jeudi 30 décembre 2021

La gauche 2 par G. Garcia

De qui "Staline" est-il le nom?

30 Décembre 2021 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Front historique, #Théorie immédiate, #GQ, #Russie, #lutte contre l'impérialisme, #Mille raisons de regretter l'URSS

De qui "Staline" est-il le nom?

L'été dernier a vu la diffusion internationale du film de propagande "l'Ombre de Staline". On constate ainsi l'actualité du principal dirigeant soviétique qui fait encore aujourd'hui l'objet d'attaques quotidiennes de propagande, bientôt 69 ans après sa mort !

Le blog œuvre pour la réhabilitation de Staline, on ne va pas le cacher. Qu’est ce que ça signifie ? Une posture de provocation ? Du paradoxe ? Un positionnement extrémiste ? Un aveuglement idéologique ?

Ça ne signifie rien de cela. L'objectif n'est pas de choquer pour attirer l'attention, mais de rétablir la raison et la vérité, ou lorsqu’elle est devenue inaccessible par la sédimentation séculaire de mensonges, démasquer les incohérences de la propagande dans le discours des médias et des institutions.

Ça signifie que sur la plupart des problèmes que Staline a affronté, dans les choix qu’il a fait et dans les circonstances concrètes où ils ont eu lieu, à l'époque où il agissait, il a eu raison. Et ses contemporains en étaient bien d’accord, y compris ses adversaires, qui étaient bien conscients qu'ils auraient fait de même que lui s'ils avaient été placés dans sa position et qui ne croyaient pas un mot des affabulations de leurs propres médias, contrairement au jour d’aujourd’hui.

Ça signifie aussi que la plupart des choses que l’on raconte, que l’on colporte, et que l’on croit savoir sur Staline sont fausses. Il s’agit sans doute du personnage historique le plus diabolisé de l’histoire. Non qu’il ait été un enfant de chœur, ça non, mais qui voudrait d’un enfant de chœur dans cette fonction ? Et pas davantage un saint, on sait d’ailleurs ce que ça donne, un saint au pouvoir, avec notre Saint Louis national pourfendeur d’hérétiques.

Ça signifie que Staline a été un véritable dirigeant politique, comme Lénine avant lui, mais plus représentatif du chef politique à l’état pur que Lénine, qui avait pour lui une autorité intellectuelle de théoricien hors du commun et une influence directe de sa voix sur les masses, comparable à celle de Fidel.

Staline est dans le rôle ingrat de celui qui doit consolider les positions acquises au moment où l’enthousiasme retombe et où les frustrations s’enveniment, celle d’un Maduro qui succède à un Chavez. Et ce rôle, on ne peut pas le jouer à genoux à la Justin Trudeau.

Nous qui voyons nos leaders charismatiques se dégonfler et rétropédaler à l'approche du pouvoir, aujourd’hui les Sanders, Mélenchon, Corbyn, ou trahir en rase campagne comme Tsipras, il faudrait qu'on réfléchisse un peu à ce que c'est vraiment qu'un chef politique compétent pour le prolétariat, et quel rôle on lui fait jouer et quel portait on fait de lui dans les médias bourgeois dès qu’il a été repéré. Il n’y a pas d’alternative ! Un Trotski uchronique parvenu au pouvoir à la place de Staline, à supposer qu’il ait été sincèrement attaché à la révolution, aurait agi comme un Staline, ses actions auraient été interprétées et déformées comme celles de Staline,  et il aurait mérité dans les médias bourgeois la même réputation que Staline.

Les dirigeants populaires qui ne sont pas des pantins ou un produit de marketing se retrouvent dans une région idéologique d’atmosphère raréfiée où les critères de morale habituels ne s’appliquent plus. Ça ne sert tout bonnement à rien de se poser la question de leur bonté. Leur bonté ou leur méchanceté ne sont plus que des signes envoyés à leurs partisans et à leurs ennemis. C’est le cas aussi de tous les dirigeants importants des autres classes qui jouent dans une partie sans règle où tous les coups sont permis – ou, plus exactement, où les règles changent sans cesse, et ce qui est permis aussi. Ce qui caractérise le pouvoir politique, c’est qu’il est le lieu de la transgression. Transgression misérable des sous-fifres et des opportunistes : corruption, harcèlement sexuel, abus et tyrannie, transgression fondatrice pour les grands personnages « qui font passer l’esprit à cheval » comme Hegel l’a dit de Bonaparte.

Staline est un des seuls dirigeants du prolétariat dans l’histoire qui se soit élevé à cette hauteur, à la capacité d’action, et à la liberté d’initiative qui sont naturelles et habituelles pour tout grand homme de la bourgeoisie, pour tout chef féodal ou tout homme de cour habile et courageux des Temps Modernes, qui se sont placés par leurs fonctions au dessus du bien et du mal. C'est un des très rares représentants des opprimés "qui joue dans la cour des grands".

 

C’est un des seuls qui aurait tenu le choc dans des circonstances comme celles des guerres civiles romaines du Premier siècle avant notre ère, des Guerres de Religion (1562 à 1598), de la Fronde (1648 à 1653) telle qu’elle est racontée par le cardinal de Retz, ou qui aurait pu affronter le roi de Prusse Frédéric le Grand sur les champs de batailles européens au milieu du XVIIIème siècle, sans parler du Napoléon de la campagne de Russie de 1812, comparaison qui s’impose pour le commandant en chef de l’armée soviétique qui repoussa l’invasion de la Wehrmacht, puis écrasa le IIIème Reich de juin 1941 à mai 1945.

 

Staline n’est ni plus ni moins terrible que César, Auguste, Henri IV, Marie Thérèse d’Autriche, William Pitt, Cavour, Bismarck, Disraeli, Clemenceau, ou que ses alliés et rivaux Roosevelt et Churchill. Il est plus terrible que Léon Blum, ça oui ! Et que De Gaulle, qui était pourtant assez méchant.

Il y a une différence entre agir au niveau individuel et local, et agir dans le vide de l’altitude où tout est possible et où le danger vient de toutes les directions, dans les postes de grande responsabilité et de direction stratégique, et pour nous qui ne connaissons pas directement le vécu de ces responsabilités, on ne peut en comprendre qu’indirectement leur fonctionnement et la mentalité qu’elle exige. On ne peut que juger sur les résultats.

Les anticommunistes qui sont encore a donner le ton dans la culture, et je pressens pour peu de temps maintenant, nous disent que Staline est plus terrible que Hitler. Et bien, encore heureux !

L’histoire des classes exploitées et des peuples opprimés abonde en martyrs et en rebelles romantisés mais vaincus - et aussi en traitres. La Révolution d’Octobre l’Union Soviétique et la fondation de la République Populaire de Chine ont brisé cette fatalité. Si Staline était conforme à la représentation horrifique que l’on nous a inculquée, ce serait un Pougatchev ou un Spartacus au pouvoir pour rendre justice aux masses, et ce serait déjà pas mal. Mais il n’est évidemment pas cela. S’il ressemble à quelqu’un ce serait plutôt à Luther, créateur énergique et rustre d’un nouveau monde, jusque dans l’effroi provoqué chez les intellectuels contemporain de voir l'esprit mis en pratique.

Mais bien entendu, tout ça, on ne nous l’a pas appris à l’école ou à la télévision. On nous a menti et baladé tout le long de notre vie sur Staline et sur l'URSS! Le traitement du Venezuela dans nos médias nous donne la clef de déchiffrement des discours délirants accumulés sur l’URSS et sur ses dirigeants. 

Le vrai crime de Staline, c’est d’avoir été à la tête d’un mouvement du prolétariat qui a été pour la première fois étendu au monde entier et qui a provisoirement, l’espace de deux ou trois générations, vaincu la bourgeoisie sur une grande partie de la planète, et d’avoir semé les graines de sa ruine prochaine et totale.

GQ, 25 avril 2020, relu le 27 juillet 2020

 

PS

Lire sur la question Losurdo : Staline, histoire et critique d'une légende noire (Aden, 2011), et la Note de lecture de GQ

Pourquoi nos mauvais dirigeants sont-ils aussi mauvais? En ce qui concerne le cas de Léon Blum, ce chef lamentable, son leadership timoré et incompétent empêtré dans des scrupules intempestifs au moment du Front Populaire et de la Guerre d'Espagne laisse la place après la Libération à une action tout à fait déterminée d'agent des intérêts des États-Unis dans la mise en place des conditions de la Guerre froide. Il avait déjà montré son expertise contre-révolutionnaire en 1920 en organisant la scission au Congrès de Tours. Certains hommes de gauche pathétiques se révèlent d'excellents politiciens quand ils changent de camp.

Pour aller plus loin : Staline et la révolution

 

La chasse aux convois US en Irak et en Syrie

Wednesday, 29 December 2021 7:07 PM  [ Last Update: Wednesday, 29 December 2021 7:07 PM ]

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)

un véhicule militaire américain attaqué en Irak. ©Fars News/Archives

À trois jours de l'échéance fixée du 31 décembre au-delà de laquelle les troupes américaines seront chassées d’Irak non pas à bord d’avions et de chars, mais dans des cercueils, les contours de ce qui serait la stratégie anti-US post-31 décembre : des attaques anti-US parallèles de part et d'autre des frontières syro-irakiennes.

Les médias syriens ont rapporté qu’un point de contrôle de l’armée syrienne a intercepté, mercredi 29 décembre, un convoi des forces d’occupation américaines dans la banlieue sud de la ville de Qamichli (gouvernorat de Hassaké) et l’a empêché d’entrer dans le village de Tal-Dahab.

Selon la radiotélévision d’État, ce convoi américain composé de plusieurs véhicules militaires et de blindés a été obligé ainsi de rebrousser chemin.

Quand les USA

Quand les USA

Mardi 28 décembre, un check-point de l’armée syrienne a intercepté un convoi des forces d’occupation américaines à proximité du village de Dardarah dans la banlieue nord de Hassaké.

Citées par le correspondant de SANA, des sources civiles ont fait savoir qu’un point de contrôle de l’armée syrienne avait empêché un convoi composé de cinq véhicules militaires des forces d’occupation américaines d’entrer dans le village de Dardarah dans la zone d’Abou Rasseine (banlieue nord de Hassaké) et l’avait obligé à rebrousser chemin.

Sous prétexte de la guerre antiterroriste, l’armée américaine a occupé plusieurs zones dans le nord et le nord-est de la Syrie et y a installé 28 bases militaires illégales qui surveillent, en réalité, le pillage des ressources syriennes, notamment les champs de pétrole du pays.

Irak: Triple attaque anti US...

Irak: Triple attaque anti US...

La Résistance souhaite "bonne fête" aux Yankee!

En Irak, le site d’information Saberin News a fait état, mercredi 29 décembre, qu’un convoi logistique de l’armée américaine a été attaqué dans la province occidentale d’al-Anbar.

L’incident a eu lieu sur la route stratégique K-160. Le groupe de militants appelé As'hab al-Kahf a revendiqué la responsabilité de cette attaque. Les détails de cet incident et des pertes et des dégâts subis par l’armée américaine n’ont pas encore été divulgués.

Une résolution du Parlement irakien ordonne le retrait des forces militaires étrangères d’Irak. La décision des États-Unis de maintenir leurs militaires en Irak est la principale raison de la multiplication des attaques contre les bases et les convois militaires américains en Irak.

Pendant ces derniers mois, des convois logistiques de l’armée américaine ont été attaqués à plusieurs reprises dans diverses régions du pays.

L’armée américaine a chargé plusieurs entreprises privées irakiennes du transfert des équipements logistiques des militaires US. Les groupes de Résistance irakiens exigent le retrait immédiat des militaires étrangères conformément à la résolution du Parlement.

EN janvier 2020, le Parlement irakien a approuvé une résolution pour exiger le retrait immédiat des militaires étrangers d’Irak en réaction à l’assassinat par les militaires terroristes américains, du général Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du CGRI et d’(Abou Mahdi al-Mohandes, commandant adjoint des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) près de l’aéroport international de Bagdad.

G. Soleimani: cuisante révélation de Trump

G. Soleimani: cuisante révélation de Trump

« C’est Netanyahu qui m’a demandé de l’éliminer » (Trump)

 


Le Turkménistan organise un défilé militaire pour célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale, une première depuis 1991

Le site sur lequel nous avons repris cette information n’est vraiment pas pro-soviétique, mais bien informé. Le Turkmenistan est un des pays les plus isolés de l’ancienne Asie centrale. Ce choix de revenir se placer dans l’orbite eurasiatique dessinée par l’alliance sino-russe est donc particulièrement intéressant et se retrouve dans d’autres ex-républiques. Ni l’UE, ni les Etats-Unis n’ont été les partenaires espérés, ils on même favorisé la déstabilisation. (note de danielle Bleitrach)

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Alors que de nombreux pays victorieux de la Seconde Guerre mondiale ont dû revenir sur la tenue de leurs célébrations nationales en raison de la pandémie actuelle, le Turkménistan, quant à lui, a organisé un défilé militaire. Cette forme de commémoration est une première depuis son indépendance de l’URSS. Pour l’occasion, plusieurs délégations étrangères ont été invitées, dont notamment des représentants de la Fédération de Russie.

En raison de la pandémie actuelle de Covid-19 de nombreux pays ont été obligés d’annuler ou de reporter les célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale les 8 et 9 mai derniers. Ce n’est en revanche pas le cas du Turkménistan qui ne déclare toujours officiellement aucun cas de coronavirus. Le pays a ainsi organisé le 9 mai dernier un défilé militaire sur la place du complexe commémoratif d’Achgabat, la capitale du pays, rapporte le média turkmène Orient.tm

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Cette façon de célébrer l’évènement est historique au Turkménistan, car il s’agissait du premier défilé de ce genre organisé à Achgabat depuis son indépendance en 1991. Selon Orient.tm, le président Gourbangouly Berdimouhamedov avait même déclaré pour l’occasion s’engager à fournir l’aide nécessaire à la préparation des évènements pour cette célébration aux pays qui le souhaitaient, sans réponse toutefois.  

Un défilé typique des pays de l’ex-URSS

Le défilé était composé de tous les corps de l’armée turkmène. Parmi eux se trouvaient notamment, en tête de cortège, les cadets militaires de l’École Berdimouhamed Annaïev habillés en uniforme de l’époque. Il s’agissait d’un véritable examen militaire, exposant les équipements actuels de l’armée du Turkménistan mais aussi plusieurs véhicules de la période soviétique déployés spécialement pour l’occasion, rapporte le média turkmène Arzum News Le défilé s’est achevé par la marche du régiment immortel suivi d’un feu d’artifice de clôture. 

Lire aussi sur Novastan : Le Turkménistan ne bénéficiera pas de l’aide européenne pour lutter contre le coronavirus

La marche du régiment immortel est un phénomène apparu initialement en Russie au cours des années 1990, qui s’est ensuite étendu à la majorité des pays de l’ex-URSS. Il s’agit d’une marche citoyenne au cours de laquelle chacun défile avec le portrait d’un proche ayant participé à la Seconde Guerre mondiale. 

Un discours présidentiel teinté de patriotisme

Lors de cette commémoration, le président Gourbangouly Berdimouhamedov a prononcé le discours d’honneur. Il est revenu sur le rôle du Turkménistan dans la victoire contre le nazisme et a félicité les vétérans de guerre ainsi que l’ensemble du peuple turkmène. « L’héroïsme et le courage de nos braves compatriotes vivront à jamais dans le cœur des successeurs reconnaissants » a-t-il notamment déclaré selon le rapport de l’Agence de presse nationale du Turkménistan. Il s’est également félicité que plus de 4 500 vétérans de la guerre et du travail du Turkménistan aient reçu la médaille d’anniversaire « 75 ans de victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945 ». Enfin, d’après le média turkmène TurkmenPortal, il a également souligné l’importance de la politique de neutralité du Turkménistan, notant notamment les efforts que déploie le pays pour assurer le maintien de la paix dans le monde.

La Russie : la grande invitée de l’évènement 

Aux côtés du président turkmène figuraient plusieurs représentants étrangers. Parmi eux, le vice-ministre de la Défense de la Fédération de Russie, le colonel général Alexander Fomin. Selon TurkmenPortal, ce dernier s’est adressé au peuple turkmène en saluant le 75ème anniversaire de la fin de la Grande Guerre patriotique de 1941 à 1945, une guerre qui selon lui « a montré au monde entier l’héroïsme et la force du peuple soviétique ». Il a remercié les plus de 300 000 combattants turkmènes ayant servi sur le front tout en rappelant que 104 d’entre eux ont reçu le titre de « Héros de l’Union soviétique ». Il a également déploré, lors de son discours, le retour de l’idéologie nazie dans un certain nombre de pays et a déclaré que face à cette menace les pays de l’ex-URSS devaient préserver la mémoire des exploits des combattants soviétiques. 

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La délégation russe a également offert au peuple turkmène la bannière de bataille du 748ème régiment d’infanterie de la 206ème division du deuxième front ukrainien dans laquelle combattait le grand-père du président Gourbangouly Berdimouhamedov, rapporte l’Agence de presse nationale du Turkménistan. La bannière a été livrée par avion jusqu’à Achgabat et à été donnée solennellement par un militaire de l’ambassade de Russie au Turkménistan sur le devant de l’estrade. Selon Alexander Fomin, ce don symbolique est le « rappel du sacrifice consenti par le peuple turkmène au nom de la victoire ». Ce présent semble illustrer une volonté de renforcement du lien diplomatique unissant les deux pays.

Tanguy Martignolles
Rédacteur pour Novastan

Relu par Anne Marvau