jeudi 19 mai 2022

 

         Arrêt

    sur

   Info

Par Georges Michel, Colonel à la retraite

Publié le 14 mai 2022 sur bvoltaire.fr

Et maintenant, la Finlande. La Finlande qui a émis le vœu d’adhérer à l’OTAN. Emmanuel Macron a aussitôt réagi, on va dire, avec enthousiasme : « Le président de la République a indiqué que la France soutenait pleinement le choix souverain d’adhérer rapidement à l’OTAN », annonçait, jeudi 12 mai, un communiqué de l’Élysée. Au passage, ça lui va bien de parler de « choix souverain » au moment même où il applaudit des deux mains à l’idée de renoncer à la règle de l’unanimité au sein de l’Union européenne, ce qui aura pour conséquence d’affaiblir ce qu’il reste à la France de sa souveraineté.

Et maintenant, donc, la Finlande qui se dit prête à renoncer à sa neutralité pour adhérer à cette machine colossale qu’est l’OTAN afin de renforcer sa sécurité. Mais aussi une adhésion qui « renforcerait l’alliance dans son ensemble ». C’est ce qu’ont affirmé le président et le Premier ministre finlandais. Certes, la Finlande est un petit pays (5,5 millions d’habitants), mais c’est 1.300 kilomètres de frontière commune avec la Russie. À titre indicatif, Helsinki, capitale de cet État indépendant depuis 1917, est à moins de 400 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Certes, la Finlande est déjà membre de l’Union européenne depuis 1995. Mais, semble-t-il, l’Union européenne n’est pas une alliance guerrière. Certes, l’OTAN est une alliance défensive et, donc, elle ne menace pas d’invasion la Russie. C’est pourquoi, d’ailleurs, elle est intervenue en Afghanistan et en Libye… Certes, les Russes sont les méchants et les Ukrainiens sont les gentils. Certes…

Mais prenons un risque, celui de passer pour un agent de la Russie – car aujourd’hui, dans l’atmosphère d’hystérie de pré-guerre, émettre un bémol quant à la belle harmonie pro-Ukraine, c’est frôler la cour martiale -, prenons un risque donc, celui de se mettre à la place de la Russie, et ce, sans pour autant excuser son agression de l’Ukraine. Depuis la chute de l’Union soviétique et du communisme, les frontières de l’OTAN ne cessent de se rapprocher de la Russie. La disparition du pacte de Varsovie n’a pas été suivie de celle de l’OTAN. Au contraire. L’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie – anciens satellites de l’URSS – ont même intégré l’OTAN. Aujourd’hui, seuls les trois États baltes et la Pologne sont frontaliers de la Russie, la Biélorussie et l’ faisant « écran », en quelque sorte, entre l’empire otanien et l’empire moscovite. L’entrée de la Finlande dans l’OTAN ne serait donc pas anodine. Et se satisfaire, comme le fait Macron, d’un « choix souverain » de la Finlande ne peut qu’inquiéter.

Il ne peut qu’inquiéter car ce projet d’adhésion concourt à cette escalade vers la guerre. La guerre, la vraie, celle que les techniciens de la chose qualifient de « haute intensité ». Traduire : celle qui tue par centaines et milliers, non pas des avatars d’un ixième jeu vidéo, mais des jeunes gens – car ce sont des jeunes et non des vieux qui font la guerre depuis la nuit des temps. La France s’est peut-être habituée à ces cérémonies présidées par le chef des armées aux Invalides pour rendre hommage à ces gamins de France, morts « loin de chez nous ». La France s’est habituée à voir, recouverts du drapeau tricolore, un, deux, dix cercueils (Uzbin, 2018). Mais lorsque cela sera par centaines ? Car c’est ce que signifie le combat de « haute intensité ». En avril dernier, Ouest France évoquait, pour la Russie, plus de 1.000 soldats russes tués, ajoutant que « certaines sources occidentales vont jusqu’à 12.000 morts ». Il est évident que si la France devait être embringuée dans une guerre, les pertes seraient hors du commun avec ce qu’elle a pour l’instant subi dans les OPEX (opérations extérieures) de ces dernières décennies. Il faut en être conscient.

En être conscient. Or, que nous dit Henri Guaino, dans une tribune de haute tenue publiée dans Le Figaro, le 12 mai ? Que « nous marchons vers la guerre comme des somnambules ». L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy fait d’ailleurs un parallèle avec la situation de 1914. Certes, des circonstances bien différentes, mais ce même engrenage, ce même aveuglement, cette même fuite en avant. J’ajouterai : cette même ignorance de la réalité de la guerre. Oui, car combien de nos « responsables politiques » va-t-en-guerre ont un fils ou une fille sous l’uniforme, prêts à faire le sacrifice de leur vie ? Encore faudrait-il, me direz-vous, avoir des fils et des filles…

 

Les affaire maliennes de JEAN YVES LE DRIAN

Est-ce que vous savez qu’entre autres affaires, la République en Marche – qui se veut en pleine RENAISSANCE- traîne la casserole attachée à son ministre des Affaires étrangères. Le ministre de l’EUROPE et des Affaires étrangères, Jean Yves Le DRIAN et son fils Thomas, sont convoqués le 20 juin 2022 par un juge d’instruction malien pour des faits présumés d'”atteinte aux biens publics et autres infractions aux dépens de l’Etat du MALI “. Le silence étourdissant de nos médias sur cette affaire témoigne que nous sommes devant l’iceberg d’un système qui n’a rien à envier à la Franc Afrique si ce n’est le minimum d’efficacité. Là encore nous sommes devant un bouleversement qui révèle dans le sillage de l’affaire ukrainienne un nouvel ordre international.

C’est sur son rôle totalement intéressé de VRP du business français et particulièrement breton que le juge malien, Mahamoudou Bello Dicko a décidé d’enquêter à la demande d’une association, le mouvement MALIKO, que l’on sait être proche des nouveaux dirigeants.

Le ministère nie avoir reçu une convocation officielle mais dans les couloirs les langues se délient sur ce que signifie cette mise en cause. D’abord revenons sur la manière dont Le Drian qui ignorait tout de l’Afrique a conçu son rôle et ce qui lui est reproché.

Un proconsul qui tisse des réseaux ou prétend le faire.

En 2015, le socialiste Ibrahim Boubacar Keita était président du MALI. Le Drian y agissait selon les maliens en véritable proconsul, il multipliait les déclarations méprisantes, intervenant sans état d’âme dans ce qui aurait du être considéré comme relevant du seul gouvernement malien : En 2018 lors d’une rencontre à Stockholm avec son homologue suédoise, le ministre des affaires étrangères française à reproché aux autorités maliennes ( Ibrahim Boubacar KEITA y compris ) de manquer de volonté politique pour la mise en oeuvre de l’accord de paix d’Alger dans le Sahel. « Dans les accords d’Alger, il y a tout ce qu’il faut pour retrouver la paix au Mali et plus globalement au Sahel. Encore faut-il avoir la volonté politique de transformer ces accords en réalité. Ce n’est pas encore le cas, je souhaite que ce soit le cas après l’élection présidentielle »Imaginez un instant le ministre des affaires étrangères du Mali Tiébilé DRAME donner son avis sur la gestion de la crise des gilets jaunes en France protestaient le Maliens, exaspérés par cette manière de se conduire lui et ses troupes en maître du pays et il s’agit d’un exemple parmi d’autres.

Un tel mépris s’accompagnait suivant la tradition d’une main mise sur l’économie malienne comme sur le reste de l’Afrique de l’ouest. Défendre le pré-carré africain explique d’ailleurs les nombreux narratifs de nos médias sur la manière dont la Chine pillerait l’Afrique et l’adhésion à toutes les fake-news sur les génocides ouighours, le rôle des socialistes a toujours été essentiel dans ce domaine comme leur atlantisme et Mitterrand n’a fait qu’amplifier la situation jusqu’à la forfaiture du Rwanda (1).

L’Afrique est en plein bouleversement

Le Drian a porté personnellement l’opération SERVAL puis le dispositif BARKHANE de “lutte anti-terroriste” et ne fit pas sur le terrain la preuve d’une efficacité militaire quelconque, en revanche le rapport financier s’avéra excellent sauf pour le contribuable français et africain. Avec ce passif, il se heurte désormais à de profonds bouleversements qui posent la question de la présence militaire en Afrique. la colère populaire monte, dans les grandes villes les opinions publique se radicalisent face à ce qui estimé un pillage néocolonial doublé du racisme des métropoles. L’affaire ukrainienne aujourd’hui est très mal vécue, le racisme ukrainien , celui de l’UE dans l’accueil des réfugiés se combine avec l’inquiétude de l’approvisionnement et la crainte de la famine. D’ailleurs le président Sénégalais se rend cette semaine à Moscou et à Kiev pour peser sur de véritables négociations en faveur de la paix.

Depuis 2012, le ministre d’abord à la défense ensuite aux Affaires étrangères très peu présent médiatiquement donc crée ou tente de créer un réseau d’intérêts digne de celui de Foccart en prenant les chefs d’ETAT africains dans des systèmes économico-politiques. Il est ainsi accusé d’avoir usé de son appartenance à la franc maçonnerie pour se constituer ce réseau en lien avec l’appartenance socialiste mais ce qui serait premier serait les intérêts personnels en lien avec des marchés, il y a bien celui de l’armement désormais complètement imbriqué avec celui des USA et justifié par les interventions provoquées, mais la découverte de ce marché de gré à gré en relation avec des affaires familiales est du pain béni dans la guerre de l’information qui oppose la FRANCE au MALI parce que l’illégalité de l’absence d’un appel d’offre est patent.

Quand Ibrahim Boubacar Keita a été chassé et qu’une junte militaire a pris le pouvoir, les affaires de le DRIAN se sont gâchés et c’est devenu de la faute des Russes, comme elle l’était déjà des Chinois.

Selon la plainte de la société MALIKO, la société française Oberthur Technologie a obtenu pour une dizaine d’années le marché de la fabrication des passeports biométriques malien, alors que le marché passé avec le Canada arrivait à expiration. Une procédure de grè à gré illégale en faveur de cette entreprise bretonne dans laquelle le fils de le Drian, Thomas serait impliqué dans des transactions intervenant depuis 2013.

La guerre de l’information

Le DRIAN qui est un europeo-atlantiste forcené et qui a un bilan militaire de la France en Afrique absolument catastrophique est de plus en plus contesté. Une guerre de l’information est ouverte entre PARIS et BAMAKO, le DRIAN jouant de ses réseaux ou tentant de jouer de ses réseaux politico-économique, voir de la corruption des chefs d’ETAT pour obtenir un isolement de l’actuel pouvoir malien. Les résultats sont mitigés mais il faut tout le silence obtenu des grands médias en FRANCE pour que l’affaire demeure scellée à la veille des élections législatives avec la mise en cause d’autres responsables de la République en marche et que les complicités du monde politique ne révèlent pas en quoi l’amour passionné pour l’UKRAINE de Le Drian ne recouvre pas la franc Afrique et ses turpitudes.

Le manque de curiosité (c’est un euphémisme) sur ce qu’accomplit réellement la FRANCE et les intérêts en jeu, n’empêche pas un léger filtrage pour initiés et les faits commencent là encore à être révélé parce que si l’on parle beaucoup des mercenaires russes pour expliquer les revirements africains on semble ignorer l’implantation ancienne diplomatique russe proche de l’ancienne Union soviétique affaiblie jadis par la querelle sino-soviétique et qui désormais travaillent ensemble dans un continent en plein bouleversement, en prônant un monde multipolaire dans lequel la souveraineté des Etats soit respecté et le régime des sanctions interdit.

.

danielle BLEITRACH

 

Rébellion contre les États-Unis et leur Sommet exclusif des Amériques

Pour avoir la force des Cubains face aux Etats-Unis, il faut une longue patience et ne jamais céder à l’opportunisme tout en manifestant une absence totale de sectarisme. Il faut défendre l’histoire, sa propre histoire et celle de l’humanité révolutionnaire, le contraire du PCF qui depuis plus de trente ans désormais croit être réaliste en liquidant son identité. Il était impossible de rattraper en une bataille électorale tant de lâcheté surtout quand au coeur de la bataille on a cédé sur le fond ce que Cuba ne ferait jamais. Cuba unit alors que la France ne sait plus que donner le spectacle de divisions stériles et groupusculaires, d’ambitions minables et de coups de poignard, celui qui veut garder un minium de dignité est banni. La France enchaînée au char de l’OTAN avec la cocarde bleue et jaune en boutonnière alors qu’elle ne sait pas dresser le drapeau cubain. Les communistes ont failli alors que Cuba se dressait et imposait le respect et l’adhésion de l’Amérique latine, et Cuba comme ici rappelle à chacun sa participation à cette longue histoire de rébellion et de soumission. Biden qui se la rejoue guerre froide, peut le faire en EUROPE dans cette lâcheté totale sans la moindre exception, chacun trouvant de bonne raison de lécher les pieds du saigneur et maitre et de suivre l’OTAN . Alors que Cuba et l’Amérique latine comme d’autres pays du sud tiraient partie de l’opportunité des temps nouveaux ouverts par l’intervention russe. Cuba a toujours réveillé le meilleur de l’Amérique latine et AMLO s’est montré digne de la patrie de JUAREZ, la sentinelle de l’indépendance de “notre Amérique”, elle reste dans l’épopée alors que la France est dans la pitrerie criminelle. (noteettraduction de danielle BLEITRACH)

Par: Gustavo Veiga 

Dans cet article : Andrés Manuel López ObradorBolivieCARICOMCubaSommet des AmériquesÉtats-UnisJoe BidenMexique17 mai 2022 | 29 | Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur WhatsAppPartager sur Telegram

Andrés Manuel López Obrador, presidente de México, durante su intervención tras recibir la Orden José Martí. Foto: Abel Padrón Padilla/ Cubadebate.

Photo : Fichier.

Le Sommet des Amériques pourrait devenir un revers diplomatique pour les États-Unis. Un coup porté à leur hégémonie fissurée lorsqu’ils jouent à domicile. Prévue le 6 juin à Los Angeles, en Californie, la réunion perdrait en cohérence car plusieurs présidents latino-américains ont déjà annoncé ou laissé entendre qu’ils n’y assisteraient pas.

La raison en est le mécontentement généré par l’exclusion par Washington de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua.

Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador (AMLO) a mené le rejet de la décision. Elle a été imitée par la Bolivie, Luis Arce, et rejointe par la Communauté des nations des Caraïbes (Caricom), composée de 15 pays, la grande majorité d’anciennes colonies anglophones.

Ses dirigeants ont déclaré qu’ils n’y assisteraient pas si la mesure n’était pas révisée. Xiomara Castro, présidente du Honduras, et son collègue argentin, Alberto Fernández, ont également ajouté leurs critiques. Le Brésilien Jair Bolsonaro n’affronterait pas non plus à Joe Biden depuis qu’il a apporté son soutien à Donald Trump lors des dernières élections.

Soixante ans plus tard, les États-Unis prennent à nouveau une décision avec la même logique que celle adoptée par l’OEA lorsqu’ils ont expulsé l’île en 1962 à la Conférence de Punta del Este. Comme si la guerre froide se poursuivait avec l’Union soviétique au XXIe siècle.

Ce sommet, prévu en 2021, a été reporté d’un an en raison de la pandémie et se tiendra du 6 au 10 juin. Ce sera le neuvième depuis le premier tenu à Miami en 1994, lorsque Bill Clinton était au pouvoir. Les États-Unis n’ont pas choisi Los Angeles comme siège social simplement parce que c”est la deuxième ville du pays, a une communauté latino très représentative et le troisième plus grand nombre de consulats dans le monde.

Le département d’État souligne sur son site officiel quelque chose qui n’est pas vérifié dans la pratique. Le caractère ouvert et sans restriction proclamé dans sa convocation du sommet.

Les États-Unis ont démontré, et continueront de démontrer, leur engagement en faveur d’un processus inclusif qui intègre les contributions de personnes qui représentent l’immense diversité de notre hémisphère et incluent des voix autochtones et historiquement marginalisées ».

Les PDG des Amériques

Le sommet se tient, avec de légers changements, une fois tous les trois ans depuis 1994. C’est le seul rassemblement de tous les dirigeants d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et des Caraïbes qui s’alignent habituellement sur la Maison Blanche.

Cette fois, l’empreinte commerciale que les États-Unis lui réservent toujours sera accentuée. Le gouvernement de Washington a prévu trois forums. Celui qui représente le plus leurs intérêts commerciaux est le soi-disant quatrième Sommet des PDG des Amériques. Il y en aura deux autres : l’un de la société civile et l’autre de la jeunesse des Amériques.

L’exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua, dont les États-Unis supposaient qu’elle passerait sans trop de chocs, est devenue un problème pour Biden. Le président mexicain a déclaré mardi dernier lors d’une de ses conférences de presse habituelles : « Si vous excluez, si vous n’invitez pas tout le monde, une représentation du gouvernement du Mexique partira, mais je n’irai pas. » Il venait de rentrer de La Havane où il a rencontré son collègue, le président Miguel Diaz-Canel.

Contrairement à un autre président mexicain, le droitier Vicente Fox, López Obrador ne craignait pas les représailles de son puissant voisin. Il est resté dans l’histoire comme un homme timoré lors que lors du sommet de 2004, l’enregistrement d’un dialogue avec Fidel Castro l’a exposé au ridicule.

Fox avait demandé au leader révolutionnaire de se rendre au Mexique pour la réunion des présidents, mais à une condition : « Fidel, tu viens, tu manges et tu pars », lui a-t-il dit. Il ne voulait pas que George W. Bush, qui occupait alors la Maison Blanche, soit mis en difficulté.

Non à la ZLEA à Mar del Plata

Des histoires de soumission comme celle-là et d’autres de rébellion envers ce que les États-Unis représentent, se sont produites tout au long des huit sommets tenus jusqu’à présent.

Celui de 2005 à Mar del Plata restera toujours dans les mémoires comme celui du non à la ZLEA. Dans celle de 2009 organisée par Trinité-et-Tobago, l’ancien président du Venezuela, Hugo Chávez, a donné le livre The Open Veins of Latin America, d’Eduardo Galeano, au président Barack Obama. Un geste symbolique du commandant bolivarien. C’était une autre époque, même si à Washington un membre du Parti démocrate régnait, comme aujourd’hui.

Dans le même chemin qu’AMLO, le président bolivien Arce a écrit sur son compte Twitter : « Si l’exclusion des peuples frères persiste, je n’y participerai pas. »

Il voulait dire qu’« un Sommet des Amériques qui exclut les pays américains ne sera pas un Sommet complet des Amériques ».

Toujours sur le même réseau social, la présidente du Honduras, Xiomara Castro, a déclaré: « Si nous ne sommes pas toutes les nations, ce n’est pas le Sommet des Amériques. »

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, n’a rien caché de la détermination de Washington : « Le gouvernement des États-Unis ne pourra pas montrer grand-chose au Sommet des Amériques après la dernière campagne présidentielle et les élections, l’assaut contre le Capitole, l’implication des politiciens dans la sédition et la corruption insurmontable de la politique. »

La description du ministre n’est pas étrangère à la façon dont l’équilibre des forces fonctionne aux États-Unis, où, selon le New York Times du 12 mai, « le plan de l’administration Biden d’exclure Cuba reflète des pressions politiques intérieures, y compris la tentative d’éviter de provoquer Robert Menendez, un sénateur démocrate cubano-américain du New Jersey. président de la Commission des relations étrangères du Sénat et fervent critique du gouvernement cubain.

Bien que les États-Unis n’aient pas encore officialisé la remise des invitations au Sommet de Los Angeles, leur sous-secrétaire d’État pour l’hémisphère occidental, Brian Nichols, a anticipé dans une interview accordée au journal espagnol El País que les chances que « Washington invite Cuba, le Venezuela et le Nicaragua » sont faibles.

López Obrador, d’autre part, a soutenu que tout n’est pas perdu. Son voyage à La Havane le 7 mai a démontré la force des liens historiques entre les deux pays, qui durent depuis 120 ans. Il a critiqué le blocus américain, appelé à la présence de l’île, du Venezuela et du Nicaragua au sommet et a annoncé qu’il se moquerait de Biden s’il maintenait la mesure.

Les États-Unis ont l’intention d’aborder à Los Angeles deux questions – entre autres – qui incitent leur gouvernement : les politiques d’immigration et de santé. Le Mexique a trop à dire sur le premier et Cuba a démontré sur le second qu’il était l’avant-garde mondiale pendant la pandémie. C’est le seul pays latino qui a fabriqué ses propres vaccins et envoyé ses brigades médicales Henry Reeve dans 20 pays lorsque le covid-19 faisait rage en 2020.

(Tiré de la page 12)