mercredi 23 février 2022

Sur les accrochages entre "Insoumis" et soutiens de Fabien Roussel

23 Février 2022 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Élections, #Qu'est-ce que la "gauche", #classe ouvrière, #Positions, #Ce que dit la presse, #GQ

Sur les accrochages entre "Insoumis" et soutiens de Fabien Roussel

Pour communiquer il faut que tes ennemis parlent de toi. Fabien Roussel est servi maintenant !

Jusqu'à présent le débat s'est essentiellement mené à l'intérieur de la petite bourgeoisie politisée où le discours radical-écolo de Mélenchon est hégémonique. Dans les masses populaires par contre les seuls candidats qui existent sont Macron, Marine Le Pen, et Z. Mélenchon y fait de la figuration en tentant de flatter le segment musulman.

La campagne lancée contre Roussel de la part des sympathisants de Mélenchon peut paradoxalement le faire accéder au statut de candidat sérieux, ne serait ce que par le volume de bruit médiatique.

Les accrochages sur les réseaux entre soutiens de Mélenchon et de Fabien Roussel reflètent un antagonisme de classe larvé. Les premiers représentent sans filtre la petite bourgeoisie radicalisée, tandis que les seconds tentent de reprendre pied dans la classe ouvrière que la gauche a laissé dériver vers l'extrême droite. Et ce n'est pas aussi facile.

La plupart des gens aimeraient bien croire à la possibilité du changement social mais se méfient des discours politiques après tant de déceptions accumulées par les "gauches" qui sont parvenues au pouvoir depuis quarante ans (PCF compris), et ils sont allergiques aux gauchistes en qui ils ne voient que timbré-e-s, planqué-e-s et fil-le-s à papa.

Il y a aussi un fort ressentiment anti-islamique qui devient une bombe à retardement qu'il est nécessaire de désamorcer. Les attentats terroristes, les amalgames, les polémiques et les campagnes de presse ont laissé des traces et dans ce contexte les discours accusateurs de l'extrême gauche et des communautaristes n'ont fait qu'aggraver la fracture interne du peuple de France.

Voilà donc la pente à remonter.

GQ 22 février 2022

PS 23 février.

Les musulmans en France sont une petite minorité (un peu moins petite dans la classe ouvrière certes) et il n'y a aucune perspective de succès pour la classe ouvrière dans ce pays sans les mangeurs de cochons et les buveurs de vin. Le PCF depuis Roussel est loin d'être un idéal mais il cherche avec des moyens très diminués à reprendre pied dans la classe ouvrière sans distinction d'origine ni de religion. Mélenchon fait une politique démagogique en direction des ghettos qui renforce la ghettoisation.

Accuser les gens en bloc d'être racistes comme le font les gauchistes (dans la lignée de la théorie arendtienne de la banalité du mal) ne conduit nulle part, ou plutôt si, conduit à la société étatsunienne.
Et ça, personne n'en veut. Personne en tout cas avec qui on peut s'associer politiquement.

 

Crise ukrainienne : la géographie, ça sert d’abord à faire la guerre

La débandade américaine en Afghanistan après une guerre de 20 ans a-t-elle marqué la fin d’un cycle historique entamé avec la chute de l’URSS en 1991 ?

Vladimir Poutine a reconnu hier officiellement l’existence de Donetsk et Louhansk, les deux républiques séparatistes pro-russes de la région ukrainienne du Donbass. Cette décision à la fois prévisible et inattendue lui permettrait-elle d’obtenir mieux que l’acceptation de ses demandes écrites adressées aux Etats Unis ?

En 1974, la Turquie membre de l’OTAN avait envahi Chypre, pays indépendant au prétexte d’une tentative de coup d’État à Nicosie. La « communauté internationale », à savoir les États-Unis et les pays européens n’avaient pas bougé. Cela fait 48 ans que ce pays est coupé en deux et ce n’est pas près de changer. Cette durée montre le basculement auquel nous allons être confrontés avec les décisions de Vladimir Poutine. Basculement qui va complètement structurer ce qui va se passer dans cette partie du monde.

Gare aux aveuglements

On rappellera brièvement les éléments de fond absolument incontestables de ce dossier. Après l’effondrement de l’Union soviétique, les États-Unis ont joyeusement piétiné et pillé la Russie grâce à leur marionnette alcoolique Boris Eltsine imposant au peuple russe un effondrement économique violent et douloureux et une succession d’humiliations difficilement supportables dans un pays au fort patriotisme. La Russie a dû avaler un nombre non négligeable de couleuvres dans certaines avait la taille du boa constrictor. Avec une reconnaissance unilatérale des indépendances de la Slovénie et de la Croatie, l’Allemagne réunifiée a donné le signal de la guerre civile particulièrement meurtrière qui a abouti à la désintégration de la Yougoslavie. Sous un prétexte jamais prouvé, l’OTAN a bombardé la Serbie, envahi une de ses provinces, le Kosovo, pour la détacher et en faire un État mafieux où ont été établies des bases américaines.

La Russie a été impuissante à protéger ses frères slaves orthodoxes. Ceux-là mêmes au secours desquels elle était venue en aide en août 1914 en rentrant en guerre contre les puissances centrales. On passera rapidement sur la litanie des autres violations du droit international par les États-Unis et l’OTAN qui ont démontré de l’Afghanistan au Yémen en passant par l’Irak, la Libye, et la Syrie leur façon d’envisager le respect des normes dont ils se prétendent les garants. Les mêmes ont décidé en 2014 de téléguider en Ukraine un coup d’État contre un président démocratiquement élu qui avait l’heur de leur déplaire pour entretenir de bonnes relations avec son voisin russe. Depuis cette date, le pays est également coupé en deux, les habitants des provinces russophones ayant refusé le fait accompli et l’installation à Kiev d’un gouvernement noyauté par des néonazis et particulièrement violent à leur égard.

Après avoir copieusement violé leurs engagements sur la non-intégration des pays de l’ancien bloc de l’Est à l’OTAN – engagements qu’ils ont toujours niés, mais dont le journal allemand Der Spiegel vient de publier les preuves, corroborant la version russe -, les États-Unis n’ont pas hésité devant cette opération calamiteuse organisée clairement pour intégrer l’Ukraine à une organisation militaire considérée comme agressive par les Russes. Cet aventurisme a provoqué les réactions que l’on pouvait imaginer. Emmanuel Macron a dit que Vladimir Poutine était paranoïaque ; il a raison. Nous avons rappelé dans ces colonnes le prix effarant payé pour la défaite de l’agresseur allemand, et le fait que l’on ne reprendrait plus jamais les Russes par surprise. Qui avaient demandé un engagement écrit cette fois-ci concernant le fait que l’Ukraine n’intégrerait pas l’OTAN. Refus des Américains et de leurs domestiques européens.

Avec le souci de la protection de son pays qui serait mis en danger par l’installation de missiles nucléaires à ses portes, Vladimir Poutine vient d’enclencher le processus qui devrait lui assurer la protection qu’il souhaite de ce côté-là.

La reconnaissance des républiques séparatistes va figer l’Ukraine dans un conflit frontalier qui comme celui de Chypre pourrait durer très longtemps et en tout cas, c’est la Russie qui en déterminera l’agenda. Cette opération inattendue dans sa fermeté vient donc de fermer les portes de l’OTAN à Kiev pour fort longtemps. Et désormais, si une guerre devait se déclencher, ce ne pourrait être qu’à l’initiative de l’Ukraine voulant s’opposer à la sécession désormais reconnue par la Russie des provinces de l’Est.

Alors, les bavardages sur le droit international, sur le respect des frontières, des nations existantes, la démocratie par ceux qui passent leur temps à les piétiner, tout cela relève aujourd’hui de la plaisanterie. Chacun sait bien que les sanctions appliquées à la Russie ne changeraient rien et seraient très douloureuses pour l’Europe, notamment sur la question énergétique. On imagine que nos écologistes, plus faucons que les pires faucons de Washington, seront ravis que les Européens s’alimentent beaucoup plus chers avec le gaz de schiste américain.

Jurisprudence Yves Lacoste

On avait appris avec le grand géopolitologue Yves Lacoste que : « La géographie ça sert d’abord à faire la guerre ». Nous avons devant nous une bonne leçon.

La Russie s’est en partie reconstitué un glacis sécuritaire pour compenser celui anéanti par la chute de l’Union soviétique. Fait des petits morceaux de son ancien empire, ayant ou non le statut d’État indépendant reconnu. Au sud avec bien sûr le Kazakhstan et la Géorgie neutralisée par les tampons de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Au sud-ouest on trouve la Transnistrie et désormais les régions de l’Est ukrainien. Quant à l’ouest, il ne faut pas oublier l’enclave russe dans l’UE, avec Kaliningrad. Mais à l’ouest, il y a surtout ce pays dont on parle finalement très peu, c’est-à-dire la Biélorussie que la ridicule tentative de « révolution de couleur » a rejeté dans les bras de Moscou. Sur le plan militaire, la Russie a donc récupéré un glacis défensif pouvant s’avérer menaçant vis-à-vis de certains pays de l’OTAN.

Elle qui avait indiqué qu’elle aussi pouvait tracer des lignes rouges n’a pas obtenu les garanties sécuritaires écrites qu’elle voulait. Mais le refus obtus et bavard des États-Unis lui a probablement permis de créer une situation stratégiquement favorable.

Les médias français, tout à leur occidentalo-centrisme, titraient que la décision de Poutine était « condamnée par la communauté internationale tout entière ». C’est à voir. Il manque pour l’instant la Chine et l’Inde ce qui fait quand même 2,8 milliards d’âmes. La France quant à elle, engluée dans une UE impuissante et dépourvue de toute réelle souveraineté, est condamnée à regarder passer les trains.

Les comédies narcissiques de son président n’y changeront rien.

 

PATHÉTIQUE!!

 

Union sacrée : ces mots imbéciles et trompeurs, qui furent criminels en 1914, au front bas, négation de l'esprit critique et de la vérité, commencent à être repris par tout ce que le pays compte de réactionnaires, d'idiots, de cyniques et de margoulins. Ca fait du monde et surtout ils ont la caisse de résonnance médiatique pour eux. 

Union sacrée face à l'ours russe menaçant d'envahir l'Europe. Yannick Jadot exprimant une fois de plus l'ampleur de sa nullité politique. Emmanuel Macron tentant de cacher sa nullité et sa servilité atlantiste. L'extrême-droite est déchirée entre son amour de l'autoritarisme poutinien et la symbiose politique avec les bandéristes ukrainiens. François Hollande se fait remarquer par un viril "Poutine ne comprend que la force". Parce que Biden comprend autre chose ? Hollande il est vrai capitula devant le terrible "mouvement des pigeons" ce qui en dit long sur son courage politique. Sa camarade de parti Anne Hidalgo appelle à l'union sacrée européenne contre les hordes slaves. 

L'Union sacrée avec les fauteurs de guerre, hier comme aujourd'hui, est inacceptable. Pire, criminel. Union sacrée avec l'OTAN et avec l'impérialisme étasunien ? Union sacrée avec la bourgeoisie et le grand capital français qui sont notre adversaire ? En aucun cas puisque les buts que ces forces poursuivent sont antagoniques avec les nôtres. L'Union sacrée avec les bouchers de notre peuple en 1914 était criminelle. Elle le serait tout autant aujourd'hui.

JL Mélenchon a déclaré "l'Otan est responsable des tensions avec la Russie". Voilà qui est clair et qui n'implique pas de s'agenouiller devant le pouvoir capitaliste russe, qui comme tout pouvoir capitaliste, n'est pas exempt de tentations bellicistes. 

Mais la seule réponse conforme aux interêts des peuples, de tous les peuples, ce sont des négociations qui, en l'occurrence, tiennent compte de la juste revendication russe sur l'endiguement de l'OTAN qui menace et provoque la Russie.

 

Antoine Manessis.

PS

Exemplaire stupidité, l'édito du Midi libre (23/02) d'un dénommé Jean-Michel Servant : " Une union sacrée à laquelle doivent aussi adhér

 

BOURRAGE DE CRÂNE......

 .....ET DÉSINFORMATION FORCENÉE POUR ALIMENTER L'INTOXICATION .

 

Comme à chaque fois que j'ouvre mon téléphone, s'affichent des textes qui se veulent "accrocheurs": aujourd'hui, par exemple, il est écrit "upday" (?) , -quès aco, pourquoi ne pas utiliser un mot français, un mot autre que ce globish débilisant...."? Et puis plus bas, on peut lire : 

" CRISE en UKRAINE: INVASION RUSSE, STATU QUO......ET MAINTENANT: A QUOI S'ATTENDRE ?"

Je précise que mon fournisseur est SFR, je ne sais si les autres opérateurs affichent journellement de telles conneries pour abrutir le chaland abonné aux groupes des télécom.

Pourquoi "invasion russe"? Aujourd'hui, 23 février 2022, où l'abruti qui a écrit ces mots a-t-il vu une "invasion russe"? Qui lui a dicté cette "info" de merde? Ces procédés sont méprisables, les auteurs devraient être poursuivis en justice, comme si il n'était pas assez inquiétant d'assister à cette montée de risques de guerre orchestrée par toute une presse aux ordres des milliardaires, sans avoir à en rajouter à chaque instant et par tous les moyens, les plus vils, les plus bêtes, les plus sordides, tous destinés à vendre de l'"info" fausse pour affoler un peu plus des citoyens déjà malmenés par le covid mortifère et les restrictions des libertés qui en ont découlé, parce que Jupiter et les politiciens macroniens profitent de la situation pour nous rouler journellement dans leur farine.

Risques de guerre provoqués et attisés par les USA pour affirmer leur domination guerrière de la planète, alors que les guerres qu'ils provoquent se déroulent toujours loin de chez eux! Mais les chiens de garde au service des puissants, même les plus modestes, imbéciles et menteurs  planqués derrière l'anonymat du téléphone et de plus que nous rétribuons, par nos "chers" abonnements, pour nous mentir, ne savent faire autre chose que d'obéir à leurs maitres, pour cela ils se répandent en rumeurs, mensonges, âneries multiples, juste destinées à répandre un sentiment de panique qui ne profite qu'à leurs maitres: les dominants qui les manipulent pour nous gruger.

Jusqu'où, jusqu'à quand, les larbins de la presse aux ordres des Bolloré et consorts vont-ils continuer impunément leur sale boulot de désinformation et d'abêtissement? 

Et même ceux qui, comme Plénel, de Médiapart, n'ont trouvé comme saine et intelligente info que de déglinguer Fabien ROUSSEL, un fils du peuple, le seul candidat  qui mène un combat digne de la vraie gauche? Parce qu'il approche des 5%!!

Le seul, le vrai, de gauche, aujourd'hui!


 


L’Ukraine rétrécit à nouveau

Les déclarations dramatiques du 21 février illustrent une fois de plus la thèse classique de Barbara Tuchman sur la "Marche de la folie", à savoir que des gouvernements intelligents peuvent souvent agir de manière stupide et contre leur intérêt. (Image : Wikimedia Commons)

La Marche de la folie de Barbara Tuchman l’emporte à nouveau.

Les déclarations spectaculaires d’indépendance, le 21 février, des villes-États du Donbass, Donetsk et Lougansk, et la garantie militaire russe qui les accompagne pour les protéger contre toute nouvelle attaque à l’artillerie lourde par les forces de Kiev, illustrent une fois de plus la thèse classique de Barbara Tuchman sur la "Marche de la folie", à savoir que des gouvernements intelligents peuvent souvent agir de manière insensée et contre leurs intérêts : dans ce cas, Washington et Kiev.

Cette analyse ne plaira pas à beaucoup en Australie et même en Occident en général. Il nous est difficile de voir au-delà du récit enveloppant qui nous entoure de bonnes intentions occidentales avec des erreurs occasionnelles dans la mise en œuvre, par opposition à nos images mentales négatives et comiques du président russe Poutine. Ces dernières images sont loin de la vérité, mais elles sont très convaincantes. Les personnes qui créent et entretiennent notre paysage mental sont des professionnels de haut niveau. Ils conditionnent notre pensée et nos émotions, par le biais d’images et de mèmes puissants, mais aussi de mots. Les personnes très intelligentes détestent admettre qu’elles sont tombées dans le piège de cette propagande, et se mettent souvent en colère lorsqu’on leur suggère qu’elles l’ont fait.

Le fait est que Poutine a prononcé de nombreux discours au fil des ans, reconnaissant la pleine souveraineté de l’Ukraine depuis l’éclatement en 1991 de l’ancienne Union soviétique, un État autoritaire dans lequel les communistes ukrainiens ont joué un rôle majeur. Poutine a toujours demandé deux choses à l’Ukraine. Premièrement, des relations décentes de bon voisinage fondées sur le respect et la sécurité mutuels, comme entre les États-Unis et le Canada. Et deuxièmement, comme au Canada, le respect de l’ensemble des droits de l’homme des nombreux "Canadiens français" d’Ukraine - les plus de 50 % d’Ukrainiens qui partagent la langue et la culture russes. Cela inclut notamment le droit de participer à l’élaboration des politiques et des priorités de l’Ukraine en matière de sécurité nationale. Mais les États-Unis utilisent, au moins depuis 2013, les nazis ukrainiens, et ils sont nombreux, comme fer de lance de leur détermination à rendre l’Ukraine monoculturelle, militarisée et définitivement hostile à la Russie.

Ce n’est pas parce que Poutine affirme ces choses qu’elles ne sont pas vraies. Je crois qu’elles sont vraies.

Ces dernières années et semaines, Poutine, le président français Macron et le chancelier allemand Strolz (comme Merkel avant lui) ont fait de leur mieux pour trouver des voies à travers la confrontation croissante, mais ils n’ont finalement pas pu stopper la détermination de Washington et de Kiev à provoquer bêtement l’ours russe. Pendant des mois, Poutine a averti l’Occident de faire marche arrière dans la militarisation de l’Ukraine et de travailler avec la Russie à un règlement européen plus large, en inversant la dangereuse expansion de l’OTAN vers les frontières de la Russie depuis 1996 (voir mes deux récents essais sur les propositions de règlement russes).

Comme d’habitude, l’Occident a fait des choix, a tergiversé et - la plus grosse gaffe occidentale de toutes - le Biden de Washington a fourni de puissantes armes lourdes destructrices de villes à l’armée ukrainienne indisciplinée et contaminée par les nazis. La tentation de commencer à les utiliser était irrésistible.

  1. Nous avons assisté à partir du 17 février à une tentative déterminée, très menaçante, mais stupide, des forces armées de Kiev le long de la ligne de contact, y compris le célèbre bataillon Azov, d’avancer dans le Donbass et de l’occuper, même sous le nez des 130 000 soldats russes qui attendaient les ordres dans la Russie voisine. Le gouvernement ukrainien du président Zelensky et ses conseillers américains comme Victoria Nuland s’étaient convaincus que Poutine n’oserait pas maintenant envahir l’Ukraine après tous les avertissements occidentaux de représailles plus larges. Ils avaient tort : ils avaient raison de penser qu’il n’essaierait pas d’occuper Kiev, mais ils avaient tort de penser qu’il laisserait le Donbass tomber, ce qui créerait des risques élevés inacceptables de nettoyage ethnique brutal de 4 millions de Russes ukrainiens forcés de fuir le Donbass vers la Russie. Et quelle humiliation politique cela aurait été pour Poutine.

Le 18 février, les rapports de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe indiquaient déjà clairement que le bombardement du Donbass par Kiev s’intensifiait fortement. Les banlieues de Donetsk sont bombardées. Un raid de commando des forces spéciales ukrainiennes dans la province russe voisine de Rostov a été découvert et neutralisé. Les dirigeants du Donbass ont sagement ordonné des évacuations, afin de ne pas laisser d’otages civils sur place dans des villes qui risquaient d’être bombardées si elles ne se rendaient pas. Alep était l’exemple frappant de ce qui aurait pu se passer.

Maintenant, la Russie a donné son feu vert à l’indépendance du Donbass, protégé par la puissance militaire russe, comme ce fut le cas en Crimée.

La décision n’a pas dû être facile à prendre pour Poutine et son Conseil national de sécurité, poussés par la Douma à faire quelque chose. Le Donbass ne possède pas les nombreux attraits et atouts stratégiques et économiques de la Crimée. La reconstruction sera énorme et coûteuse et les coûts diplomatiques pour la Russie très élevés.

Mais Poutine n’avait pas d’autre choix : en fin de compte, il a dû défendre les Russes qui couraient de graves risques à l’étranger et dont la vie était réellement menacée, comme le rapportaient l’OSCE et les services de renseignement russes. Les accords de Minsk sont désormais morts. Ces mesures semblent déjà irréversibles. Tôt ou tard, ces petits États temporairement indépendants fusionneront avec la Russie. L’ironie est que la France et l’Allemagne les puissances garantes avaient depuis des années, depuis 2015, exhorté Kiev à accepter les solutions fédérales proposées par les accords de Minsk. Mais ensuite, les nationalistes de Kiev, soutenus discrètement par l’OTAN, avaient renié Minsk, confiants qu’ils pourraient finalement obtenir l’Ukraine unitaire qu’ils souhaitaient en laissant les accords de Minsk tomber dans l’oubli. Aujourd’hui, ironiquement, Kiev plaide au CSNU pour un retour aux accords de Minsk. Mais la situation a déjà changé.

Il y aura des conséquences négatives pour l’Est et l’Ouest. Il y aura immédiatement des pertes majeures de souveraineté pour la France et l’Allemagne. Ils seront aspirés par l’hégémonie de l’alliance américaine. Il y aura des revers immédiats pour les possibilités de détente entre la Russie et la France et entre la Russie et l’Allemagne. Ces deux grands États seront désormais, bien qu’à contrecœur, plus fermement enfermés dans les opérations militaires de l’OTAN dirigées par les États-Unis. Il est difficile d’envisager l’ouverture du gazoduc Nordstream, qui sera une grande perte économique et humanitaire pour l’Europe. Les sanctions s’intensifieront, ce qui nuira aux deux parties sur le plan économique et constituera un énorme revers pour la détente en général. La nouvelle guerre froide sera plus fermement ancrée dans les esprits.

La Russie poursuivra-t-elle son avancée en Ukraine ? Je ne pense pas, bien que la propagande occidentale nous dise pendant des semaines que la Russie va le faire. La ligne de contact actuelle deviendra la frontière, comme elle l’est de facto depuis 2015 après la tentative ratée de Porochenko de submerger le Donbass.

Comment la Chine et le monde des non-alignés vont-ils réagir ? Ce sont les questions les plus importantes maintenant. Verront-ils clair dans ce dernier faux récit anglo-américain d’une agression russe non provoquée , ou se laisseront-ils berner une fois de plus par les guerriers de l’information ? J’aimerais croire à la première hypothèse, mais je crains le pouvoir séducteur du faux récit occidental. Je pense que la Chine, et plus discrètement l’Inde, soutiendront la Russie. Les autres, nous verrons.

Il n’était pas nécessaire d’en arriver à ce résultat perdant-perdant. Une solution canadienne était possible, s’il y avait eu un minimum de bonne volonté de la part de Kiev : un État fédéral ukrainien avec de véritables droits de souveraineté pour les Ukrainiens russes, y compris, ce qui est important, un véritable droit de regard sur les choix de politique étrangère de l’Ukraine.

Poutine attendait désespérément ce résultat et a attendu aussi longtemps qu’il le pouvait. Mais Washington et Kiev voulaient la confrontation et une hostilité Est-Ouest permanente, attisée par Victoria Nuland et ses semblables. Ils ont maintenant ce résultat. L’Ukraine restera pauvre, dépeuplée, illibérale et militarisée. C’est une tragédie, mais la menace de génocide et de nettoyage ethnique des Russes du Donbass aurait été intolérable pour la majorité des Russes. Comme cela l’a été personnellement, pour un Poutine manifestement en colère et angoissé. Ce résultat ne le réjouira pas, lui et ses principaux conseillers, mais c’était la bonne décision à prendre.

Tony Kevin

Tony Kevin est un ancien ambassadeur australien en Pologne et au Cambodge, et un membre émérite de l’Australian National University. Auteur de Return to Moscow (2017), il se rendra en Russie de manière indépendante en février 2022. Il donnera une conférence sur les perspectives des relations russo-australiennes à l’Académie diplomatique de Moscou.

Traduction "la solution était trop simple pour ces abrutis" par Viktor Dedaj avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

 


REPRIS SUR

 

Commun COMMUNE

le blog d'El Diablo

Nous relayons un appel initié par le collectif StopBolloré et signé par de nombreuses organisations, médias et maisons d’édition.

Presse écrite, radios, chaînes de télévision, maisons d’édition de livres, agences de communication, jeux vidéo, instituts de sondage, salles de spectacle... en quelques années, Vincent Bolloré a constitué un empire médiatique tentaculaire au service de ses ambitions idéologiques réactionnaires.

Rien que dans le monde de l’édition, il possèdera bientôt plus de 70% des livres scolaires, la moitié des livres de poche, une centaine de maisons d’édition, avec un quasi-monopole sur la distribution des livres.

Cette concentration de médias est sans précédent dans notre histoire. Elle renverse les principes démocratiques garantis depuis la Seconde Guerre mondiale, et tous les progrès de la liberté de la presse, du droit d’informer et des médias. Sous nos yeux incrédules se déroule une révolution rétrograde qu’il est urgent d’empêcher.

Depuis la Libération, il est pourtant acquis que l’information n’est pas un objet commercial mais un instrument de culture. Il est entendu qu’elle ne peut remplir sa mission que « dans la liberté et par la liberté ». Il est clair qu’elle est libre quand elle ne dépend « ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d’argent mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs » (déclaration des droits et des devoirs de la presse libre, 1945).

POURSUIVRE LA LECTURE :

Stoppons Bolloré : pour une information libre

Stoppons Bolloré : pour une information libre

Presse écrite, radios, chaînes de télévision, maisons d'édition de livres, agences de communication, jeux vidéo, instituts de sondage, salles de spectacle... en quelques années, Vincent Boll...

https://www.acrimed.org/Stoppons-Bollore-pour-une-information-libre

 

LE CONTRE PIED DU CANDIDAT COMMUNISTE

23 février 2022

Le patron d'Auchan et Fabien Roussel ont été "surpris"  mangeant et devisant à la cantine, ce qui n'a pas dû  arriver souvent à l'un et à l'autre pour des raisons différentes.  Et il paraît que la femme de Milliez est née  ...Roussel

 Les médias sont pantois, le couteau n'était pas entre les dents de Roussel mais sur la table. Il les  prend à contre pied refusant  le rôle dans lequel on veut l'enfermer mais qu'il assume AUSSI.

 Tout le monde a oublié que le PCF est un parti de gouvernement et non de gesticulation, qu'il s'agisse du nucléaire ou de l'économie.. Il est temps de rappeler que le gouvernement qui a fait avancer la France en 1945  comprenait des communistes  à des postes clé et que la nation s'en est bien portée. Il est vrai qu'un rapport de forces particulier  le permettait. Nous n'en sommes pas encore là, malheureusement  mais le geste de Mulliez signifie qu'on s'en rapproche enfin même si c'est un tout petit peu.

 

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

CAPTURE D'ECRAN LIBRE ET NON FAUSSEE

CAPTURE D'ECRAN LIBRE ET NON FAUSSEE

Je ne suis pas du tout journaliste d'investigation, mais simple retraité de la SNCF qui cherche à s'informer. Un candidat à la présidentielle serait "dans la tourmente" quand il fut assistant parlementaire d'un député communiste selon un média dont l'article fut repris par toutes les chaînes d'infos. Mais c'est quoi un assistant parlementaire? Le site officiel de l'Assemblée nationale y répond dans la fiche de synthèse n°81.

Extraits: L'Assemblée nationale donne la possibilité aux députés de recruter des collaborateurs parlementaires, pour les assister dans l’exercice de leur mandat et de leurs différentes responsabilités. (...)

L'assistant parlementaire -le collaborateur dit la fiche de synthèse- joue le rôle que chaque député lui fixe à l’intérieur de l’équipe qu’il a recrutée.

Certains députés concentrent leur équipe dans leur circonscription, d’autres à Paris, d’autres encore répartissent leurs collaborateurs entre l’Assemblée nationale et la circonscription. En pratique, les deux tiers environ des collaborateurs sont attachés à la circonscription du député tandis qu’un tiers travaille au Palais Bourbon.

Les tâches confiées dépendent des besoins du député et des compétences de la personne recrutée :

  • la plupart des collaborateurs se voient confier des tâches d’assistance et de secrétariat comme la tenue de l’agenda, la prise de rendez-vous, la permanence téléphonique et l’assistance à diverses tâches matérielles ;
  • les collaborateurs les plus qualifiés, disposant par exemple de diplômes de second cycle universitaire, apportent une contribution à l’exercice du mandat parlementaire : rédaction de discours, préparation de propositions de loi et d’amendement, représentation au sein du groupe politique, etc. (...)

Comment est-il rémunéré?

Le député dispose d’un crédit lui permettant de recruter jusqu’à cinq collaborateurs. Depuis le 1er janvier 2018, ce crédit mensuel s’élève à 10 581 €.

Le collaborateur débutant perçoit au minimum un salaire brut de 2 700 € mensuel s'il est employé à l'Assemblée nationale. Cette rémunération peut s'accompagner de primes et indemnités selon les déplacements à assurer dans le cadre professionnel.

De plus, depuis le 1er janvier 2006, à compter de deux ans d’ancienneté, la prime d’ancienneté égale à 5 % du salaire de base et revalorisée de 5 % tous les deux ans, dans la limite de 16 ans d’ancienneté (...).

Par ailleurs, divers avantages accessoires s’ajoutent au salaire de base :

- la prime de 13ème mois, instituée en 1982 et qui équivaut à un mois de salaire de base ;

- l’allocation de frais de garde d’enfant âgé de moins de trois ans, instituée en 1988 ;

- la prime de prévoyance qui s’est substituée en 1998 au remboursement plafonné des frais de mutuelle ;

- l’avantage repas (prime-repas ou titre-restaurant), instauré en mai 2000.

Note de ma pomme:  Si j'étais beaucoup plus jeune, est-ce qu'un média d'investigation, libre et non faussé comme il se doit, m'accepterait comme collaborateur pour informer son lectorat?

Accueil > International > Ukraine : analyse de Gennady Zyuganov du parti communiste russe

Ukraine : analyse de Gennady Zyuganov du parti communiste russe

mercredi 23 février 2022 par Zyuganov Gennady Andreevich Président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

"Il est temps d’arrêter les actions de l’OTAN contre l’Ukraine fasciste La situation à la frontière entre l’Ukraine et les républiques du Donbass s’est aggravée. Les formations armées du côté ukrainien intensifient les bombardements du territoire de la RPD et de la RPL, nécessitant une évacuation massive de la population. Dans le même temps, la guerre de l’information contre la Russie s’intensifie de la part des médias ukrainiens occidentaux, pro-occidentaux et nationalistes. La situation témoigne directement de l’étroite coordination des provocations militaires et des agressions de l’information."

Zyuganov Gennady Andreevich Président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, chef de la faction du Parti communiste de la Fédération de Russie à la Douma d’État de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie.

Le président des États-Unis mène de plus en plus ouvertement des aventures dangereuses. Biden rapporte personnellement le moment mythique du début de la guerre de la Russie contre l’Ukraine, commente les affrontements dans le Donbass, réprimande Zelensky soit pour son aveu que la Russie ne se prépare pas à l’agression, soit pour un voyage intempestif à Munich pour une conférence sur la sécurité.
En d’autres termes, Washington provoque délibérément l’aggravation maximale des relations russo-ukrainiennes.

Le Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie a noté à plusieurs reprises que l’objectif des autorités américaines et de leurs associés à Londres n’est pas seulement l’asservissement définitif de l’Ukraine et l’hémorragie de la Russie.
Dans le même temps, un projet est mené pour saper le potentiel économique de l’Union européenne et réduire son influence dans le monde moderne. La guerre au centre de l’Europe, les sanctions forcées contre la Russie, la chute de l’activité économique dans l’UE fourniront une augmentation des opportunités concurrentielles américaines.

Affaibli dans la concurrence mondiale avec la Chine socialiste, Washington s’est mis à résoudre ses propres problèmes en piratant les économies de ses alliés de l’OTAN. Aujourd’hui, tous ceux qui respectent les règles des Anglo-Saxons déversent habituellement des accusations contre la Russie et “ne remarquent pas” les actions provocatrices du Kiev officiel.

Dans le même temps, le fait de la banderisation progressive de l’Ukraine a longtemps été ignoré. Les politiciens occidentaux prétendent qu’ils ne connaissent pas le sens et l’esprit des décisions du Tribunal de Nuremberg. La grande capitale des États-Unis et de l’Europe, qui a toléré l’arrivée des nazis au pouvoir, est prête aujourd’hui encore à promouvoir l’effusion de sang et l’agression.
Au milieu du siècle dernier, l’humanité a payé une telle politique avec plusieurs millions de victimes. Seul le peuple soviétique a perdu 27 millions de vies de ses fils et filles dans la lutte contre le fascisme.

Le Parti communiste de la Fédération de Russie estime que le chantage militaire de l’Occident devrait recevoir une réponse de principe sous la forme d’une position ferme de la Russie pour protéger la population civile du Donbass et punir les agresseurs. Dans le même temps, la tâche la plus importante de la communauté mondiale est d’arrêter les actions de l’Occident et de l’Ukraine fasciste.

Il y a une situation complexe où des mesures d’urgence suivantes sont nécessaire.

Premièrement.
En priorité, il faut aider les enfants, les femmes, les personnes âgées – tous les réfugiés du Donbass qui cherchent à se cacher de la guerre sur le territoire de la Russie. Nous appelons chacun à leur apporter l’aide nécessaire. Les autorités publiques, les partis et mouvements, les entreprises et les organisations, les citoyens de notre pays doivent participer à ce travail.

Deuxièmement.
L’appel de la Douma d’État au président de la Fédération de Russie sur la reconnaissance de l’indépendance de la RPD et de la RPL, adopté à l’initiative du Parti communiste, devient de plus en plus pertinent.
Aujourd’hui, cette décision devient la clé pour freiner l’agression contre les deux républiques et protéger leurs populations.

Troisièmement.
La situation avec la mise en œuvre du plan multilatéral de Washington pour asservir l’Ukraine, diaboliser la Russie et affaiblir l’Europe est devenue extrêmement transparente. Cela n’a aucun sens d’espérer un dialogue avec les héritiers de Bandera et de Shukhevych, qui ont aussi de puissants mécènes. Il est nécessaire de mettre en œuvre toute une série de mesures pour imposer la paix aux initiateurs d’effusions de sang massives.

Quatrièmement.
Sur la scène internationale, le moment est venu de lancer une offensive politique décisive contre toute tentative de réhabilitation du fascisme. Les autorités russes doivent utiliser activement toute l’influence de notre pays dans les organisations internationales à cet effet.

Dans le développement du mouvement antifasciste et anti-guerre, nous proposons d’utiliser tout l’arsenal de la coopération bilatérale et multilatérale avec d’autres pays, d’utiliser largement les méthodes de la diplomatie parlementaire et populaire.

Il est temps que chacun prenne conscience que les mécanismes de la démocratie en Ukraine ont été abolis.

Après le coup d’État de 2014, la vraie politique sur son territoire est de plus en plus dictée par des gangs nationalistes agressifs. Représentant une minorité terroriste absolue, ils entretiennent la peur du peuple ukrainien et imposent des règles de conduite aux responsables gouvernementaux.

C’est ce fait qui explique la transformation politique de Volodymyr Zelensky. Élu par les Ukrainiens à la présidence de la paix dans le Donbass et de la normalisation des relations avec la Russie, il s’est révélé être le chef d’orchestre d’une politique directement opposée.

Dans la situation actuelle, la tâche de libération de la dictature de Banderane peut être résolue par le peuple ukrainien lui-même. La population civile du pays est encore partiellement en mesure d’exprimer son opinion à l’aide des vestiges des procédures parlementaires, mais elle ne peut résister aux forces de terreur armées jusqu’aux dents.

La tâche de dénazification de l’Ukraine devrait devenir la préoccupation la plus importante de la communauté mondiale.

 

 Peuples d’Europe souvenez-vous de Victoria Nuland: “And you know ? Fuck EU !”

Quelque chose m’a frappée dans le discours de nos “élites” démocratiques occidentales, deux choses exactement, la première est la manière dont on nous invente “une opinion internationale qui fustigerait Poutine”. Nous en sommes loin et c’est que que nous nous employons ici à montrer, c’est même le contraire, l’immense majorité de la planète se dit au contraire que c’est peut-être le moment de se débarrasser de l’occident et des Etats-Unis, les mésaventures de Macron et la manière dont a été démonté son double jeu par les Russes a son équivalent au Mali et dans toute l’AFRIQUE. Donc premier constat, on prétend faire ignorer au peuple français ce qui se passe sur l’immense majorité de la planète et qui a certainement à voir avec la montée en puissance de la Chine. Mais cette négation de l’espace est aussi une négation du temps et de l’histoire, il est frappant de voir comment la presse, “les élites” se sont moquées du discours de Poutine qui prétend resituer l’action dans des temps historiques. Quand on nie ainsi l’espace et le temps, il est impossible d’agir avec la moindre efficacité. D’où l’importance de ce rappel historique, j’ajouterai que madame Victoria Nuland et son époux KAGAN, comme le couple Clinton ne sont pas de simples idéologues, ils s’enrichissent considérablement au rythme de l’industrie de l’armement comme Dick CHENEY. (note de Danielle Bleitrach pour Histoireetsociete)

Olivier Delorme, romancier “Un peu d’histoire : And you know ? Fuck EU !”


Lorsque, fin 2013, le président ukrainien Ianoukovitch, démocratiquement élu avec le soutien massif de l’Est ukrainien russophone, mais minoritaire à l’ouest qui fut successivement partie de l’Etat polono-lituanien, de l’empire d’Autriche, de la République de Pologne, refuse de signer l’accord d’association avec l’UE pour se rapprocher de la Russie, l’Ouest manifeste son mécontentement.


Les Etats-Unis, qui se sont implantés dans le pays depuis l’indépendance, y voient alors une opportunité : instrumentaliser et manipuler la protestation de l’Ouest pro-occidental pour aboutir, avec l’aide active des néonazis et de leurs milices armées, au coup d’Etat qui chassera Ianoukovitch du pouvoir puis installera un ministère de transition composé à Washington. Le rattachement à la Russie de la Crimée et la sécession des oblasts de l’est ne seront que des réactions à ce coup d’Etat.


Durant le processus qui mènera au coup d’Etat, la femme qui est à la manœuvre à Washington se nomme Victoria Nuland. Elle est alors secrétaire d’Etat adjointe pour l’Europe et ce n’est pas n’importe qui. Elle a été ambassadrice permanente à l’OTAN entre 2000 et 2003, puis conseillère pour la politique étrangère du vice-président républicain Dick Cheney de 2003 à 2005. Oui, oui, oui…. la secrétaire d’Etat adjointe du gentil Obama a été la conseillère du vice-président républicain de Bush, le concepteur des fantastiques guerres d’Afghanistan et d’Irak, l’homme des lobbys pétrolier et de l’armement. Puis Nuland a été envoyée spéciale d’Hillary Clinton pour les Forces armées américaines basées en Europe de février à juin 2010. Voilà, voilà, voilà…


Quant à l’ambassadeur américain à Kiev, il se nomme Geoffrey Pyatt et c’est, lui aussi, un néoconservateur de la plus belle eau.


Le 6 février, deux semaines avant le coup d’Etat déguisé en révolution, ces deux brebis de la douce Amérique du gentil Obama se parlent au téléphone… Mais ils sont écoutés (par on se demande bien qui) et leur conversation est publiée peu après sur Youtube.


A un moment, Pyatt dit à Nuland que ces couards d’Européens trouvent que la douce Amérique, toujours à cheval sur le droit et la démocratie, comme chacun sait, y va tout de même un peu fort sur ce coup-là.
“And you know ? Fuck EU !”rétorque alors la très gentille et très distinguée sous-secrétaire d’Etat du gentil Obama. “Absolument !” approuve le gentil ambassadeur défenseur de l’Etat de droit en toutes circonstances comme tout Américain.


C’est ainsi qu’on traite les larbins… et en réalité, si les larbins se laissent traiter ainsi, ceux qui les traitent ainsi ont bien raison de le faire.


Ah, deux précisions, encore ! Nuland est sous-secrétaire d’Etat aux affaires politique du gentil Biden (qui a succédé au méchant Trump) depuis mai dernier. Entretemps, elle a reconnu que la petite sauterie de Kiev avait coûté la bagatelle de 5 milliards de dollars au contribuable américain en “aide à la société civile ukrainienne”… ces gens-là, voyez-vous, ne sont pas dépourvus d’humour.


Alors moi, je veux bien que Poutine soit un monstre assoiffé du sang qui dégouline du couteau qu’il tient en sa mâchoire d’acier. Je n’ai rien d’un Poutinolâtre, je pense qu’il a des indulgences coupables à l’égard du despote islamiste d’Ankara et que, tôt ou tard, elles lui reviendront dans la figure ; je pense aussi qu’il s’est sérieusement pris les pieds dans le tapis en pensant qu’il fallait laisser les Azéris égorger un peu les Arméniens afin de ramener Erevan à l’obéissance.


Mais enfin, sur ce coup-là, ce n’est pas lui qui cherche à installer ses missiles à la porte des Etats-Unis, ce n’est pas lui qui cherche à étendre indéfiniment une alliance militaire qui aurait dû être dissoute dès lors que l’alliance militaire dont elle était censée protéger l’Europe s’était elle-même dissoute, ce n’est pas même lui qui a renversé avec l’aide de néonazis un président démocratiquement élu.


Alors basta avec les larmes de crocodiles et les indignations de faux-culs ! Ce que fait aujourd’hui la Russie, à tort ou à raison, n’est que la réponse du berger à la bergère, la conséquence de la manipulation de 2014 et du refus depuis, des gouvernements ukrainiens, de garantir aux russophones de l’est les droits inscrits dans les accords de Minsk patronnés par la France et l’Allemagne, des accords que Kiev a signés.

PS. merci à Jeanne qui nous a opportunément rappelé ce film des Marx BROTHERS qui effectivement illustre quels sont les régimes que les Etats-Unis installent au nom de la démocratie partout dans le monde et désormais en Europe.

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Le 24 février, l’Union départementale CGT de l’Ariège organise un rassemblement devant le TGI de Foix. à partir de 8 h 30. Objectif, soutenir un militant de la CGT syndicat d’Aubert et Duval, qui "le 3 mars 2020, raconte Didier Mezin, devant la préfecture où ont eu lieu des échauffourées, est sorti de là avec la tête qui saignait. Il s’en est suivi un dépôt de plainte des organisations syndicales laquelle fut suivie d’une plainte des policiers qui indiquaient avoir été frappés. Les mois sont passés et à l’arrivée, seule la plainte du policier est instruite, et la nôtre est classée sans suite", a-t-on appris."

D’où le rassemblement explique-t-il, "pour exprimer notre colère." Du monde est attendu.

Dans un communiqué, la CGT Ariège indique : "Christian Sabatier, militant du syndicat CGT d’Aubert et Duval, est accusé de violences à l’égard de policiers alors qu’il a été matraqué jusqu’à être hospitalisé. Les faits se sont produits lors d’une manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites le 3 mars 2020. Il ne faisait que s’interposer, avec d’autres militants lors d’une interpellation policière que nous avons jugée disproportionnée et violente. Des organisations syndicales ont déposé plainte pour violences policières." "D’autres militants de la CGT ont été menacés, inquiétés ; dans le secteur public également, notamment à l’hôpital", ajoute le syndicat.

 


 

                Le Canard Réfractaire - Photos | Facebook

Heureusement, contrairement à ce qui se passe dans les médias aux mains es milliardaires et du pouvoir macronien, qui leur est inféodé, des médias indépendants mis en place par des jeunes font entendre une tout autre musique .

Ci-dessus, le point de vue de Johan et Nina du Canard réfractaire sur la situation en Ukraine à partir d'une approche chronologique des évènements 

Tag(s) : #La guerre en Europe ,

Texte écrit avant l'intervention de Poutine, d'où son intérêt 

RUSSIE

Le « Barbarossa financier » qui s’annonce.

Par le Capitaine de Vaisseau (H) Yves Maillard

Ancien attaché naval en URSS, puis Russie. 

Et anticommuniste par surcroi...

 

Ne croyez pas un mot des soi-disant négociations en cours entre les Etats-Unis et la Russie pour résoudre la "crise ukrainienne". Il n'en ressortira rien. Rien qu'une accusation de plus contre ce dernier pays de ne pas avoir voulu jouer le "jeu diplomatique", et pour l'Amérique l'argument de pouvoir en tirer parti pour prétendre justifier de le frapper durement, comme l'Amérique sait le faire.

L'Ukraine ?

Un pays de malheur et de misère ravagé par un siècle de terribles tourments : la guerre de 14-18, la révolution bolchevique, la guerre civile, l'effroyable famine répressive stalinienne, la seconde guerre mondiale, le totalitarisme soviétique...On est loin de ce que Maria Gagarine écrivait et décrivait dans "Blonds étaient les blés d'Ukraine"...

Les Américains n'en ont rien à f... de l'Ukraine, et encore moins du Donbass. Ils ne voient dans ce pays et l'abcès qu'ils y ont mis délibérément que l'instrument de la guerre qu'ils entendent mener contre la Russie, qu'elle soit dirigée par Poutine ou un autre. Guerre, véritable guerre avec tout ce que cela veut dire, pour avoir commis, pour commettre encore, le crime impardonnable à leurs yeux que constitue le fait de s'attaquer au dollar, le dieu-dollar qui règne sans ambage et sans justification, ni économique, ni politique, ni morale surtout, sur la planète entière depuis longtemps, trop longtemps.

Forts de leur participation à la destruction de l'Allemagne nazie en 1945, de leur victoire sur le Japon, de leur KO debout de l'Union Soviétique en 1991, et s'appuyant sur une force militaire à la supériorité mondiale écrasante, ils inondent depuis soixante-quinze ans le monde entier d'une quantité invraisemblable de dollars, des milliards de dollars, des milliers de milliards de dollars, des dizaines de milliers de milliards de dollars, plus de 30.000 milliards de dollars aujourd'hui rien que pour l'état Fédéral, qui ne leur coûtent rien, mais avec lesquels ils achètent tout, ils polluent tout, ils corrompent tout, ils pillent la planète.

Dollars émis pratiquement sans contrepartie par la planche à billets, comme Jacques Rueff, du temps du général de Gaulle, l'avait très bien dénoncé et avait conduit à convaincre ce dernier de prendre les mesures qui s'imposaient alors pour la défense des intérêts de notre pays.

Les pays qui amassent des dollars en grande quantité en paiement des biens vendus et services rendus à l'Amérique seront tôt ou tard les dindons de la farce car ils finiront par se rendre compte, c'est inévitable, que ces créances ne valent rien, ou pas grand chose. La détention de dollars, sous quelque forme que ce soit, que ce soit par des particuliers , des entreprises ou des états, ce n'est pas autre chose qu'une créance sur l'Amérique.

Or il n'y a pas, et il n'y aura jamais, et de loin, en Amérique, de bien à vendre ou à produire, pour apurer ce qui de l'autre côté s'appelle la dette. Mais du fait du leadership mondial, militaire essentiellement, de l'Amérique, personne n'ose bouger.

L'Amérique vendue à la découpe, si on pouvait le faire, ne permettrait pas d'apurer sa dette, tellement elle est énorme, monstrueuse. Les rares pays qui, par le passé récent, ont osé s'élever contre cela, comme l'Irak de Saddam Hussein et la Libye de Kadhafi, forts croyaient-ils, de leurs ressources pétrolières sur lesquels ils espéraient pouvoir construire une indépendance financière et monétaire libérée du dollar, ont connu le sort tragique que l'on sait, justement pour avoir essayé de faire ça.

Qu'a fait la Russie ?

Pourquoi a-t-elle déclenché une telle haine de l'Amérique à son égard ? 2 Parce que depuis une quinzaine d'années, petit à petit, elle s'est défaite de l'essentiel de sa créance en dollars sur l'Amérique. Une centaine de milliards de dollars, ce qui peut paraître modeste au regard des trente mille précédemment cités, quand on sait que des pays comme la Chine en détiennent mille, ou le Japon mille trois cents.

Mais c'est une brèche insupportable pour les Américains dans leur citadelle dollar, qui ne manquera pas de faire école dans le monde entier, si la Russie n'est pas "punie".Et de conduire à l'effondrement total du dollar sur lequel se fonde la prospérité imméritée de l'Amérique et sa domination impérialiste du monde.

L'enjeu de ce qui se passe en ce moment en Ukraine, ce n'est bien évidemment pas l'Ukraine, dont tout le monde se f..., et encore moins le Donbass, dont tout le monde ou presque ignorait l'existence même jusqu'à ce jour, mais la pérennité du roi-dollar américain qui ne tient et n'existe que grâce à l'écrasante supériorité militaire américaine sur le monde. S'attaquer au dollar, ce qu'a donc fait la Russie en réclamant ce qui n'était que son dû légitime, c'est, pense l'Amérique, s'attaquer à elle, s'attaquer mortellement à elle car elle est insolvable de l'ensemble de ses dettes, et quand les autres pays créanciers du monde réclameront, eux aussi, leur dû, c'est inéluctable, ce sera sa déroute financière et morale.

L'Amérique se comporte comme ce débiteur insolvable, ce voyou, qui n'a, pense-t-il, que le recours de tuer son créancier qui réclame son dû, ou celui qui dénonce qu'il est un voyou.

L'Amérique n'a qu'une réponse, c'est la guerre. La guerre totale.

C'est ce qui se passe. Son problème c'est qu'elle ne peut pas ouvertement déclarer la guerre à la Russie. Il y a quasiment tous les jours des responsables politiques ou des généraux américains qui réclament le bombardement atomique de la Russie ! En violation flagrante de ce tout ce qui a pu être construit en matière de paix et de sécurité dans le monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale, à commencer par l'Organisation des Nations Unies.

C'est épouvantable ! Et personne ne le dénonce. Ils n'oseront sans doute pas le faire. Le système de dissuasion russe, bien dimensionné, bien déterminé, ne le leur permettra pas. Nul doute que Poutine, approuvé certainement par la totalité du peuple russe, répondrait à une attaque atomique américaine par une riposte atomique à niveau, sans crainte d'une quelconque "escalade".

L'Amérique n'a pas envie, non plus, de perdre un seul soldat pour l'Ukraine en Europe, Biden vient de le rappeler. Alors il leur faut, il leur a fallu, trouver autre chose pour punir la Russie de s'être débarrassée de ses dollars. Il y a une évidence, pour ceux qui connaissent un peu ces pays, c'est que la Russie et l'Ukraine sont des pays, culturellement, anthropologiquement, très proches. Ils sont aussi proches que le sont le Nord et le Sud de la France, que l'étaient les Allemagne de l'Ouest et de l'Est. Les Américains ont cyniquement créé la la situation dont ils espèrent pouvoir tirer parti en provoquant une réaction des Russes qui justifierait, selon eux, l'action de "punition" qu'ils entendent infliger à la Russie. 

Quitte à agir contre la nature des peuples

C'est la partition de l'Ukraine. Ils ont chassé un régime qui pour n'être pas un modèle n'en avait pas été moins démocratiquement élu, pour le remplacer par un régime nationaliste et fascisant, tenu à bout de bras économique, après avoir pillé le maigre avoir financier de ce pauvre pays quasi miséreux. Changement de régime qui a eu pour conséquence inévitable le soulèvement d'une partie de la population qui ne l'acceptait pas, et s'est fatalement retournée vers la Russie pour demander son aide.

Le Donbass russophone et russophile. Celui-ci a aujourd'hui, de fait, quasiment fait sécession. Moscou, à présent, avec ses roubles, paye tout : les salaires des fonctionnaires, des entreprises, des retraités. L'Etat ukrainien n'y existe pratiquement plus. Aucune activité économique ne traverse la frontière entre l'Ukraine et le Donbass. Deux postes frontières restent ouverts pour les seules visites inter-familiales, car les liens familiaux entre les deux parties de l'Ukraine sont très forts, comme ils sont toujours très forts entre la Russie et l'Ukraine.

Le scénario de guerre et de "punition" mis en place par l'Amérique, avec l'appui de la Grande Bretagne. Contrairement à ce qu'affirme la propagande américaine, la Russie n'a aucune intention d'envahir l'Ukraine.

Ils font tout pour pousser l'Ukraine à attaquer le Donbass. Ils donnent en ce moment à l'Ukraine argent, armes et munitions en grandes quantités. Justement de ces grandes quantités de munitions dont on a besoin pour soutenir une guerre qui doit durer. C'est criminel, délibéré, ciblé, signé.

Avec l'odieux chantage sur un pays économiquement et financièrement aux abois : "Si vous n'attaquez pas, on vous coupe les vivres", et c'est la population qui en souffrira. Comme ils ont su faire souffrir le peuple irakien, interdit de vendre ses hydrocarbures, ce qui aurait permis de ne pas laisser mourir de faim, de manque de médicaments et d'eau potable, des centaines de milliers d'enfants.

Comme en ce moment les maigres avoirs du peuple afghan sont gelés du fait américain à l'extérieur du pays alors que la population connaît la famine. Crimes contre l'humanité à mettre au même rang que la Shoah. Les Américains ont promis aux Ukrainiens qu'ils récupèreront non seulement le Donbass, mais aussi la Crimée. Promesses irresponsables

L'attaque du Donbass entraînera immédiatement la réaction de Moscou qui tentera de s'y opposer militairement, en intervenant sur un territoire, officiellement, encore ukrainien. L"agression", clairement contraire aux dispositions de la charte des Nations Unies, sera caractérisée.

Les Américains s'estimeront en droit de "punir la Russie". Bien que personne ne leur ait jamais conféré ce "droit de punir", mais ils le prendront. Ils n'attaqueront pas militairement la Russie. Ils ne le peuvent pas, on l'a vu ci-dessus, ni à l'arme atomique, pour cause de riposte russe probable, ni par armes classiques, ne voulant perdre aucun soldat. Mais ils ont la capacité de nuire à ce pays pratiquement autant que s'il l'avait militairement attaqué.

C'est ce qu'on pourrait appeler un "Barbarossa financier".

Tout est en place. Tout a été annoncé. Tout peut être déclenché du jour au lendemain. Tous les avoirs russes, que ce soient les avoirs d'Etat, des entreprises ou des particuliers, en dépôt dans les banques anglo-saxonnes, seront gelés, confisqués.

Il faut s'attendre aussi à ce que les Etats-Unis et la Grande Bretagne fassent pression sur tous les pays du monde pour que eux-aussi gèlent aussi les avoirs russes, notamment par les établissements bancaires où les anglo-saxons ont des intérêts ou des participations, et où ils sont en mesure de dicter leurs volontés.

Tout commerce avec la Russie sera interdit. Le blocus sera total. Biden a d'ores et déjà averti que "North Stream 2 aurait cessé d'exister". Il ne précise pas si ce serait avec ou sans bombardement. Les Allemands n'ont pas réagi à ce jour.

La Russie sera débranchée du système de paiements et de compensations financières international et planétaire, mais contrôlé par les anglo-saxons, SWIFT.

Bref, ce sera l'asphyxie financière pour la Russie. Tous les pays du monde recevront toutes sortes de pressions, sous peine de sanctions, s'ils ne s'y plient pas, pour contribuer à cette asphyxie. Il n'y a guère que la Chine et quelques pays qui se comptent sur les doigts de la main qui seront en mesure de résister.

Pour la Russie cela risque d'être terrible. Eux aussi ont besoin des ressources de leurs exportations pour vivre, simplement se nourrir. Ils paieront cher d'avoir voulu s'affranchir du dollar-roi.

Ce qui était pourtant leur droit le plus strict.

La Russie sera assommée, durablement et profondément assommée, espèrent les Américains, de quoi dissuader quelque 'autre pays d'en faire autant, en particulier les pays d'Asie, ce qui est le but de l'opération.

Pour eux la Russie n'est plus qu'un "petit pays de moins de cent cinquante millions d'habitants" au sort duquel ils sont indifférents.

C'est probablement là une grave erreur. Ils ont oublié l'Histoire, et en particulier que la Russie a survécu....à Barbarossa d'Hitler.