mardi 26 novembre 2013

SUITE DE ACHO, AVEC LES PHOTOS ET COMMENTAIRES DE POCHO(1)

Dicen que fue una serie con los pies clavados en la tierra.Pero con el culo fuera de Acho( Il s'agit deFerrera)

El Kasachov
¡pico¡ ¡pico¡ ¡pico¡(Ferrera)

¡¡¡vaya mierda¡¡

Más venta ja que est, no sé como
¡¡¡¡Julipie¡¡¡¡(Ferrera)

Sablazo, indigno( Talavante?)
Cabra Nº2

A esto los lameculos de la prensa rentada le llaman " estar en torero"

Cabra Nº 3

Cabra semoviente, rodando por los suelos. Qué empaque el del figura ( Perera)
Ceñidísimo
(1) Hier, je n'ai pas pu recopier les photos. Aujourd'hui, çà a marché: je croise les doigts

lundi 25 novembre 2013

CLIN D'OEIL A UN GRAND AFICIONADO DU PÉROU.




REGARDS SANS CONCESSION  D’UN AFICIONADO PÉRUVIEN SUR LA CORRIDA DE SON PAYS


POCHO PACCINI BUSTOS est aficionado Péruvien. Pas un adepte de la corrida moderne, comme ces amateurs de la « fiesta circo » depuis toujours aveuglés par les paillettes et l’esbroufe, la cette  parodie de la fiesta brave imposée par la coalition des tricheurs  du mundillo,  tous  trafiquants magouilleurs qui précipitent inéluctablement la corrida dans le mur.
POCHO PACCINI BUSTOS est aficionado « A LOS TOROS ». Comme moi avec mon modeste outil, il exprime sa passion sur son blog : «  EL DESJARRETE DE ACHO », et lui non plus n’a pas la langue de bois : ce qu’il a vu dans les ruedos, il le dénonce sans concession. Pas la  langue dans la poche, POCHO, et ce qu'il écrit sur son blog, venant d’un continent où la fiesta fantaisiste compte souvent beaucoup plus que l’intégrité de la fiesta brava, mérite le détour.
POCHO : no tienes  lengua en tu bolsillo. Y mereces nuestra admiración. Pa ti, querido amigo.
C’est pourquoi ce soir, en lisant ses coups de coeur, j’ai eu envie de lui adresser ce petit hommage: celui d’un aficionado français qui l’admire, salut que partageront, j’en suis sûr, beaucoup d’entre nous.
Pour cela, quoi de plus simple et de plus normal que de lui donner la parole, en traduisant simplement quelques phrases de ses textes, dans le désordre, mais là n’est pas l’important, me semble-t-il, et quelques commentaires qui accompagnent ses photosque je n'ai pas pu recopier

Premier exemple, relatif à la corrrida du 2 Novembre

LAS "FIERAS" PARA LA PRIMERA CORRIDA DE "TOROS" DEL ABONO DE ACHO

(LES « FAUVES » POUR LA PREMIÈRE CORRIDA DE ACHO : DES SARDINES !)

Corrida horrible , desigual de presentación (lo que lleven dentro, solo Dios lo sabe) y con algo de pitones a la hora que tomaron las fotos.
Veremos si mañana 03 de noviembre de 2013 hay reducciones por efecto de la actuación mágica del "Barbero de Sevilla", que acá suele actuar con extrema eficacia, para comodidad de las figuritas.
Esperemos que Javier Castaño, que actuará sin su cuadrilla de lujo  (Sandoval, Adalid y Sanchez), no nos defraude en éste extremo.



Horrible corrida, seul Dieu sait ce que ces toros avaient dans les tripes. Demain nous verrons si le coiffeur a fait son sale boulot de scieur de cornes pour plaire aux figuritas. Et qu’au moins Javier CASTAÑO, qui doit toréer sans sa cuadrilla de luxe, ne franchisse pas les limites du déshonneur






Plaza de Acho. 10 de noviembre de 2013.
San Esteban de Ovejas y La Ahumada / Juan José Padilla , David Fandila y Alfonso de Lima .


Commentaire relatif à une photo de Fandi,estoquant comme un corsaire: NE REVIENS PLUS A  ACHO !!


lunes, noviembre 18, 2013

FIGURAS, NADA DE TOREO Y CON CABRAS

( DES FIGURAS, PAS DE TOREO, MAIS DES CHÈVRES EN GUISE DE TOROS)

Ferrera – Perera – Talavante-

Dicen que fue una serie con los pies clavados en la tierra….Pero con el culo fuera de ACHO !
(Commentaire d'une photo de Ferrera faisant des passes fuera de cacho : est-il utile de traduire ?)

 ¡Pico ! ¡Pico ! ¡Pico ! (Autre photo du même Ferrera )

DOMINGO 10 NOVIEMBRE. ACHO : HORRIPILANTE CORRIDA

(ACHO : SECONDE CORRIDA DE TOROS HONTEUSE)

Padilla- El Fandi – Alfonso de Lima  

"Voici le subalterne qui a quémandé une oreille pour son petit patron, comme si ACHO était une arène de plage portative"
(Autre légende accompagnant la photo d'un peon plus brigand que torero)

 Sur la novillada, pour conclure ce panorama, légende d'une photo:
"Este novillote, es del tipo de "toros" que imponen las figuras en Acho. Juli,Ponce, Castella, etc, etc, ect".

Deux mots sur les novilleros du jour :

 RAFAEL CERRO (Primero y cuarto). Novillero al cual le falta bastante por aprender del toreo hondo, pero si curtido en las artimañas del destoreo (abuso del pico, perfilero y nada de nada). (Rompu aux ficelles des plus roublards, il a tout à apprendre pour toréer dans les règles) Lo dicho basta y sobra para sus dos novillos.

ROMAN COLLADO (Segundo y quinto). Se le vio voluntarioso, apuntando buenas maneras, algo tremendista, pero con un par de huevos que ya quisieran tener las llamadas figuras del escalafón actual.  ( Avec une paire ….que n’ont pas les prétendues « figuras » - déjà désignées- qui occupent l’escalafon)


Le mot de la fin, il l’emprunte à  TONI :
Hoy más que nunca, cobra vigencia esta frase de mi amigo de Juan Antonio Hernández , del elchofre.com :
"El empresario taurino es el máximo responsable de los fraudes que se puedan cometer en su plaza. Él es el que contrata a los toreros destoreadores con sus condiciones, él es el dueño de los toros que se lidian, y él es el que vende ese producto."




 

samedi 23 novembre 2013

LA FSTF S'ADRESSE AUX PRÉFETS (1)

Lettre ouverte aux Préfets des Départements Taurins

Messieurs les Préfets des départements Taurins,
Notre Fédération défend la corrida et le public aficionado depuis 1910, elle le fait avec respect et dans la légalité.
Depuis cinq ans, elle a prévenu à plusieurs reprises les différentes autorités, du danger de trouble à l’ordre public provoqué par les « manifestation-confrontation » aux abords des arènes. Le comportement des groupuscules « anti-corrida » étant de plus en plus provoquant, violent et hors la loi.
Depuis, la situation n’a fait que s’aggraver :
-                  Les manifestations pseudo-pacifiques, souvent non-déclarées, ne sont devenues que des agressions envers le public et même des actions de guérilla urbaine très violentes (voire les événements récents de RION des Landes et de RODILHAN).
-                  Les citoyens qui se rendent aux arènes et même les habitants de la ville, doivent subir, pendant des heures, les pires insultes, les harcèlements, les menaces, les agressions physiques, les dégradations, les lancers de fumigènes, les sirènes hurlantes …
-                  Le public aficionado s’étonne de devoir subir ces violentes provocations devant et même dans les arènes alors que dans d’autres lieux plus sensibles, la même situation est impensable !
-                  Tout ceci se passe en présence des forces de l’ordre et … sans aucune arrestation ! Tout ceci serait donc légal ? et même encouragé ? Où en sera la limite ?
Sachant que ces groupuscules, dont les leaders sont bien connus des services du SDIG, diffusent par tous les moyens quantité de mensonges grossiers sur la corrida mais aussi des discours de haine envers les citoyens aficionados et les habitants des régions taurines, de plus, ils ont l’art de se présenter comme des victimes ! : Ils ne peuvent ainsi que pousser quelques illuminés à commettre les actes les plus graves, voire le geste de trop !
Les nombreux méfaits enregistrés depuis quelques années (jamais élucidés) : Dégradations de biens public et privés, menaces de mort, incendies criminels, lettres piégées, harcèlement, chantage, etc…s’ajoutent à l’exaspération des citoyens. Tout comme le fait que le chantage à l’ordre public des manifestations guérillas amène à multiplier les forces de l’ordre, qu’il faudra payer. Double peine pour les citoyens des villes taurines !
Le peuple aficionado à la culture tauromachique (inscrite dans le patrimoine français) s’est comporté de façon exemplaire face à ces provocations et ces agressions. Cependant aujourd’hui, la situation est très grave, l’indignation est à son comble, de plus en plus de voix s’élèvent et même menacent ! Nous tenons à vous mettre en garde devant cette situation insurrectionnelle.
Si la permissivité des autorités continue à encourager les fauteurs de troubles, elle provoquera une explosion de violences incontrôlables.
Je vous prie de croire, Messieurs les Préfets, en l’expression de nos sentiments distingués.



Roger MERLIN
Président de la FSTF
N.B.
(1)J'ai décidé de publier cette lettre. Intégralement. Sans ôter ni ajouter un point ni une virgule. Parce qu'elle émane de la Fédération des Sociétés Taurines de France. Avec qui je suis loin de partager sa complicité avec l'OCT et son gourou, si vous voyez ce que je veux dire....
Parce que je partage totalement le coup de colère de tous ceux qui  s'indignent du comportement des  commandos anti -corrida, ces hors la loi qui utilisent des méthodes de voyous, carrément fascistes, pour intimider, vilipender, insulter, agresser, violenter, des gens dont le seul crime est d'aller assister à un spectacle légal, reconnu par la loi: la corrida.
Si chacun de nous prétend faire interdire une quelconque activité populaire sous le prétexte qu'"il n'aime pas", alors, il sera impossible de se côtoyer, encore moins se supporter. Chacun son arme, chacun sa loi, çà promet de beaux jours!!!
Parce qu'aussi la passivité ou l'indifférence de certains aficionados m'inquiète au plus haut point. Trop d'amis aficionados continuent de faire le dos rond. Je ne trouve pas normal, c'est même pour moi insupportable, de découvrir des policiers déployés tout près des arènes pour nous fouiller, nous, nos voitures, nos sacs, pendant que des individus cagoulés nous narguent, nous provoquent, alors que nous n'avons rien à nous reprocher. Ces hors la loi devraient conduits loin d'ici, où nous nous sommes dans la légalité, et être emmenés en garde à vue, pour provocations et entraves à l'ordre public! On leur permet au contraire de "manifester", police en tête qui est chargée de faire respecter l'application de la loi, et certains d'entre nous continuent de faire comme si rien ne se passe.
Pourtant, ma liberté à moi de citoyen ou d'aficionado n'est pas négociable. Et ceux qui continuent de faire comme si de rien n'était se réveilleront peut-être trop tard. 
La loi, rien que la loi, voilà ce que nous devons exiger que les préfets fassent appliquer avec l'autorité qui s'impose.
C'est pourquoi j'approuve, et je signe. 
Pedrito
(Les insultes et les torchons habituels des animalistes anonymes névrosés seront évidemment versés à la corbeille: seuls seront publiés les commentaires sensés ou respectueux)

vendredi 15 novembre 2013

MIGRATION DES GRUES CENDRÉES: LE MEILLEUR DES BAROMÈTRES.




Elles arrivent, par centaines, par milliers, elles passent sur nos têtes, jour et nuit, inlassablement.
Elles annoncent simplement l'arrivée prochaine de l'hiver, mieux sans doute que la chaine météo.

Les premières ont commencé leur migration à la fin juillet: très peu,  6 grues étaient par exemple signalées au-dessus de la Haute Garonne le 22 juillet dernier
Puis la migration continue courant août, faiblement, mais les grues se rassemblent aux abords des lacs scandinaves et les premiers vols importants sont signalés en Allemagne et dans le Nord Est de la France en Septembre. Une particularité étonnante: elles se rassemblent au lac du Der, 5000 oiseaux y étaient par exemple comptabilisés au soir du 1° Octobre.

Le lac du Der est un lac artificiel de 4800 hectares et 77 km de rives, à la limite de la Marne et la Haute Marne, il est devenu une réserve naturelle et une étape tout aussi naturelle de nombreux oiseaux migrateurs. il est aussi un haut lieu de l'ornithologie française, qui attire des spécialistes ornithologues  du monde entier.

C'est donc probablement depuis ce lac de Champagne Ardennes, peut-être aussi depuis le lac Temple, dans l'Aube, autre réserve naturelle, qu'après quelques heures ou journées de repos, sont reparties vers le Sud, vers l'Espagne notamment, mais aussi les lacs d'Aquitaine, les grues cendrées dont le caquètement familier nous fait lever la tête, dès le printemps, quand elles se rendent en Scandinavie, et aux portes de l'hiver,  lorsqu'elles quittent les grands froids, notamment depuis ces dernières semaines où la migration vers l'Espagne a atteint sa plus haute capacité. On sait que toutes ne partent pas en même temps, elles attendent leur tour, dans un ordre fixé sans doute par la nature et ses lois qui nous échappent....Nature que l'homme continue d'ignorer et de saccager. Infatigablement, elles avancent dans le ciel en "escadrons" de la forme d'immenses V, elles volent de jour comme de nuit, il n'est pas rare de les entendre et de les deviner jusque tard le soir, lorsqu'on ferme volets et fenêtres des maisons. Ce jeudi 14 et ce vendredi 15 Novembre, j'en ai dénombré plusieurs centaines, au cours de nos randonnées dans la campagne, et depuis le jardin. Certaines faisaient mine de repartir vers le Nord, puis elles revenaient et retournaient encore, en accomplissant de grands cercles: comme si elles hésitaient à continuer vers le Sud. Sans doute la barrière blanche des Pyrénées et le froid des cimes les contraignent à obliquer vers le Sud Ouest, Béarn et Pays Basque, peut-être les rives océanes, à moins qu'elles n'attendaient un petit réchauffement vers la mi journée, pour franchir l'austère et inhospitalière barrière blanche des cimes Pyrénéennes, qu'appréhendent tous les oiseaux migrateurs.
Leur prochaine et avant dernière étape devrait être la lagune steppique de Gallocanta, en Aragon, - 6720 ha -, ou une autre, dans la même région, mais à Gallocanta se rassemblent chaque année plusieurs dizaines de milliers de grues cendrées- 50 à 60.000-, avant que le plus gros des troupes établissent leurs quartiers d'hiver dans les dehesas d'Extremadura, où elles s'alimenteront et reprendront des forces, jusqu'au printemps. Quelques unes resteront en Aragon, dans le paradis des oiseaux qu'est Gallocanta (Chantecoq),  qui est aussi un important rendez-vous d'ornithologues, ces passionnés qui nous en apprennent tant sur la vie et les moeurs des oiseaux, tous les oiseaux, et sur les migrateurs que sont les grues cendrées, obligés de voler sur des milliers de km, deux fois par an, pour rechercher les meilleures conditions pour s'alimenter et se reproduire, aux termes de longs périples au-dessus de nos têtes.

Pour notre plus grand plaisir, mais aussi pour aider l'homme à vivre dans un environnement naturel salutaire pour lui.

Pour agrandir les photos: click!











jeudi 14 novembre 2013

DON CELESTINO CUADRI VIDES: LÉGENDAIRE GANADERO DE TOROS DE LÉGENDE.


Il a marqué de son empreinte l'élevage du ganado brave: sans lui, sans ses célèbres CUADRI, et aussi bien sûr sans d'autres élevages célèbres qui ont foulé le ruedo de la plaza FOURNIOL,  VIC FEZENSAC ne serait sans doute pas devenue aussi célèbre qu'elle l'est, appréciée par le monde aficionado de FRANCE et d'ESPAGNE.
Aujourd'hui, c'est un clin d'oeil à ce personnage de légende, grâce à deux hommages que j'ai relevé sur deux blogs espagnols aficionados, deux avis évidemment concordants, car le ganadero fit toujours l'unanimité parmi le public aficionado, avec l'abnégation qu'il entretenait à élever de vrais toros de combats, mais aussi par sa discrétion dans les ruedos, même au plus fort de la gloire, lorsque ses pupilles faisaient claquer haut et fort la bandera de la ganaderia de CUADRI. Quand on voit aujourd'hui les comportements déshonorants de certains éleveurs quémandant la grâce d'un eral ou d'un borrego domec-stiqué, et l'apparition dans le ruedo, à la fin du spectacle, d'un mayoral qui devrait se cacher, mais qu'un imbécile a poussé dans l'arène depuis le callejón pour faire comme ailleurs, alors que les produits qu'il représentait ne valaient pas un pet, on se dit que les choses ont bien changé, depuis Monsieur CUADRI: la honte, on connait plus!

D'abord Javier SALAMANCA, le 13 Novembre, 2013, dans le Rincón de ORDOÑEZ, nous glisse quelques mots, brefs mais  significatifs, sur le célèbre ganadero disparu il y a 12 ans:
"Le 1° novembre 2001 décédait Don Celestino CUADRI VIDES, éleveur de toro bravo, tous ceux qui le connurent parlent toujours de lui avec admiration et respect.
Aujourd’hui, lorsqu’on parle avec un employé du domaine, on s’entend dire : «  Don Celestino disait, don Celestino faisait.... »
Lorsqu’on s’adresse à un de ses fils, c’est pour s’entendre répondre : « Mon père disait, mon père faisait.... »
Si tu parles à l’un de ses petits enfants, il déclare : "Mon grand père disait, mon grand père faisait"....
Dans mes papiers, j’ai retrouvé un article de l’UCTL, où l’auteur ne cache pas ce que représentait pour tous Don Celestino CUADRI VIDES, comme personne et comme éleveur de brave, et ce qu’il a légué à ses héritiers. Ces tardes de gloire qu’il savourait avec modestie. Ce fut sans nul doute un grand homme, je le considère comme tel même si je ne l’ai personnellement jamais rencontré, et surtout j’aime ses toros."

La parole maintenant à Jaime Sebastian de ERICE, journaliste a « la UNION », article  «  El ejemplo de Don Celestino CUADRI VIDES"…., paru au lendemain de la disparition du ganadero.

"Don Celestino CUADRI VIDES s’en est allé, mais il nous laisse le souvenir d’un homme scrupuleusement honnête. Parce qu’il fait partie de cette espèce d’hommes prestigieux et en même temps sociaux qui ont donné à la ganaderia ses lettres de noblesse. Éleveur de la tête aux pieds, avec sa conception parfaitement claire, exemplaire, du rôle essentiel que le toro doit assumer pour garantir la qualité du spectacle. Avec cela, il fut toujours fidèle à ses choix, et à un engagement envers le public toujours en adéquation avec son quotidien. Pour vivre cette passion, il préférait toujours la solitude des pâturages de sa province de HUELVA à la promiscuité des callejons ou des déclarations à la presse.

Il a quitté notre monde avec la satisfaction du devoir bien fait, au milieu de l’immense affection des siens, rassemblés autour de lui, avec la reconnaissance de ses amis et le profond respect des aficionados, qui ont unanimement apprécié son acharnement discret, son abnégation , à réussir le but qu’il poursuivait : élever de vrais toros.
Nous garderons de lui le souvenir de son comportement exemplaire lors de son triomphe au cours de la San Isidro 1998 : cachés dans les tendidos hauts de l’arène, ses fils, fuyant les honneurs, pendant que grandissait l’ovation unanime des aficionados, devant le spectacle auquel ils venaient d’assister avec d’authentiques toros, obligèrent leur vieux mayoral à sortir du callejon, chapeau en main, pour saluer et recevoir l'ovation et les remerciements du public debout.
Avec la distinction de celui qui veut éviter d’attirer sur lui les regards, avec aussi cette simplicité inculquée à ses fils, il vivait ses moments dont rêvent tous les ganaderos, il vivait avec modestie un triomphe inoubliable dans les arènes de MADRID."

Un exemple à suivre, partout et par tous, mais le ver n'est-il pas depuis trop longtemps dans le fruit?

mercredi 13 novembre 2013

NOVILLADA DE ST SEVER DU 11 NOVEMBRE

Il est 16H, le ciel est bas et gris, mais il ne pleut pas. En avant pour le paseillo, aux accents de "Pan y Toros", devant un petit quart d'arènes de courageux, venus braver les frimats et la pluie de ce novembre . Et c’est vrai qu’il faut avoir l’aficion bien accrochée, pour se poser sur les gradins des arènes Capdeville par des journées pareilles, et y voir défiler quatre érales dont le trait commun fut la faiblesse de pattes alliée à une noblesse – une mollesse - doméquisante. Excessive. Quasiment ennuyeuse. Bien roulés, certes, mais peu solides, le premier m’a semblé traîner sa patte avant gauche. Et trois sur quatre laissèrent pendre la langue dès le début de la faena.
Et face à eux, des enfants qui ont appris à faire des passes, consciencieusement, à ces bestioles issues d’élevages dont raffolent figuras et figuritas. Des novillos qui toutefois ne pardonnaient pas la moindre erreur à leurs verts opposants. Et des erreurs, ils en firent chacun plus que de raison, en tout cas beaucoup plus que des cites croisés : ce qui explique le nombre de volteretas payées cash, heureusement amorties par la boue du ruedo
Le premier Graciliano est mansote, il se désintéresse rapidement de la cape de HUSSON, puis il finit par suivre la muleta qui lui est présentée, au cours d’une pâle faenita profilée et accrochée à droite comme à gauche. Multiples passes sans aucun relief. Cogida. Acier dans le dos. ONZE mouchoirs, et la « présidente » sort le sien. Minable
Miguel PACHECO entendra les trois avis. Il a quelques beaux gestes, face à un eral très faible, qui s’agenouillera plusieurs fois. Avant de se figer comme un bloc de marbre, ce qui n’empêche pas le garçon de s’acharner irraisonnablement à lui arracher quelques demi embestidas. Faenita à reculons, interminable. Puis nombreux pinchazos , sans effet. Le novillo est puntillé depuis le burladero, après les avis, au grand dam du gamin en pleurs.
Yannis « El ADOUREÑO » nous gratifie de quelques beaux gestes avec sa cape : son « Graciliano » est très beau, costaud, armures commodes. Mais bien vite la faena perd de son sérieux; tellement le gamin ne s’applique qu’à vouloir imiter les « grands ». Passes changées dans le dos en se contorsionnant, « pendule », cites de loin mais sans charger la suerte, il n’en faut pas plus pour que le palco de ces dames déclenche la musique. La cogida, prévisible, inévitable, arrive, et la seconde sera évitée de justesse, autant de raisons de déchaîner les aplausos de mes jeunes voisines, plus séduites par le courage que le toreo d'ADAME.  Épée tendue sur le côté à un novillo qui restera entier et maître du rond jusqu’au bout, bouche fermée. Oreille. Yannis a « fait des passes, » comme ses compagnons de cartel. Et çà a plu au public et au palco, même si çà n’est pas toréer de verdad.

Et voici le dernier des quatre, Luis David ADAME, comme son nom l’indique il est le cadet de Jose, Luis et ses passes de cape à la mexicaine, tauromachie fleurie tellement hasardeuse qu’il se fait bousculer, avant de réaliser avec el ADUREÑO quelques passes « al alimon », histoire de chauffer le conclave ravi . Puis le novillero banderille en sollicitant les applaudissements du public avec forces gestes, tel MENDOZA sur son cheval implorant les palmas de cirque du rejoneo. Le torito est faible, il s’agenouille rapidement après le passage rapide de la muleta sur son museau. Faenita poussive elle aussi, à l’image du bovidé. ADAMO junior fait des passes et des redondos, appris de cette tauromachie moderne stéréotypée. Arrache encore quelques demi charges au novillo, dans les cornes, muleta basse, palca conquise: deux oreilles qui tombent sans attendre après une entière où le garçon perd la muleta.
Comme dit plus haut, bétail  de PILAR POBLACIÒN del CASTILLO justito de forces, très noble, têtes commodes. Décevant. On espérait mieux de de St SEVER. Comme partout, ou presque, une année noire. L'an prochain, peut-être....
Déception, d’autant qu’il fallut en plus se coltiner la présence insupportable de 15 tocards venus tenter de nous gâcher la fête, avec leurs cagoules noires et leurs cartons griffonnés de « respecte la vie », comme si ces clampins avaient le moindre respect pour les gens qu’ils agressent. (°) On parlait de milliers de morts après le passage du typhon, loin d'ici,  et ici, loin de ce drame immense, quelques fachos sont venus nous provoquer et apitoyer le monde des moutons animalistes sur la mort de quatre toros. En plus, des flics partout, l'un d'eux profitant de son uniforme pour carrément emmerder le citoyen: à un stop en bas de la ville, une voiture arrêtée devant la notre,au milieu de la voie, et inspectée par un uniforme. Impossible de passer. Au bout de quelques minutes, comme je m'impatiente sans qu’il daigne me voir et me fasse signe, je m’adresse au fonctionnaire pour lui demander l’autorisation de  contourner son barrage un peu plus bas . « Attendez, je n’en ai pas pour longtemps », telle fut sa réponse, et j’ai dû attendre encore deux ou trois minutes de plus le bon vouloir de monsieur qui se vengeait sans doute de devoir travailler le 11 novembre, à cause des 15 tocards hors la loi qui mobilisaient un escadron de police, ou par la faute de citoyens ayant eu le tort de venir à St SEVER pour assister à un spectacle légal, mais qu'une poignée de 15 névrosés cherchent par tous les moyens illégaux à faire interdire.
Et même fussent-ils 1500, de quel droit  vouloir imposer des choix qui ne regardent qu'eux?
Mal dia, mal tiempo, mala gente, mal palco :que pena ! 
Et que dire des invités du callejón? Ils applaudissent, bruyamment, tout, absolument tout, alors qu'ils devraient se faire discrets....Au dos des billets d'entrée aux arènes figurent des conseils adressés sous la forme "AVIS AU PUBLIC". A quand les conseils de discrétion adressés sur leurs cartons aux squatters invités des talenquères?

 

 (°) Parenthèse.
 Non-violents, ces anti-corridas? Des forcenés, agressifs et dangereux! Voilà - entre autres forfaits - ce qu'ils sont capables de faire à quelqu'un qui déambule, les mains dans les poches,  près des arènes, lorsqu'il se rend à la corrida. Cela s'est passé à Rodilhan. Ces névrosés se camouflent sous le masque de la non violence pour frapper celui qui ne s'y attend pas. Ils revendiquent le "respect" alors qu'ils violentent ceux qui restent indifférents à la névrose qui les habite. Ils n'ont comme sentiments humains que l'injure, l'insulte, l'agression, contre celui ou celle qui continue de voir l'image de la mort d'un fauve avec un regard et des sentiments différents. Nous serions les bestiaires, les brutes sanguinaires, et eux, les "gentils zantis"! A quand l'application stricte de la loi, avec les poursuites contre les hors la loi?

mardi 12 novembre 2013

Faut-il dissoudre le peuple ?

Chronique d'Evariste

Faut-il dissoudre le peuple ?

Lundi 11 novembre 2013
Par Évariste
Pour réagir aux articles,
écrire à evariste@gaucherepublicaine.org
A écouter les commentateurs médiatiques aux ordres, et même certains militants politiques et syndicaux, sur l’élection de Brignoles ou sur la révolte des « bonnets rouges » en Bretagne, ne faudrait-il pas en effet se poser la question de Bertolt Brecht : « Ne serait-il pas plus simple de dissoudre le peuple » ?
Que se passe-t-il à l’élection de Brignoles ? Une partie significative des couches populaires habituées au vote à gauche choisit l’abstention. Elle en a assez de l’alternance sans alternative entre les néolibéraux de droite et de gauche alors que sa situation se dégrade. La droite ne mobilise pas. Le front pseudo-républicain de deuxième tour entre les néolibéraux de droite et de gauche ne fonctionne plus. Il n’y a pas de gauche de gauche sur place. L’extrême droite du FN, en embuscade, ramasse la mise.
Que se passe-t-il chez les « bonnets rouges » bretons ? Le refus de l’écotaxe n’a été que la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Rien de plus. Nous avons dit dans notre dernière chronique d’Evariste tout le mal que nous pensons de cette écotaxe, qui n’est qu’une façon que de mettre du péage sur des routes gratuites, car le raisonnement capitaliste de la taxe qui fait changer les comportements n’est plus de mise. Cela n’est défendu que par les capitalistes verts.

Le modèle productiviste du monde agricole et agro-alimentaire breton est à bout de souffle. Les difficultés du tissu industriel breton laissent présager des lendemains de misère. C’est la conséquence de la logique hyper européiste qu’ont suivie le petit patronat breton, les agriculteurs de la FNSEA et les élus solfériniens et UMP, bretons et hexagonaux. Il est à noter que les bassins d’emploi bretons sont beaucoup plus segmentés que dans la moyenne des bassins d’emplois hexagonaux, ce qui accroît la désespérance en cas de crise. Certains cantons n’ont qu’un seul employeur !1
La filière porcine, par exemple, est prise en étau entre les promesses et les subventions néolibérales et le dumping salarial organisé en Allemagne par le « socialiste » Gerhard Schröder avec ses réformes Hartz et poursuivi par la réactionnaire Angela Merkel. On ne dira jamais assez que l’Union européenne, c’est l’instauration de « la guerre des territoires ».
Mais ce n’est pas tout ! Toute cette désespérance est amplifiée par le fossé qui ne se comble pas entre les couches populaires ouvrières et employées et les couches moyennes intermédiaires d’une part et les organisations syndicales revendicatives et la gauche de la gauche d’autre part. La faible mobilisation, pour ne pas dire plus, de la manifestation sur les retraites d’octobre 2013 en est l’illustration.
Devant cette réalité, soit nous proposons de dissoudre le peuple qui n’accepte plus certains discours soit, au lieu d’injurier les salariés qui ont manifesté avec les « bonnets rouges » en Bretagne, au lieu de répéter les pratiques militantes sans prise avec le réel, nous constatons tous ensemble la nécessaire révolutionnarisation des pratiques sociales et militantes, syndicales et politiques.
Alors que le rapport des forces de la lutte des classes est aujourd’hui défavorable aux couches populaires et aux couches moyennes intermédiaires, alors que l’intensification des politiques de désespérance est à l’œuvre, alors que toutes les “rustines » sautent les unes après les autres, alors que toutes les idées simplistes à la mode prônant la prééminence surplombante (qui résout tout à elle toute seule) se dévaluent rapidement, il faut ouvrir le débat démocratique sur la question centrale : « Que faire ? »
Vous connaissez notre thèse : nous serions à la fin d’un pli historique et donc la centralité politique est d’engager la bataille pour l’hégémonie culturelle, au sens d’Antonio Gramsci. Pour cela, de notre point de vue, il faut :
- engager le processus de transformation de la gauche de la gauche en gauche de gauche ;
- comprendre pourquoi la bataille du Front de gauche contre l’abstention et le FN est à court terme perdue et comprendre ce qu’il faut faire pour la gagner à moyen terme ;
- comprendre pourquoi les couches populaires ouvrières et employées (53 % de la population) ne prennent le vote Front de gauche qu’en 5e choix, ce qui empêche la transformation sociale et politique ;
- réagir contre  le phénomène de gentrification (déport des couches populaires vers les zones périurbaines et rurales) et de prendre les mesures politiques qui s’imposent ;
- faire de  l’éducation populaire  une priorité pour gagner la bataille de l’hégémonie culturelle ;
- engager le débat démocratique sur les sujets qui intéressent les couches populaires ouvrières et employés et les couches moyennes intermédiaires : santé et protection sociale, école, services publics, laïcité, union européenne, chômage et emploi, politique industrielle, immigration et droit de la nationalité, démocratie, etc. Puis, mais seulement dans un deuxième temps, globaliser l’analyse sur les causes économiques, politiques et culturelles de la désespérance et des injustices ;
- penser  un nouveau modèle politique alternatif au modèle politique néolibéral (car le capitalisme n’est plus réformable). Pour nous, ce modèle alternatif, est le modèle politique de la République sociale
Pour nous, ce modèle alternatif, est le modèle politique de la République sociale, actualisation sociale, actualisation au XXIe siècle de ce concept étudié en son temps par Jean Jaurès, dont beaucoup méconnaissent la pensée profonde (notamment ceux qui l’instrumentalisent contre ses vraies idées !). Ce modèle, qui a resurgi en juin 1936, puis de nouveau le 15 mars 1944 avec le programme du Conseil national de la Résistance, permet aujourd’hui de penser le processus de sortie du capitalisme selon la stratégie jaurésienne de l’évolution révolutionnaire, de ses ruptures nécessaires, de ses exigences fondamentales.
Si vous êtes gagné à ces idées, continuez à nous lire, contactez-nous…

Post-scriptum au soir du 11 novembre

Ce week-end du 11 novembre aura vu une augmentation de la tension en France.  D’abord, dans la droite ligne des années 30,une instrumentalisation par l’extrême droite, de la commémoration du 11 novembre dans le scandaleux chahut organisé contre le président Hollande sur les Champs-Élysées. Ensuite, une instrumentalisation des « bonnets rouges », dénoncés, aussi bien par le maire « divers gauche » de Carhaix, l’un de leurs porte-parole, que par toute la gauche bretonne, celle qui a manifesté à Quimper et celle qui a manifesté à Carhaix.
Nous aurions tort de prendre cela à la légère, tant l’analogie avec les années 30 est forte. De plus en plus, il faut lier la bataille contre les politiques néolibérales et contre l’extrême droite, car cette dernière sait qu’elle peut devenir l’ultime recours des néolibéraux. De plus, cette extrême droite joue double jeu (avec une sorte de takia comme chez les intégristes islamistes). D’un côté, Marine Le Pen a repeint la façade du FN pour faire croire que derrière le Rassemblement Bleu Marine, le FN est devenu un parti comme les autres, et de l’autre côté, des organisations formellement séparées font le travail de provocation. Mais leur séparation, comme dans toute période de crise, ne trompe que ceux qui manquent de culture historique et politique.
Nous avons déjà suffisamment dit que le mouvement syndical revendicatif, et même le Front de gauche, n’avait pas été à la hauteur des enjeux en laissant l’initiative à d’autres forces. Alors nous pouvons saluer le mot d’ordre de la marche du 1er décembre, lancé par Jean-Luc Mélenchon. Oui, il faut s’opposer aux politiques fiscales néolibérales de Nicolas Sarkozy et de François Hollande,  et revendiquer une révolution fiscale républicaine. Oui, il faut s’opposer aux cadeaux fiscaux demandés par le Medef et faire une politique favorable aux couches populaires et aux couches moyennes intermédiaires. Mais là, bien sûr, l’engrenage de la crise globale nous obligera à intégrer cela dans l’émergence d’une République sociale comme alternative anticapitaliste au modèle économique et social néolibéral.
  1. Voir ce qu’en dit le géographe Ch. Guilluy : « Le pays est scindé en deux. Il y a d’un côté les métropoles – qui réalisent 80 % du produit intérieur brut - et le reste du pays, la France rurale des employés, des fragiles. Ce qui se passe en Bretagne illustre cette fracture. Certes, il y a de grandes agglomérations dynamiques, comme Rennes et Nantes, à côté de territoires sinistrés. Et un plan social dans un territoire comme celui-ci fait des ravages. Parce que les gens ont compris que ce qui les attend, c’est le chômage total. Pour la première fois dans l’histoire, la majorité de cette classe moyenne basse, ces nouvelles catégories populaires (ouvriers, employés, retraités qui vivent avec le niveau du salaire médian c’est-à-dire autour de 1500 euros) sont exclus des territoires actifs. » http://www.lopinion.fr/17-octobre-2013/christophe-guilluy-pays-est-scinde-en-deux-5193 []

vendredi 8 novembre 2013

VOTER CONTRE LA DROITE ET SAUVER LE PS QUI TRAHIT: LE PIÈGE POURRA-T-IL FONCTIONNER ENCORE LONGTEMPS?

Lire ici le texte de Gérard MORDILLAT, qui m'a paru au plus haut point opportun, en ces temps de lavage permanent de cerveau, par des médias aux ordres des uns ou des autres, "journalistes" dépendants du système qui les trie sur le volet pour servir la presse libérale qui n'affiche plus qu'une seule sensibilité, celle du fric, et pour cela médias exclusivement préoccupés de remplir la gamelle.

Le Texte de Gérard Mordillat:
C’est une constatation cruelle mais c’est une constatation nécessaire : il y a désormais en France deux partis de droite. Un parti à tendance néofasciste, l’UMP à la sauce FN, et un parti néolibéral qui ne porte plus le nom de socialiste que par paresse.
Monsieur Valls suggérait d’ailleurs d’en changer, conscient que le terme « socialiste » est désormais vide de sens pour lui et ses semblables, comme le terme « gaulliste » l’est pour messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et consorts. Par ailleurs, à propos des socialistes, il est devenu banal de parler de « la gauche de droite », ce qui oblige les commentateurs à distinguer certaines déclarations individuelles émanant de « socialistes de gauche ». Il y aurait donc des socialistes qui récusent le nom même de socialistes – des hommes de droite déguisés en hommes de gauche, si l’on préfère – et des socialistes qui, contre la majorité de leur propre parti, tentent de ne pas solder l’héritage de Jaurès.
C’est dire combien la confusion gouverne. Aux élections municipales qui s’annoncent, cette confusion risque d’augmenter encore puisque, à Paris en tout cas, le PCF a décidé de faire liste commune dès le premier tour avec le PS. Mais avec quel PS?
Celui dont les membres siègent au gouvernement ou avec quelques irréductibles pour qui le « socialisme », selon Jaurès, travaille « à la réalisation de l’humanité ». Une humanité qui « n’existe point encore ou existe à peine. À l’intérieur de chaque nation, elle est compromise, comme brisée, par l’antagonisme de classe, par l’inévitable lutte d’une oligarchie capitaliste et du prolétariat. Seul le socialisme, en absorbant toutes les classes dans la propriété commune des moyens de travail, résoudra cet antagonisme et fera de chaque nation enfin réconciliée avec elle-même, une parcelle d’humanité ».
À l’aune de ces paroles et de ses actes, est-ce que M. Hollande est socialiste? Est-ce que M. Moscovici l’est? Et M. Valls? Et M. Strauss-Kahn? Et M. Sapin ? Et M. Cahuzac, qui récusait la lutte des classes ? Et M. Lamy ? Et tous ces ministres si empressés de parader à l’université d’été du Medef et préférant se faire porter pâles lorsqu’il s’agit d’arpenter les allées de la Fête de l’Huma ? Et… et… et… etc.
On ne peut pas, bien sûr, mettre tous les socialistes dans le même sac Vuitton. Sur le plan municipal, il est incontestable que des élus socialistes œuvrent sans réserve à améliorer le sort de leurs concitoyens, à tenter de leur rendre la vie plus facile, à développer les activités artistiques et culturelles, etc. Je pense notamment aux actions menées dans les 11e et 20e arrondissements. Il n’y a pas de discussion, ces socialistes-là font ce qu’ils peuvent et, même, font en partie ce qu’il faut et pourraient même faire plus en ce qui concerne le logement, mais ils agissent. Maintenant, si on s’intéresse aux membres « socialistes » du gouvernement, le bilan est tout autre. La liste des reniements, manquements, trahisons est si longue qu’il serait fastidieux de la détailler. Juste pour mémoire : la signature du traité Merkozy, la séparation de façade entre les banques de dépôt et les banques d’affaires, l’absence d’un relèvement significatif du Smic, l’abandon de la lutte historique de la classe ouvrière pour la diminution du temps de travail, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la ruine confirmée de l’hôpital public, l’absence de loi pour empêcher les licenciements de confort financier, le choix du capital contre le travail, Florange, PSA, etc. N’en jetez plus, la cour est pleine !
Le piège est là.
Si nous votons pour le socialisme « municipal » et que, par miracle, le parti à la rose évite ainsi la déroute annoncée, le gouvernement y verra l’adhésion des citoyens à sa politique ; au contraire, si c’est la Berezina, les mêmes socialistes « de gouvernement » déclareront que ce vote est sans signification, sinon purement local, et continueront de mener leur insupportable politique. Dans un cas comme dans l’autre, l’électeur sera volé de son vote, comme il l’a été après le référendum à propos du traité constitutionnel rejeté par une très large majorité de Français (y compris une majorité de militants socialistes) et repassé au Parlement dans les mêmes termes sous le nom de traité de Lisbonne, avec l’appui massif des élus socialistes. Un déni de démocratie que « toute l’eau de la mer ne saurait effacer », aurait dit Lautréamont.
Mais tout cela serait sans importance.
L’urgence serait de faire barrage au Front national, aux prochaines élections municipales et européennes, de voter utile. Et déjà, le chœur des « socialistes » de gouvernement entonne le grand air de la nécessité, qui fait loi. Mais dans le même temps, quand les citoyens ne votent pas selon le désir des « socialistes » de gouvernement, leur vote est méprisé, annulé ; mais, dans le même temps, M. Valls tient des propos et mène une action en parfait accord avec les idées de madame Le Pen, de Ciotti, Guéant, Hortefeux et les autres, y ajoutant l’hypocrisie d’expulser, de persécuter au nom de « l’humanité ».
Avant de voter, si nous posons la question : qu’avons-nous de commun avec les « socialistes » du gouvernement ? La réponse est meurtrière : rien. Qu’ont-ils de commun avec messieurs Sarkozy, Copé, Fillon et leurs amis ? La réponse est assassine: presque tout, hormis quelques nuances sur l’enseignement, la recherche et la justice. Ce qui les distingue ne sont que des postures au grand théâtre de la politique spectacle. Les uns jouent à être de gauche, les autres à être de droite, mais tous chantent en chœur la rengaine thatchérienne « il n’y a pas d’alternative », sont les thuriféraires du capital, de la propriété privée. Personne ne peut avoir oublié cette une stupéfiante de Paris Match où François Hollande et Nicolas Sarkozy posaient côte à côte, dans le même costume, la même attitude, défendant à l’unisson le oui au référendum. Des jumeaux sortis du même œuf néolibéral, affichant la même morgue, le même mépris des citoyens, ces minables, ces rustres, dont le vote n’était organisé que pour amuser la galerie.
Dès lors, comment pourrions-nous, une fois encore, voter utile, faire confiance aux « socialistes » de gouvernement ?
Nous ne pouvons pas. Nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons pas à la fois être leurs critiques les plus déterminés et les alliés de circonstance des socialistes municipaux qui, par leur silence – de fait –, font perdurer une politique ouvertement de droite, antisociale et sécuritaire. Au nom de je ne sais quelle morale de circonstance, la confusion ne doit pas être entretenue, ne peut plus l’être. Elle n’est plus de mise. Aujourd’hui, les « socialistes » de gouvernement ne sont plus simplement des faux frères, ni des adversaires, mais des ennemis (de classe) que nous devons affronter, quoi qu’il en coûte. Un siège au conseil municipal de quelque ville que ce soit ne vaut pas d’abdiquer nos convictions, notre volonté de transformer le monde et de réaliser l’humanité que Jaurès appelait de ses vœux. C’est dire qu’il faut avoir le courage de rompre clairement avec ce « socialisme » en peau de lapin qui n’est que démagogie et mensonges. Cette rupture politique est salutaire même pour nos camarades socialistes, ces militants pris en tenaille entre l’affliction et l’indignation de ce qui se pratique aujourd’hui en France au nom du « socialisme ». Les positions sont claires : les « socialistes » de gouvernement sont désormais sans vergogne un parti de droite, à nous d’incarner la gauche en actes, de cesser d’être aimables et compréhensifs, et de nous dresser contre eux et leurs répliques de l’UMP-FN. Comme disait l’autre : le changement, c’est maintenant

LE 11 NOVEMBRE, ANNIVERSAIRE DE LA GRANDE BOUCHERIE, VU PAR CANAILLE LE ROUGE


  • Publié le 8 Novembre 2013  SUR LE BLOG de CANAILLE LE ROUGE

14-18 Les fusilleurs font la repasse







14-18 Les fusilleurs font la repasse
Canaille le Rouge n'avait pas l'intention de s'appesantir sur ce 11 novembre là tant les suivants vont obliger à revenir sur la première grande guerre impérialiste du 20ème siècle.

Mais la façon pour le moins cavalière avec laquelle Blummollet règle administrativement la question politique et historique des fusillés pour l'exemple ou pour mutinerie oblige à revisiter Craonne,

La période avait ses dames.

Pétain fréquentait assidûment celles de petites vertus pendant que les troufions arpentaient le chemin du même nom pour « mourir pour des industriels ».



Pétain - parce que déjà c'est lui- est nommé le 17 mai 1917 au poste de général en chef des armées françaises en remplacement du général Nivelle. L'état major décide avec sa nomination de niveler par le bas.

Le batifoleur invétéré des bordels de Quimper décide de rétablir la discipline au sein des régiments touchés par les mutineries, en alliant condamnations exemplaires et quelques mesures d'amélioration de l'ordinaire des tranchées.

Plus de 500 mutins ou assimilés sont condamnés à mort des son arrivée. (dès 1915 Viviani avait engagé les prodédures des tribunaux militaires et commencé à faire fusiller des conscrits ruraux qui devenaient fous à penser à l'absence de bras pour la récolte). Pétain industrialisa la procédure pour les prolos contaminés par la révolution russe de février 17, celle d'Octobre poussant plus tard à des pactisation dans certaines tranchées)*.

Le nombre de sentences effectivement exécutées reste en débat mais le traumatisme est immense parmi la troupe et la déjà vieille culotte de peau assoit sa réputation dans les milieux les plus réactionnaires. 

Blummollet n'est pas trop à l'aise sur la question. Le gouvernement qui fait la courte échelle au futur chef de l’État français est un gouvernement d'union sacrée (écoutez les propos 2013 du « chef de l' état ») et comporte des figures de la SFIO (dont A Thomas ministre de l’armement) alors que les mutineries seront un des points de rupture (rôle des anciens combattants dans la scission du Congrès de Tours) en 1920.

Donc, soyons clair une vitrine aux invalides ne rendra pas justice aux assassinés du capital, le peloton d’exécution fut-il commandé par l'alliance SFIO, Radicaux et Radicaux Socialistes d'alors.

Il est vrai que rouvrir les dossiers Viviani comme ministre de la guerre et celui de Pétain le fusilleur montrera la constance des va-t-en guerre et concernant les seconds la responsabilité de ceux qui, en connaissance de cause, lui accorderont les pleins pouvoirs pour abattre la république 23 ans après les répressions liées à Craonne
PS. Merci à CANAILLE LE ROUGE pour cette vivifiante lecture qui détonne au milieu des blablabla actuels, dont il est difficile de deviner, tellement ils se ressemblent, s'ils viennent de la droite décomplexée ou de la gauche caviar.





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Cette image est publiée par EL DIABLO



mercredi 6 novembre 2013

LES ASSASSINS SONT A L'OEUVRE PARTOUT: MÊME AU MEXIQUE!




Ricardo López "El Cade".


TORERO CAMBRIOLÉ ET ASSASSINÉ AU MEXIQUE

Il s’appelait Ricardo LÒPEZ ALFARO " EL CADE".

Il avait 32 ans. C’était un torero, un matador, même si on en a peu parlé. Surtout pas dans la presse pipole à scandale des figurinas. Un "second couteau. Un sans grade, loin du cercle fermé des milliardaires filous des ruedos Il estoquait avec la main gauche. Un torero tout de même! Mexicain! Le MEXIQUE: un autre pays d'aficion! Où déjà il y a quelques semaines un autre sans grade, Juan Luis SILIS, a failli périr, sous la corne du toro, lui. ( Lire le texte de Florent, "Aficion a los Toros"))

Deux cambrioleurs s’étaient introduits dans sa maison de TLAJOMULCO L’infortuné torero originaire de VERA CRUZ a eu le tort de les surprendre chez lui dans leur sale besogne: il a reçu un coup violent sur la tête, asséné avec une arme ou un objet que la police n’a pas retrouvé à ce jour, et il a payé de sa vie sa rencontre avec ses agresseurs. Ses tueurs! Transporté en ambulance à l’hôpital de GUADALAJARA , il devait y décéder quelques heures seulement après avoir reçu de son assassin le ou les coups mortels.
Voler les modestes biens de Ricardo ne leur suffisait pas : ils lui ont aussi pris la vie. Comme çà ! Sans honte ni scrupule ! Ni regrets, évidemment.
Il semble qu’ils étaient deux : un homme et une femme, jeunes ! Que des voisins ont vu s’enfuir. « La femme est l’avenir de l’homme », chantait Jean FERRAT. Toutes les femmes ne ressemblent pas hélas, à ce symbole d’amour vénéré par Jean et ses fans. La preuve par ces innombrables crimes rapportés chaque jour par les médias, au cours desquels elles font autant preuve d’inhumanité que les hommes les plus cruels.

Pour la petite histoire, « El CADE » fit partie au début de sa trop brève carrière de l’équipe de Pablo Hermoso de MENDOZA. A ses côtés, il toréa environ 110 fois, il vécut à partir de 2003 dans la propriété du rejoneador navarrais. Il avait pris. l’alternative à San Andrés TUXTLA, - Vera Cruz, MEXIQUE- en février 2007, des mains de Alfredo RIOS « El CONDE », témoin Pablo de MENDOZA.

Hommage à ce torero inconnu, qui ne méritait pas le triste sort que d'infâmes ordures lui ont réservé.

Al hijo de puta que te mató, maestro, que se muere en el peor suffrimiento que se podria inventar....

¡ Adios, torero !