samedi 28 juillet 2018


Une fois pour toutes, le communisme c'est quoi?

28 Septembre 2016 Publié dans #GQ, #Théorie immédiate, #Front historique, #Cuba, #Russie

 

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Marx et Engels à l'Alexander Platz à Berlin, janvier 2007

Le communisme est une idée simple et vraie à la portée de tous.

Le projet communiste moderne naît avec le Manifeste du Parti Communiste de Marx et d'Engels, publié en 1848 à Londres, quatre jours avant le déclenchement de la Révolution à Paris.
C'est l'idée de donner un but au progrès qui s'accélère vertigineusement au milieu du XIXème siècle, au progrès des forces productives et du savoir humain, et ce but est une société sans classes, où règne l'abondance et où cesse l'obligation du travail.
Une société où chacun apporte ce qu'il peut et où chacun prend ce qu'il lui faut. Ce qui est rendu possible par l'abolition des classes sociales.
Le communisme vise à remplacer le travail contraint dont la forme principale est le salariat par l'activité libre et l'ordre politique par l'auto-organisation consciente de l'humanité. Choisir d'assigner à l'histoire ce but à long terme, bien différent du but actuel du progrès qui est d'accumuler les aliénations et de détruire la planète, nécessite le renversement de la bourgeoisie par le prolétariat.
La bourgeoisie, c'est la classe des exploiteurs, qui contient les détenteurs des moyens de production et les intellectuels qui servent ou qui justifient l'exploitation. La bourgeoisie a joué un rôle positif dans le passé, mais elle empêche maintenant le progrès de l'humanité vers un stade supérieur parce qu'elle accapare la plus-value produite par les travailleurs, et parce qu'elle impose aux masses, en dominant la culture et l'information, la perception que le monde capitaliste est le meilleur des mondes possible et qu'il est indépassable.
Le prolétariat, c'est la classe des exploités qui produisent tout : paysans, ouvriers manuels et intellectuels, simples travailleurs, techniciens ou cadres techniques, agents du service public. La situation révolutionnaire qui peut porter le prolétariat au pouvoir et lui donner la possibilité de supprimer les classes résulte du développement des contradictions internes du capitalisme.
Le jeu de ces contradictions, dans l'histoire réelle et dans la pensée, c'est ce qu'on nomme la dialectique. Lorsque les contradictions du capitalisme deviennent antagoniques, dans un mouvement irrépressible, c'est la révolution sociale, dont l'issue possible est le socialisme.
La période de transition vers le communisme, où subsiste le travail et l'État répressif, c'est le socialisme. Se passer de cette étape pour sauter à pieds joints dans le communisme est tout simplement impossible.
Si on n'est pas d'accord pour donner un tel but au progrès, si par exemple on pense que la domination de classe est indépassable, qu'elle est à jamais nécessaire pour motiver l'être humain à créer, à dépasser sa condition, si on pense que le travail et la guerre sont éternels, on ne peut être communiste. Si on pense qu'une telle société n'est pas possible, qu'elle n'est pas souhaitable, ou ni l'un ni l'autre, on n'est pas communiste. Si on pense qu'on peut la réaliser dans la misère d'un squat, on est un pseudo-communiste, un gauchiste. Si on dit que la bourgeoisie va se laisser faire, on est un social-démocrate (et si on le pense vraiment, on est un idiot).
Et si on ne croit pas au progrès, on ne peut pas être communiste non plus. Ce qui ne signifie pas qu'il faille se prosterner devant toutes les nouveautés techniques produites au service de l'exploitation et de l'aliénation.
La victoire ultime du communisme est bien inscrite à l'horizon de l'humanité, et c'est le seul qu'elle ait. Reste à savoir si le capitalisme ne l'aura pas détruite auparavant.
Comme on le voit, il n'est pas bien difficile de comprendre ce qu'est le communisme !
La première tentative de construire une société orientée dans ce but et dirigée par le prolétariat, la Commune de Paris de 1871, a duré 62 jours. La deuxième, le socialisme réellement existant de L'Union Soviétique, a duré 74 ans. Une telle tentative est toujours en cours aujourd'hui à Cuba, malgré l'hostilité implacable des États-Unis voisins, principales bases mondiales du capitalisme. L'histoire de ces tentatives reste à écrire, il n'existe en guise de récit historique scolaire et médiatique les concernant qu'une mauvaise propagande de guerre.
Le communisme n'est pas qu'un projet, c'est aussi le matérialisme historique, la science réelle de l'histoire, de la société et de l'économie, dont les jalons ont été posés par Marx dans Le Capital, chef d'œuvre de la pensée humaine, dont le premier volume, le seul qu'il ait achevé, a été publié en 1867. Cette science n'est pas enseignée dans les universités, même si on y parle de Marx, et on ne peut l'apprendre que dans les luttes, à l'aide des classiques de la révolution, et au premier chef dans l'œuvre de Lénine, à condition de n'y voir pas un dogme, mais un guide pour l'action.
Et qu'est ce que le communisme n'est pas ?
Il n'est pas "l'amour", "le partage", il n'est pas "l'humain d'abord", il n'est pas la "citoyenneté", il n'est pas le retour au troc, ou la mise en commun de la misère. Le communisme n'est pas un lot de consolation pour les affligés. Le communisme n'est pas moral, il est réel. Pour paraphraser Nietzsche, pourtant l'un de ses principaux adversaires objectifs, il est par delà le bien et le mal.
Et qu'est ce qu'un communiste?
C'est une homme ou une femme qui veut une révolution de la base économique et sociale, pour réaliser, à terme, le dépassement définitif de l'esclavage et du salariat, et qui travaille et fait la guerre pour supprimer le travail et la guerre.
Car le communisme c'est enfin selon les mots de Marx : "la lutte réelle qui supprime les conditions existantes".

GQ 21 septembre 2007 - dernière modification 29 septembre 2016

UN SIGNE PRÉMONITOIRE QUE CE TITRE COURTISAN?


La victoire des Bleus, carton plein pour Macron et la France.

Au lendemain de la victoire des bleus sur la Croatie, voici ce qu'a écrit en titre gras un des "rédacteurs" de la page d'ouverture d'internet Orange, sans doute désireux d'être remarqué et récompensé par son petit monarque encore tout émoustillé de la victoire des bleus, émoustillé surtout par les œillades d'abord, puis par les caresses provocantes de la blonde incendiaire croate : certains ont appelé çà les relations cordiales entre nos deux pays, d'autres y voyaient plus clair ! Autre chose plus prosaïquement animal!
Ainsi donc, la victoire des bleus était pour un lèche-bottes du système de la presse aux ordres un carton plein pour Macron.
Que voilà un sens aigu du commentaire journalistique, avec ce titre ô combien prémonitoire !! Digne d'un fou du roi! D'un courtisan! 
Voilà où conduit pour certains cette manie d'encenser à l'excès les gens qu'ils considèrent -comme le système leur apprend en le répétant à l'envi- "les grands de ce monde": les politiciens quels qu'ils soient ne sont grands que pour les tout-petits, pour les larbins sans conscience politique. Quand ces politiciens sont mauvais et le prouvent chaque jour, leur tresser des lauriers confine à la bêtise crasse. On devient leurs complices. Ce que sont beaucoup de prétendus rédacteurs et autres minables journaleux.  Tant pis ! C'est dit, Macron ne mérite aucun louange, son art consommé de nous prendre pour des jambons a fini par m'exaspérer sans retour. Je sais, il n'est pas le premier, çà fait 50 ans que j'éprouve les mêmes sentiments, que je lutte contre tous les pouvoirs au seul service de la finance, mondiale, européenne, cette Europe qui nous a tout pris, même et surtout notre indépendance, mais là, tous les records sont battus: les frasques, les méfaits, les mensonges, les lois et mesures réactionnaires, de ce petit président monarchique puant de suffisance et d'orgueil au seul service des Français les plus riches ne mérite pour moi aucune circonstance atténuante  C'est vrai que Macron a réussi ce jour-là auprès de sa brûlante voisine d'abord,  puis quelques jours plus tard  avec les exploits de son petit protégé Benalla, le carton plein annoncé par le lèche-c.. de service d'Orange. Et quel carton plein!!! Combien sont-ils les Français qui souhaitent le voir continuer à démolir le bien commun? 20? 25? 30%? Deux fois plus souhaiteraient au contraire le voir quitter ce nouveau Titanic qu'est devenu la République Française....
De là à lui attribuer servilement un carton plein..... Non, ORANGE, vous lirez ce post parce que je vais vous l'adresser, et vous saurez que vos abonnés ne sont pas tous, et loin de là, des pro capitalistes béats et résignés devant le fait du prince, et ne supportent que très mal cette dévotion envers ceux qui ne méritent ni la résignation que vous cultivez, ni vos ronds de jambe, mais partagent notre mépris de citoyens avisés envers ceux et celles et leurs complices qui persistent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.  

LE PSEUDO MONARQUE SERA-T-IL CONTRAINT DE RENDRE SON TABLIER?

Benalla a été confié à une nounou issue du gang des Zemour.

La boucle est fermée, Alexandre Benalla a été pris en main par l'ancien "attaché de presse" du gang des Zemour. Marc Francelet, la nounou d'Alexandre, saura guider la langue du jeune homme et refreiner ses éventuelles impulsions. La France est sauvée.
« Pour la première fois depuis le déclenchement de l’affaire qui porte son nom, Alexandre Benalla parle. Barbe rasée pour ne pas être importuné, l’ancien chargé de mission de l’Elysée, accusé d’avoir molesté deux manifestants en marge des manifestations du 1er Mai, a accepté de répondre longuement aux questions du Monde.
L’entretien, que nous n’avons pas fait relire, s’est déroulé à Paris, mercredi 25 juillet, au domicile de Marc Francelet, un ancien journaliste reconverti dans les affaires, qui se présente aujourd’hui comme « communicant ». Lors de la séance photo, réalisée en fin de journée, est apparue Michèle Marchand, figure de la presse people et très proche du couple Macron. Preuve que dans la tempête, M. Benalla n’est pas un homme seul.  »
Voilà le texte exact qui introduit l’entretien donné par Alexandre Benalla au quotidien Le Monde. Pour ceux qui ne sont pas les habitués des arrières cuisines de la presse, où l’atmosphère sent le rance des petits arrangements, Marc Francelet est un élément indispensable comme l’eau dans le Ricard. Voilà près de 50 ans que « Marco » grenouille, corrompt, fait chanter, menace, embrouille et ment. Marc sait que les journalistes gagnent peu, ou pas assez. Ils ont besoin de thunes ou équivalents. Et lui est là.
Un soir, alors journaliste à l’Express, je suis surpris en décrochant mon manteau de la patère de sentir un volume inhabituel dans ma poche intérieure. C’était une grosse liasse de billets, il y en avait pour lourd. Et j’ai compris. Francelet étant passé là quelques heures plus tôt, c’était lui le sponsor caché. Je lui téléphone :
« C’est toi qui a mis de l’argent dans ma poche ? »
« Oui, je sais que tu pars pour un voyage au Japon et, là-bas, il faut des sous pour acheter des gadgets. »
Je lui retourne son fric. C’est ça Francelet, l’achat à crédit où à long terme. Ainsi il a eu de nombreux amis dans la presse. Enfin, en 1980, quelques heures après la mort de mon père, ayant un peu plus de quatre sous dans ma poche, il a cette fois réussi à ce que la monnaie passe vers la sienne. Sans retour.
J’ai connu ce garçon en 1975 après qu’il eut fait un premier séjour en prison. Intermédiaire dans une affaire d’Utrillo volés lors d’un hold-up, Francelet avait fait en sorte que les toiles de l’artiste se retrouvent vendues comme du bon pain au Japon ! Sa fille, alors un bébé, ayant besoin d’une opération à un pied, « Marco » étant à nouveau en taule, j’ai offert une poussette à sa femme. C’est vous dire si je connais ce bandit de longue date. Dans la foulée il est devenu l’attaché de presse du gang des Zemour. Depuis il n’a jamais cessé de côtoyer le banditisme comme le goéland suit le sardinier. D’exercer sa force de persuasion sur des industriels suivant une méthode qui, un moment, lui a permis d’utiliser à sa guise le jet privé de la Générale des Eaux. De temps en temps, un chantage qui a mal tourné, des pierres précieuses envolées... Marco retourne à la case prison, mais finalement assez peu pour un garçon qui mène un train de vie de nabab sans jamais avoir travaillé autre chose que l’embrouille. Jusqu’à devenir l’ayant droit des mémoires d’Ariel Sharon, puisque l’individu est très lié à certains clans en Israël. Pensez qu’il a un jour escroqué "Dédé la sardine", André Guelfi, d’une énorme somme en lui présentant un faux article (très utile pour Dédé) qui, assurait-il, serait publié dans Le Monde grâce à son intervention !
J’écris tout cela dans le vide, contre le vent puisque je sais très bien que, pour la grande presse, Marco n’est qu’un confrère marginal, et rigolo. Utile. Le Monde II a naguère consacré un ahurissant papier à ce malfaiteur présenté comme le prototype du « grand reporter » aventurier. Je vous jure que c’est vrai ! Et ce matin, le même Monde, cette fois quotidien, nous dit qu’il questionne Alexandre Benalla « dans l’appartement de Marc Francelet »... Francelet tombe ici comme Jawad le « Logeur de Saint Denis », il est incontournable. Sans l’offenser, ce copinage ne contribue pas à blanchir l’auréole d’Alexandre Benalla. Qui ignore sans doute, faute d’une note de Collomb, la vraie nature du Francelet.
Pour les lecteurs non convaincus, ou ayant du temps à perdre, je conseille l’ouverture de ces quelques liens qui seront pour eux l’occasion de lire un peu de polar. En cette période de vacances c’est utile de rebondir sur les rires de d’une affaire dans laquelle, comme l’écrit Le Monde, Benalla « n’est pas seul dans la tempête »... Le Monde a derrière lui une vraie culture de la perfidie et du coup de pied de l’âne, en écrivant cette phrase les journalistes subodorent un lien entre l’Elysée et Francelet, la nounou d’Alexandre. Ce jeune tabasseur a besoin d’un guide capable de lui dire ce qu’il doit dire et ce qu’il doit taire. Je me souviens que, lors de l’un de ses séjours en prison, Marco s’est retrouvé dans la même cellule qu’un père de famille ayant torturé son fils alors surnommé par les journaux « L’enfant du placard ». Depuis sa taule notre communiquant passe murailles a réussi à vendre à Match le témoignage de ce père indigne... et repentant. Au moment de la rédaction de la confession, quand le texte du papa n’était pas assez dur, cru, violent, Francelet exigeait qu’il reprenne sa copie vers le pire. Voyez que, pour la « com » Marco contrôle. La "com" ? Il l’a dans le sang des autres. Nul doute que le désarroi de l’élève Alexandre est maintenant calé dans de bons rails, sans risque de débordement. Nous ne saurons rien.
Jacques-Marie BOURGET
http://admi.net/archive/www.bakchich.info/Marc-Francelet-et-les-trois-cents,03945.html
http://admi.net/archive/www.bakchich.info/Marc-Francelet-et-les-trois-cents,03945.html
http://www.liberation.fr/societe/2012/10/14/les-comptes-et-legendes-de...
https://www.letemps.ch/monde/chute-roi-relations-publiques-embarrasse-...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Francelet

Note de Pedrito
On nage plus que jamais dans les eaux glauques du pouvoir macronien: Benalla confié à Francelet!!! Cet "attaché de presse "  du gang des Zemour, des figures de la mafia juive qui défrayèrent la chronique avant de tomber sous les balles de tueurs ou de la police, cet affairiste qualifié de "sulfureux", pour ne pas dire les choses par leur nom, par le monde des médias pipoles..... Et Macron qui s'enferre dans son incorrigible orgueil à vanter  les qualités d'un voyou qui s'est cru autorisé de jouer au Rambo sachant par avance que son ami Président le protègerait envers et contre tout!
Macron qui a définitivement oublié son rôle de gardien de la Constitution et de ses valeurs: entre, d'une part, des citoyens agressés et frappés sur la voie publique par un gangster payé depuis l'Élysée par le contribuable Français, et d'autre part ce même voyou avec un petit cerveau en ébullition et sa violence aveugle, Micron roi soleil choisit de protéger le malfrat. Tout ce monde au seul service du capital, par TOUS LES MOYENS, même les pires.
Le petit monarque à la manque doit vite démissionner.

La pointe de l’Iceberg: les protagonistes visibles de l’affaire Benalla..

INFOGRAPHIE. Vous ne comprenez rien à l’affaire Benalla ? On vous résume l’identité et les rôles de chacun en une image

De l’Élysée au ministère de l’Intérieur en passant par la préfecture de police de Paris, difficile de s’y retrouver dans la foule de personnages auditionnés à l’Assemblée et au Sénat ou mis en cause dans l’affaire Benalla. france info a donc eu une excellente initiative de publier ces principaux protagonistes. Cela permet déjà de comprendre la manoeuvre de Macron qui vise à écarter du champ des responsabilités ceux qui lui sont proches pour faire porter le poids de l’affaire à la police, ministère de l’intérieur, préfecture de police et service élyséens de protection. Ces derniers se défendent et refusent de jouer les fusibles, d’où l’interruption des auditions par la commission des lois de l’assemblée nationale où en Marche a la majorité. Et la continuation au sénat où la droite a la majorité. Ceci explique le théâtre immédiat mais pas le fond de l’affaire.(note de Danielle Bleitrach)
Depuis qu’elle a été révélée par Le Monde, mercredi 18 juillet, l’affaire Benalla éclabousse la classe politique jusqu’au plus haut sommet de l’État, mais aussi des hauts gradés au sein des forces de l’ordre. Outre le comportement violent d’Alexandre Benalla, proche du président de la République, place de la Contrescarpe, à Paris), lors d’une manifestation pour le 1er-Mai, c’est le fonctionnement ubuesque des institutions qui est pointé du doigt.
Qui a autorisé Alexandre Benalla à être là ? Comment un citoyen peut-il se retrouver avec un brassard de police, un casque et une radio ? Qui était au courant de l’existence de la vidéo ? Qui a averti le chef de l’État ? En attendant les réponses à ces questions, franceinfo vous présente les rôles et les fonctions des différents protagonistes.

Gérard Collomb Stéphane Fratacci Jean-Marie Girier Emmanuel Macron Patrick Strzoda Alexis Kohler Vincent Caure Laurent Simonin Michel Delpuech Philippe Mizerski Alain Gibelin Maxence Creusat Jean-Yves Hunault Christophe Castaner Vincent Crase

Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur

Son rôle dans l’affaire. Responsable des forces de police, Gérard Collomb a été informé par son directeur de cabinet des violences d’Alexandre Benalla le 2 mai. Le « premier flic de France » a également précisé qu’avant de le prévenir, ses collaborateurs s’étaient « déjà entretenus avec le préfet de police et en ont informé le président de la République ». Il n’est pas allé plus loin et a attendu les révélations du Monde pour saisir l’IGPN.
Sa réaction. Gérard Collomb estime n’avoir rien à se reprocher. S’il n’a pas réagi au début, c’est parce qu’il considérait « que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté ». Il a aussi précisé lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire qu’il n’avait pas été averti de la présence d’Alexandre Benalla sur le terrain en amont et qu’il ne le connaissait pas personnellement.
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Stéphane Fratacci, directeur de cabinet de Gérard Collomb

Son rôle dans l’affaire. Selon Gérard Collomb, c’est Stéphane Fratacci qui l’a informé de l’existence de la vidéo mettant en cause Alexandre Benalla dès le 2 mai. « J’ai été informé de ces vidéos l’après-midi [du 2 mai, donc] par mon cabinet qui m’a signalé en avoir référé au cabinet du président », a expliqué le ministre de l’Intérieur face à la commission d’enquête parlementaire. Ancien préfet du Grand-Est, il aurait donc géré directement avec le cabinet d’Emmanuel Macron.
Sa réaction. Entendu mercredi 25 juillet par la commission d’enquête parlementaire, il est resté très évasif. S’il a reconnu ne pas « connaître personnellement » Alexandre Benalla, il a multiplié les éléments de langage lors de son audition : « Je n’ai pas eu ces informations »« je n’ai pas d’explications », remarque France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
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Jean-Marie Girier, chef de cabinet de Gérard Collomb

Son rôle dans l’affaire. Collaborateur de Gérard Collomb depuis 2012, Jean-Marie Girier est l’homme qui a validé l’embauche d’Alexandre Benalla au sein du parti En marche ! Selon le ministre de l’Intérieur, il est le premier membre de son cabinet à être informé de la vidéo d’Alexandre Benalla.
Sa réaction. Jean-Marie Girier ne s’est pas exprimé publiquement sur cette affaire.
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Emmanuel Macron, président de la République

Son rôle dans l’affaire. Alexandre Benalla veille sur lui depuis la campagne présidentielle et l’a suivi à l’Élysée. En déplacement en Australie au moment des faits, il a été informé le 2 mai par son directeur de cabinet. « Si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions », aurait-il indiqué. L’opposition lui reproche aujourd’hui d’avoir été trop clément et d’avoir attendu que l’affaire ne soit révélée pour licencier son garde du corps.
Sa réaction. « Ce qui s’est passé le 1er-Mai pour moi a été une trahison », a réagi le président, une semaine après le début de l’affaire. Emmanuel Macron a ensuite endossé la responsabilité des faits – « S’ils cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul » – et tenté de minimiser l’affaire, qualifiée de « tempête dans un verre d’eau ».
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Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Élysée

Son rôle dans l’affaire. Il a autorisé, sur le principe, Alexandre Benalla à assister aux opérations de maintien de l’ordre du 1er-Mai. Il est informé de l’existence de la vidéo dès le lendemain des faits. Il prévient alors le chef de l’État, convoque son chargé de mission et le sanctionne. Le 3 mai, dans un courrier à Alexandre Benalla, il formalise sa mise à pied pour 15 jours, du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire. « Je vous invite (…) à faire preuve, à l’avenir, d’un comportement exemplaire », lui écrit-il. « À défaut, je mettrai fin définitivement à votre collaboration au sein des services de la présidence de la République. »
Sa réaction. Patrick Strzoda a été auditionné par la commission d’enquête le 24 juillet. Il est revenu sur la suspension de 15 jours « sans traitement » et a assuré qu’il pensait que la préfecture de police de Paris était au courant de la présence d’Alexandre Benalla dans son dispositif. Il explique ne pas avoir prévenu la justice car il estimait ne pas posséder « assez d’éléments » et car « cette interpellation n’a pas donné lieu à dépôt de plainte ou ITT ». Il a décidé de la sanction contre Alexandre Benalla « seul, en son âme et conscience », dit-il.
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Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée

Son rôle dans l’affaire. Bras droit d’Emmanuel Macron, Alexis Kohler aurait informé le président de la République de l’existence de la vidéo, selon Le Monde. C’est par son biais que le président a été prévenu des différentes étapes de la sanction contre Alexandre Benalla.
Sa réaction. Auditionné par le Sénat jeudi 26 juillet, Alexis Kohler a assuré qu’Alexandre Benalla « n’a jamais été en charge de la sécurité du président », estimé que la saisie du procureur de la République n’était pas justifiée et reconnu qu’aujourd’hui, « la sanction peut paraître insuffisante ».
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Vincent Caure, conseiller en charge des réseaux sociaux à l’Élysée

Son rôle dans l’affaire. D’après Gérard Collomb, c’est lui qui a repéré en premier la vidéo d’Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux. Selon Le Parisien, il la montre tout de suite à son supérieur hiérarchique, Patrick Strzoda.
Sa réaction. À ce jour, il ne s’est pas encore exprimé publiquement sur l’affaire.
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Michel Delpuech, préfet de police de Paris

Son rôle dans l’affaire. Responsable des forces de l’ordre qui interviennent lors des manifestations du 1er-Mai, il a croisé Alexandre Benalla à la préfecture de police, le soir même, après son intervention place de la Contrescarpe. Le 2 mai au matin, son chef de cabinet lui révèle l’existence d’une vidéo « relatant des violences policières ». Le nom de Benalla n’est pas encore mentionné. C’est Laurent Hottiaux, conseiller « intérieur et justice » du président, qui lui apprend, par téléphone, l’existence d’une « affaire Benalla ». Michel Delpuech est aussi celui qui a accordé le permis de port d’arme à Alexandre Benalla le 13 octobre 2017.
Sa réaction. Le préfet de police a été auditionné le 23 juillet par la commission d’enquête. Il raconte avoir découvert, « avec surprise »,  la présence d’Alexandre Benalla dans la salle de commandement de la préfecture. Lors de son audition, il a aussi assuré ne pas avoir autorisé la présence d’Alexandre Benalla et de Vincent Crase, le 1er-Mai. « Je n’ai jamais, je dis jamais, été sollicité par qui que ce soit en ce sens », affirme-t-il, précisant que si cela avait été le cas, il ne s’y serait pas opposé.
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Alain Gibelin, directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris

Son rôle dans l’affaire. À la préfecture de police, Alain Gibelin est chargé des opérations de maintien de l’ordre, un poste très exposé. Devant la commission d’enquête parlementaire, il a assuré qu’il n’était pas au courant de la présence d’Alexandre Benalla à la manifestation du 1er-Mai. Mais la version est contestée par ce dernier dans son interview au Monde(article payant) « On a déjeuné quelques jours avant. (…) À la fin, il m’a demandé si je venais toujours le 1er mai et si j’avais reçu l’équipement que je devais recevoir. » Alain Gibelin a également créé la confusion en affirmant avoir croisé le chargé de mission de l’Élysée alors qu’il était censé être suspendu, avant de se rétracter.
Sa réaction. « Mon honneur est en jeu », a-t-il lancé au cours de sa seconde audition. Il réfute les propos d’Alexandre Benalla et maintient que ce dernier ne lui a jamais indiqué qu’il serait présent le 1er-Mai comme observateur. « En aucun cas, je n’ai invité monsieur Benalla sur cette manifestation », s’est-il défendu.
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Laurent Simonin, chef d’état-major adjoint de la direction de l’ordre public et de la circulation

Son rôle dans l’affaire. Selon Alexandre Benalla et Alain Gibelin, c’est lui qui a invité le chargé de mission de l’Élysée à assister aux opérations de maintien de l’ordre du 1er-Mai. Ce que confirment des SMS que Le Monde (article payant) a pu consulter. Après la révélation de l’affaire, il est soupçonné d’avoir fourni à Alexandre Benalla les images de vidéosurveillance de son intervention musclée. Ces faits lui valent d’être mis en examen pour « complicité de port illégal d’insigne », « détournement d’images issues d’une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Sa réaction. Laurent Simonin ne s’est pas exprimé sur le sujet.
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Maxence Creusat, commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation

Son rôle dans l’affaire. Au moment des faits, Maxence Creusat commandait la colonne de CRS qui intervenait place de la Contrescarpe, à Paris. Selon Alain Gibelin, c’est lui qui a transmis la vidéo des événements à Alexandre Benalla. Il a été mis en examen pour « détournement d’images issues d’une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Sa réaction. Maxence Creusat n’a pas réagi publiquement. Son avocat l’a fait pour lui sur Twitter : « Mon client n’entend esquiver aucune question, et notamment celle, essentielle pour comprendre ce dossier, de la proximité manifeste aux yeux du jeune commissaire qu’il est, entre la plus haute hiérarchie policière et Monsieur Benalla. »
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Jean-Yves Hunault, commandant chargé de la liaison entre la préfecture de police et l’Élysée

Son rôle dans l’affaire. Il est suspecté d’avoir transmis à Alexandre Benalla les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe. Selon les propos de l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron, c’est lui également qui lui a remis un sac avec « un casque, un ceinturon en cuir, un masque à gaz, un brassard police et une cotte bleue marquée police et un grade de capitaine dessus ».
Sa réaction. Jean-Yves Hunault ne s’est pas exprimé sur le sujet.
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Philippe Mizerski, commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation

Son rôle dans l’affaire. Ce commissaire était présent lors des manifestations du 1er-Mai sur la place de la Contrescarpe, à Paris. Il était chargé d’accompagner Alexandre Benalla au cours de son « observation ». On le voit habillé en civil sur les vidéos. Il n’intervient pas lorsque Alexandre Benalla et Vincent Crase s’en prennent aux deux manifestants. D’après les conclusions de l’IGPN, le major « ne concevait pas de faire la moindre observation à celui qui était, à ses yeux, un personnage de première importance ».
Sa réaction. Il ne s’est pas encore exprimé sur le sujet.
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Christophe Castaner, délégué général de La République en marche

Son rôle dans l’affaire. Il n’a pas un rôle direct mais en tant que chef du parti présidentiel, il est le supérieur hiérarchique de Vincent Crase et pourrait donner des explications sur la présence de cet homme en tant qu’observateur, lors des manifestations du 1er-Mai.
Sa réaction. Sur CNews, Christophe Castaner a expliqué s’être « entretenu » avec son salarié. « Il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas », a-t-il indiqué. Et pour expliquer la présence d’Alexandre Benalla dans le bus de l’équipe de France lors du défilé sur les Champs-Élysées, il a expliqué qu’il « était en charge de la logistique, notamment des bagages ».
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Vincent Crase, salarié de La République en marche

Son rôle dans l’affaire. Ce gendarme réserviste est en charge de la sécurité au sein du parti présidentiel. Le 1er-Mai, il était avec Alexandre Benalla sur la place de la Contrescarpe, à Paris, lui aussi en tant qu’observateur. Sur les vidéos, on le voit participer à l’intervention musclée contre les deux manifestants. Il porte une arme à la ceinture, sans que la préfecture ne lui en ait donné l’autorisation. Il a été mis en examen pour « violences en réunion par personne chargée d’une mission de service public », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique » et « port prohibé » d’une arme à feu.
Sa réaction. Il ne s’est pas encore exprimé publiquement sur l’affaire.
Blog Histoireetsociété
Le président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat.
Mais alors, qu’est-ce qu’un manquement ?


Est-ce que se constituer une garde rapprochée de mercenaires à qui l’on accorde des pouvoirs ubuesques, un grade de lieutenant colonel à 26 ans, un port d’arme, des avantages inconsidérés- salaire de 5 fois le smic, voiture, chauffeur, appartement – est compatible avec la fonction de Président de la République ?
Pour moi, la réponse est clairement : NON !
Est-ce que :
déclarer devant son clan politique même rabougri que l’on persiste à accorder toute sa confiance à un gorille qu’on a engagé et qui s’est rendu coupable devant la loi de plusieurs crimes : agression physique de journalistes, agression physique de citoyens désireux de se rendre dans le meeting organisé par le candidat employeur du gorille, agression de policiers et menaces, tabassage de citoyens sur la voie publique présenté comme une « simple intervention de citoyen », comme si n’importe quel citoyen lambda pouvait se permettre le jour du 1° Mai, Fête du Travail, de tabasser sur la voix publique n’importe quel autre citoyen dont la présence et les actes lui déplaisent,
est compatible avec le rôle, la fonction, la dignité de Président de la République ?
Pour moi, la réponse est clairement : NON !
Est-ce que couvrir les mensonges grossiers de ministres pris en flagrant délit d’escamoter la vérité – le sinistre de l’Intérieur Collomb a dit plusieurs fois à la presse ne rien savoir, ne pas connaître Benalla, alors que de nombreuses vidéos circulent où on voit Collomb tutoyer Benalla- et de nombreux autres exemples prouvent que chacun ment comme il respire, exactement comme l’ancien ministre Cahuzac, - le numéro de bouffonnerie « les yeux dans les yeux » - est-ce compatible avec la fonction de Président de la République ?
Pour moi la réponse est clairement : NON !
Et des millions de Français partagent ces sentiments qui deviennent lassants, insupportables, que Macron nous prend pour ses sujets, mais en plus pour des billes, il se prend pour un monarque, il nous rappelle Bokassa qui régnait en République Centrafricaine, comme un dictateur où l’avait installé l’État Français, la France semble devenir une République bananière où ce petit roi mal élu se croit autorisé à décréter ce qu’il veut dire, quand il voudra le dire, à qui le dire, avec en priorité l’enrichissementant les milliardaires tout en détricotant toutes les conquêtes sociales issues de la Libération pour garantir un minimum aux plus fragiles et renforcer le sentiment national de Liberté, Égalité, Fraternité
Fondé de pouvoir des banques, mis en place par la finance et les milliardaires, Macron a décidé de tout détruire, et rien ne semble pouvoir s’opposer à sa folie destructrice. Le PS l’a mis en place, après avoir pendant de longues années pratiqué la même politique que la Droite, la Gauche inféodée au PS a explosé, le PC est inaudible, il ne semble toujours pas capable de prendre la mesure du désastre, et prépare son Congrès en restant plus que jamais divisé, entre ceux qui continuent à prôner la lutte des classes, et ceux qui ont choisi la suicidaire lutte des places.
Qui pourra prendre l’inititiative, la responsabilité de déclarer avec suffisamment de force et d’autorité que le Président de la République n’est plus du tout en phase avec une fonction qu’il déshonore, parce que la France n’est pas sa sart-up, son jouet d’enfant gâté par l’ENA et les Banques, parce que démocratie ne se conjugue pas avec caprice, avec excès de pouvoir, avec « je le veux » !!!, parce que la France a rompu, et de quelle manière, avec les rois, il y 229 ans....
Macron doit démissionner, pour moi comme pour la majorité de citoyens Français, parce que nous sommes en France, et que son comportement est incompatible avec notre démocratie. D’autres avant lui ont tenté de nous assujettir à leurs vision réactionnaire de la politique à conduire, mais lui bat tous les records de goujaterie, d’orgueil, de prétention, l’aisance et les milliards toujours aux mêmes, les très riches, il est toujours prêt aux rodomontades - « Qu »ils viennent me chercher, » comme un gosse qui gonflerait ses petits bras devant sa bande de copains, on croyait loin l’époque des « casse toi, pov con !! »i, il n’est rien, hélas, c’est même pire, il envoie dans des pays où nous n’avons rien à faire des soldats français sans prendre conseil auprès des élus de la République, - JE suis, JE le veux....- il nous dresse les uns contre les autres, comme s’il avait tous les droits de dire et faire n’importe quoi, ceux qui le critiquent sont des pariasn des renégats, indignes d’être écoutés, la Constitution est son jouet, ses provocations deviennent insupportables sans qu’il ne se rende même pas compte qu’il n’a été élu que par défaut, par une PETITE MINORITÉ, et son équioe de godillots dans sa majorité est si peu politisée qu’ils ne se rendent même pas compte que leur petit jupiter nous conduit dans le mur.