il affirme sa volonté de s’en tenir à distance, « l’objectif, c’est que ces entreprises réussissent à devenir rentables ». Quant à Radio Classique, Challenges, l’Opinion, Investir "des activités marginales qui sans lui, le mécène, n’auraient pas survécu".
Rien ne nous surprend dans les propos de ces deux capitalistes et leurs suivants diront la même chose. Bolloré affirme sans rire :« je n’ai pas envie de financer un journal qui devienne le support de l’extrême droite ou de l’extrême gauche ». Pour Bernard Arnaud : « il faut bien que l’actionnaire puisse réagir à un moment ou un autre. Si Les Echos devaient défendre demain l’économie marxiste, je serais quand même extrêmement gêné. Il faut quand même qu’il y ait des garde-fous »
Comme par exemple l'Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM ex CSA) et l’AdlC (Autorité de la concurrence). Pour le dossier du rapprochement TF1-M6 qui donnerait à Bouygues 75% du marché publicitaire et une part de marché de 52% sur le carrefour d’audience du soir devant France Télévisions à 43 %, l’avis du CSA n’interviendra qu’en mars. Quant à celui de l’AdlC, il est retardé du fait que sa présidente Isabelle da Silva vient d’être éjectée au moment du renouvellement de son mandat, elle ne cachait pas qu’il s’agissait d’un projet juridiquement difficile à valider. En l’écartant en cette période électorale, le pouvoir se passe de l’aval de cette autorité.
Les médias sont bien une marchandise en ce qu’ils génèrent des profits faramineux mais avant tout, ils sont utilisés comme des outils dans la bataille idéologique pour justifier l'idée qu'il n'y a aucune autre possibilité autre que le système capitaliste. Ils orientent, ils manipulent l'information et jouent le rôle d'un anesthésiant puissant pour le peuple.
Les outils officiellement mis en place pour limiter la concentration des médias ne sont et ne seront-pour ceux qui émergeront encore-que des avatars du laisser-faire dont ont besoin les grands patrons pour endormir le peuple, l’empêcher de réfléchir pour l’empêcher d’agir contre l’ordre capitaliste. Ainsi, les luttes actuelles des travailleurs longues, déterminées et souvent victorieuses, pour les salaires, l’emploi et la protection sociale sont méthodiquement tués par les médias qui veulent forger l’opinion. Il est hors de question pour le capital de laisser subsister le moindre espoir de changement de société dans les têtes des salariés tant il redoute son réveil en force. Les médias sont le reflet de la société et naissent de l’état du rapport actuel des forces entre le capital et le travail. Pour développer la lutte contre le capitalisme jusqu’à l’abattre, pour construire la société socialiste que nous voulons, il nous appartient en tant que parti révolutionnaire et en tant que militants d’être toujours plus dans les luttes économiques et sociales, de mener et d’appeler à la lutte politique conte le capitalisme, de porter le débat politique partout et tout le temps. La presse ne sera au service du peuple, que quand la société sera au service du peuple. C’est en convainquant tout autour de nous, en organisant la lutte politique contre le capitalisme et en ouvrant sans relâche, une perspective de changement de société que nous gagnerons cette bataille. Nos armes sont nos idées, nos arguments, utilisons-les massivement au service de la lutte de classe, pour construire un autre monde !

Blog El diablo

 

Honduras : Investiture de Xiomara Castro 

28 Janvier 2022, 17:54pm

Publié par Bolivar Infos

Honduras : Investiture de Xiomara Castro 

La présidente élue du Honduras, Xiomara Castro, qui a été investie ce jeudi lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au stade national de Tegucigalpa, a donné le nom des ministres qui composeront son cabinet de gouvernement.

Avec la présidente, le vice-président Salvador Nasralla et Doris Guitiérres, nommée à la présidence, ont également prêté serment.

Dans son premier discours à la nation, Xiomara Castro a dit : « La présidence de la République n’a jamais été occupée par une femme. 200 ans sont passés depuis que l’indépendance a été proclamée. Nous rompons des chaînes. Nous rompons des traditions. »

Elle a remercié le peuple pour cet événement historique et elle a annoncé qu’elle donnerait les chiffres de la crise sociale et qu’elle ferait ses propositions de travail dans les prochains jours. 

Elle a ajouté qu’elle reçoit le pays en banqueroute : « Le pays doit savoir ce qu’ils ont fait avec l’argent et où sont les 20 000 000 de $ qu’ils ont sorti en prêts. »

« Mon gouvernement ne continuera pas le tourbillon de pillages. Nous devons arracher les racines de la corruption de 12 ans de dictature. Nous avons le droit de nous refonder sur des valeurs souveraines, pas sur l’usure et la spéculation. »

« Nous avons le devoir de restaurer le système économique sur la base de la transparence, de l’efficacité, de la production et de la justice sociale dans la distribution de la richesse et du revenu national. »

  
Sur la dette, elle a déclaré qu’il est pratiquement impossible de respecter les échéances : « La seule façon de faire est un processus de restructuration complète grâce à un accord avec les créanciers privés et publics. » 
Et elle a annoncé que le majeure partie du budget sera destinée aux soldes et aux salaires : « Cette décennie n’a pas été la décennie perdue comme celle de 1980 mais la décennie corrompue.

« Disposer de ressources économiques pour investir dans les gens est l’une de mes missions essentielles pendant mon mandat. L’axe transversal du prochain budget que je présenterai devant le Congrès sera la transparence et l’anti-corruption. »

A propos de la situation de l’entreprise nationale de l’énergie électrique (ENEE), elle a déclaré : « Le problème va au-delà du problème de l’énergie. L’ENEE est une souillure que nous laisse la dictature. Les options que m’ont présenté les organismes financiers sont de contracter plus de dette mais pas pour sauver l’ENEE, pour sauver les fournisseurs de l’entreprise. »

Et elle a précisé : « Pendant cette cérémonie, je remets au Congrès National le projet d’abrogation de la loi sur les ZEDE (zones spéciales de développement économique). »

 Plus d’escadrons de la mort, plus de silence face aux féminicides. Plus de tueurs à gages. Plus de trafic de drogues ni de crime orgn aisé. »

 Elle a affirmé que l’éducation est l’un des objectifs de haute priorité : « Nous engagerons des dialogues avec les maîtres pour le retour de nos enfants dans les classes de faiçon présentielle. » 

La vice-présidente des Etats-Unis, Kamala Harris, et la vice-présidente argentine, Cristina Fernández de Kirchner, ont assisté à l’investiture de Xiomara Castro.

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/news/presidenta-electa-honduras-anuncia-gabinete-gobierno-20220127-0012.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2022/01/honduras-investiture-de-xiomara-castro.html

 


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Primaire populaire: Habemus Papam, pardon Taubiram

Si vous ne le savez pas, c'est Christiane Taubira qui en a été désignée. Elle a reçu la mention Bien +, devant Yannick Jadot Assez bien +, Jean-Luc Mélenchon Assez bien - -M...., Jean-Luc que troisième?. Suivaient dans les mentions Passable + ou - :Pierre Larrouturou, Anne Hidalgo, Charlotte Marchandise. Anna Aguet-Porterie récolte la mention Insuffisant. Les votants devaient classer les candidats en fonction de la question suivante : "pour faire gagner l'écologie et la justice sociale à l'élection présidentielle, j'estime que chacune de ces personnalités serait..."

Ben oui, pourquoi faire facile (en décomptant simplement le nombre de voix pour chaque candidat), quand on peut faire difficile avec des mentions allant de Très Bien + à Très mal -.

En tout cas, 84% des 460 000 inscrits à cette Primaire populaire ont semblé s'y retrouver. Bon, Jadot, Mélenchon et Hidalgo étaient inscrits contre leur gré et le candidat du Pcf pas inscrit du tout par les initiateurs de cette Primaire socialiste. L'inspecteur Gadget est sur l'enquête.

Voilà donc Christiane Taubira intronisée candidate de "l'écologie et de la justice sociale à l'élection présidentielle". Son programme sera dévoilé dans une quinzaine de jours. Et elle va demander aux autres candidats de gauche de suivre son étoile du berger. Pas celle de la Cfdt, mais l'autre, la vraie, pour construire l'histoire, celle à ne pas dormir debout.

Je ne trahis pas un secret en disant qu'elle est la chouchoute des Radicaux de gauche dont le vrai patron est le magnat de la presse libre et non faussée du Midi: La Dépêche, Midi Libre, L'Indépendant, etc: Jean-Michel Baylet, ex-ministre de Manuel Valls sous Hollande président. Une référence, ma foi.

Christiane Taubira, quant à elle, fut ministre de la Justice de Hollande président dont l'action économique et sociale fut carrément de drauche. De ce fait, l'élue de la Primaire populaire connut Manuel Valls comme premier ministre socialiste avant que celui-ci ne se fasse élire  conseiller municipal de droite en Espagne. Christiane Taubira fréquenta également en conseil des ministres Emmanuel Macron, ministre de l'Economie. Une référence, quoi.

Mais peut-être pas pour dénigrer ladite candidate sur sa sincérité à vouloir bouleverser les choses. Si?

 Note de ¨Pedrito

La "référence" dans le texte est plus communément qualifiée ou désignée par "le veau sous la mère" dans le midi toulousain où règnent "la Dépêche", " la Nouvelle République.... En matière d'infos, dans la NR, heureusement qu'il reste aux bigourdans d'autres sources autrement plus culturelles, par exemple internet....Si ce n'était la rubrique du carnet noir, il y a peu à lire, et encore, ne pas être trop regardant, ni sur la rédaction, ni sur l'orthographe. Et ce n'est pas Taubira, propulsée candidate " de gauche " par le patron du groupe Dépêche,  qui élève l'intérêt d'une élection tronquée par Macron et ses concurrents de droite.


Inde : la vie des vaches plus sacrée que celle des musulmans et... surtout des femmes

lundi 31 janvier 2022 par Jean Penichon blog ANC

Qui a dit que c’était la plus grande démocratie du monde ?

Végétarien ou non ? La réponse vous classe selon plusieurs axes : caste conservatisme.(...) Les végétariens sont susceptibles d’être identifiés comme des hindous traditionnels de caste supérieure, tandis que non-végétarien pourrait donc signifier musulman. Ainsi tout le monde n’est pas à égalité. Il y-en a qui sont plus égaux que d’autres...

Aujourd’hui des foules indoues attaquent et même assassinent des personnes qu’elles soupçonnent d’abattre des vaches ou de consommer du bœuf (qui n’est donc pas une vache NDLR).

Être végétarien ou non végétarien n’est plus une question de choix ; cela peut faire la différence entre la vie et la mort.

Le gouvernement a renforcé les lois sur la protection des vaches...(Modi veut emmerder les musulmans, comme dirait l’autre.)

Pourtant, en Inde, une femme est violée toutes les quinze minutes. Cela a conduit des militantes féministes à suggérer que le pays est plus sûr pour les vaches que pour les femmes.

C’est une affirmation qui fait rire.

Malheureusement, ce n’est pas une blague !


La provocation intolérable et inadmissible de la Russie, par Atilio Boron

Pas un CANDIDAT français à la présidentielle qui a les “Cojóns” de dire ça… ET après ils peuvent feindre de s’intéresser au pouvoir d’achat, aux services publics, quand ils cautionnent une telle gabegie pour les trusts de l’armement… Vous savez le prix d’une base, de son fonctionnement, celui d’une ville et plus encore, celui d’un porte avion, d’un sous marin nucléaire, 100 MILLIONS de dollars pour l’avion furtif tombé à l’eau du côté de la mer de Chine. Pour être candidat aux présidentielles, en FRANCE, avoir sa chance, pour être accepté des médias marchands d’armes il faut feindre de l’ignorer, il faut jouer le jeu en plaçant un signe d’égalité entre la RUSSIE et l’OTAN, entre la CHINE et les USA… Ne jamais dire le cout des armes, ne jamais remettre en cause “les démocraties” et bien dénoncer “le totalitarisme”. La Lâcheté n’a jamais été un programme pour la FRANCE… Même des sanctions imposées par les USA nuiraient plus àl’EUROPE qu’aux USA,mais ily a les vendus ceux qui vivent des subsides de la CIA qui continuent là et en CHINE à jouer les va-en guerre, à relayer toutes les propagandes speudo-démocratiques… qui paye qui pour pareille folie ? Toute la gauche est vérolée et les groupuscules ne valent pas mieux au contraire, ils jouent le maximalisme pour interdire toute issue… Un exemple, Ils feignent tous-enfin- d’être contre le blocus de CUBA,mais si on attendait après eux CUBA n’existerait plus, sans la RUSSIE, sans la Chine, le VIETNAM et l’Amérique latine, CUBA n’existerait plus … Alors J’en profite pour vous annoncer la fin de ce site histoire et societe, cela ne sert à rien d’avoir le moindre sens de l’honneur dans une situation pareille, cette campagne électorale estune indignité et j’étouffe de mépris. jE ne peux agir qu’en croyant ce que je dis et il m’est impossible de continuer à agir dans pareil contexte de lâcheté impuissante. C’est donc le dernier texte qui sera publié sur ce site au moins jusqu’à la fin avril et jamais plus iln’aura les mêmes références. En revanche tout ce qu’il contient pourra continuer à être consulté et commenté. (danielle bleitrach)

ps. Bon maintenant vous arrêtez de m’interpréter selon vos critères, je choisis d’agir et de penser après les élections. Dans les élections on ne refait pas un terrain mais on l’utilise et la situation est pourrie par trente et plus de démission et de liquidation. et je ne peux rien attendre de mieux que ce que fait Roussel .Donc j’espère qu’après les élections présidentielles et législatives cela se décantera et il sera plus aisé de voir ce qui est possible et ce qui ne l’est pas. Pour moi vu ce qui m’intéresse je ne vais pas me ronger les sangs avec la médiocrité, le mot est faible, de ce qui est en particulier le pastis marseillais qui est le pire en manière de minables, et j’attends en faisant autre chose, lire, aller au cinéma et me détendre. A ce moment là on verra qui est capable de quoi et Roussel ou un autre fera la preuve de ce dont il est capable. Je n’ai ni sympathie, ni antipathie, aucun culte de la personnalité, j’attends les faits. Pour le moment arrêtez votre numéro, il ne me déçoit pas, il est difficile pour lui de faire mieux. Donc je vote pour lui mais c’est tout, je n’attends rien et je me détends. En politique il faut parfois savoir attendre et je crains que l’on ne soit confrontés à des enjeux auxquels personne n’est préparé, je souhaite pour tous que cela ne soit pas le cas. . Maintenant arrêtez votre psychologie à deux balles et dites vous bien que je suis un peu différente sinon je n’aurais pas tenu.

janv. 27, 2022 | | non catégorisées 0 Commentaires


Cette carte permet d’économiser mille mots car elle montre non seulement les bases militaires des Etats-Unis et de l’OTAN encerclant la Russie à sa frontière occidentale, avec les pays européens, mais aussi celles que Washington a déployées en Asie du Sud et en Asie du Sud-Est, en dehors de celles qui sont installées sur la côte Pacifique de son propre territoire, et surtout en Alaska. Je ne pense pas qu’un psychologue puisse déduire de cette carte que M. Vladimir Poutine est un paranoïaque mais qu’il est en fait objectivement harcelé de l’Ouest, du Sud et de l’Est du territoire russe. C’est pourquoi, lorsque les hommes armés de l’OTAN disent que la Russie est un pays « agresseur », ils mentent de manière flagrante, et cette carte le prouve irréfutablement.

Maintenant, quiconque veut comprendre la terrible menace qui plane sur les États-Unis n’a qu’à regarder attentivement la carte que nous insérons ci-dessous et compter le nombre de bases militaires russes installées à la frontière avec le Mexique et le Canada.

Mon ami Mempo Giardinelli a proposé un texte pour illustrer la carte que j’insère ci-dessous, où il devient encore plus évident la paranoïa infondée de la Russie et ses plaintes absurdes sur la présence de troupes de l’OTAN, composées, en grande partie, de mercenaires féroces recrutés entre le narco tueur à gages et la pègre, gainés dans les uniformes officiels des forces armées de l’OTAN. « La propagande américaine », dit Mempo, « toujours attachée à la vérité, exerce la vraie presse libre et informe honnêtement l’opinion publique. Examinez cette carte montrant la neutralité des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN face aux avertissements injustifiés de Moscou. À moins, bien sûr, que quelqu’un ne vienne inverser ce point de vue et dise qu’en réalité, ce qui se passe, c’est que la Russie, un pays qui porte dans son ADN une pulsion de mort irrépressible, ce qu’il a fait, c’est pénétrer avec ses forces dans les endroits où les camps de scouts pacifiques de l’OTAN sont stationnés à la recherche d’un prétexte pour provoquer une guerre et ainsi étancher leur soif de violence.

Dernier rappel : la Russie était périodiquement envahie par ses voisins. Soulignons parmi ceux qui sont les plus proches de l’invasion et de l’occupation territoriale par le Commonwealth polono-lituanien (1617-1618); Suède (1700-1721); la France et ses armées napoléoniennes (1812) et l’Allemagne hitlérienne, de juin 1941 à février 1943. La Russie les a tous vaincus. L’offensive actuelle de l’OTAN sera-t-elle un remake des invasions des 19e et 20e siècles ? Compte tenu du contexte historique, il serait bon que les voyous occidentaux – qui se remplissent la bouche hypocritement en parlant de paix, de justice, de démocratie, de droits de l’homme – y réfléchissent non pas une fois, mais trois fois avant d’attaquer à nouveau la Russie.

 

 

Mon pays était beau

Mon pays était beau, d'une beauté sauvage
Et l'homme le cheval et le bois et l'outil
Vivaient en harmonie jusqu'à ce grand saccage
Personne ne peut plus simplement vivre ici
 
Il pleut sur ce village aux ruelles obscures
Et rien d'autre ne bouge, le silence s'installe au pied de notre lit
Ô silence, tendre et déchirant violon, gaie fanfare
Recouvre-nous du grand manteau de nuit, de tes ailes géantes
 
Mon pays était beau, d'une beauté sauvage
Et l'homme le cheval et le bois et l'outil
Vivaient en harmonie jusqu'à ce grand saccage
Personne ne peut plus simplement vivre ici.
 
 
 
 

Aujourd'hui, une parenthèse coutumière, avec ce chant superbe de Jean FERRAT, un magnifique cri de PAIX et de désespoir  combien réaliste - il a 40 ans environ, et déjà le saccage annoncé était bien avancé, il redouble à pas de géant à grands coups  de ses ravages -, pour  distraire un peu notre esprit de ces bruits de guerre, ces guerres qui avant de massacrer des victimes, enrichissent les milliardaires, dans le silence complice d'une presse à 99% aux ordres des grands groupes qui la payent avec notre fric, bien sûr.  

Cette presse dite libre qui nous prend vraiment pour des c..., à nous asséner du matin au soir mensonges et contre vérités, plus ignobles les uns que les autres, en désignant et en nous le répétant jusqu'à l'overdose l'agresseur cow-boy impérialiste US comme un justicier, alors que c'est la Russie qui est cernée par les armées de l'OTAN, jouet des USA et sa machine de guerre, depuis la fin de l'URSS 

La presse des chiens de garde du capitalisme aboie et ment sans honte ni scrupule....Quelle époque vivons-nous donc !!!

vendredi 28 janvier 2022

19 mars 2011 : Des manifestants à Saint-Paul, Minnesota, défilent contre les interventions et les dépenses militaires américaines. (Fibonacci Blue/Flickr/CC BY 2.0)

Dépenses miliaires : les 7 questions que personne ne pose jamais

Des questions véritablement cruciales impliquant des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de dollars des contribuables américains passent largement inaperçues, écrit William J. Astore.

 

Où allez-vous trouver l’argent ? Cette question hante les propositions du Congrès visant à aider les pauvres, les mal-logés et ceux qui luttent pour payer leur hypothèque, leur loyer ou leurs factures médicales, parmi tant d’autres questions domestiques essentielles. Et pourtant – divine surprise ! – il y a toujours beaucoup d’argent pour le Pentagone.

Pour l’année fiscale 2022, en fait, le Congrès se montre particulièrement généreux avec un financement de 778 milliards de dollars, soit environ 25 milliards de dollars de plus que ce que l’administration Biden avait initialement demandé. Même cette somme faramineuse sous-estime sérieusement le financement du gouvernement pour le vaste appareil américain de sécurité nationale qui, puisqu’il engloutit plus de la moitié des dépenses discrétionnaires fédérales, est véritablement la principale, bien que non officielle, quatrième branche du gouvernement de ce pays.

L’approbation finale du dernier budget militaire, officiellement connu sous le nom de National Defense Authorization Act (NDAA) de 2022, pourrait être reportée au mois de janvier, le Congrès se disputant sur diverses questions secondaires. Cependant, contrairement à tant de financements cruciaux pour les soins directs des Américains, n’imaginez pas une seconde qu’il ne sera pas adopté à la supermajorité. (Oui, le gouvernement pourrait effectivement être suspendu un de ces jours, mais pas – jamais ! – l’armée américaine) [En cas de consommation du bugdet annuel avant le 31 décembre,les services fédéraux se trouvent paralysés comme le 30 septembre 2021 et le Sénat et la chambre des représentant doivent autoriser une enveloppe supplémentaire, NdT].

Parmi les questions secondaires du budget de la « défense » qui font actuellement l’objet de discussions, je citerai notamment la question de savoir si les militaires doivent pouvoir refuser les vaccins Covid-19 sans être sanctionnés, si les jeunes femmes doivent être tenues de s’inscrire au système de service sélectif à l’âge de 18 ans (même si les États-Unis n’ont pas eu de conscription depuis près d’un demi-siècle et ne sont pas susceptibles d’en avoir une dans un avenir prévisible), ou si l’AUMF (Autorisation de recours à la force militaire) pour la guerre en Irak, adoptée par le Congrès avec un effet désastreux en 2002, devrait être abrogée après près de deux décennies de calamité et de futilité.

Alors que les débats sur ces questions et sur d’autres questions similaires, inévitablement partisanes, font les gros titres, la question la plus importante de toutes échappe à une couverture sérieuse : pourquoi, malgré des décennies de guerres désastreuses, les budgets du Pentagone continuent-ils de croître, année après année, comme des champignons nucléaires en expansion permanente ? En d’autres termes, alors que des voix s’élèvent et que des bras s’agitent au Congrès au sujet de la tyrannie des vaccins ou d’une hypothétique future conscription de votre fille de 18 ans, les questions véritablement cruciales impliquant votre argent (des centaines de milliards, voire des milliers de milliards de dollars des contribuables) sont largement passées sous silence.

Quelles sont certaines de ces questions que nous devrions examiner, mais que nous n’examinons pas ? Je suis heureux que vous ayez posé la question !

Sept questions avec « lancer de poids »

Lorsque j’étais dans l’armée de l’Air et que je travaillais à Cheyenne Mountain (l’abri antiatomique ultime de l’époque de la Guerre froide), nous parlions des missiles nucléaires en termes de « poids de lancement ». Plus ce poids est élevé, plus l’ogive est grosse. Dans cet esprit, j’aimerais lancer sept questions sur le poids du projectile – dont certaines avec plusieurs « ogives » – en direction générale du budget du Pentagone. C’est un exercice qui vaut la peine d’être fait, en grande partie parce que, malgré sa taille, ce budget semble généralement imperméable à une surveillance sérieuse, et encore moins à de véritables questions de toute sorte.

Alors, c’est parti et accrochez-vous bien (ou, dans l’esprit du nucléaire, baissez-vous et couvrez-vous !) :

Un : Pourquoi, avec la fin de la guerre d’Afghanistan, le budget du Pentagone continue-t-il de grimper en flèche ? Alors même que l’effort de guerre américain s’exacerbait avant de s’effondrer dans la défaite, le Pentagone, selon ses propres calculs, dépensait près de 4 milliards de dollars par mois, soit 45 milliards de dollars par an, dans ce conflit et, selon le projet sur les coûts de la guerre, 2.313 milliards de dollars depuis son début. Maintenant que la folie et le mensonge sont enfin terminés (du moins en théorie), après deux décennies de fraude, de gaspillage et d’abus de toutes sortes, le budget du Pentagone pour 2022 ne devrait-il pas diminuer d’au moins 45 milliards de dollars ? Encore une fois, l’Amérique a perdu, mais les contribuables américains ne devraient-ils pas maintenant économiser un minimum de 4 milliards de dollars par mois ?

 

Le 20 mars 2010 : Manifestation à Minneapolis contre les guerres en Irak et en Afghanistan. (Fibonacci Blue/Flickr/CC BY 2.0)

Deux : Après une guerre désastreuse contre le terrorisme qui a coûté plus de 8 000 milliards de dollars, n’est-il pas enfin temps de commencer à réduire la présence impériale mondiale de l’Amérique ? Honnêtement, pour sa « défense », l’armée américaine a-t-elle besoin de 750 bases à l’étranger dans 80 pays sur tous les continents sauf l’Antarctique, entretenues pour un coût supérieur à 100 milliards de dollars par an ? Pourquoi, par exemple, cette armée étend-elle ses bases sur l’île de Guam, dans le Pacifique, au détriment de l’environnement et malgré les protestations d’une grande partie de la population indigène ? Un seul mot : la Chine ! N’est-il pas étonnant de constater que la menace sans cesse grandissante de la Chine donne du pouvoir à un Pentagone dont les demandes budgétaires insatiables pourraient avoir des problèmes sans un adversaire « quasi-pair » désigné ? C’est presque comme si, dans un sens biaisé, le budget du Pentagone lui-même était désormais « fabriqué en Chine. »

Troisièmement : En parlant de la Chine et de sa quête présumée d’un plus grand nombre d’armes nucléaires, pourquoi l’armée américaine continue-t-elle à réclamer 1.700 milliards de dollars sur les 30 prochaines années pour son propre ensemble d’armes nucléaires « modernisées » ? Après tout, la force stratégique actuelle de la Marine, représentée avant tout par les sous-marins de classe Ohio équipés de missiles Trident, est (et sera dans un avenir prévisible) capable de détruire le monde tel que nous le connaissons. Un échange nucléaire « général » mettrait fin à la vie de la majeure partie de l’humanité, étant donné l’impact désastreux de l’hiver nucléaire qui s’ensuivrait sur la production alimentaire. Quel est l’intérêt du projet de loi « Build Back Better » [Mieux reconstruire, NdT] de Joe Biden, si les dirigeants américains se préparent à tout détruire avec une nouvelle génération de bombes nucléaires et de missiles produisant un holocauste ?

Quatre : Pourquoi l’armée américaine, prétendument financée pour la « défense », est-elle plutôt configurée pour la projection de forces et les frappes mondiales de toutes sortes ? Pensez à la Marine, construite autour de groupes d’attaque de porte-avions, qui mène maintenant le combat contre « l’ennemi » en mer de Chine méridionale. Pensez aux bombardiers stratégiques B-52 de l’US Air Force, qui volent toujours de manière provocante près des frontières de la Russie, comme si le film Dr. Strangelove (Dr. Folamour, NdT) était sorti non pas en 1964 mais hier. Pourquoi, en somme, l’armée américaine refuse-t-elle de rester chez elle et de protéger la forteresse Amérique ? Un vieux cliché sportif, « La meilleure défense est une bonne attaque », semble traduire la faillite de ce qui passe, même après des décennies de guerres perdues dans des pays lointains, pour la pensée stratégique américaine. Cela peut avoir un sens sur un terrain de football, mais, à en juger par ces guerres, cela a été une catastrophe majeure pour nos militaires, sans parler des peuples étrangers qui ont reçu des armes mortelles très « Made in the USA. »

 

Des soldats américains effectuent une simulation de chargement d’armes nucléaires dans un C-17 Globemaster III sur la base aérienne McChord à Tacoma, Washington, 2009. (Armée américaine, Benjamin Faske)

Au lieu de se délecter de l’effet de surprise, ce pays devrait trouver les guerres choisies qu’il a menées depuis 1945 réellement choquantes et horribles – et agir pour y mettre fin pour de bon et financer toute version future de celles-ci.

Cinq : En parlant de frappes mondiales avec des répercussions terribles, pourquoi le Pentagone travaille-t-il si dur pour encercler la Chine, tout en augmentant les tensions qui ne peuvent que contribuer à l’escalade nucléaire et même à une nouvelle guerre mondiale dès 2027 ? Question connexe : Pourquoi le Pentagone continue-t-il à prétendre que, dans ses « jeux de guerre » avec la Chine sur une éventuelle bataille future pour l’île de Taïwan, il perd toujours ? Est-ce parce que « perdre», c’est en fait gagner, puisque cette possibilité peut alors être invoquée pour justifier de nouvelles demandes de fonds au Congrès afin que ce pays puisse « rattraper » la dernière menace rouge ?

(Question bonus : Alors que les généraux américains ne cessent de perdre des guerres réelles aussi bien qu’imaginaires, pourquoi aucun d’entre eux n’est-il jamais limogé ?)

Sixièmement : En parlant d’agression mondiale, pourquoi ce pays maintient-il une vaste et coûteuse armée dans l’armée qui est dirigée par le Commandement des opérations spéciales et orientée opérationnellement pour faciliter les interventions partout et n’importe où ? (Notez que les forces d’opérations spéciales de ce pays sont plus importantes que les armées à part entière de nombreux pays sur cette planète). Si l’on considère les dernières décennies, les forces d’opérations spéciales ne se sont pas révélées si spéciales que cela, n’est-ce pas ? Et peu importe que l’on cite les guerres du Vietnam, d’Irak ou d’Afghanistan. Autrement dit, pour chaque mission de la SEAL Team 6 qui tue un grand méchant, il y a un nombre surprenant de catastrophes à petite échelle qui ne font qu’aliéner d’autres peuples, générant ainsi un retour de flamme (et donc, bien sûr, un financement supplémentaire de l’armée).

Sept : Enfin, pourquoi, oh pourquoi, après des décennies de pertes militaires, le Congrès s’en remet-il toujours aussi mollement à « l’expérience » de nos généraux et amiraux ? Pourquoi émettre autant de chèques en blanc à la bande qui ne peut tout simplement pas tirer droit, que ce soit au combat ou lorsqu’ils témoignent devant les commissions du Congrès, ainsi qu’aux entreprises géantes (et aux monstres de lobbying du Congrès) qui fabriquent l’armement même qui ne peut pas tirer correctement ?

Dans l’armée, c’est un compliment d’être appelé un franc tireur. Je suggère que le président Biden commence à renvoyer une foule de généraux jusqu’à ce qu’il en trouve quelques-uns qui soient prêts à faire exactement cela et à lui dire, ainsi qu’au reste d’entre nous, quelques vérités crues, en particulier sur les armes qui fonctionnent mal et les guerres perdues.

 

Ronald Reagan faisant campagne avec Nancy Reagan à Columbia, en Caroline du Sud, en octobre 1980. (Bibliothèque Ronald Reagan via Wikimedia Commons)

Il y a quarante ans, après l’accession de Ronald Reagan à la présidence, j’ai commencé à écrire sérieusement contre le gonflement du budget du Pentagone. À l’époque, cependant, je n’aurais jamais imaginé que les budgets de ces années-là paraîtraient modestes aujourd’hui, surtout après l’implosion du grand ennemi de l’époque, l’Union soviétique, en 1991.

Pourquoi, alors, le NDAA de chaque année s’élève-t-il toujours plus haut dans la troposphère, dérivant au gré du vent et empoisonnant notre culture militariste ? Parce que, pour dire l’évidence, le Congrès préfère s’engager dans des dépenses d’argent plutôt que d’exercer la moindre surveillance réelle lorsqu’il s’agit de l’État de sécurité nationale. Il a, bien sûr, été essentiellement capturé par le complexe militaro-industriel, un sort funeste dont le président Dwight D. Eisenhower nous a avertis il y a 60 ans dans son discours d’adieu. Au lieu d’être un chien de garde pour l’argent de l’Amérique (sans parler de notre démocratie qui disparaît rapidement), le Congrès est devenu le véritable toutou des militaires et de leurs fabricants d’armes bien rémunérés.

Soutenez la campagne de financement d’hiver du CN !

Ainsi, même si le Congrès se donne en spectacle en débattant de la NDAA, ce n’est rien d’autre, au mieux, qu’une danse de Kabuki politique [un show politique, NdT] (une métaphore, soit dit en passant, assez courante dans l’armée, ce qui en dit long sur le sens de l’humour très développé de ses membres). Bien sûr, nos représentants au Congrès agissent comme s’ils exerçaient un contrôle, même s’ils font ce qu’on leur dit, tandis que les entrepreneurs aux poches profondes versent des contributions importantes aux « coffres de guerre » des campagnes de ces mêmes politiciens. C’est une victoire pour eux, bien sûr, mais une perte majeure pour ce pays – et même pour le monde.

Faire plus avec moins

 

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Jaustin, arrivant à Miami pour la passation de commandement du Commandement Sud des États-Unis, le 29 octobre. (DoD, Lisa Ferdinando)

À quoi ressemblerait un véritable contrôle du budget de la défense ? Encore une fois, je suis heureux que vous posiez la question !

Il se concentrerait sur la défense réelle, sur la prévention des guerres et, surtout, sur la réduction de notre gigantesque armée. Cela impliquerait de réduire ce budget de moitié environ au cours des prochaines années et de forcer nos généraux et amiraux à s’engager dans l’acte le plus rare pour eux : faire des choix difficiles. Peut-être verraient-ils alors la folie de dépenser 1.700 milliards de dollars pour la prochaine génération d’armements de portée mondiale, ou de maintenir toutes ces bases militaires dans le monde, ou peut-être même la stupidité extrême de mettre la Chine au pied du mur au nom de la « dissuasion. »

Voici une pensée radicale pour le Congrès : les Américains, en particulier la classe ouvrière, sont constamment conseillés de faire plus avec moins. Allez, vous, les travailleurs, remontez vos bretelles et mettez le nez sur l’établi !

Pour un si grand nombre de nos représentants élus (souvent bien abrités dans des circonscriptions grotesques), moins d’argent et moins d’avantages pour les travailleurs sont rarement considérés comme des problèmes, mais seulement comme des défis. Arrêtez de pleurnicher, mettez de l’huile de coude et « faites-le » !

L’armée américaine, toujours fière de son esprit « can-do » à l’ère du « can’t doisme », devrait avoir beaucoup d’intelligence à exploiter. Il suffit de penser à tous ces « groupes de réflexion » de Washington auxquels elle peut faire appel ! N’est-il pas grand temps, alors, que le Congrès mette le complexe militaro-industriel au défi de se concentrer sur la manière de faire beaucoup moins (comme moins de guerre) avec beaucoup moins (comme moins de budgets pour des armements dispendieux et des guerres calamiteuses) ?

Pour ce budget et les budgets futurs du Pentagone, le Congrès devrait envoyer le plus fort des messages en réduisant d’au moins 50 milliards de dollars par an pendant les sept prochaines années. Forcez les gars (et les quelques filles) portant des étoiles à établir des priorités et à mettre l’accent sur la défense réelle de ce pays et de sa Constitution, ce qui, croyez-moi, serait une expérience unique pour nous tous.

Chaque année ou presque, je réécoute le discours de Dwight Eisenhower sur le complexe militaro-industriel. Dans ces derniers moments de sa présidence, Ike a mis en garde les Américains contre les « graves implications » de la montée d’un « immense établissement militaire » et d’une « industrie permanente de l’armement aux vastes proportions », dont la combinaison constituerait une « montée désastreuse d’un pouvoir mal placé ». Notre pays souffre aujourd’hui d’une telle montée en puissance qui a déformé la structure même de notre société. Ike a également parlé à l’époque de la poursuite du désarmement comme d’un impératif permanent et de l’importance vitale de rechercher la paix par la diplomatie.

Dans son esprit, nous devrions tous demander au Congrès de mettre fin à la folie des budgets de guerre toujours plus élevés et de leur substituer la poursuite de la paix par la sagesse et la retenue. Cette fois-ci, nous ne pouvons vraiment pas laisser les nombreuses armes fumantes de l’Amérique se transformer en autant de champignons au-dessus de notre planète assiégée.

William Astore, lieutenant-colonel (USAF) à la retraite et professeur d’histoire, est un habitué de TomDispatch et un membre senior de l’Eisenhower Media Network (EMN), une organisation de vétérans militaires et de professionnels de la sécurité nationale critiques. Son blog personnel s’intitule Bracing Views.

Source : Consortium News, Wiliam Astore, 17-12-2021
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises