dimanche 30 juillet 2023


Publié par El Diablo

 


Au dernier jour du sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a déclaré que Moscou et les 49 pays représentés s’engageaient, dans le cadre du multilatéralisme qu’ils promeuvent, à lutter contre le «néocolonialisme».

Clap de fin pour le deuxième sommet Russie-Afrique qui s’est tenu ces 27 et 28 juillet dans la capitale du Nord. Lors d’une intervention le second jour, aux côtés du président de l’Union africaine (UA) et des Comores Azali Assoumani, Vladimir Poutine a annoncé que la Russie et l’ensemble des pays africains qui étaient représentés lors de ce sommet s’engageaient à bâtir un monde «juste, démocratique et multipolaire».

«Nous avons noté également notre volonté de lutter contre le néocolonialisme, les sanctions illégitimes ainsi que les tentatives de saper les valeurs traditionnelles», a également déclaré le président russe.

«C’est vrai on a eu l’indépendance, mais l’indépendance politique», a pour sa part affirmé Azali Assoumani, ciblant le néocolonialisme occidental. Ainsi a-t-il jugé l'indépendance africaine «mi-figue, mi-raisin» avant de vanter la «relation séculaire» entre l’Afrique et la Russie, «un des pays phares qui étaient aux côtés de l’Afrique pour nous aider à lutter contre l’esclavage, le colonialisme et l’apartheid».

La déclaration adoptée à l'issue de ce sommet prévoit notamment, en plus d’une coopération accrue dans les domaines de l'approvisionnement alimentaire, l'énergie et l'aide au développement, que Moscou aidera les pays africains à «obtenir réparation pour les dégâts économiques et humanitaires causés par les politiques coloniales» occidentales, y compris «la restitution des biens culturels» pillés.

 

IBRAHIM TRAORÉ : « NOUS SOMMES CONFRONTÉS À LA FORME BARBARE DU NÉOCOLONIALISME ET DE L'IMPÉRIALISME »

«On se sent en famille en Russie» selon le Président du Burkina Faso Ibrahim Traoré

«La lutte contre l’Apartheid, contre le colonialisme, n’est pas uniquement menée dans l’intérêt des pays africains» avait assuré Vladimir Poutine, lors d’une session plénière le matin même, soulevant la parenté dans la lutte contre le nazisme, l'Apartheid et le colonialisme ayant uni l'URSS et aux pays africains.

«Nous ne nous apitoyons pas sur notre sort»

«La Russie est une famille aussi pour l’Afrique», a de son côté affirmé Ibrahim Traoré, le président de la transition au Burkina Faso, rappelant notamment l’important sacrifice humain consenti par les Russes dans leur lutte contre le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale. 

Macky Sall croit que la coopération russo-africaine a du potentiel

S'en prenant lui aussi à l'impérialisme et au néocolonialisme, Traoré a tenu à préciser : «Nous ne nous apitoyons pas sur notre sort, on ne demande pas à ce que quelqu’un s’apitoie sur notre sort», a-t-il insisté. «Les chefs d’état ne sont pas venus pour mendier» a enchéri, lors de son intervention, le président sénégalais Macky Sall. «L’Afrique a besoin d’infrastructures de développement […], de chemin de fer […] d’électricité, de barrages, elle a besoin de la sécurité collective», a plaidé cet ancien président de l’UA.

Paul Biya : la Russie a apporté à la «lutte» de l’Afrique «un appui sincère et efficace»

«Certains sont peut-être étonnés de l’intérêt que la Russie marque pour l’Afrique, mais cet intérêt est ancien», avait déclaré le président du Cameroun Paul Biya, rappelant que «dans les années 1960, pendant que l’Afrique luttait pour accéder à la souveraineté, la Russie a apporté à sa lutte un appui sincère et efficace». «Nous voulons, une fois encore, remercier ce grand pays», a-t-il poursuivi.

«Beaucoup de conflits internationaux et ethniques demeurent non réglés. Il y a des crises politiques, économiques et sociales aigües», a notamment regretté le président russe, fustigeant «l’héritage lourd de l’époque coloniale».

Conflit ukrainien et sanctions antirusses, sources de désordre pour l’Afrique

Quant à Azali Assoumani, sil se dit «très satisfait» de l’aide apportée par la Russie, sur les plans sociaux et économiques, sécuritaires et politiques, l'actuel dirigeant de l’UA a jugé «nécessaire» la livraison gratuite de grains à six pays africains annoncée par Poutine la veille, «mais pas suffisante», au regard des conséquences que le conflit ukrainien et les sanctions occidentales occasionnent sur les marchés alimentaires et énergétiques mondiaux. S'il n'a pas pris position dans le conflit, Assoumani a appelé à la paix : «quand deux éléphants se battent, c'est l'herbe qui souffre», avait-il déjà regretté précédemment au cours de la journée. Une métaphore qui avait fait sourire le président russe.

Dans sa volonté d’aider les pays africains, Moscou entend également leur permettre d’acquérir plus de poids sur la scène internationale, plaidant pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU en leur faveur et une intégration de l’Union africaine au sein du G20.

Vu sur l’application RT News

 

 

Entretien Violences policières : "La violence est grandissante dans la gestion du maintien de l'ordre", juge le secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police

Publié
Article rédigé par France Info
Radio France
Anthony Caillé estime notamment que "la façon dont le gouvernement répond aux maux de la société et aux revendications des citoyens pose aujourd'hui problème".

Si une trentaine d'enquêtes sont ouvertes à ce jour à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des soupçons de violences policières, c'est "la faute aux armes utilisées" qui font que la "violence est grandissante dans la gestion du maintien de l'ordre", juge le secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police jeudi au micro de franceinfo.

>> Policier incarcéré à Marseille : le gouvernement "doit prendre ses responsabilités", estime le secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police

Anthony Caillé estime que "l'institution policière est en crise". Il a publié une tribune dans les colonnes du journal Le Monde mercredi 26 juillet pour appeler à réformer la formation, l'usage des armes et les instances qui contrôlent les écarts de la police, comme l'IGPN.

franceinfo : À quoi sont dues toutes ces enquêtes pour des soupçons de violences policières ?

Anthony Caillé : Notre institution traverse une crise et pas que l'institution policière d'ailleurs, les institutions de la République, et notamment celle de faire en sorte que tout citoyen soit en sécurité. On le voit bien depuis les manifestations pour la loi Travail, les retraites, le mouvement des "gilets jaunes"... La violence est grandissante dans la gestion du maintien de l'ordre. La faute à quoi ? Je pense aux armes utilisées, c'est une certitude.

"Ensuite, quand on a un gouvernement qui a un discours guerrier et un discours martial à longueur de journées, ça crée des tensions."

Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police

sur franceinfo

C'est la faute des armes et du gouvernement ?

Je pense qu'il y a aujourd'hui un mésusage de l'armement dans la police nationale, ça c'est sûr. Utiliser un LBD [lanceur de balles de défense, type "Flash Ball"] dans une manifestation, pour moi, c'est à proscrire. C'est une arme qui a été destinée aux violences urbaines et non pas au maintien de l'ordre.

D'ailleurs, les Compagnies républicaines de sécurité (CRS) et les gardes mobiles, qui sont des professionnels du maintien de l'ordre, s'en servent très peu. Ce sont essentiellement les Brigades anticriminalité (BAC) et les Compagnies de sécurisation et d'intervention (CSI) qui utilisent ce type d'armes. Et puis surtout, la doctrine et le cap fixés par le gouvernement, la façon dont le gouvernement répond aux maux de la société et aux revendications des citoyens posent aujourd'hui problème.

Est-ce que Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale, s'est placé au-dessus de la justice quand, dans les colonnes du Parisien / Aujourd'hui en France dimanche 23 juillet, il a affirmé qu'avant "un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison" ?

Au-delà de l'aspect réglementaire qui impose à tout policier, et aussi bien au premier policier de France, une obligation de neutralité, je pense que ses paroles ne sont pas de nature à apaiser ce qui est en train de se passer dans le pays.

Est-ce qu'une partie du problème dans le traitement des violences policières vient du fonctionnement de l'IGPN ?

Je ne dis pas forcément qu'il y a un dysfonctionnement dans le travail de l'IGPN. Je dis qu'il y a un problème de transparence de cette entité. On peut la réformer de plusieurs manières.

"La réforme que je propose me semble être une solution acceptable par tout le monde : garder l'IGPN comme elle existe, mais la mettre sous contrôle d'une commission nationale."

Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police

sur franceinfo

Pour qu'on puisse rendre des comptes régulièrement et de la situation des affaires qui sont en cours. Ça existe déjà. Je prends l'exemple de la CNCTR, la commission nationale qui contrôle les écoutes administratives. En fait, moi je n'invente rien, je reprends ce qui existe dans certains cas et je pense que ça permettrait plus de transparence.

Il y a matière à inspiration chez nos voisins aussi en Europe ?

Oui, il y a matière à inspiration avec les pays nordiques, scandinaves, l'Allemagne… L'Angleterre a fait un choix totalement différent qui est radical : confier ses enquêtes à des personnes non-policières, et si vous avez été policier un jour, vous ne pouvez pas faire partie de cette commission d'enquête. Je ne pense pas que la méthode anglaise soit la bonne solution. Le droit est tellement compliqué, le métier de policier aussi. Je pense que se passer de policiers et de gendarmes dans un organe de contrôle, ça serait courir à l'échec.

Il y a un problème aujourd'hui entre la police et la justice ?

Non, il n'y a pas de problème. Il y a une méconnaissance du monde judiciaire de la part des policiers. Les jeunes policiers ne sont pas formés au monde judiciaire. Il y a un manque de transparence, il y a un manque de connaissances, il y a un manque de formation. Ces gens-là ne se parlent pas, mis à part les enquêteurs qui font de la police judiciaire (PJ).

"C'est un monde complètement différent et il n'y a pas de contact entre le policier de terrain qui bosse dans les commissariats et qui représente le gros des troupes et le monde judiciaire. Donc il y a une méconnaissance et une crainte de l'autre."

Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT-Intérieur-Police

sur franceinfo

C'est donc la formation qu'il faut changer aussi ? Comment ?

Oui, je pense que la formation chez nous n'est pas assez longue. Elle n'est pas assez pertinente. Il faut absolument ouvrir les écoles au monde de la société civile. Il faut faire rentrer des gens dans les écoles, des représentants de la société civile, des avocats, des magistrats notamment, pour développer tout ce volet judiciaire, juridique et savoir ce qu'est le travail d'un magistrat. Parce que là, aujourd'hui, on fait peser la faute sur les épaules d'un juge d'instruction.

Mais le juge d'instruction, il n'est pas tout seul. D'ailleurs, il prend cette décision sur quel fondement et sur quel socle ? Sur une enquête de police, sur un dossier, sur des éléments de policiers qui lui ont été donnés. Et son jugement, il ne le fait pas tout seul. Il a ses pairs autour de lui. Il demande ou en tout cas, il amène de la réflexion auprès de ses collègues. Il a une hiérarchie et surtout, aujourd'hui, il y a un juge des libertés et de la détention qui est là pour contrôler justement la légalité des faits.

 

Burkina Faso - 2e Sommet « Russie-Afrique » : L’intervention du Président de la Transition, chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré

blog ANC

dimanche 30 juillet 2023 par Capitaine Ibrahim Traoré

Camarade Président Vlamidir POUTINE ;

Camarades Présidents et chefs d’Etat africains ;
Camarades Chefs de délégation ;

Bonjour,

C’est un honneur pour moi de prendre la parole ici et de vous passer le salut fraternel du peuple du Pays des Hommes intègres. C’est aussi le lieu pour moi, avant tout propos de rendre à grâce à Dieu, Dieu tout puissant qui nous a permis de nous réunir ici ce matin en bonne santé pour parler de l’avenir et du bien-être de nos peuples.
Je voudrais m’excuser auprès des ainés que je pourrai vexer dans mes propos à venir.
Africanité, oblige, le droit d’ainesse, je me dois de m’excuser.

Camarades,
J’ai quelques questions de ma génération. Mille et une questions qu’on se pose. Mais nous n’avons pas de réponse. Il se trouve qu’ici nous pouvons laver notre linge sale parce qu’on se sent en famille. On se sent en famille en ce sens que la Russie est aussi une famille pour l’Afrique. C’est une famille parce que nous avons la même histoire.

La Russie a consenti d’énormes sacrifices pour libérer le monde du nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Les peuples africains, nos grands-pères ont été déportés de force aussi pour aider l’Europe à se débarrasser du nazisme. Nous partageons la même histoire en ce sens que nous sommes les peuples oubliés du monde.
Que çe soit dans les livres d’histoire, dans les documentaires ou films, on tend à balayer le rôle prépondérant qu’ont joué la Russie et l’Afrique dans cette lutte contre le nazisme. Nous sommes ensemble parce qu’actuellement nous sommes là pour parler de l’avenir de nos peuples, de ce qui va advenir demain, de ce monde libre auquel nous aspirons, de ce monde sans ingérence dans nos affaires internes.

Nous avons les mêmes perspectives, et je souhaite que ce sommet soit l’occasion de pouvoir tisser de très bonnes relations en vue d’un meilleur avenir pour nos peuples.

Les questions que ma génération se pose sont les suivantes, si je peux me résumer, c’est de ne pas comprendre comment l’Afrique avec autant de richesses sur son sol, avec une nature généreuse, de l’eau, du soleil en abondance, l’Afrique est aujourd’hui le continent le plus pauvre ?
L’Afrique est un continent affamé ?
Et comment se fait-il que nos chefs d’État traversent le monde pour mendier ?

Voici des questions que nous nous posons et que nous n’avons pas de réponse jusque-là. Nous avons l’occasion de tisser de nouvelles relations et j’espère que ces relations puissent être les meilleures pour donner un meilleur avenir à nos peuples.

Ma génération me charge aussi de dire que c’est par le fait de la pauvreté qu’elle est obligée de traverser l’océan pour essayer de rallier l’Europe. Elle meurt dans l’océan.
Mais que prochainement, elle n’ira pas vers l’océan parce qu’elle viendra devant nos palais pour chercher leur pitance quotidienne.

Pour ce qui concerne le Burkina Faso, aujourd’hui nous sommes confrontés depuis plus de huit ans à la forme de manifestation la plus barbare, la plus violente du néocolonialisme, de l’impérialisme ; l’esclavage qu’on tend à nous imposer.
Nos devanciers nous ont appris une chose ; « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort ». Nous ne nous apitoyons pas sur notre sort, on ne demande pas que quelqu’un s’apitoie sur notre sort.

Le peuple burkinabè a décidé de lutter : de lutter contre l’hydre terroriste pour relancer son développement. Dans cette lutte, de vaillantes populations se sont engagées à prendre des armes face au terrorisme. Ceux que nous avons affectueusement appelé les VDP, les Volontaires pour la défense de la patrie.

Nous sommes surpris de voir des impérialistes traiter ces VDP de milices de tout type. C’est décevant parce qu’en Europe lorsque des peuples prennent des armes pour défendre leur patrie, on les appelle des patriotes.
Nos grands-pères ont été déportés pour sauver l’Europe. Ce n’était pas avec leur consentement, c’était contre leur gré. Mais au retour, on se rappelle bien qu’à Thiaroye lorsqu’ils ont voulu revendiquer leurs droits élémentaires, ils ont été massacrés.
Cela ne fait rien.
Lorsque nous, peuples, décidons de nous défendre, on nous traite de milices. Mais là, n’est pas le problème. Le problème, c’est de voir des chefs d’État africains qui n’apportent rien à ces peuples qui se battent mais qui chantent les mêmes choses que les impérialistes en nous traitant de milices, en nous traitant d’hommes qui ne respectent pas les droits de l’Homme.
De quels droits de l’Homme parle-t-on ?
Nous nous offusquons contre cela et c’est honteux. Il faut que nous les chefs d’État africains arrêtions de nous comporter en marionnettes qui dansent à chaque fois que les impérialistes tirent sur les ficelles.

Hier le Président Vladimir Poutine a annoncé l’envoi de céréales en Afrique. Nous sommes bien contents et nous lui disons merci pour cela. Mais aussi un message passé à nous chefs d’État africains parce qu’au prochain sommet, nous ne devrons pas venir ici sans avoir assuré pour ceux qui ne connaissent pas la guerre l’autosuffisance alimentaire à nos peuples.

Nous devons prendre l’expérience de ceux qui ont pu atteindre cet objectif en Afrique, tisser de bonnes relations ici, tisser de meilleures relations avec la Fédération de Russie pour pouvoir répondre aux besoins de nos populations.

Je ne serai pas très long, le temps imparti étant court, mais je voudrais terminer en disant que nous devons rendre hommage à nos peuples, à nos peuples qui se battent.
Gloire à nos peuples
Dignité à nos peuples
Victoire à nos peuples
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Merci camarades.

Réchauffement climatique. Le capitalisme complice

Marx disait le capitalisme détruit l'homme et la nature. Cela se vérifie aujourd'hui car les politiques ultra-libérales des pays industrialisés traînent des pieds devant les alertes et les recommandations du GIEC.

La crise climatique est là devant nous, des canicules de plus en plus fortes et rapprochées se produisent. Le dérèglement entraîne sécheresses, pluies torrentielles, orages, tornades… des phénomènes de plus en plus extrêmes se déclenchent. Le pourtour méditerranéen est en proie aux flammes comme plusieurs régions du monde.

Si tous souffrent de la chaleur, il y a des inégalités profondes selon les catégories sociales. Vivre dans un petit logement surchauffé et exercer un métier pénible aggravent les effets de la canicule. Les villes enclenchent leur plan canicule mais c’est pour soigner les symptômes. Elles n'ont pas les moyens de s'attaquer aux causes.

Les premières victimes sont toujours les peuples du sud et les plus précaires. Ils paient cash les inconséquences des politiques ultra-libérales des grands pays industriels qui n'ont que faire de lutter contre le changement climatique. Cela ne leur rapporte aucun profit financier.

Un chantier énorme

Pourtant les diagnostics sont posés depuis longtemps par les experts du GIEC. De nombreux scientifiques ont pris la parole pour dire leur forte inquiétude mais aussi lancer un message d’espoir. Car rien n’est encore perdu disent ils mais le temps de l’action est impératif.

« Il est beaucoup plus rationnel de limiter le changement climatique que de ne rien faire ou d’en affronter les conséquences. La bonne nouvelle, c’est que nous disposons de moyens économiquement et techniquement intéressants pour limiter le réchauffement à 1,5 °C », développe le GIEC dans son 6e rapport publié en mars 2023 et qui synthétise 33 ans d’études.

La lutte contre le réchauffement climatique est aussi une lutte pour les droits humains. Les solutions doivent être communes car plus de la moitié de l’humanité est frappée de plein fouet par les bouleversements du climat. Et ce ne sont pas eux qui émettent l’essentiel des gaz à effet de serre.

Se battre pour un avenir climatique soutenable c’est donc se battre contre les inégalités abyssales et les politiques de rejet. Les politiques ultra-libérales ne font que renforcer la crise climatiques. Le capitalisme mène la planète dans le mur.

Dominique Gerbault    Blog fédé du PCF des P.O. "Au fil de l'actu"