dimanche 13 août 2023

Publié par El Diablo

 

Nous évoquons souvent dans nos articles le blocus économique financier et commercial que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis plus de 62 ans.

Nous comprenons vos remarques et nous nous efforçons aussi de décrire la réalité de Cuba, avec ses réussites dans beaucoup de domaines comme la santé, l’éducation, le sport, l’égalité sociale, la participation citoyenne, le développement durable, la lutte pour le désarmement et la paix.

Mais aussi les difficultés que vit la Grande Île pour résoudre beaucoup de problèmes dans son fonctionnement, pour vaincre une certaine corruption liée aux pénuries, pour assurer un meilleur accès aux produits de base de la vie quotidienne. Des problèmes qui ont des causes internes que les autorités s’attellent à traiter mais aussi des causes externes dont la principale est justement le blocus.

Et bien ce blocus ne touche pas que Cuba. Les lois extraterritoriales réactivées et maintenues par le gouvernement actuel des Etats-Unis ont des conséquences au niveau mondial et même en France.

Il y a quelque jour la banque dans laquelle notre association disposait d’un compte courant depuis de nombreuses années, sans incidents ni découverts, nous a annoncé par courrier qu’elle clôturait notre compte, sans, bien sûr, en justifier officiellement le motif.

La banque française se plie à l’extraterritorialité des mesures du blocus, en craignant des sanctions financières lourdes, comme celles qu’avait subi BNP Paribas il y a quelques années en payant une amende record de plusieurs milliards à la structure de contrôle étasunienne pour avoir fait des affaires avec un pays sous blocus, Cuba.

Il est inadmissible qu’une banque française se plie à cette loi extraterritoriale, illégale selon les règles internationales, envers une association française dont le but est de développer la coopération entre la France et Cuba.

Nous allons interpeller les autorités françaises, dont le Président de la République, pour que les lois de notre République et celles de l’Union Européenne soient respectées, sans interférences avec celles d’un pays étranger.

Nous vous tiendrons au courant des suites, et nous vous demandons de continuer de participer aux actions que nous menons, notamment au niveau européen, avec d’autres associations européennes, pour condamner ce blocus, obtenir qu’il n’affecte pas l’économie et le commerce européen et obtenir également sa levée définitive afin que Cuba puisse enfin se développer sans entrave.

Comme chaque semaine je vous laisse découvrir les articles de notre site qui relatent la réalité cubaine et nos activités, dont un article important sur notre initiative pour l’accueil en France des sportifs cubains lors des prochains jeux olympiques et para olympiques à Paris en 2024.

Et n’oubliez pas de lire le passionnant 2ème épisode de notre feuilleton de l’été "Jacques de Sores, l’Ange exterminateur de La Havane" !

Michel Humbert
Vice-président de Cuba Coopération France

PLUS D’INFORMATIONS :

 

Publié par El Diablo

 

Un nouveau ministre arrive et le discours reste le même avec A. Rousseau qui, dès sa prise de poste, déclare refuser « toute contrainte à l’installation des médecins ». En clair, cela signifie que les 7,5 millions de Français, dont plus de 700 000 souffrant d’affections de longue durée, ne sont pas prêts à pouvoir se faire soigner correctement.

Un autre chiffre montre bien la passivité du gouvernement face à ce désastre sanitaire, il s’agit de celui des étudiants signataires d’un contrat d’engagement de service public, c’est-à-dire qui s’engagent en contrepartie d’une allocation mensuelle de 1 200 euros à exercer leurs fonctions, à compter de la fin de leur formation, dans ce qu’on appelle les déserts médicaux pendant un nombre d’année égal à celui pendant lequel ils ont perçu l’allocation et pour 2 ans minimum. Ils étaient 270 en 2022 et ils ne sont plus que 252 cette année sur un total de 9 500 internes pour l’ensemble du territoire national, soit ce qui est qualifié d’une dose homéopathique pour utiliser une métaphore médicale !

Cette mesure a été mise en place en 2009 dans le cadre de la loi Bachelot et a montré son inefficacité car depuis, les territoires déficitaires à cette époque le sont encore plus aujourd’hui. D’autres mesures dites incitatives nous sont proposées chaque année sans résultat probant car il est clair que comme le marché, le système de la médecine libérale est incapable de s’autoréguler pour répondre aux besoins essentiels des citoyens.

Non seulement le gouvernement bafoue un principe constitutionnel qui enjoint l’Etat à assurer la santé de la population, mais ce qui est plus grave est qu’il laisse sciemment perdurer le système libéral assis sur la liberté d’installation et la rémunération à l’acte avec des dépassements d’honoraires. La raison en est simple, pour E. Macron et son gouvernement, la santé ne relève pas du service public mais doit s’ouvrir au marché, l’Etat n’assurant qu’une mission de charité pour les plus pauvres.

Les conséquences de cette logique sont connues car il s’agit du modèle américain avec une espérance de vie qui diminue depuis 2014 et qui est même devenue en 2021 inférieure à celle de la population chinoise. Les prémisses se font déjà sentir en France avec l’an dernier, alors que la surmortalité liée au COVID n’est plus en cause, une surmortalité inattendue de 50 000 personnes dont les causes sont actuellement recherchées mais que certains épidémiologistes attribuent déjà en partie à la dégradation de notre système de santé.

C’est notamment le cas de l’association professionnelle SAMU-Urgences de France, anciennement présidée par l’ex-ministre F. Braun, qui évalue le nombre de morts évitables dans les services d’urgences et les SAMU à près de 2 000 par an. Il est urgent que la population avec les professionnels de santé qui croient encore aux valeurs humanistes de la médecine exigent une réforme structurelle de notre système de santé qui s’appuie sur un service public disposant de centres de santé avec des médecins et des professionnels de santé salariés, justement répartis sur le territoire en lien avec des hôpitaux de proximité, permettant à tout citoyen quel que soit son lieu de résidence sur le territoire de disposer d’un médecin traitant et d’un hôpital doté d’un service d’urgence ouvert 24 h sur 24 à moins de 30 minutes de son domicile.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier-SAMU 93

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