jeudi 8 décembre 2022

Après le vote indigne à l’Assemblée nationale, plus que jamais agir pour la paix et réussir le 17 décembre

mardi 6 décembre 2022 par ANC

Le vote incroyable du 30 novembre [1] est un signe sans précédent envoyé à la société française et au-delà à l’ensemble du monde. Passons sur le vote du camp d’en face (LR et macronistes) rejoint allégrement par EELV et le PS ce qui n’est pas une surprise en particulier pour ce dernier à l’origine de tant de guerres depuis son existence. Passons aussi sur l’abstention du RN, sans surprise elle aussi pour des raisons diamétralement opposées aux nôtres, le soutien à tout ce qui ressemble à du nationalisme n’étant pas la moindre.

Mais le vote des groupes LFI (abstention) et PCF (POUR !), du point de vue de celles et ceux qui veulent changer la société, doit être combattu avec la plus grande vigueur.

  • Comment voter un texte qui, sous prétexte de soutien au peuple ukrainien, est de fait un soutien à son gouvernement néo-nazi et oligarchique, présente Poutine comme seul responsable de la guerre actuelle (recours à la guerre que l’ANC a condamné dès son déclenchement) et franchit des pas inconcevables dans l’escalade belliqueuse ?
  • Comment voter un texte de soutien à l’OTAN cette alliance guerrière qui devrait être dissoute, car sans sa dissolution la paix sera toujours menacée ?
  • Comment voter un texte qui se réjouit que de nouveaux pays rejoignent le camp de la guerre sous la houlette du gouvernement étatsunien ?
  • Comment voter un texte qui salue le budget de l’UE de soutien à la guerre et se réjouit de l’attribution de 1,2 milliards par an pour aider l’Ukraine y compris sur le plan militaire ? Surtout dans un pays qui vient de voter une augmentation du budget de la guerre de 27% pour atteindre, de l’aveu même du gouvernement « un niveau historique » en 2023 ?
  • Comment voter enfin un texte qui acte la nécessité des livraisons d’armes, signe que toute solution pacifique est délibérément écartée ?

S’abstenir sur ces questions est déjà une position coupable, un lâche aveu de renoncement à la paix et si cela ne surprendra pas beaucoup d’observateurs, on pourra faire aisément remarquer aux députés LFI que c’est en contradiction avec nombre de leurs déclarations antérieures, de leur position affirmée sur le monde multipolaire et leur refus de l’impérialisme américain.

S’abstenir est donc déjà coupable, mais voter POUR !!!

Comment voter POUR quand on voit ce qu’a déjà produit l’impérialisme en Amérique latine, au Moyen Orient, en Afrique, en Asie et en Europe ?

Le seul vote humain était un vote CONTRE ce texte qui est une escalade supplémentaire sur la voie d’une 3ème guerre mondiale dont nul ne sait comment sortira l’humanité !

Comment peut-on prendre ainsi le risque d’une guerre nucléaire ?

Comment des héritiers du parti de Jaurès dont ils se revendiquent, du parti de Henri Barbusse, du parti qui adhéra à la 3ème internationale en particulier sur le refus de la guerre et du colonialisme, du parti qui manifesta tout au long du siècle dernier contre les guerres, dont nombre de ses membres furent à l’origine du mouvement de la paix, qui fut capable de soulever un mouvement de masse dans le pays sur le slogan « Ni PERSHING, ni SS20 » les missiles de l’époque de l’affrontement USA-URSS, un parti qui refusa et manifesta contre les guerres en Afghanistan et en Irak ?

Bien sûr, dans cette histoire on peut penser qu’il y a eu des erreurs, (les pleins pouvoirs à Guy Mollet en font partie), des hésitations, des retards, voire des fautes politiques comme ce fut le cas à plusieurs reprises en particulier ces dernières années, mais jamais le PCF n’avait voté un texte appelant au soutien de l’OTAN et à la livraison d’armes !

Un texte qui est en totale contradiction avec la déclaration de la Havane que le PCF a signé il y a à peine un mois !!

Pour toutes et tous les partisans d’un monde de paix et de progrès social, les deux étant liés, ce vote intervenant dans l’un des pays les plus riches du monde et parmi les premiers vendeurs d’armes est un très mauvais coup porté à tous les partisans de la paix. Il est aussi un très mauvais signal donné à celles et ceux qui sont révolutionnaires parce qu’ils veulent un monde en commun et qu’on appelle les communistes.

Le coup est rude mais ce n’est pas l’heure de nous résigner, abandonner ou nous taire.

Plus que jamais disons guerre à la guerre !
Plus que jamais « assumons nos responsabilités » !
Plus que jamais mobilisons-nous pour les enfants du monde entier dont l’avenir est menacé.
A l’indignité d’un vote à l’assemblée opposons l’indignation du peuple de la rue !
Aux affirmations guerrières opposons le refus des peuples d’une nouvelle boucherie !
Aux atermoiements et arguties opposons la détermination des combattantes et combattants de la paix !

Investissons-nous au maximum de nos efforts dans la plate-forme internationale anti-impérialiste ! [2]

Faisons signer massivement la pétition « Non à la 3ème guerre mondiale ! Dissolution de l’OTAN ! OUI à la paix et au progrès social pour les peuples du monde ».

Faisons, en France comme dans tant de pays du monde, du 17 décembre une immense journée de refus des g

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Allô Manu? C'est Vladimir, l'uranium russe est arrivé à bon port. Je répète, l'uranium est arrivé à bon port

Greenpeace a observé, mardi, la livraison dans le port de Dunkerque (59) de « plusieurs dizaines de fûts d’uranium enrichi et dix conteneurs d’uranium naturel en provenance de Russie ». Même observation en septembre avec le même navire et toujours à Dunkerque. 

Ben oui, aucun embargo sur l'uranium russe. Ni maintenant ni prévu! Le Parlement européen avait bien demandé à ses maîtres de la Commission européenne de l'UE du capital un embargo, comme pour le gaz ou le pétrole. Encore y a-t-il des trous dans la raquette pour le gaz et le pétrole russe. Mais Bruxelles a dit Niet, pardon, Non sur un embargo pour l'uranium.

Depuis 2001, plus de 45% d'uranium utilisé en France provient de la sphère d'influence russe. Et la Russie transforme, enrichit et purifie l'uranium à destination des centrales nucléaires françaises

La dernière mine d'uranium en France, celle de Jouac en Haute-Vienne, a fermé en 2001. C'était le plus riche gisement français. Il présentait un minerai avec la plus forte teneur d'uranium soit 6 kilos à la tonne. 8.000 tonnes ont été extraites à la fin de la mine, soit de quoi assurer une année de consommation énergétique en France.

Ma chronique va faire sûrement grincer des dents. Mais le débat n'est pas aujourd'hui pour ou contre le nucléaire. Il est simplement question de la souveraineté énergétique actuelle de la France, 6e puissance économique mondiale, dans laquelle on parle de pénuries en courant électrique et de probables coupures hivernales, à cause des centrales nucléaires minées par le capitalisme et la sous-traitance à bas coût, dans un pays fortement désindustrialisé, comme pour être un paradis pour touristes, surtout étrangers, parce que bizness is toujours bizness. Autour d'une éolienne d'une société privée pour recharger des Iphone made in china.

 

Qui va aller sur les marchés, dans les cages d'escalier et dans les entreprises proposer le socialisme aux ouvriers?

7 Décembre 2022 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Théorie immédiate, #classe ouvrière, #GQ, #Qu'est-ce que la "gauche", #Positions

Qui va aller sur les marchés, dans les cages d'escalier et dans les entreprises proposer le socialisme aux ouvriers?

J’ai lu et relu bien souvent que pour qu’une révolution sociale se produise, il faut que se réunissent dans la société des « conditions objectives » et des « conditions subjectives ».

Les premières sont les crises économiques et les guerres régulièrement et cycliquement produites par les contradictions de l’économie capitaliste, et qui seront toujours présentes au rendez-vous.

Les secondes ont leur origine dans l’économie mais s’expriment dans la tête des révolutionnaires qui sont issus des classes révolutionnaires, c’est à dire dans conscience de la classe ouvrière. Laquelle paraît en ce moment plutôt en sommeil.

Les conditions subjectives de la révolution bolchevique sont apparues soudainement vers 1895, quand la partie de l’intelligentsia russe ralliée à la révolution a pour la première fois réussi à propager les idées de Marx et d’Engels dans la classe ouvrière, après avoir prêché dans le désert pendant deux générations avec d’autres théories socialistes qui se voulaient pourtant plus authentiquement « russes ».

Des idées révolutionnaires répandues dans la bourgeoisie peuvent aider beaucoup dans une telle situation, mais ne constituent pas les « conditions subjectives » dont il est question, et peuvent même dans certains cas s’y opposer.

Ainsi quand j’étais jeune dans les années 1970 j’ai vécu les dernières années paradoxales de l’hégémonie intellectuelle du marxisme parmi les étudiants et les intellectuels bourgeois en France. Ces jeunes intellectuels qui étaient le plus souvent superficiellement sincères étaient considérés avec méfiance par les ouvriers pourtant largement organisés dans un parti marxiste, le PCF de l’époque, qui se faisait allègrement l’interprète de ce sentiment.

Les idées révolutionnaires qu’elles partageaient spontanément, sans avoir besoin de prédication, étaient essentiellement des idées communistes utopiques assez hétérodoxes du point de vue marxiste qui remontaient à la culture révolutionnaire urbaine du siècle précédent et qui étaient en train de se scléroser en récit mythique recyclé sur la scène de mai 68 et dans la culture subventionnée ; et des idées socialistes appuyées sur des modèles politiques réellement existants et pourtant quotidiennement dénigrés et calomniés, déjà, par les grand médias, et les intellectuels de renom, de la droite à la gauche du champ politique qui ajoutaient avec enthousiasme leur coup de pied de l’âne au grand récit du totalitarisme. Il s’agissait de croyances diffuses en un avenir meilleur, prospère et juste, grâce à une nouvelle organisation de la société dont l’expérience soviétique était la préfiguration – et subsidiairement, lorsqu’un aspect ou un autre du « socialisme réel » soviétique ou des « démocraties populaires » est-européennes paraissaient décevants, la Yougoslavie, la Chine, Cuba, le Viet Nam, le Burkina Faso, l’Albanie, etc..

L’échec de cette expérience, qui a été précédé et en partie causé par un rejet massif du socialisme et de ses valeurs - notamment l’égalité salariale - par les cadres et par la gens intellectuelle qu’elle avait pourtant formées a ruiné cette croyance dans les années 1980 dans le prolétariat mondial. Ce qui aggravé particulièrement les choses en France, ce fut l’expérience du retournement anti-ouvrier de la gauche au pouvoir , en 1983, qui entraîna l’effondrement du PCF, qui avait au moins l’utilité de chasser le gauche-patte qui depuis s’est mis à jouir sans entrave, et à proliférer.

A en croire l’opinion actuelle des anciens soviétiques cet échec semble avoir été en réalité une apparence trompeuse forgées par les médias occidentaux et qui s’est infiltrée dans l’opinion des pays socialistes par l’intermédiaire de leur intelligentsia, et de leur caste administrative qui ont fait miroiter au peuple la société de consommation occidentale avant de confisquer à leur profit la propriété sociale. La catastrophe pour les ouvriers, ce ne fut pas le socialisme malgré sa crise et ses contradictions, mais la transition régressive au capitalisme, et les masses de l’ex-URSS ne l’ont pas oublié.

Quoiqu'il en soit nous manquons aujourd’hui de propagandistes et d’agitateurs disposant de brochures et de vidéos internet vantant les mérites simples et indépassables du socialisme. Qui n’est pas une chose compliquée : planification économique, collectivisation des grands moyens de production et des grands réseaux de distribution, égalité salariale, plein emplois, couverture sociale généralisée etc.

Le droit au travail, la gratuité de la santé, de l’éducation, des transports, de l'énergie et du logement, la planification du développement culturel, sportif, scientifique et technique aussi bien pour le plus grand nombre que pour l’élite. Un éventail réduit des salaires et l’absence de grande fortune et de classe de rentiers. Absence aussi de l’empoisonnement moral dû à la publicité et au marketing. Et la dignité et la bonne entente entre les nationalités qu’apportent la souveraineté nationale et le respect des minorités.

Ce système est très éloigné d’un système de redistribution de richesses obligeamment restituées à cette intention par les capitalistes du style « salaire social » ou « revenu universel » c’est à dire d’une société de consommation pour pauvres payée en fait par la plus-value produite par les ouvriers du Tiers monde.

Il existe beaucoup de chaînes Youtube qui tirent à boulets rouges sur le capitalisme, et le réduisent en confettis, mais qui semblent n’avoir rien d’autre à proposer que le retour à la France du Général De Gaulle.

Aujourd’hui, les ouvriers penchent vers la droite, parce que faute qu’on leur propose quelque chose de concret, ils ont cessé de croire aux lendemains qui chantent pour la classe ouvrière, et qu’au niveau de leur difficile vie quotidienne, ils ont développé un rejet massif de l’immigration, du laxisme sécuritaire, et de l’assistanat, c’est à dire de ce que propose ce qui fait figure aujourd’hui de « gauche » et qui est tombé à un niveau d'adhésion d'environ 10% dans la population.

Bref les conditions subjectives d’une révolution socialiste et d’un projet communiste peuvent apparaître à nouveau à condition de se débarrasser de la gauche actuelle.

Une organisation socialiste des travailleurs issue de la base pourrait se structurer demain, une nouvelle organisation politique de lutte des classes, autour d’un projet de société enraciné dans les revendications populaires élémentaires. Elle devrait retrouver un regard positif envers les actuels pays socialistes pour mieux en comprendre les difficultés, les choix économiques et politiques, et souvent les grands succès.

Le capitalisme « progressiste », c’est à dire celui qui est conscient de la nécessité de contrôler les récits messianiques qui réapparaissent inéluctablement dans les foules opprimées compte beaucoup sur la thématique du climat pour forger un consensus entre classes sociales et met en avant pour le faire la jeunesse bourgeoise des métropoles, la même dont les grands parents étaient les gauchistes paradoxaux des années 1970 que je rencontrais au lycée. Les discours alarmistes voire apocalyptiques, dans la mesure où la chasse aux énergies fossiles, après avoir servi de vecteur à la désindustrialisation des métropoles, peut servir à gêner le développement des pays du Sud, contribue au maintien de la structure impérialiste de domination mondiale par l’Occident. La bourgeoisie et ses intellectuels organiques utilisent les questions écologiques pour culpabiliser des masses plus naïves qu’autrefois et se dédouaner de leurs responsabilités qui sont pourtant évidentes et écrasantes. Ils justifient ainsi les politiques malthusiennes qui aboutissent à une paupérisation absolue des travailleurs et de leurs familles, tout en consolidant la marge appropriée par les nouveaux rentiers.

Le capitalisme tente de se projeter un avenir en décroissance, avec maintien ou même élargissement de la marge qu’il parvient à extraire de la valeur produite par le travail. La décroissance c'est arithmétiquement la croissance de l'inégalité.

Le socialisme ne peut redevenir un idéal politique de premier plan et une force matérielle irrésistible qu’en passant à nouveau dans la conscience des classes populaires et le rôle des théoriciens, des propagandistes et des agitateurs est d’en devenir les témoins, les avocats et les bateleurs.

Ce qui n'est pas une mince affaire. Depuis la Révolution d’Octobre, une culture individualiste a été diffusée parmi les travailleurs par tous les moyens possibles, et elle semble parfois devenue définitive, de l’ordre d’un obstacle infranchissable, car le socialisme peut de moins en moins s’appuyer pour sa propagande sur une sorte de collectivisme culturel qui prévalait autrefois dans les classes opprimées, justement comme système de défense élémentaire.

Mais en réalité cet individualisme de consommateur et d’aventurier de pacotille n’est rien d’autre que la religion de notre temps, de diffusion mondiale sans doute, mais je pense qu’elle est plutôt moins solide et moins consistante que les religions précédentes, car elle n’est plus structurée par des rituels collectifs mais par des pratiques exhibitionnistes. Et qu’elle s’écroulera comme les autres, c’est à dire qu’elle deviendra soudain une simple idée portée au délire par quelques extrémistes du genre des agités qui suivent Donald Trump, et devenue profondément indifférente aux masses.

Quant à l’individualisme bourgeois catalogué "à gauche"qui s'est égaré dans la post-humanité et dans la promotion des minorités les plus extravagantes il n'a de sens que de servir de faire valoir aux précédents.

Il nous faut ignorer les premiers qui sont moins dangereux qu’ils paraissent, et tenir loin de nous les seconds qui sont compromettants au plus haut point.

 

GQ, 5 décembre 2022

 

Publié par El Diablo

Alors que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile et ne cesse de s’aggraver du fait de l’absence de volonté de traiter les vrais problèmes depuis plusieurs décennies, nous assistons à des négociations complètement hallucinantes entre l’Assurance maladie et les représentants des médecins. La baisse du nombre de médecins, plus particulièrement des généralistes, a été sciemment organisé et se poursuit sans aucune inflexion. En effet, lors du choix des spécialités, la médecine générale n’est pas la plus prisée au regard des conditions de travail et du différentiel de rémunération avec de nombreuses autres spécialités.

Par ailleurs, le maintien de la rémunération à l’acte sclérose le système, alors que les patients du 21e siècle ne sont plus ceux du début du 20e siècle où ce mode de paiement a été mis en place. Aujourd’hui, plus de 60 % des dépenses de la Sécurité sociale concernent des patients généralement de plus de 50 ans atteints de maladies chroniques qui se soignent mais ne se guérissent pas. Leur prise en charge nécessite la collaboration d’une équipe de professionnels de santé qui doivent collaborer étroitement et intervenir de manière régulière.

Ainsi empiler des actes souvent sans véritable coordination aboutit à un résultat médiocre alors que dans le même temps sont multipliés les actes techniques coûteux et pas toujours utiles. La situation actuelle n’est plus acceptable avec 6,5 millions personnes sans médecin traitant dont plus de 600 000 atteints d’affections de longue durée. L’accès aux spécialistes est de plus en plus difficile avec la généralisation des dépassements d’honoraires qui entraînent un renoncement aux soins ou des prises en charge retardées à l’origine d’une dégradation de l’état de santé des patients concernés.

La réponse actuelle est un palliatif de mauvaise qualité avec des centres de soins non programmés et des téléconsultations qui sont une sorte d’ubérisation de la médecine qui ne permet pas un suivi régulier que seul un médecin traitant attitré et disponible est capable d’assurer. Dans ce contexte, focaliser les négociations autour de la seule augmentation du montant de la consultation à 50 euros est une grave erreur.

Au regard des expériences menées et des expressions des jeunes médecins, il apparait évident qu’il est indispensable de réfléchir conjointement à une modification du mode d’exercice des médecins et de leur mode de rémunération. L’exercice dans des structures collectives pluriprofessionnelles montre son efficacité, avec une grande satisfaction des professionnels quant à la qualité de leur exercice. Par ailleurs, le salariat attire de plus en plus. Il a comme avantage d’être débarrassé de toutes les tâches de gestion et d’organisation qu’impose l’exercice libéral classique.

N’en déplaise à certains le salariat n’a rien de dégradant et n’implique pas une perte de liberté des professionnels. En effet, les statuts de salariés peuvent être variés, depuis celui de fonctionnaire jusqu’à celui de salarié d’une structure coopérative gérée par les salariés eux-mêmes. Face à la gravité de la crise actuelle, une politique de rupture est nécessaire autour de deux axes : une réponse aux besoins des patients qui doit être la priorité et une amélioration des conditions de travail et de rémunération des professionnels de santé.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

 

Bruno GUIGUE : L’arrogance de l’oligarchie française dans toute sa splendeur !

Publié le par FSC

 

par Bruno Guigue

Dans Le Point, l’ambassadeur Gérard Araud explique qu’en Chine « le pouvoir a dû reculer. Malgré le risque d’une explosion de l’épidémie dans un pays vieillissant au système de santé encore primitif, il a donné, cette semaine, des signes prudents d’un allègement des interdictions liées au Covid ».

Un « système de santé primitif », le système chinois ? Il a pourtant limité à 5230 décès la mortalité-Covid, quand la France en avait 158 000 durant la même période.

Et puis, son Excellence doit également ignorer que sur les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, seule la France n’a pas été capable de produire son propre vaccin.

Comme il a été ambassadeur à Washington, il peut aussi comparer l’espérance de vie des Chinois (78,2 ans) et celle des Étatsuniens (76,1 ans), lesquels ont eu la bagatelle d’un million deux cents mille morts imputés au Covid.

Bref, il faudrait quand même cesser de la ramener matin, midi et soir, notamment sur les sujets où l’Occident est mauvais et la France est minable.

source : Bruno Guigue

Note de P. 

Si le ridicule tuait, la France capitaliste libérale macronienne serait aux places de d'honneur, si ce n'est à la première. On dépend de l'uranium russe, on leur achète l'uranium - en cachette !!!-  et on tape sur Poutine: faut le faire !!!!!