mercredi 17 avril 2024

 

Nos élites se délitent    Agora Vox

« L'esprit d'une nation réside toujours dans le petit nombre, qui fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne. » Voltaire 1694 -1778 

Raison pour laquelle « Il est bon de faire accroire à la plèbe qu’il y a dans les cieux un Dieu vengeur qui punira mes paysans s’ils veulent voler mon blé. » Fin de citations

A l’instar de son illustre ancêtre, le célèbre biologiste britannique, Richard Dawkins, maître de conférences prolifique et athée convaincu, s’autorise à son tour à faire une entorse à ses convictions, lorsque que l’ordre établi est menacé, et il l’est.

Accablée par des scandales à répétition, le bastion millénaire de cet ordre établi, l’église catholique, perd statut et adhérents, pendant que sa concurrente monothéiste, l’Islam, bâtit mosquée après mosquée en terre ennemie, 6'000 sous construction à travers l’Europe actuellement.

Face à une telle « menace existentielle », Richard Dawkins monte aux barricades et déclare sur les ondes de la radio britannique LBC news : « Si j’avais à choisir entre le Christianisme et l’Islam, je choisirais le Christianisme, une religion foncièrement décente, et, bien que je ne sois pas croyant, je me considère comme un « chrétien culturel » qui aime l’éthos chrétien et les chants de Noêl. Je serais profondément malheureux si nous perdions nos belles églises et nos cathédrales. » fin de citation (1)

Il faut bien se rendre à l’évidence que, depuis belle lurette déjà, c’est le capitalisme qui remplace la religion en tant que dogme universel et gardien des valeurs occidentales, mais en ces temps ténébreux de fin de règne, il est toujours utile de disposer de la roue de secours des valeurs chrétiennes, au cas où la plèbe ait l’outrecuidance de lever un coin du voile.

Le précepte capitaliste suprême, ou dogme religieux, la compétition et le marché libre et non faussé, étant quelque peu écornées ces temps-ci, on se sert volontiers des valeurs morales pour sauver les meubles. L’équité par exemple. Ainsi, lors de sa deuxième visite dans l’Empire du Milieu, la Secrétaire au Trésor américaine et ancienne Présidente de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, Janet Yellen, rappelle à la Chine les fondements moraux et chrétiens de l’ordre international libéral, américain en l’occurrence, et l’invite à bien vouloir modérer son développement économique, en réduisant sa production industrielle, notamment de voitures électriques et de panneaux solaires, afin que les pays occidentaux puissent également profiter, « de manière équitable », de ce marché prometteur du changement climatique. 

Inutile en ces temps post factuels (2) d’arriver avec de chiffres ce n’est plus la réalité qui compte mais sa perception. Un petit rappel tout de même.

Ce dont Janet Yellen parle, c’est la supposée surcapacité de l’industrie chinoise, ou, en d’autres termes, une capacité de production qui dépasse la demande. On relève trois indicateurs pour la mesurer. Le taux d’utilisation des capacités, qui est resté stable les derniers 10 ans, autour des 76 %, comparé à celui des Etats-Unis qui s’élève à 78 %. Le niveau des stocks, l’indice PMI (Purchasing Managers’ Index) qui s’élève à 49 % contre 48 % pour les Etats-Unis. Ensuite, last but no least, les marges bénéficiaires. Celles-ci ont augmenté de 10,2 % les premiers deux mois de 2024 par rapport à la même période de 2023. Donc globalement, pas de surcapacité de production.

Est-ce que la Chine pratiquerait le « dumping » de prix, en violation des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce OMC, en exportant à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur le marché domestique, ou pire, en dessous du coût de production ? Non, ce n’est pas ce dont accuse Janet Yellen la Chine. Ce dont Janet Yellen accuse la Chine, c’est d’être trop compétitive, le sacro-sainte précepte du capitalisme.

« Contrairement aux idées reçues, les entreprises ne choisissent pas la Chine comme base de production pour des raisons de coûts salariaux (les salaires y augmentent en conformité avec la productivité, contrairement aux pays occidentaux ou ceux-ci stagnent depuis une bonne vingtaine d’années ndlr) mais pour la pléthore de main d’œuvre qualifiée, grâce à un système d’éducation sans pareil. » Dixit Tim Cook, Directeur général du fabricant américain de produits électroniques grand public « Apple ». 

Un autre élément est le fait que la Chine est le seul pays au monde qui fabrique de A à Z toutes les catégories de produits, désignés par l’Organisation mondiale des douanes, ce qui lui confère le contrôle total sur sa chaîne d’approvisionnement.

Le coût énergétique de l’industrie y est de 75 USD par MWh. Pour comparaison, l’Allemagne produit à un coût de 250 USD. 

En 2023, la Chine a déposé autant de brevets industriels que le reste du monde et on estime que la Chine est actuellement leader dans 37 domaines de technologies du futur sur un total de 44. (Source : Arnaud Bertrand Twitter) 

Selon un récent sondage, publié dans le quotidien américain New York Times, la cote de popularité des leaders politiques occidentaux est à un niveau historiquement bas. Ainsi, le Chancelier allemand, Olaf Scholz enregistre un taux d’approbation de 27 %, le Président français, Emmanuel Macron arrive à 29 %, le Premier Ministre britannique, Rishi Sunak à 34 %, le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau à 41 % et le Président américain, Joe Biden à 46 %. (3)

Sous le titre « Des scientifiques et institutions culturelles réputées promeuvent la guerre » le site d’information allemand « Nachdenkseiten » publie un article au sujet d’une lettre ouverte, signée par un grand nombre de lauréats du Prix Nobel, en soutien à l’Ukraine en utllisant le slogan « Plus jamais Munich 1938 ». (4) (5) On reste sans voix.

« L’âge mentale de l’humanité est de 12 ans. On peut faire croire n’importe quoi aux hommes. Plus c’est gros, mieux ça passe. Il y a deux forces qui les animent, la crainte et l’intérêt. Il faut éblouir et corrompre. » Napoléon Bonaparte

En référence au titre de cet article, et en guise de conclusion de ce qui suit, voici la déclaration récente (8 avril 2024) d’un médecin et professeur d’université autrichien, dont le nom est sans importance, car ses propos reflètent l’état d’esprit de l’ensemble de sa corporation, l’élite académique et scientifique, à propos de la publication récente de ce qu’on appelle en Allemagne les « RKI Files » (Robert Koch Institut) (6) au sujet de la gestion de la pandémie du Covid par les pouvoirs publics. 

« On nous a menti, à nous les médecins et au public. Le gouvernement s’est laissé dicté n’importe quoi par les experts. Il faut que nous demandions des comptes au responsables. » Fin de citation

 

Bruno Hubacher


La partie d’échec de l’IRAN : le rôle des BRICS et de la présidence russe

mardi 16 avril 2024 par Danielle Bleitrach    blog ANC

Il ne faut pas oublier que l’Iran depuis janvier est membre des BRICS. Notons également que c’est l’année de la présidence de la Russie qui se montre très active sur le plan diplomatique pour préparer des alliances voire des élargissements.

Il est donc probable que le caractère mesuré de la riposte iranienne a été l’objet de discussion et ceci dans un cadre plus élargi que l’affrontement entre Israël et l’Iran. Nous avons avec la Russie et l’Iran deux maîtres au jeu d’échec et encore moins accessoirement pays pétroliers qui ont réussi (avec le Venezuela) a transformer de plus en plus les liens entre pays producteurs de pétrole et on peut considérer que l’élargissement des BRICS tenait compte en priorité de cette maitrise de l’énergie, ses routes mais aussi la capacité d’investissement et de circuits financiers prenant ses distances avec le dollar.

La partie d’échec qui a pu être négociée au sein des BRICS, permet de suivre trois déplacements des pièces premièrement du rôle des États-Unis, deuxièmement de la seule solution qui reste une négociation sur la question palestinienne et enfin la prise en compte de la manière dont la région pèse sur les approvisionnements en énergie et marchandises pour l’économie mondiale.

Dans un tel contexte, les négociations (si l’on connait les orientations russes et chinoise et on peut toujours imaginer que c’est ce qui implique la riposte différée à l’attaque de l’ambassade iranienne à Damas) ont dû être longues au sein des BRICS.
Lavrov n’a cessé de se déplacer.
Il a fallu tenir compte des intérêts spécifiques de chacun y compris ceux de l’Arabie saoudite, qui n’a toujours pas signé les accords Abraham mais qui tient à un équilibre de puissance sur lequel repose son rapprochement grâce à la Chine avec Téhéran. Nous avons également insisté sur l’entente sino-russe dans le respect de leurs intérêts mutuels.

Comme nous ne cessons de le répéter cette riposte de l’Iran a été en effet mesurée, annoncé longtemps à l’avance et dans le cadre d’une réponse internationalement acceptable à l’attaque consulaire par Israël et en toile de fond les événements de Gaza, on peut qualifier cette réponse de dissuasive.

Premier point, elle n’est pas seulement centrée sur Israël mais bien sur le fait que l’intervention des États-Unis dans cette région (rien qu’autour de l’Iran il y a 35 bases américaines, certains États comme Barhein ne sont plus que des bases et Israël devient de moins en moins autodéfendu et de plus en plus une base) mais, comme dans le reste du monde cette “occupation” vire de plus en plus à la tragédie et il faut traiter de cela en priorité.
Israël est peut-être ici la reine mais le roi, celui qui doit être échec et mat ce sont les USA.

La situation s’y prête parce que les marionnettes des États-Unis arrivent de moins en moins à assumer leur défense, leur dépendance non seulement à l’OTAN (mais l’OTAN lui-même) mais directement aux États-Unis est évidente. Résultat la guerre par procuration attire de plus en plus les États-Unis dans le maelström qu’il a créé. En outre ces pays marionnettes ont à leur tête des irresponsables qui jouent leur survie dans l’escalade.
Et les États-Unis, alors même que s’accroit leur propre fragilité, l’incapacité à tenir les fronts, se retrouvent impliqués dans des situations dont ils n’ont plus la maîtrise alors même que leurs intérêts immédiats n’y sont pas évidents.

C’est la le produit de la situation, celle d’une nation qui est devenu système planétaire de pillage et de domination contre l’intérêt de tous les peuples y compris celui des USA eux-mêmes.

Ici comme en Ukraine, la propagande occidentale (et la française bat en la matière tous les records) a parlé d’une victoire d’Israël, a même insisté sur le soutien du monde arabe la Jordanie et l’Arabie saoudite sans noter que premièrement l’Iran avait prévenu ces pays de sa frappe et du fait que celle-ci ciblait des sites militaires israéliens clés tels que les bases aériennes de Nevatim et Ramon dans le Néguev et un centre de renseignements sur le plateau du Golan occupé – les trois centres utilisés par Tel-Aviv dans son attaque contre le consulat iranien de Damas.
Enfin que les événements de Gaza ont chauffé à blanc les peuples musulmans et que les dirigeants corrompus sont eux-mêmes menacés. Enfin à quel point le basculement du monde se confirme et exige une prise de conscience, une autre stratégie. Parce que non seulement celle-ci conduit à l’anéantissement mais les bellicistes font la démonstration de leur incapacité à tenir le front.

On insiste souvent sur le fait que la Russie est un joueur d’échec, les Iraniens aussi et la manière dont a été pris en compte le droit international, la dissuasion, et le ciblage au-delà d’Israël toute l’alliance occidentale dans sa nocivité reconnue de chacun en particulier par les BRICS et non seulement les partenaires mais l’aire d’influence de cette organisation qui s’élargit.
La Chine qui elle sait avec lucidité ce que sont les États-Unis et leurs vassaux ne joue jamais la politique du pire et œuvre pour qu’une porte de sortie soit laissée à l’adversaire parce que c’est ainsi de plus en plus que s’imposent les États-Unis et ceux qui le suivent.

La partie d’échec a été entamée et le premier pion a été avancé dans le détroit d’Ormuz et la manière dont l’IRAN peut définitivement bloquer cette passe stratégique du commerce mondial ; le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) s’est emparé d’un porte-conteneurs appartenant à des Israéliens près du détroit d’Ormuz.
Nous avons toujours insisté ici sur l’enjeu énergétique de ce détroit et sur le fait que l’économie mondiale, occidentale en particulier ne résisterait pas à une hausse du pétrole qui résulterait du blocage de ce détroit. Mais il faut également noter que les États-Unis sont dans un grand risque d’écroulement du dollar sous le poids de leur endettement et de l’inflation rampante.
Ce déplacement de pion disait “l’ouverture” qui concernait l’Opep et les BRICS.

Or la démonstration a été faite comme elle est faite désormais en Ukraine, sans le soutien financier et militaire du Pentagone, la défense israélienne n’est pas viable. Les États-Unis se retrouvent dans deux conflits dans lesquels leurs intérêts ni en tant que nation, ni empire n’est aussi directement impliqué et dont le rapport qualité-prix est désastreux tant en terme financier que de prestige international.

L’ouverture sur Ormuz a été suivie de la frappe aérienne sur des cibles essentiellement militaires mais désignant divers points où le relais pouvait être pris par des alliés. Nous avons parlé de spectacle son et lumière c’était voulu l’objectif n’était pas militaire il était dissuasif et disait clairement : ou vous arrêtez vos mœurs de voyou ou ce sera la guerre régionale et peut-être mondiale.

Ce spectacle avait des deux côtés un coût important et les États-Unis ont donné un maximum, ce sont eux qui ont arrêté la majorité des tirs. Si l’on fait un bilan on s’aperçoit que là comme à Gaza l’armée israélienne s’avère incapable d’assurer ses objectifs malgré ou peut-être à cause de l’absence de vision politique du gouvernement, la fuite en avant. Ce coût ne peut pas être négligé quand il s’ajoute à l’entretien des bases, et à d’autres lieux d’investissement majeurs de la part des États-Unis, en particulier en Ukraine.

Pour Israël – sans même compter le prix des avions américains, britanniques et israéliens – le seul système d’interception à plusieurs niveaux lui a coûté au moins 1,35 milliard de dollars, selon un responsable israélien. Des sources militaires iraniennes évaluent le coût de leurs salves de drones et de missiles à seulement 35 millions de dollars – 2,5 pour cent des dépenses de Tel Aviv.

Et l’Iran a laissé filtrer que ses systèmes de guidage de missiles utilisaient le système de navigation par satellite chinois Beidou ainsi que le système russe GLONASS. Ce qui a été confirmé.

Mais sans désavouer l’Iran, la Russie et la Chine n’ont pas impliqué les BRICS dans un soutien quelconque à l’IRAN, ces deux pays se sont positionnés en arbitre et le paradoxe est que les États-Unis ont plus ou moins reconnu ce rôle potentiel d’arbitre et ont tenté des démarches à la fois publiques (ce qui s’interroge dans le cas de l’attentat en Russie) et privées alternant les demandes d’intervention pacificatrices et les menaces.

Le fait que les États-Unis soient partout de l’OTAN à la multiplication des bases les rend vulnérables dans un conflit généralisé. L’Iran a posé les enjeux : la prochaine attaque d’Israël avec l’aide des États-Unis fera de ces derniers des belligérants officiels.

Il serait risible si la situation n’était aussi tragique de voir à quel point les États-Unis tentent de garder la maîtrise de la situation pendant que partout leurs créatures s’emploient à les impliquer directement.
On peut toujours face à la politique de Zelensky ou de Netanyahou (mais aussi du trublion Macron) imaginer un complot mais la part de stupidité existe aussi.

 

Quand est-ce que l’on doit s’interroger sur la capacité à gouverner ?

Entre ceux qui se demandent pourquoi les Etats-Unis conservent un “client” comme Netanyahou et ceux qui pensent qu’il n’y a pas de hasard et que ce sont bien les Etats-Unis qui ont besoin de pareils tarés, style non seulement Netanyahou mais Zelensky et les “fous” d’Amérique latine… effectivement on s’interroge… Et quand on a Macron et “les élites” politico-médiatiques dont nous bénéficions en France peut-être faut-il s’inquiéter du recrutement. Tant qu’il y a eu un ancrage socialiste (le vrai socialisme) il y a eu des interrogations sur les liens entre personnel politique et peuple, y compris pour dénoncer la bureaucratie. Nous sommes désormais dans un système capitaliste dans lequel les inégalités ont atteint un tel niveau que ce que l’on subodore être de la folie est devenu déjà la norme, l’habituel, parce qu’il n’y a pas d’autres folies que le jeu des appétits individuels qui s’est totalement substitué à l’intérêt général, même quand cela prend des proportions inouïes comme aujourd’hui. (1)

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit 'Europe Zelenskiy neiis exige : Traiter et soutenir l’Ukraine comme Israël Publié : 16 avr. 2024 09 :48 Legion-media.ru leg8989rtb'
dans la série habituelle : Zelensky exige aujourd’hui d’avoir les mêmes privilèges qu’Israël

Est-ce que l’impérialisme a besoin de gens qui sont aptes à jouer la stratégie du “fou” ?

La stratégie du fou, est une théorie politique associée à la politique étrangère du président américain Richard Nixon. Ce dernier, avec son administration, a tenté de faire croire aux dirigeants des pays hostiles du bloc de l’Est qu’ils ont en face d’eux un dirigeant au comportement imprévisible, disposant d’une énorme capacité de destruction. Ainsi, ces pays hostiles ne devaient pas être tentés de provoquer les États-Unis, craignant une réponse américaine inattendue. Visiblement avec Trump on est retourné à ce grand classique et avec Biden on raffine : non seulement le gouvernement des USA se peint comme “dépassé” et ayant du mal à tenir ses créatures, mais c’est la classe capitaliste elle-même qui se divise entre patronat classique “raisonnable” et cinglés imprévisibles envisageant une utilisation diabolique des nouvelles technologies. Notons que l’ensemble dépend toujours in fine de l’Etat et de sa capacité à pressurer les peuples.

Les “fous” de seconde main…

The New Atlas écrit : le plan américain d’utiliser Israël pour provoquer une guerre avec l’Iran ne fonctionnera que si le monde est convaincu que les États-Unis ont « essayé d’arrêter Israël ».

La politique américaine visant à contenir le changement de régime en Iran vise à provoquer une guerre contre l’Iran, dans laquelle les États-Unis hésitent à intervenir ;

Il y a tout un chapitre dans « Quel chemin vers la Perse ? “intitulé “Leave it to Bibi” (Leave it to Benjamin Netanyahu), qui énonce un plan qui ne fonctionne que si les États-Unis peuvent convaincre le monde qu’ils n’ont rien à voir avec l’attaque d’Israël.

En réalité, les États-Unis vont encourager et permettre une attaque israélienne tout en se préparant tranquillement à intervenir après ;

Les tentatives visant à faire apparence de persuader Israël de “désescalade” sont un pilier de cette politique visant à provoquer une guerre par procuration plutôt que d’empêcher la guerre ;https://www.brookings.edu/…/2016/06/06_iran_strategy.pdf

L’art suprême étant de convaincre non seulement l’électeur mais surtout les couches populaires que “la folie” est telle qu’il ne vaut mieux pas s’en mêler. De créer une zone sur laquelle il n’a plus aucun pouvoir puisque c’est un théâtre dans lequel les passions irrationnelles règnent en maître.

Danielle Bleitrach

(1) A ce propos, j’ai beaucoup apprécié les propos de Youri Solomine, un grand artiste et intellectuel soviétique, qui est mort récemment et dont je vous conseille de lire la biographie. Bien que proche du président Poutine, il restait un soviétique et a excellemment résumé ce qui est un des principaux problèmes de ces gens complètement hors sol et l’a opposé à ce qu’était l’URSS du moins jusqu’à ce que les dirigeants eux-mêmes aient commencé à perdre pied, ce qui est attribué à Krouchtchev, le film Chers camarades de Kontchalovski décrit cette dérive . Leur “folie” est simplement la marque de gens qui n’ont plus la moindre relation avec la manière dont vivent l’immense majorité des gens.

Je déteste le mot “élite” qui résonne de plus en plus souvent autour de nous. Les écoles d’élite – pourquoi existent-elles aujourd’hui ? N’importe quelle école notre doit être celle de l’élite. Après tout, ces gens qui se considèrent maintenant comme de l’élite et envoient leurs enfants dans des établissements d’enseignement d’élite, ils ont étudié en Union Soviétique. Nous avions étudié à une époque où les chances étaient égales. Mais ils y ont appris ! Ils y ont trouvé leur position ! Alors pourquoi sont-ils si convaincus qu’eux et leurs enfants méritent mieux que les autres ? Qu’est-ce qui cloche chez les gens ? Je parle de ceux qui ont envie, qui ont attrapé le kush et qui ne veulent pas le rendre. C’est une parodie de la vie humaine – manger chez les pauvres. Je ne comprends pas ce que cela signifie – les étudiants d’élite. Qu’est-ce que les chiens ou les chevaux d’élite – je comprends. Et je ne connais pas d’élite. Je connais ceux qui sont éduqués. Je connais des gens intelligents. La Tentative de remplacer l’intelligence par l’élite, dont le degré d’élitisme est déterminé par leur revenu, engendre la division, et avec elle la sauvagerie des âmes.
©️ Yuri Solomin

 

demain 17 avril c’est mon anniversaire, j’aurai 86 ans et il n’y aura pas de publication sur le blog… je fais l’école buissonnière…


ce matin je suis allée à mon cours de yoga : deux heures avec d’autres vieilles dames, le plus dur c’est de se fixer sur soi même et de suivre son corps, moi j’ai tendance à penser et j’ai du mal à ne pas poursuivre un raisonnement quelconque au lieu de m’immerger dans moi et l’air ambiant…Mais le fond de cette activité est de ne pas cesser d’apprendre y compris les “trucs” qui limitent les dégats… Je suis d’une génération qui, grâce à entre autres Ambroise Croizat (et en fond l’existence d’une URSS victorieuse), a vu sa longvité croitre et avoir des années de “retraite” pleines de vie… Il n’en demeure pas moins que la prolongation peut aussi signifier des années de survie dans un état diminué et qu’il arrive un âge où ce genre de chose peut être à l’ordre du jour.. Donc, Je ne parle pas de moi mais de ces étapes de notre vie à tous auxquels nous sommes si mal préparés.

illustration de Jay nombalais… elle m’apporte l’air, l’espace et un autre continent, africain, asiatique qu’importe…

En me rendant au cours, je suis passée devant le collège des Chartreux, il y a quelques jours, vendredi dernier, la rue était bloquée les policiers du raid faisaient sortir les enfants, les mères en pleurs étaient parquées à l’écart, c’était un canular, une alerte à la bombe. Ce mardi, deux gamins d’environ quatorze ans étaient en plein pugilat. Des hommes adultes sont intervenus pour les séparer.. Ils ont ceinturé le garçon croyant qu’il attaquait la fille, pas du tout c’était elle la plus déchaînée non seulement elle revenait à la charge mais elle savait se battre et ses coups de poing étaient bien placés. Les hommes qui s’étaient interposés ne savaient plus que faire de cette diablesse… J’ai contemplé le spectacle, partagée devant la réprobation devant sauvagerie de ces enfants, et ce quelque chose en moi qui félicitait la fillette de savoir si bien tenir le choc: “Vas-y ! ça peut toujours servir!” J’ai raconté ça le soir à la femme qui cultive et vend des légumes en déchargeant son camion sur la place devant chez moi… Elle m’a dit : “moi aussi j’étais comme ça, il fallait pas m’emmerder! “… Dans une certaine mesure le combat que je mène pour empêcher que mon corps s’effondre est de même nature comme la marchande de légume qui avait tout dû décharger avec son rhumatisme en limitant les analgésiques parce que ça fait mal à l’estomac… C’est cette complicité que j’apprécie entre femmes… Tout sauf pleurnicher…

Dimanche je me suis baignée, il y avait un monde fou sur la plage… L’eau était à 15 degré formidable quand on s’était immergé… Toujours le même plaisir simplement la difficulté à avancer sur le sable quand on perd l’équilibre… On a besoin d’une main charitable pour rentrer et pour sortir… J’apprends la vieillesse et je tente de maîtriser les signes de ma décripitude avec la passion d’un entomologiste et cela me fait regarder les autres avec admiration, comme c’est magnifique ce corps d’enfant, celui de cette jeune femme…

Pour revenir à la question initiale celle de ce tournant où l’on passe à un corps diminué et où la prolongation peut signifier la survie, je suis d’une famille où l’on vit jusqu’à plus de 100 ans et où l’on meurt en bonne santé… Ma conviction corroborée par tout le corps médical est que je suis cette tradition puisqu’à 86 ans je ne prends aucun médicament, non que je les refuse mais je n’en ai pas besoin; pas la moindre tension diabète, cholestérol, tout cela est inconnu, j’abats environ 10 Km par jour de marche même si mon équilibre n’est plus ce qu’il était je prends ces cours de yoga pour éduquer ce qu’il en reste… intellectuellement c’est là sans doute l’essentiel je conserve cette insatiable curiosité et j’ai découvert récemment à quel point il est nécessaire de rester vivant émotionnellement, de ne pas avoir peur de renoncer à ce que l’on ne désire ni n’estime sous prétexe qu’avec l’âge votre capital relationnel se raréfierait.

C’est là le sens de mon propos et qui rejoint ce sentiment éprouvé devant la vitalité : il ne faut jamais se contenter des restes, de ce qui vous est concédé, il faut conserver l’exigence émotionnelle de vos vingt ans (enfin si à cet âge là vous n’étiez pas déjà convaincue de ne pas mériter le meilleur). Une hygiène de vie s’avère essentielle mais c’est de la technique, l’important est ce qui vous anime et sur lequel vous ne pouvez transiger à aucun prix, ne jamais baisser la garde parce que vos raisons de vivre valent mieux que votre existence… Il y a en ce moment un slogan politique “reprenons la main”… C’est très bien mais il ne suffit pas de dire, il faut faire et c’est souvent là que le bat blesse… Il faut certes des compromis sauf quand ceux-ci deviennent contradictoires avec le but et quand on n’ose même plus penser au but…

Je dois dire que j’ai tellement cultivé cette orientation que cela a créé chez moi une étrange manie: je ne supporte pas que l’on manipule l’Histoire, c’est aussi fort que si l’on mentait sur ma propre vie. Comment en suis-je arrivée à ainsi me confondre non seulement avec les temps que j’ai personnellement vécus mais avec ce qui me passionne à savoir ce temps immémorial dans lequel le vivant et la mémoire collective s’unissent. C”est étrange et cela me fait même parfois accuser d’insensibilité puisque j’ai de plus en plus tendance à faire passer mon besoin des autres à travers ce prisme.

Il est ce moment de la vie où vous avez plus que jamais besoin de cette richesse entretenue par tant de jours et souvent dans l’inconscience, ce désir d’exister non pas pour perdurer mais pour connaitre, savoir la suite de l’histoire, la votre, celle des autres… Enfin c’est ma manière à moi d’aller vers la mort en bonne santé; il en est probablement d’autres mais leur logique doit être assez proche… Le rire en est la récompense. A l’âge où l’on vacille comme un petit enfant qui découvre la marche sans avoir le charme qui pousse chacun à vous ouvrir les bras, il reste ce qui illumine votre regard, vous fait sourire…

L’humanité est d’une diversité inépuisable… ce qui me rend joyeuse et avide à l’idée qu’il me reste si peu alors que je reste boulimique de tout ça… Merci à vous tous lecteurs et collaborateurs de ce blog à toi Marianne en particulier, à ce moment actuel oùnous sommes toutes deux partagées entre la satisfaction de voir à quel point ce que nous ne cessons d’exposer est en train de pénétrer les esprits, l’idée que bientôt cela va être le bien commun, qu’ils n’auront plus besoin de nous… et dans le même temps l’irritation devant ce qui demeure fragmentaire, sans action réelle… Cette fatigue qui te tombe dessus l’après-midi, et moi ma vue qui baisse,les fautes de frappe que tu dois corriger… onc ce 17 avril, nous nous reposons…mais ily a tant de choses que vous n’avez pas eu le temps de lire dans ce blog où nous affichons nos fidélités mais aussi ma préférence d’être plus facilement à paradoxes qu’à préjugés…

A ce propos, ce 16 avril s’est terminé sur cette histoire de l’antisémitisme sur Arte, pour une fois assez bien conçue et quel plus étrange apparent paradoxe que de se sentir appartenir historiquement à ce peuple, d’en revendiquer les expériences au point de n’avoir jamais pu supporter que l’on veuille faire de nous des imbéciles malveillants comme ceux à qui l’antisémitisme, le bouc émissaire a toujours été nécessaire pour conjurer ses peurs et ce vide qui le guettent… Avoir tiré de cette conscience la liberté de n’être jamais encombré par des fausses solidairtés au point de dénoncer Glucksman, Netanayoun et Zelensky parce qu’ils sont inhumains et parce qu’ils acceptent et revendiquent le rôle d’intermédiaire, de paravent de la puissance destructrice qu’ils servent en justifiant ce qui créa pour toujours une excuse à ceux qui n’osent pas affronter l’origine réelle de leurs malheurs. Pendant deux cent ans, alors que le capitalisme n’existait pas encore quelques juifs ont été “les pores” d’une société non marchandes, les intermédiaires méprisés de l’exploitation des serfs, en Pologne cela a même duré plus longtemps… Quand le peuple se révoltait devant l’imposition on lui livrait le juif pour mieux se préserver… Ces gens-là comme les Glucksman sont en train de renouveler ce rôle pour un impérialisme déclinant, pour les imbéciles qui préferont le pogrome à la lutte des classes… Dans ce grand basculement qui nourrit toutes les chasses aux sorcières, les obscurantismes, à cause d’eux l’apaisement est plus difficile… Et certains aspects me heurtent comme le ferait la craie sur le tableau noir. Le chagrin d’une vieille dame qui n’aspire qu’à la joie.

Il y a eu un film l’homme qui retrécit: après avoir reçu de la pluie radioactive, un homme retrécit et il devient plus petit qu’un microbe, il doit abandonner ce qui a fait sa vie et qui a continué à l’entourer jusqu’à ce qu’il soit invisible, la dernière image est son exploration d’une feuille devenue univers… Je suis un peu ça à la différence près que cet infiniment petit rejoint comme étant la chose la plus intéressante le fait que l’on est en train de repenser l’immensité…

danielle Bleitrach


 

L’antisémitisme est répréhensible. Et le nettoyage ethnique ?

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Le pays d’Israël et sa légitime défense ? En a-t-il le droit sachant que c’est lui qui est l’occupant des territoires palestiniens depuis 1948. Il le fait via son armée, nommée « armée de défense » alors que c’est une armée d'occupation. L’état de légitime défense et de résistance des palestiniens est garanti pourtant par le droit international et humanitaire qu'Israël ne respecte pas, n'a jamais respecté et ne le fera pas tant que, les USA, l'Union européenne et les états arabes ne le sanctionneront et continueront de lui fournir des armes pour bombarder et tuer des palestiniens. « Nous sommes le seul peuple AU MONDE auquel on demande de garantir la sécurité de son occupant, tandis qu'Israël est le seul pays AU MONDE qui prétend se défendre de ses victimes ! » Hanan Ashrawi (membre du conseil législatif palestinien).

Ces partisans ultra-supporters d’Israël, ne reconnaissent rien, aucun tort, comme si tout avait commencé le 7 octobre. Il en va de même d’ailleurs pour « l’attaque » de l’Iran, ou ils veulent oublier que c’est leur pays qui est allé bombarder et tuer des iraniens en terre de Syrie. Ne rien reconnaître et toujours s’arque, bouter jusqu’au boutisme, voila ce qu’est depuis 76 ans la politique de ces sionistes. Ne rien admettre… Et après eux ? Le déluge, n’est-ce pas Meyer Habib ! 

Avec ces surenchères du gouvernement d’Israël : voir par exemple Netanyahou prêt à riposter à « l’attaque » de l’Iran, qui enflammera la région ; il a fallu que les U.S pèsent de tout leur poids pour arrêter ce fou prêt à mettre toute la région à feu et à sang ; et encore ce n’est pas gagné, car comme d’habitude Netanyahou avec son culot inébranlable demande des sanctions contre l’Iran à l’ONU, alors que c’est lui qui par plusieurs fois a attaqué : l’art de l’inversement accusatoire, c’est un art chez lui ! Malgré toutes les manifestations du peuple contre le leader du likoud, rien n’y fait, il n’entend rien, sauf la bande de « religieux » fanatisés qui l’entourent. Ainsi, de par le monde, Israël, grâce à sa violence, ses mensonges, ses manipulations et sa morgue, fabrique des millions de « Palestiniens » qui ne sont ni arabes, ni musulmans, qui n'ont jamais mis les pieds à Gaza ou en Cisjordanie, ou encore à Jérusalem-est, mais qui s'identifient à ce peuple et à son légitime combat, car comme a dit JFK : « L'humanité devra mettre un terme à la guerre ou la guerre mettra un terme à l'humanité. » Chacun sur terre le ressent ainsi, excepté « eux », ces fous perchés dans leur tour de sang et de larmes. Rien ne les fera dévier de leurs manœuvres nihilistes et s’il faut appuyer sur le bouton rouge pour initier le feu nucléaire, ils le feront sans hésitation.

La politique de l'antisémitisme est dichotomique, binaire, soit tu es pour le sionisme, soit tu es pour les palestiniens et selon ta réponse sur le massacre palestinien, tu es classé antisémite ou ami des juifs... Les sionistes savent utiliser la mémoire de l'holocauste et le risque d’accusation d’antisémitisme t'enferme, te cloisonne dans ta liberté d'expression comme un réflexe de te taire sur ce qui est subit par les Palestiniens. Pour bien tout contrôler, ce qui se dit, soit, les médias, les intellectuels, les journalistes qui sont mis sous camisole de force pour toutes pensées libres et ainsi, plus rien ou pas grand-chose ne transpire de la doxa imposée... Heureusement, des voix discordantes se font entendre malgré les oukases venant d’organisations communautaires telles la très puissante AIPAC ou Américain Israël Public Affairs Committee, un lobby créé en 1963 visant à soutenir Israël et qui fait la pluie et le beau temps en Amérique. En France, le CRIF, fait beaucoup de bruit et où à chaque diner de cette association tous les gouvernements ont dû venir faire la génuflexion, et lors du discours final de son « président », le président français élu, bouche close, prend ses ordres et opine du chef… Donc, je vais citer en voix discordante celle de Mister Norman G. Finkelstein qui dans son livre (L’Industrie de l’Holocauste)[i] défend la thèse d'une « industrie » qui consiste en l’exploitation, sous des dehors éthiques, de l’holocauste nazi pour générer du pouvoir et amasser de gros capitaux. Cette « industrie » aurait à sa tête des organisations juives américaines cherchant la suprématie ethnique et les gains politiques et financiers. En France, nous avons Pascal Boniface, qui depuis des années a pris faits et causes pour les palestiniens en donnant toujours du factuel, détaché de tout parti pris ; il doit cependant subir les foudres des communautaristes qui le traitent bien sûr d’antisémite notoire (ça me pend au nez aussi en écrivant ce genre d’article). Il y a aussi Jacob Cohen, qui avec son Le Printemps Des Sayanim[ii] (informateurs en hébreu – sont des Juifs de la diaspora qui, par "patriotisme", acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes), livre qui m’a ouvert les yeux sur comment une communauté organisée peut nuire pour faire taire des voix discordantes qui mettraient en accusation les politiques d’Israël, et non pas les juifs de tous les jours. Je rappelle qu’il est possible d’être sioniste, voir en bon exemple Manuel Valls, sans pour autant être juif ; d’ailleurs énormément de gens de la religion juive ne sont pas sionistes, de plus, les orthodoxes en Israël s’opposent à ce courant de pensée politique.

Revenons un peu sur le propos de la vidéo de Pascal Boniface : « Une série d'arguments d'ultra-pro-israéliens ont été avancés depuis les attentats du 7 octobre pour justifier les bombardements qui durent depuis 6 mois à Gaza. Ainsi, le motif de la légitime défense a longtemps été utilisé pour soutenir toutes les attaques de Tsahal faites sur Gaza, bien que contraires au droit international humanitaire et constitutives de crimes de guerre. Par ailleurs, pour certains, Israël aurait un passe-droit démocratique face à des acteurs qui ne le sont pas. Sauf que les démocraties n'ont pas tous les droits, mais au contraire des obligations, à commencer par appliquer les injonctions qui leur ont été adressées par la communauté internationale. Comment expliquer que plus d'enfants ont été tués en quatre mois par une démocratie qu'en quatre ans de guerre dans le monde entier ? Avec le calvaire imposé à la population palestinienne, Israël ne fait que renforcer la légitimité du Hamas auprès des civils. Il ne combat pas le terrorisme, comme cela a pu être avancé, il le nourrit. »

Abus et injustices : un fait, en 1993 il y avait en Cisjordanie 130 mille colons, aujourd’hui, ils sont 700 mille, installés illégalement, par violence et possession de biens extirpés de force au peuple palestinien ; presque 7 fois plus en 30 ans… Il est patent qu’Israël veut récupérer gaza, qui en fait n’a jamais été « perdu » du fait que c’est Israël qui contrôlait les entrées et sorties du camp. Avec, la prise en main de la Cisjordanie, de fait, la Palestine se retrouvera être la terre des juifs… Seulement. Problème : les palestiniens ne vont pas s’évaporer, les arabes et chrétiens n’ont plus, donc, quels sont les prochains sur la liste ? Et puis les Ashkénazes et les séfarades ne s’entendent pas très bien entre eux, quant aux juifs noirs… Un autre peuple dans le passé a tenté cet entre soi, ça n’a donné qu’une société raciste, inégalitaire et génocidaire… À l’arrivée ? 80 millions de morts et 6 millions exterminés par ce qu’ils étaient juifs. Ne jamais reproduire, JAMAIS. Netanyahou et sa clique devrait y penser et arrêter le « ni oubli, ni pardon »... S’asseoir à la table et négocier, sinon ? Il n’y aura pas de gagnant.

Georges ZETER/ avril 2024  Agora Vox




 

15 avril 2024

C'est l'Amazon du jardinage. Il y a trois ans  notre Banque Publique d'Investissement dont les experts sortis des plus grandes écoles sont aptes à  distinguer le bien du mal (financièrement parlant) a rendu son verdict. "Manomano a atteint une valorisation de 2,6 milliards de dollars". La BPI  a investi 725 millions de dollars des contribuables. Les cofondateurs de ManoMano,  Philippe de Chanville (encore un noble!)  et Christian Raisson  ont paraît-il une fortune estimée par Challenges à 500 millions. Du solide.

Trois ans après  c'est la déconfiture, le scandale et le malheur pour les pseudo salariés sans droits. L'argent public a servi  à s'asseoir sur le droit du travail. Combien de temps cette chienlit va-t-elle pouvoir durer?


Published by PCF Littoral - dans L'actu

 

De retour à Histoire et politique

Ouïghours, l’horreur était dans nos médias

22.00

Résumé en dix points pour le lecteur pressé :

1. Le 23 août 2018, Lawrence Wilkerson, ancien chef d’état-ma- jor du secrétaire d’État Colin Powell révèle que la CIA voudrait déstabiliser la Chine, via le Xinjiang.

2. En suivant, notre classe politico-médiatique dénonce un « génocide des Ouïghours, la persécution de la religion et de la culture musulmanes, l’interdiction de parler ouïghour, les camps de concentration, les prélèvements d’organes, la récolte de coton par 500 000 esclaves ».

3. En décembre 2020, dans un livre publié après deux voyages au Xinjiang, Maxime Vivas dénonce ces infaux et en dévoile les sources. Il est diffamé, insulté et menacé.

4. Le 20 janvier 2022, nos députés votent une condamnation du « génocide ».

5. Le 24 mai 2022, Michelle Bachelet « Haut-commissaire aux droits de l’homme » (HCDH) de l’ONU se rend au Xinjiang. Avant d’en repartir, elle fait une déclaration d’où sont absents les termes « génocide, persécution de la religion, etc. ».

6. Le 31 août 2022 et treize minutes avant la fin du mandat de quatre ans de Michelle Bachelet, le HCDH produit, non pas un « rapport », mais une « évaluation » de la situation. Les termes accusateurs sus-mentionnés, le nom de Michelle Bachelet et ceux des rédacteurs du document n’y figurent pas.

7. Le 7 mars 2023, dans son rapport annuel, le nouveau HCDH consacre trois phrases au Xinjiang sans employer les termes « génocide, persécution de la religion, etc. ».

8. Septembre/octobre 2023. Malgré quatre demandes, les auteurs de l’« évaluation » de 2022 refusent de donner leur nom.

9. Le 16 novembre 2023, l’ONU publie un communiqué sur Gaza (signé par les auteurs) où le mot « génocide » figure sept fois. 10. Au retour d’un troisième voyage au Xinjiang (auquel j’ai participé) en août 2023, Maxime Vivas a écrit ce second livre,

agrémenté de quelques scoops accablants pour nos médias.

Aymeric Monville, éditeur

Maxime Vivas, ancien référent littéraire d’ATTAC, auteur de romans, polars, essais, nouvelles, Maxime Vivas a été trois fois primé et traduit en treize langues dont l’espéranto. Il est publié dans de nombreux pays, parmi lesquels la Chine et les États-Unis.

 

276 pages

ISBN 978-2-37607-260-7

Catégorie :

 

Publié par El Diablo

 

Depuis plus de 30 ans, les réformes concernant notre système de santé et plus particulièrement l’hôpital se sont enchaînées et ont créé de multiples instances qui se sont empilées, rendant complètement opaque les processus décisionnels. Cela a commencé par la fin de l’administration d’Etat avec des directions ministérielles dont les responsabilités étaient clairement identifiées. Elles ont été remplacées par de multiples agences dont les statuts sont particulièrement opaques avec des responsables de moins en moins souvent fonctionnaires et issus de plus en plus du monde de l’entreprise, avec des allers-retours entre le public et le privé qui peut faire légitimement douter sur leur engagement au service de l’Etat. C’est notamment le cas des ARS, mais aussi de la HAS ou encore de Santé Publique France dont le fonctionnement lors de l’épidémie de la COVID laisse songeur, notamment en ce qui concerne l’achat des vaccins, des tests et des antiviraux.

Au niveau de la gestion des hôpitaux, la situation est encore plus complexe. Le conseil d’administration dont les responsabilités politiques étaient claires a été remplacé par un conseil de surveillance qui ne peut plus donner que des avis, tandis que le directeur investi de tous les pouvoirs est assisté par un directoire dont il nomme les membres qui lui doivent donc allégeance au risque de perdre leurs postes. Au niveau de la représentation des personnels, le comité technique d’établissement est devenu un comité social et économique avec la suppression du comité d’hygiène et de sécurité au travail, ce qui a permis de rogner ses prérogatives. Mais cela n’était pas encore suffisant pour réduire la représentativité des syndicats. Ont été ainsi mis en place les commissions de soins infirmiers, de rééducation et médico-sociaux permettant ainsi au directeur d’opposer les catégories socio-professionnelles entre elles en survalorisant les approches catégorielles corporatistes. A cela s’ajoutent les commissions des usagers qui constituent en théorie une avancée concernant les droits des patients mais qui dans les faits fonctionnent en autarcie et n’ont aucun réel pouvoir sur le fonctionnement quotidien de l’hôpital.

Il faut bien comprendre que la multiplication des structures ne permet plus de débat sur les questions essentielles que sont notamment le budget et le projet d’établissement. Par ailleurs, la division de la représentation des différents acteurs permet de vider les instances de tout pouvoir de décision en les cantonnant à la simple émission d’avis. Avis que le directeur n’est pas obligé de suivre !

Il est urgent de rétablir une véritable démocratie à l’hôpital et aux autres étages de notre système de santé qui ne peut fonctionner que dans le cadre d’un équilibre entre différents pouvoirs. A l’hôpital, un conseil d’administration doté d’un véritable pouvoir de décision sur la gouvernance de l’établissement doit être rétabli en face du directeur. Au niveau régional et national, remettons en place une administration d’Etat simplifiée et transparente, sous le contrôle des élus et des représentants des travailleurs.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

Source : Facebook

 

Socialisme et communisme en Amérique Latine


C'est un jour historique pour le Chili.

Karol Cariola devient la première communiste à présider la Chambre des députés du Chili.

Article et traduction Nico Maury son blog Perspective Communiste


ET EN PLUS, CE QUI GÂTE RIEN, JUGEZ VOUS-MÊMES, ELLE EST JOLIE,
LA NOUVELLE PRÉSIDENTE COMMUNISTE DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS DU CHILI !




La députée communiste Karol Cariola élue présidente de la Chambre des députés du Chili

 


Nos médias ou l’ignoble au quotidien

jeudi 11 avril 2024 par Francis Arzalier (ANC)

France Info l’autre jour vers 19 heures, avec des images glaçantes des nourrissons palestiniens morts de faim dans un hôpital de Gaza.

Question du journaliste au général en retraite qui est interviewé en tant qu’expert de service : « Pensez-vous que l’armée israélienne occupant le secteur et empêchant l’approvisionnement soit conforme au droit international, alors qu’elle vient de tirer sur un convoi d’aide humanitaire ? ».

Réponse pas vraiment embarrassée de la ganache rescapée des ratonnades racistes en Algérie d’autrefois : « On ne saurait l’affirmer, le Hamas exerce lui aussi une contrainte terroriste sur les populations palestiniennes ! »

En 1944, quand les SS en retraite de la Division Das Reich ont massacré après les avoir rassemblés dans l’église les habitants d’Oradour, ils n’ont pas eu l’audace de prétendre lors de leur procès ultérieur pour crime de guerre, que ces villageois étaient les otages de la Résistance française.

Et voilà qu’aujourd’hui, de prétendus journalistes français ou leurs consœurs nous infligent un couplet sur les supposés viols perpétrés selon Israël par le Hamas et travestissent l’évidence des crimes sionistes à Gaza.

Nos communicants Macroniens de 2024 ont découvert une nouvelle lecture de l’histoire, au service de laquelle toutes les ignominies sont permises, pour peu qu’elles soient utiles au colonialisme israélien ou à la Doxa de l’OTAN.

Mesdames, Messieurs, qui déshonorez votre mission d’informer les citoyens, veuillez croire à mon mépris quotidien !

 

Macron l’éventreur : les Européens doivent préparer leur portefeuille, par Svetlana Gomzikova

Les Russes voient ce que la classe politique française feint d’ignorer : à savoir le coût exorbitant du bellicisme de Macron et la manière dont non content de précipiter les Français dans un gouffre il prétend y entrainer les européens dont certains freinent des quatre fers… Que l’on puisse prétendre mener une campagne électorale en ignorant cette situation est du délire pur et simple. Les JC du nord qui ont créé le scandale en désignant Glucksmann et le PS comme ceux qui mènent la danse de mort de la jeunesse ont eu le mérite de désigner les enjeux au-delà des hypocrisies d’une gauche qui devient criminelle en pratiquant de fait l’union sacrée derrière Macron. (note de Danielle bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

https://svpressa.ru/politic/article/411594/

Le président français Emmanuel Macron, qui avait déjà annoncé qu’il était prêt à envoyer ses troupes en Ukraine, continue de débiter des idées sur la manière d’empêcher la Russie de gagner. Maintenant, pour l’amour de Kiev, il va “vider” les portefeuilles des Européens.

Le dirigeant français a déclaré le 11 avril que “l’Europe devra se mobiliser et trouver de nouvelles solutions pour financer” le régime de Kiev lors d’une réunion avec les dirigeants des entreprises françaises du secteur de la défense, qui coïncidait avec le début de la construction de l’usine de poudre à canon Eurenco dans la province de Bergerac, dans le sud-ouest du pays.

M. Macron a rappelé que lors du sommet de février à Bruxelles, les dirigeants de l’UE étaient parvenus à progresser dans le financement du soutien à l’Ukraine, en acceptant d’allouer 50 milliards d’euros. Toutefois, a-t-il déclaré, “il faudra peut-être se mettre d’accord sur davantage” si les États-Unis cessent d’aider Kiev.

Il a également souligné qu’il continuerait d’exiger des entreprises françaises qu’elles augmentent leur production, rappelant que la France a livré et continuera de livrer à temps les armes promises à l’Ukraine.

Récemment, le chef de la Cinquième République a multiplié les déclarations très menaçantes à l’égard de la Russie dans le cadre du conflit ukrainien. Mais dans ce cas, pour les beaux yeux du régime vorace de Kiev, il semble qu’il ait décidé de vider les portefeuilles – et pas seulement celui des Français, mais celui de tous les Européens. Une autre question est de savoir dans quelle mesure cette tâche est réalisable, étant donné que la population n’a tout simplement pas d’argent supplémentaire.

Ils s’engagent – comme dans un trou noir – pour alimenter le régime insatiable de Zelensky, qui en demande toujours plus chaque jour.

“En Occident, la population est objectivement de plus en plus fatiguée du fardeau que représente le financement de l’Ukraine”, a déclaré l’ambassadeur russe aux États-Unis, Anatoly Antonov, l’autre jour.

Selon lui, les Américains ordinaires ne comprennent pas pourquoi ils devraient travailler dur et payer des impôts, qui seront ensuite envoyés “pour financer et ‘alimenter’ militairement un pays lointain d’Europe de l’Est”.

En fait, les Européens ordinaires se posent les mêmes questions. Ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent payer l’Ukraine corrompue avec leurs prestations sociales. Mais ceux qui sont au pouvoir n’entendent pas les simples gens.

Les institutions européennes et les États membres de l’Union ont fourni au pays “indépendant” pendant le conflit depuis février 2022 plus de 88 milliards d’euros d’aide à tous les niveaux : politique, financier, humanitaire et militaire, a déclaré l’autre jour le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis.

Et peu importe que la nourriture ne profite pas au cheval. Macron fait preuve d’une grande générosité et propose de donner davantage.

Dans le même temps, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le déficit du budget de l’État de la France, deuxième économie d’Europe, a atteint 154 milliards d’euros, soit plus de 5 % du PIB. Et la dette publique de la République en 2023 a atteint le niveau de 3,1 trillions d’euros, soit 110,6 % du PIB.

Dans le même temps, précise le Daily Telegraph, le niveau des dépenses publiques reste obstinément élevé. De plus, il est certain qu’elles augmenteront, étant donné que M. Macron prévoit de dépenser davantage pour la défense.

Cette situation, associée à l’augmentation de la dette, pourrait entraîner l’effondrement non seulement de l’économie française, mais aussi de l’ensemble de la zone euro, note le journal.

La situation n’est pas meilleure pour l’Allemagne : la locomotive de l’UE en fait ne tient pas le coup.

Fin mars, l’Office fédéral allemand des statistiques (Destatis) a indiqué que la dette publique du gouvernement allemand au quatrième trimestre 2023 était supérieure de 3,3 % à celle de la même période de l’année précédente et s’élevait à 2,45 trillions d’euros.

L’augmentation de la dette publique allemande s’explique par le conflit armé en Ukraine et le début de la crise énergétique provoquée par les sanctions anti-russes.

Cette semaine, selon le Spiegel, un groupe de députés de tous les partis clés (à l’exception des Verts) du district d’Uckermark dans le Brandebourg a publié une lettre ouverte appelant le chancelier Olaf Scholz et le président du Bundestag Berbel Bas à cesser de fournir des armes à Kiev.

L’appel ressemble à un signal SOS.

Comme on le sait, après la suspension de l’aide militaro-financière des États-Unis, c’est l’Allemagne qui est devenue le principal sponsor des besoins de l’AFU. Selon les médias locaux, 72 % de toutes les exportations d’armes allemandes sont aujourd’hui destinées à l’Ukraine. Cela représente des milliards d’euros, que l’Ukraine ne rendra jamais. Mais en dépit du bon sens, Berlin est apparemment prêt à payer de plus en plus…

SP a demandé à Sergei Fedorov, collaborateur important de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie, candidat en sciences politiques, de commenter la situation :

– Il me semble que Macron s’est mis au pied du mur avec ses discours russophobes selon lesquels “nous ne devons pas permettre à la Russie de gagner”. Il est vrai qu’il n’explique pas comment il va nous infliger une “défaite stratégique”, ni ce qu’est une “victoire ukrainienne”.

Et, bien sûr, si l’on regarde les sondages, l’Ukraine est à la douzième place, c’est-à-dire l’avant-dernière, des priorités des préoccupations de l’électeur français. Tout d’abord, les gens sont préoccupés par l’inflation, la baisse du niveau de vie, la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat, ce qui est tout à fait compréhensible.

Je rappelle qu’ils ont même eu du mal à trouver ces 50 milliards. Et ils ont envisagé plusieurs scénarios, car il n’y a vraiment pas d’argent. Macron a même suggéré d’émettre des euro-obligations, de contracter des emprunts et d’investir dans la production militaire. Mais il faut payer les emprunts. On ne sait pas très bien comment ils vont s’y prendre.

L’idée de voler les intérêts de nos avoirs gelés et de les utiliser pour aider Kiev n’est pas la meilleure non plus.

En principe, tout cela est possible. Mais c’est difficilement réalisable.

“SP : Pourquoi ?

– Parce que la dette publique de la France a déjà dépassé les trois mille milliards. Et qu’elle continue de croître.

Marine Le Pen a récemment fait une remarque ironique sur les talents de Macron en la matière : “Le Mozart de la finance a montré de quoi il était capable. En 2007, cette dette était de un trillion deux cent mille euros, et le Premier ministre de l’époque, François Fillon, avait déclaré que la France était en état de faillite. Aujourd’hui, ce montant a presque triplé. Comme on dit, on sent la différence…..

La question de savoir où trouver l’argent reste ouverte.

“SP” : Et Macron n’a pas le temps de penser à son pays et à ses citoyens, il ne pense qu’à l’Ukraine…

– Macron est en pleine campagne électorale pour le Parlement européen. Et ce serait un cauchemar terrible pour lui si la droite raflait soudainement les partisans de l’intégration européenne de Macron. C’est d’une importance capitale pour lui aujourd’hui. Car il n’a pas de quoi se vanter en politique intérieure.

Il a fait de la lutte contre la Russie et de l’aide à l’Ukraine le thème principal de son parti pour les élections. Il y a déjà une véritable psychose.

Valerie Hayer, tête de liste du Parti de la Renaissance, a récemment déclaré lors d’un meeting électoral que “nous revivons Munich 1938”. Et les Daladier et Chamberlain d’hier sont les Le Pen et Orban d’aujourd’hui.

Je pense que les analogies de Mme la députée sont claires.

Mais Poutine est déjà fatigué de dire que nous n’allons attaquer personne. Ils ne comprennent pas. Et ils exploitent à fond cet alarmisme.

Je le répète : la rhétorique de Macron est liée aux élections. Car la défaite qu’on lui prédit déjà assombrira sans aucun doute les dernières années de son mandat. Et dans une large mesure, elle sapera probablement son désir de voir son successeur au pouvoir.

Il s’agit donc d’un enjeu de politique intérieure.

SP : Les Français n’en ont-ils pas assez d’alimenter ce “trou noir” qu’est l’Ukraine ?

– Bien sûr, les gens n’aiment pas ça du tout. Même si les récits russophobes qui y sont diffusés ont, bien sûr, leur effet. 60 % des Français – selon les sondages – pensent réellement que la Russie est une menace pour eux. Et donc, “faisons quelque chose pour empêcher l’agression de Poutine, qui ne s’arrêtera pas à l’Ukraine et ira plus loin”.

Il s’agit évidemment d’un non-sens. Mais, malheureusement, cette absurdité s’est ancrée dans le cerveau du Français moyen (et, en fait, de beaucoup d’Européens). C’est une chose qu’il faut aussi comprendre. Et Macron colporte tout cela parce qu’il n’a rien d’autre à dire.