jeudi 2 juillet 2020


Publié par El Diablo


La commission d'enquête parlementaire a auditionné Agnès Buzyn qui, selon elle, aurait eu une attitude irréprochable dans la gestion de la crise sanitaire avant son départ pour sa "conquête" de la mairie de Paris. Son discours d'autosatisfaction sans aucune reconnaissance des retards et des erreurs commises est lamentable. Après les omissions qui s'apparentent à des mensonges du directeur général de la santé devant cette même commission, nous pouvons nous interroger sur les résultats de cette enquête.

En effet, tous les responsables nous expliquent qu'ils ont été irréprochables et que l'hôpital aurait tenu bon.

Je m'inscris en faux contre cette affirmation. Non l'hôpital n'a pas tenu. Nous avons manqué de moyens, notamment de lits de réanimation, ce qui a entraîné une surmortalité qui aurait pu être éviter. A cela s'ajoute l'abandon des EHPAD en début de crise avec la catastrophe que l'on connaît.

Non, le gouvernement et l'administration du ministère de la santé portent une lourde responsabilité qu'ils ne veulent pas reconnaître, ce qui est scandaleux. En effet, comment espérer dans ces conditions les corrections nécessaires pour que de tels manquements ne se reproduisent pas.

Le refus d'Olivier Véran de proposer des réponses à la hauteur des revendications des hospitaliers est une confirmation de cette attitude de déni face à la gravité des faits.

Nous ne pourrons pas tolérer encore très longtemps cette situation.

Docteur Christophe Prudhomme
Praticien hospitalier
SAMU 93
sur sa page Facebook

mercredi 1 juillet 2020

La relation de Cuba avec sa délinquance et sa police..

Le ministère de l’Intérieur regrette la mort d’un citoyen. Il est très rare que les faits divers fassent l’objet d’une publication dans la presse, mais celui-ci parce qu’il relève d’une situation exceptionnelle au contraire a été relevé. Notons que c’est pour déplorer la “mort d’un citoyen” et tenter d’en exposer les circonstances parce que y compris sa vie est précieuse. Il faudrait expliquer pus longuement la tentative de créer une nouvelle relation entre “crimes et châtiments” qui caractérise le socialisme et que l’on méconnaît souvent au profit d’une fable répressive.(note et traduction de Danielle Bleitrach)
Le défunt s’appelle Hansel Ernesto Hernández Galiano, 27 ans, résidant dans la municipalité de Guanabacoa et ayant des antécédents de menace, d’abus lascifs et de vol avec violence
27 juin 2020 22:06:08
Le ministère de l’Intérieur regrette la mort d’un citoyen lors d’un affrontement policier dans la commune de Guanabacoa, , à travers le communiqué de presse suivant:
Mercredi dernier, le 24 juin, dans la matinée, l’équipage d’une voiture de la Police révolutionnaire nationale qui effectuait des services de surveillance et de patrouille dans la capitale Guanabacoa a surpris un citoyen qui avait volé des pièces et des accessoires à un arrêt de bus. , il s’est enfui lorsqu’ils ont tenté de l’identifier.
Dans le cadre des enquêtes menées jusqu’à présent, il a été établi que pendant la poursuite – une fuite sur près de deux kilomètres – à travers un terrain irrégulier, l’individu a attaqué l’un des policiers avec plusieurs pierres pour éviter d’être arrêté, une l’a frappé à l’entrejambe, une autre sur le côté du torse et une troisième lui a disloqué l’épaule et la jeté au sol.
Dans l’intervalle tandis que l’agresseur jetait les pierres, le militaire a tiré deux coups de semonce. Immédiatement après et en raison du danger pour sa vie en raison de l’ampleur de l’agression, le policier a riposté du sol, tirant avec son arme réglementaire un coup qui frappe l’individu et le tue.
Le défunt s’appelle Hansel Ernesto Hernández Galiano, 27 ans, résidant dans la municipalité elle-même et ayant des antécédents de menace, d e viol et de vol avec violence, pour lesquels il a purgé une sanction et était en probation.
Le Ministère de l’intérieur regrette la mort de cette personne dans les circonstances décrites ci-dessus, au milieu des jours intenses de nos combats avec les personnes en défense de la vie, de la tranquillité des citoyens et de l’ordre intérieur.
(Source: site Web Minint)

ALBA-TCP: Cuba défend la nécessité d’une plus grande coopération et d’une souveraineté bancaire pour faire face à des sanctions unilatérales


L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique – Traité de commerce des Peuples (ALBA – TCP ; Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América – Tratado de Comercio de los Pueblos en espagnol) est une organisation politique, culturelle, sociale et économique pour promouvoir l’intégration des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Elle est construite sur les principes de solidarité, de complémentarité, de justice et de coopération, et place l’être humain au centre de ses principes. L’ALBA assume des positions de défense des droits de la Terre-Mère (en référence à la Pachamama) et des droits de l’Homme ; pour le rétablissement de la paix et pour l’autodétermination des peuples. Elle se veut constructrice d’un nouvel ordre international multicentrique et pluripolaire. À ce titre, elle souhaite promouvoir et diffuser les coutumes, croyances et caractéristiques originelles et modernes des peuples membres de l’Alliance. L’ALBA (qui signifie « aube » en espagnol) est née le 14 décembre 2004 à La Havane, par la déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro en opposition à la proposition de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), promue par les États-Unis. Elle entre officiellement en vigueur le 28 avril 2005.
Aujourd’hui l’Alliance compte dix membres : Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la DominiqueAntigua-et-Barbuda, l’ÉquateurSaint-Vincent-et-les-GrenadinesSainte-LucieSaint-Christophe-et-Niévès et la Grenade (dans l’ordre d’adhésion).
Les discours de nos représentants ne manquaient pas d’allusion au blocus cruel et inhumain des États-Unis contre Cuba, intensifié pendant cette crise mondiale.
29 juin 2020 16:06:59
Les ministres des Affaires étrangères de Cuba, Bruno Rodríguez, et du Commerce extérieur, Rodrigo Malmierca, ont été la voix de Cuba lors de la réunion du XXe Conseil politique et du Xe Conseil économique de l’Alliance bolivarienne pour les peuples d’Amérique – Traité commercial de Los Pueblos (ALBA-TCP), qui a eu lieu lundi après-midi. 
Lors de son discours, Rodríguez Parrilla a souligné notre essence humaniste, car les membres et invités de l’ALBA -TCP “ont tous défendu le droit à la santé et à la vie malgré les pressions économiques qui affectent nos pays”. 
Il a également exprimé sa gratitude et ses félicitations à Petrocaribe, à l’occasion de son quinzième anniversaire, pour sa contribution extraordinaire au développement et à la sécurité énergétique de nos pays.
Dans son discours, l’allusion au blocus cruel et inhumain des États-Unis contre Cuba, intensifiée durant cette crise mondiale, a été centrale : “A l’époque de COVID-19, la politique interventionniste et interventionniste de domination de l’impérialisme contre Notre-Amérique, basé sur la doctrine Monroe “, a-t-il commenté. 
Même dans ce contexte, “Cuba réitère sa volonté de fournir des conseils et de contribuer à la lutte contre la pandémie grâce au travail de nos brigades médicales, ainsi que de promouvoir et d’élargir la collaboration sur le front de la santé publique dans l’ALBA-TCP” , a-t-il souligné.
“Aujourd’hui, les effets de la pandémie de COVID-19 exigent de nous une réponse dynamique, concertée et efficace, basée sur la complémentarité, la coopération et la solidarité.
“Face aux menaces de #EEUU, les pays de l’ALBA renforcent nos convictions, la défense de notre souveraineté, l’accord de nos peuples et la coopération visant à assurer le développement économique et social”.
CUBA: LES EFFETS DE LA PANDÉMIE EXIGENT DE NOUS UNE RÉPONSE DYNAMIQUE, SOLIDAIRE ET COORDONNÉE
Le ministre cubain du Commerce extérieur, Rodrigo Malmierca, a souligné la nécessité de développer les échanges avec les zones de développement des autres pays ALBA-TCP. L’activité croisière a pour principale destination les Caraïbes, ce qui constitue un défi, mais aussi une opportunité pour accroître la coopération et la position de nos pays dans cette industrie.
De même, nous devons profiter des accords commerciaux signés entre les membres de l’ALBA et promouvoir le développement des chaînes de valeur entre nos nations et favoriser le développement des industries et des micro et moyennes entreprises, privilégiant la production alimentaire et le secteur agro-industriel.
La situation actuelle est un défi, mais, je le répète, c’est aussi l’occasion de renforcer la coopération économique entre nos pays. Nous devons développer notre propre système bancaire qui nous permet de faire face souverainement à des sanctions unilatérales coercitives.
Il est de notre responsabilité d’unir les volontés et les efforts pour faire face à cet immense défi et poursuivre le travail de Bolívar, Martí, Fidel et Chávez. Promouvons l’intégration économique de l’ALBA. La détermination de chacun sera décisive. Faisons-le pour le droit à la souveraineté, à la paix et au développement de nos peuples, a-t-il conclu.

mardi 30 juin 2020

LE VOTE DES MUNICIPALES ANALYSÉ AVEC SON SENS AIGU DE LA CHOSE POLITIQUE PAR DANIELLE BLEITRACH

Les élections c’est comme l’erre d’un bateau

Quand on coupe le moteur d’un bateau, celui-ci poursuit longtemps sur sa lancée… Il en est ainsi d’une élection, on ne refait pas le terrain, on l’utilise. C’est d’ailleurs pourquoi un parti révolutionnaire même s’il a choisi une stratégie qui articule élections et luttes sociales ne peut pas se limiter à tout faire passer par le filtre électoral: action, analyse de la situation, et surtout formation des militants, organisation. Il faut analyser la situation électorale par rapport à nos perspectives politiques et non subordonner celles-ci à la situation électorale. Mais il s’agit d’un test important.
Celui-ci dit deux choses incontournables, premièrement le rejet de Macron et des siens. deuxièmement ce rejet a pris des formes diverses ,il y a les scores catastrophiques, mais l’abstention massive en est la plus évidente.
Donc ces élections municipales ont été ce qu’elles ont été, marquées par une forte abstention qui a touché en priorité la classe ouvrière et les couches populaires. Il est assez évident que celles-ci ne voient plus d’issue dans les élections et des alternances qui n’en sont pas. Nous sommes alors proches d’une situation comparable à celle des États-Unis: tout est fait par le pouvoir pour favoriser ce rejet passif de la classe ouvrière et pour accroître ses divisions internes y compris ethniques.
IL y a parallèlement la montée du mécontentement des couches moyennes, diplômées, urbaines qui ont tendance à passer d’une social-démocratie à l’autre . Elles prétendent à une sorte de leadership mais elles n’arrivent pas à rassembler les couches populaires . C’est le sens de ce qu’on a appelé “la vague verte” et qui connait son plafond à cause de cette abstention massive et de la force de la droite. On nous l’a présenté tout au long de la soirée des résultats comme mue de son propre mouvement sans voir que l’élan est celui des forces de gauche, sans cette coalition elle échoue comme à Lille, il faut analyser au cas par cas ce qu’il y a dans ces rassemblements et ancrer la préoccupation écologique dans la justice sociale, la souveraineté. L’écologie n’est pas un parti et chaque coalition locale s’est présentée sous cette étiquette “porteuse”, ce qu’il en est sur le terrain mérite analyse. Il est des rendez-vous incontournables dans les politiques, celui des choix sociaux mais aussi le choix des énergies.
Est-ce que nous allons poursuivre sur la thèse qui prévaut depuis Robert Hue: accompagner ces mutations “sociétales”, les accélérer sous couvert de”modernité”? Ou allons-nous au contraire choisir de faire face en nous appuyant sur les luttes, celles du service public, du monde du travail… créer les conditions d’une véritable bataille pour l’environnement et pour l’incontournable “question sociale”? Cela suppose un parti qui soit différent de celui qui est un simple agent électoral, un parti de militants, et pas simplement d’adhérents.
Ce souci de mobiliser les couches populaires sur des bases de classe a été exprimé dans toutes les déclarations de Fabien Roussel tout au long de la soirée et on peut y voir là une espérance.
Dans un tel contexte, celui créé volontairement par le pouvoir, ses médias, dans la difficulté d’un combat sur le terrain, on peut féliciter les communistes qui partout se sont battus avec courage alors que partout tout a été fait pour minimiser leur poids réel, quitte à voir se constituer des alliances inattendues pour les faire perdre. Le cas du très beau combat du Havre est là pour le prouver, mas il est des défaites qui peuvent créer les conditions de la victoire. Ceux qui ne se faisaient pas d’illusion sur la nature du combat mais ont su malgré tout poursuivre une politique d’union ancrée sur les problèmes de fond, l’emploi, la santé et y compris l’environnement remportent des victoires comme nos camarades de Vénissieux, de Villejuif, dans le Pas de Calais… Mais pas seulement, ce qui demeure frappant malgré le choc de la perte de Saint Denis, Aubervilliers, Valenton, et d’autres villes du Val de Marne, c’est des reconquêtes, et aussi la bonne résistance dans les petites villes, celles où la classe ouvrière de plus en plus chassée non seulement des centres des grandes villes, mais de la périphérie immédiate doit se déporter.
Il s’agit donc d’analyser les transformations mais de le faire non comme des “sociologues” mais en relation avec une pratique politique toute entière orientée vers l’intervention populaire, le rôle des syndicats, du parti…
Un mot sur Marseille, le printemps marseillais qui regroupait toute la gauche et avait été précédé d’un véritable effort de participation citoyenne a fait un très beau score. Il a su partiellement canaliser la colère contre le “système Gaudin”, son inertie, sa corruption. Si l’on compte en voix, le système Gaudin est à terre au point que la candidate Vassal est battue dans son propre arrondissement. Mais pourtant rien n’est joué parce que c’est un scrutin par arrondissement et que la tête de liste écologie Rubirola n’a pas la majorité dans les secteurs L’inconnue est entre autres Samia Ghali dans le 15-16, jadis fief du PCF. Parce que le parti communiste a raté de peu son retour dans les quartiers nord, comme sa tête de liste avait été battue au premier tour dans le XIIIème arrondissement celui tenu par le Front National et raflé par la droite.
Le scrutin par arrondissement réserve bien des surprises et il faut penser la totalité de la ville, voir ce qui a été singulièrement absent la métropole. A Marseille, depuis toujours il y a une constante, la droite et le PS s’unissaient pour empêcher que les communistes aient une représentation digne de leur audience et de ce qu’est réellement cette ville. Le réflexe a encore joué et si le printemps marseillais n’arrive pas à faire élire son maire parce qu’il n’aura qu’une majorité relative et que la droite trouvera de la ressource dans le vieux système clientéliste de l’ancien PS, la mairie aura été perdue dans les quartier populaires. Rien n’est joué! Mais la victoire de Ghali est une autre figure de la “dépolitisation” des quartiers populaires.
C’est sur fond de difficulté dans les quartiers nord populaires que l’élimination du Rassemblement national peut favoriser un maintien du “système” que le printemps marseillais a espéré chasser, avec en toile de fond Marseille métropole et Renaud Muselier reprenant les rênes d’une droite qui a conservé ses forces.
Dans l’ensemble du département les communistes maintiennent l’essentiel de leurs positions, mais il y a une incontestable poussée de la droite et la perte attendue de deux “bastions” Arles et Gardanne. Les jeux politiciens, les divisions entre élus, ont pris le pas sur ce qui était jadis une discipline de parti. Cela aussi doit être analysé parce que c’est une tendance de fond d’un parti où le poids des élus devient prépondérant. Rien de tout cela n’était obligatoire.
Bref ce qui a manqué au rassemblement de la gauche le plus souvent c’est ce que doit faire le PCF:un ancrage plus fort dans la classe ouvrière, dans le monde de l’entreprise, autant que dans les quartiers populaires et personne ne le fera à sa place ou alors ce sera pour dévoyer la situation y entretenir un clientélisme mafieux.
Il faudra beaucoup réfléchir à tout cela dans le cadre de la préparation du prochain congrès. Personnellement n’appartenant plus au PCF, j’observerai comme “sympathisante” les débats, ce blog y contribuera à sa manière en apportant textes et analyses qui éclairent les enjeux. L’audience de ce blog ne cesse de croître et il est désormais lu par beaucoup de militants qui en discutent, répercutent les analyses et sans toujours en adopter la totalité, font partie de leurs échanges.Donc, ce que je retire de ces élections est que le PCF ne peut pas continuer à se jouer à chaque élection, il a un tout autre rôle à jouer, un rôle indispensable et qui le sera plus encore demain qu’aujourd’hui avec l’aggravation de la crise économique et la manière dont le pouvoir est prêt à faire toujours plus payer l’addition à la classe ouvrière, aux couches populaires, celles dont ce vote a montré l’urgence de les gagner à une perspective politique.
Cela sera très difficile mais essentiel, si par malheur les rafistolages électoraux prenaient la place d’une véritable perspective que le parti communiste doit offrir, à savoir le socialisme, une politique de rupture au plan intérieur comme au plan international, en Europe en priorité, mais pas seulement, l’effacement, la réduction comme une peau de chagrin deviendrait la poursuite de l’erre d’un bateau qui mène notre pays au naufrage. La reconquête ne peut pas être simplement électorale.
Quelquefois se poser les bonnes questions peut aider à avancer… Ainsi en est-il de celles que l’on peut tirer de ce scrutin, l’abstention qui grandit et qui touche la classe ouvrière et les couches populaires exige un débat autour de trois grandes questions:1) le mouvement du monde, la fin du capitalisme occidental et ses aspects de plus en plus destructeurs des êtres humains comme de l’environnement, le poids spécifique de l’UE, le rôle joué par les pays socialistes, la manière dont ils revendiquent la paix et la vie, la coopération. 2) La France , la “dépolitisation” multi-forme des couches populaires, l’aggravation de l’assaut contre l’emploi et les services publics, la lutte ne peut être menée que dans une perspective de rupture : le socialisme, celui qui correspondra à notre histoire autant qu’aux problèmes actuels engendrés par la politique néolibérale 3) le parti qu’il faut pour mener une telle politique? Évitons les leurres, les questions qui divisent inutilement et restons sur le fond…
Danielle Bleitrach

Fin provisoire...

Publié le par Boyer Jakline
Finalement, je n'arrive pas à m'éloigner de cette soirée à Stalingrad-Volgograd.
D'abord une très grande émotion pour moi aussi.  La force du direct, fond et forme. 
Et puis la censure de Facebook, qui interroge et souligne le niveau atteint par la haine à l'égard de cet exploit . Il souligne les fautes des autres, les nôtres, à part les résistants, minoritaires mais qui sauvent l'honneur.  Alors, motus...
Et ce motus est tout régnant. Avant-hier, 26 juin, V.Poutine et E. Macron se sont entretenus près d'une heure par vidéo. J'ai regardé le grand journal du soir de Moscou de 20h, 19h chez nous. Un reportage de 7/8 minutes a permis de connaitre le contenu de l'échange. Le président français a commencé par saluer l'exploit des Soviétiques dans l'affrontement terrible. A expliqué qu'il ne s'était pas rendu à Moscou " pour des raisons sanitaires".
V.Poutine a souligné une nouvelle fois l'importance des relations historiques entre nos deux pays, véritable pivot pour la paix en Europe. Normandie-Niémen, cette escadrille dont la mémoire est sacrée en Russie ( Voir mon article du 20 mai 2015.)...que quasiment personne ne connait ici... Des partisans soviétiques qui ont participé à la Résistance française...
Puis c'est le tour des problèmes internationaux chauds que la pandémie n'a pas effacés... Au contraire, Libye, Syrie, Donbass.
V. Poutine a invité le président français à venir à Moscou en septembre. Ok, " si les conditions sanitaires sont réunies"
Mais voilà où je veux en venir : je passe aux 20h TF1 France 2... les grands journaux populaires. Pas un mot...ou alors un tout petit peu à la fin , car j'ai zappé avant.. 20h40, toujours rien.
Ces médias qui nous disent tout du tour de piste des " extrêmes droites" européennes, comme ils disent, d' un Steeve Banon ou des propos de Mike Pompéo... tous les deux " souriants"... Là, rien...
Voilà le niveau... l'OTAN à la tête des médias français ?

Pour revenir à la soirée, je vais traduire le premier poème "ma génération" 1945, de Semion Goudzenko, récité avec rage par Alexandre Pétrov, étoile montante du théâtre et du cinéma. Je ne peux l'écouter sans avoir des frissons.
Pour les russophones, la version russe sera à suivre.
Je traduis comme toujours au plus près de l'original...

Mais avant cela, un peu de sémantique.
Il y a en russe deux mots pour désigner la patrie. Il y a un mot qui colle bien avec " on croit mourir pour la patrie...on meurt pour des industriels" Sur le mot père otetchestvo. Celle des généraux et des tsars. Présentes dans des chants officiels. La période soviétique a fait sienne la patrie intime, " le pays", celui ou l'on est né, (mot formé sur le verbe naître) la rivière qui coule en bas du village, la mère qui attend sur le  pas de la porte...
C'est celle-là qui "appelle" la grande statue de Stalingrad, l'épée brandie, c'est rodina... L'autre patrie, l'intime.


Alexandre Petrov
Traduction :

  • Il ne faut pas nous plaindre. Nous n'aurions plaint personne.
  • Nous sommes purs, devant notre chef comme devant le seigneur-dieu.
  • Sur les vivants les capotes sont rouillées de sang et de bo
  • Nos mères pleurent et nos compagnes se taisent, tristes.
  • Nous n'avons pas connu l'amour ni le bonheur du travail.
  • Notre part, c'est le destin lourd du soldat.
  •  
  • Mes semblables n'ont ni l'amour, ni les vers, ni la tranquillité.
  • Que la force et l'envie.
  • Et quand nous reviendrons de la guerre
  • Nous aimerons à fond, nous écrirons, mon frère, de telles choses,
  • Que les fils seront fiers de leurs pères-soldats.
  •  
  • Et ceux qui ne reviendront pas? qui ne pourront aimer?
  • Qui dès 1941 a été abattu  par la balle ?
  • La compagne pleurera, le coeur de  la mère explosera
  • Mes semblables n'auront ni les vers, ni la tranquillité ni l'épouse.
  •  
  • Celui qui reviendra pourra aimer à fond ? Non, le coeur ne sera pas assez grand.
  • Et ceux qui auront péri n'ont pas besoin que les vivants aiment à leur place
  • Pas d'homme dans la chaumière, pas d'enfants, pas de chef de famille
  • Les sanglots des vivants peuvent ils consoler d'un tel chagrin?
  •  
  • Il ne fait pas nous plaindre. Nous n'aurions plaint personne
  • Qui est monté à l'attaque, a partagé le dernier morceau de pain,
  • Celui là comprendra  cette vérité
  • qui nous est venue dans les tranchées, les défilés montagneux
  • discuter avec nous de sa voix hurlante, enrouée.
  •  
  • Que les vivants le sachent, et que les générations apprennent
  • cette vérité sévère des soldats, saisie dans le combat
  • Et tes béquilles et cette blessure mortelle en travers
  • et les tombes au dessus de la Volga
  • où des milliers de jeunes gens gisent.
  •  
  • C'est notre destin nous nous sommes empoignés avec lui, en chantant
  • Et montions à l'attaque et faisions sauter des ponts.
  • il ne faut pas nous plaindre, nous n'aurions, nous, plaint personne
  • Et devant notre Russie, dans cette époque dure aussi, nous sommes purs.
  •  
  • Quand nous reviendrons, et nous reviendrons avec  la victoire,
  • Qu'on nous brasse de la bière et de la viande pour le repas
  • tant, que les pieds de chêne de la table lâchent.
  • Têtus et droits comme des diables, vivants et mauvais comme des hommes,
  •  
  • Nous embrasserons les pieds des nôtres et des gens pleins de souffrances
  • Nous étreindrons nos mères et nos compagnes, qui nous auront attendus, nous aimant,
  • Nous reviendrons, la victoire à la baïonnette,
  • et nous aimerons à fond, et nous nous trouverons un travail.


Semion Goudzenko, poète, soldat journaliste. (1922-1953), mort d'une maladie neurologique.
Нас не нужно жалеть, ведь и мы никого б не жалели.
 Мы пред нашим комбатом, как пред господом богом, чисты.
На живых порыжели от крови и глины шинели,
на могилах у мертвых расцвели голубые цветы.

Расцвели и опали... Проходит четвертая осень.
Наши матери плачут, и ровесницы молча грустят.
Мы не знали любви, не изведали счастья ремесел,
нам досталась на долю нелегкая участь солдат.

У погодков моих ни стихов, ни любви, ни покоя - только сила и зависть.
А когда мы вернемся с войны,
все долюбим сполна и напишем, ровесник, такое,
что отцами-солдатами будут гордится сыны.

Ну, а кто не вернется? Кому долюбить не придется?
Ну, а кто в сорок первом первою пулей сражен?
Зарыдает ровесница, мать на пороге забьется,-
у погодков моих ни стихов, ни покоя, ни жен.

Кто вернется - долюбит? Нет! Сердца на это не хватит,
и не надо погибшим, чтоб живые любили за них.
Нет мужчины в семье - нет детей, нет хозяина в хате.
Разве горю такому помогут рыданья живых?

Нас не нужно жалеть, ведь и мы никого б не жалели.
Кто в атаку ходил, кто делился последним куском,
Тот поймет эту правду,- она к нам в окопы и щели
приходила поспорить ворчливым, охрипшим баском.

Пусть живые запомнят, и пусть поколения знают
эту взятую с боем суровую правду солдат.
И твои костыли, и смертельная рана сквозная
, и могилы над Волгой, где тысячи юных лежат,-

это наша судьба, это с ней мы ругались и пели,
подымались в атаку и рвали над Бугом мосты.
...Нас не нужно жалеть, ведь и мы никого б не жалели,
Мы пред нашей Россией и в трудное время чисты.

А когда мы вернемся,- а мы возвратимся с победой,
все, как черти, упрямы, как люди, живучи и злы,-
пусть нам пива наварят и мяса нажарят к обеду,
чтоб на ножках дубовых повсюду ломились столы.

Мы поклонимся в ноги родным исстрадавшимся людям
матерей расцелуем и подруг, что дождались, любя.
Вот когда мы вернемся и победу штыками добудем
- все долюбим, ровесник, и работу найдем для себя.


Oh, miracle de la haine... Facebook censure encore...