samedi 2 mars 2024

 

Les Français ont rejeté la lubie militariste de Macron, par Valeria Verbinina

Pas tout à fait mais il y a de ça… Macron, qui tel Charlie Chaplin dans le dictateur joue sans doute dans son bureau avec un ballon mappemonde, avait déplacé ses troupes électorales sur l’échiquier d’Européennes rêvées, en face les pièces sombres du seul adversaire qu’il n’ait pas détruit à savoir le Rassemblement dit National, lui devenu le successeur de De Gaulle grâce à la double cérémonie, une mineure la célébration des franco-israéliens ayant succombé le 7 octobre (avec l’exclusion de la FI et des excès gauchistes en tous genre, même la mort de Badinter paraissait servir ses desseins) et ce grand moment d’unité nationale du Panthéon qui faisait selon lui oublier la loi sur l’immigration… Mais qui présentait l’inconvénient ultérieur de réintégrer légitimement les communistes français, vu que les dits communistes ont été les premiers à dénoncer l’idée d’aller débarquer nos troupes contre la Russie. Outre que, comme le montre l’article, les Européens qui y sont déjà (en Ukraine) ne tenaient pas à officialiser l’affaire en ces moments pas très victorieux. Les Français mis à l’écart de tout cela, et qui ignorent ce qu’est la réalité de leur implication ont découvert le pot aux roses et avec leur bon sens cartésien ont déclaré comme le dit l’article: “si Macron a envie de se faire trouer la peau qu’il y aille, nous on en veut pas!” Et les Russes se moquent de la déconvenue de Macron tant en Europe que dans ce qui devait être un grand moment d’unité nationale autour de notre mégalo présidentiel (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)


https://vz.ru/world/2024/3/1/1255959.html

L’Europe continue de commenter la déclaration du président français qui n’exclut pas l’envoi de troupes terrestres de l’OTAN en Ukraine. Cela signifie en fait que les Européens, qui avaient auparavant déclaré leur neutralité, sont prêts à devenir partie prenante au conflit. Du moins certains d’entre eux.

La réaction des autorités européennes à la déclaration de M. Macron a été mitigée. Si certains chefs d’État de l’UE ont préféré se dissocier de l’initiative de leur collègue, d’autres sont restés mystérieusement silencieux. Ou bien ils font des déclarations très ambiguës. Ainsi, Onno Eichelsheim, chef d’état-major des forces armées néerlandaises, a déclaré que “nous devons laisser toutes les possibilités ouvertes pour voir comment aider au mieux l’Ukraine”. Le premier ministre estonien, Kaja Kallas, a quant à lui qualifié de “défense” l’envoi de militaires en Ukraine.

Néanmoins, le fait qu’au moins certaines personnalités occidentales semblent prêtes à une escalade en Ukraine suggère que M. Macron ne s’est pas mal exprimé et qu’il ne s’est pas précipité pour devancer la locomotive de l’histoire, comme c’est le cas pour certains hommes politiques. Il s’agit clairement d’une initiative approuvée par au moins une partie des élites européennes, et Macron est définitivement déterminé à jouer le premier rôle dans cette initiative.

Cependant, le problème est que pendant les deux années précédentes, le public français a été constamment incité à croire que son pays n’était pas impliqué dans des opérations militaires et qu’il n’avait pas à s’en inquiéter. Or, il s’avère soudain que ce n’est peut-être pas le cas, et qu’une puissance nucléaire est sur le point de s’en prendre à une autre puissance nucléaire. Il y a de quoi ressentir un certain malaise.

Immédiatement après que M. Macron a fait part à la population de la possibilité d’une implication du pays dans le conflit, un sondage d’opinion a été réalisé à la demande de la radio Europe 1, de la chaîne d’information Cnews et du portail du Journal du Dimanche. On ne sait pas quel effet les auteurs du sondage espéraient au départ, mais le résultat est impressionnant.

76 % des personnes interrogées se sont prononcées contre l’envoi de troupes en Ukraine. Habituellement, les statisticiens français aiment classer les répondants par catégories, y compris en fonction de leurs préférences politiques, afin de trouver les points vulnérables, mais dans ce cas précis, la nation a fait preuve d’une unanimité et d’une cohésion rares.

77 % des hommes et 75 % des femmes interrogés étaient opposés à l’envoi de troupes en Ukraine. Si l’on analyse les catégories d’âge, c’est la génération la plus âgée – 85 % des Français âgés de 50 à 64 ans – qui a protesté le plus fortement. Dans la tranche d’âge la plus jeune, celle des 18-24 ans, le nombre de ceux qui ont dit “non” est plus faible, 68 %, mais il représente tout de même plus de la moitié.

Les électeurs de droite du Rassemblement national de Marine Le Pen se sont prononcés contre, les électeurs des partis de gauche se sont prononcés contre, les Verts se sont prononcés contre, et le plus curieux est que 68 % des sympathisants du parti présidentiel ont également dit “non”. En d’autres termes, il n’y a rien à quoi se raccrocher. Il n’y a pas de catégorie de citoyens français qui soutiendrait l’idée d’envoyer des troupes en Ukraine. L’opinion publique y est fortement opposée, et l’opinion publique, ce sont les électeurs qui voteront, et les contrarier, c’est donner leurs voix aux prochaines élections à Marine Le Pen et à Jordan Bardella, qui ne peuvent déjà pas se plaindre de leur manque de popularité.

Un autre sondage réalisé pour le Figaro montre que 68 % des Français estiment que le président français a eu tort de parler d’un éventuel envoi de troupes en Ukraine.

Macron et sa clique méritent ici des compliments : dans cette situation, il n’a pas perdu le nord et a immédiatement commencé à traiter l’opinion publique dans le sens qu’il souhaitait. Pour commencer, il a fait monter l’ancien Premier ministre Manuel Valls au créneau.

Le choix de Valls n’est pas du tout accidentel – dans le passé, il a connu des moments de grave malentendu avec Macron, pour employer le langage occidental politiquement correct. En clair, les deux hommes politiques ne se supportaient pas. Ce n’est un secret pour personne que Valls rêvait de devenir président, mais les étoiles se sont alignées de telle sorte qu’il a tout simplement cessé d’être premier ministre et que Macron est devenu président. Il y a quelque temps, cependant, les médias ont commencé à parler du fait que M. Valls avait réussi à rétablir les relations qui avaient été gâchées et que les hommes politiques avaient “enterré la hache de guerre”.

Il est possible que les conseillers de Macron aient suggéré que Valls démontre sa loyauté et donne une interview simultanément à la station de radio Europe 1 et à la chaîne de télévision Cnews, dans laquelle il devrait justifier pourquoi Macron a raison et les citoyens ont tort. Le dernier jour de février, l’ancien Premier ministre a effectivement parlé, et de belle manière, et son interview est désormais disponible sous le titre vivifiant “La troisième guerre mondiale n’est pas impossible”.

Pour être juste, Valls s’est exprimé un peu différemment – il n’a pas prononcé le mot “troisième guerre mondiale”. Les arguments justifiant la nécessité d’une guerre avec la Russie ont été dilués au cours de l’entretien dans des arguments portant sur d’autres sujets. Après avoir commencé à parler de la possibilité d’une guerre, Manuel Valls, avec les intonations d’un acteur qui a bien appris son texte et son rôle, s’est livré à un monologue complet :

“Il faut dire la vérité aux Français : la guerre n’est pas impossible. D’une manière ou d’une autre, il faut s’y préparer. Une fois de plus, l’histoire tourne vers nous son côté tragique. Je comprends l’inquiétude de mes concitoyens… mais nous devons comprendre que notre sort – celui des Français, des Européens – est intimement lié à celui de Kiev, de l’Ukraine et des Ukrainiens. Nous ne pouvons accepter l’hypothèse d’une victoire de Vladimir Poutine, qui signifierait la fin de la démocratie ukrainienne, la défaite stratégique, militaire, politique, morale de l’Europe et de l’Occident… De plus, une victoire russe délierait les mains de la Chine et lui permettrait de régler la question de Taïwan.

La défaite de la Russie est donc nécessaire et, pour ce faire, des mesures beaucoup plus sévères doivent être prises. Des solutions immédiates sont nécessaires, et l’une d’entre elles est le soutien militaire à l’Ukraine”.

Cependant, lorsque le présentateur a posé la question suivante “Que répondez-vous aux 76 % de Français qui ne veulent pas que des troupes soient envoyées en Ukraine et qui disent qu’ils ne veulent pas mourir pour Kiev et que leurs enfants ne veulent pas mourir pour Kiev”, M. Valls était visiblement nerveux. Lorsqu’il a répondu, il a semblé beaucoup moins sûr de lui et a trébuché à plusieurs reprises. Il avait prononcé le discours précédent comme on prononce un texte écrit à l’avance et appris par cœur.

“Vous savez, nous sommes à un moment de l’histoire où il faut dire la vérité aux Français pour qu’ils aient une idée claire de la situation. Quand je dis qu’il faut se préparer à la guerre, il faut se rappeler que, eh bien, il y a différents types de guerres, comme la guerre classique qui se déroule en ce moment en Ukraine. Il y a aussi la guerre hybride visant à la déstabilisation que la Russie mène avec nous.

Par exemple, la Russie interfère dans les élections aux États-Unis, en Catalogne, en France (tout ceci est un pur mensonge, confirmé à la fois aux États-Unis et en Espagne – note VZGLYAD). Maintenant, il faut d’abord fournir des armes, des obus, des missiles, et bien sûr des avions Mirage aux Ukrainiens pour qu’ils puissent résister… Je comprends la réaction des Français, qui se reflète dans ce sondage, mais il est nécessaire d’expliquer quels sont les défis auxquels nous sommes confrontés. Je le répète, et c’est ma conviction profonde, notre destin est lié à celui de l’Ukraine… Le monde a changé, de nouvelles menaces sont apparues, il faut s’y préparer.”

Pas un mot sur les compromis possibles, les pourparlers de paix et la paix en principe. Le leitmotiv du discours de M. Valls est révélateur : il ne s’agit pas du tout de la paix. Macron lui-même avait tout le temps d’essayer d’adoucir sa position, mais au lieu de cela, il a déjà déclaré que chacun de ses mots était mesuré et réfléchi.

Étant donné qu’il est difficile de faire changer d’avis 76 % de la population du pays, nous pouvons supposer qu’il y aura une sorte de provocation destinée à salir la Russie : l’utilisation d’armes chimiques, une attaque terroriste à grande échelle ou quelque chose de similaire, qui sera attribuée aux actions de l’armée russe. Il est possible que les Britanniques, qui sont de grands experts en la matière, aident volontiers les Français. L’opinion publique sera alors travaillée par la propagande, Macron présenté comme un sauveur et des troupes sont envoyées en Ukraine. Compte tenu de la détermination collective de l’Occident à faire triompher l’Ukraine à tout prix, aucun scénario ne doit être sous-estimé.

C’est apparemment l’une des raisons pour lesquelles Vladimir Poutine a déjà mis en garde contre les conséquences de l’envoi de contingents de l’OTAN en Ukraine. Le président russe a déclaré que les conséquences seraient “tragiques” et que le discours de l’Occident semant la peur dans le monde entier “représente réellement une menace de conflit avec l’utilisation d’armes nucléaires, et donc la destruction de la civilisation”.


 

Israël : les prisons de la terreur

Alors que l’État d’Israël se prétend la seule démocratie du Moyen-Orient, avec l’armée la plus morale du monde, il se conduit comme une dictature.

Le 21 février, le décès de Izz al-Din Ziad Abdel-Banna était annoncé depuis la prison de Ramleh en Israël. Dixième prisonnier politique palestinien à mourir dans les geôles israéliennes au cours des cinq derniers mois, il avait 40 ans et faisait partie des Palestiniens de Gaza arrêtés après le 7 octobre. Handicapé moteur, il était obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Ses ex-codétenus dénoncent les tortures qui lui ont été infligées.

Comme jamais, les arrestations pleuvent sur hommes, femmes et même enfants : Plus de 7 200 depuis le 7 octobre majoritairement dans la bande de Gaza mais aussi en Cisjordanie.

Au 5 février, selon l’association palestinienne Addameer qui défend les droits des prisonniers politiques palestiniens, ils étaient 9000 prisonniers politiques dans les geôles israéliennes, dont 200 enfants et 70 femmes. Sous le prétexte fallacieux de sécurité pour Israël, plus de 3480 ont été placé·es en « détention administrative » sans inculpation ni procès. (Chiffre le plus élevé depuis 1987). C’est-à-dire que ni charges ni preuves ne sont communiquées à l’avocat. La détention administrative fixée pour une période de 6 mois est indéfiniment renouvelable.

Depuis le 7 octobre, les conditions de détention déjà déplorables se sont considérablement aggravées : surpopulation, privations de nourriture, de vêtement et de sommeil, absence d’hygiène et de soins, harcèlement des gardiens de prison, traitements inhumains et dégradants, agressions sexuelles, privation de visites, accès à aucune défense pendant les deux premières semaines de détention.

Le recours massif à la détention administrative est illégale au regard du droit international. Israël en a toujours abusé.

Dans cette zone de non-droit, tout devient possible pour les tortionnaires : torture psychologique pour arracher des aveux sur des faits non avérés, tortures physiques, humiliations sont le lot commun des prisonniers.

Depuis le 7 octobre, plusieurs milliers de Gazaoui·es ont été arrêté·es, pour beaucoup dans des conditions effroyables et humiliantes en violation totale du droit de la guerre, et détenu·es en Israël pour beaucoup dans des camps militaires, victimes de traitements épouvantables et de torture : menottés en permanence, attachés à des grilles, privés de sommeil, battus, torturés. Nombre de ces personnes ont disparu, les familles sont sans nouvelle. Ceux qui ont été libérés étaient méconnaissables et traumatisés ; ils ont pu décrire les traitements inhumains qu’ils ont subi.

L’État israélien viole le droit international.

Cette politique d’enfermement massif, et d’humiliation, s’apparente à une punition collective. C’est un instrument de l’apartheid israélien visant à briser la résistance de tout un peuple.

Nous continuerons de le dénoncer et de faire pression sur notre gouvernement et nos élu·es pour que cesse cette situation et qu’ils réclament une commission d’enquête indépendante afin qu’Israël réponde de ces crimes.

L’AFPS exige la libération de tou·tes les prisonnier·es politiques palestinien·nes. Elle leur apporte tout son soutien dans leur combat pour exiger de l’État d’Israël qu’il respecte tous leurs droits individuels et collectifs.

Le Bureau National de l’AFPS,
Le 26 février 2024

Blog El Diablo

Photo : Les forces d’occupation israéliennes transportent en camion des dizaines de civils palestiniens du nord de Gaza vers un camp de détention en Israël, décembre 2023. © Quds News Network

 

Aaron Bushnell s’est immolé pour vous faire tourner les yeux vers Gaza

Il est resté debout pendant un temps incroyable alors qu’il brûlait. Je ne sais pas où il a trouvé la force de le faire. Il est resté debout longtemps après avoir cessé de parler.

J’ai regardé la vidéo non censurée de l’aviateur étasunien Aaron Bushnell s’immolant devant l’ambassade d’Israël à Washington en criant « Free Palestine ». J’ai hésité à la regarder parce que je savais qu’une fois que je l’aurais inscrite dans mon esprit, elle y resterait pour le reste de ma vie, mais je me suis dit que je lui devais bien ça.

J’ai l’impression d’avoir été soulevée et secouée, ce qui, je suppose, était à peu près le but recherché par Bushnell. Quelque chose pour secouer le monde et lui faire prendre conscience de la réalité de ce qui se passe. Quelque chose qui nous sorte de la stupeur du lavage de cerveau et de la distraction de la dystopie occidentale et qui tourne notre regard vers Gaza.

Les sons restent plus longtemps en mémoire que les images. Le son de sa voix douce et juvénile, semblable à celle de Michael Cera, alors qu’il se dirigeait vers l’ambassade. Le son du conteneur métallique rond dans lequel il a stocké le produit accélérant, qui s’amplifie au fur et à mesure qu’il roule vers la caméra. Le son de Bushnell disant « Free Palestine », puis le criant, puis passant à des cris sans paroles lorsque la douleur devient trop écrasante, puis forçant un dernier « Free Palestine » avant de perdre ses mots pour de bon. Le son du policier qui lui hurle de se mettre à terre, encore et encore. Le son d’un secouriste disant aux policiers d’arrêter de pointer leurs armes sur le corps en feu de Bushnell et d’aller chercher des extincteurs.

Bushnell a été transporté à l’hôpital, où la journaliste indépendante Talia Jane rapporte qu’il est décédé. C’est la mort la plus horrible qu’un être humain puisse connaître, et elle a été planifiée pour l’être.

Peu avant son dernier acte dans ce monde, Bushnell a posté le message suivant sur Facebook :

« Beaucoup d’entre nous aiment se demander : « Que ferais-je si j’étais encore en vie à l’époque de l’esclavage ? Ou du temps de Jim Crow dans le Sud ? Ou de l’apartheid ? Que ferais-je si mon pays commettait un génocide ? »

La réponse est que vous êtes en train de le faire. En ce moment même ».

Aaron Bushnell a apporté sa propre réponse à ce défi. Nous apportons tous la nôtre en ce moment même.

Je ne ferais jamais ce que Bushnell a fait, et je ne recommanderais à personne de le faire non plus. Cela dit, je ne peux pas non plus nier que son action produit l’effet escompté : attirer l’attention sur les horreurs qui se produisent à Gaza.

Je sais que c’est vrai parce que partout où je vois Aaron Bushnell évoqué en ligne, je vois un déluge massif de trolls pro-israéliens envahir frénétiquement les commentaires dans une course effrénée pour manipuler le récit. Ils comprennent tous à quel point il est destructeur pour les intérêts américains et israéliens en matière d’information que les gens voient un reportage international sur un membre de l’US Air Force s’immoler devant une caméra en criant « Free Palestine », et ils font tout ce qu’ils peuvent pour atténuer ces dommages.

À l’heure où j’écris ces lignes, il est absolument certain que des personnes fouillent dans l’histoire de Bushnell à la recherche d’éléments qui pourraient être présentés comme des preuves qu’il était une mauvaise personne, qu’il souffrait d’une maladie mentale, qu’il avait été dévoyé par des militants pro-palestiniens et des médias dissidents – tout ce qu’ils peuvent faire coller. S’ils trouvent quelque chose, littéralement n’importe quoi, les diffamateurs et les propagandistes s’en serviront autant qu’ils le pourront.

C’est ce qu’ils choisissent de faire à ce stade de l’histoire. C’est ce qu’ils auraient fait pendant l’esclavage, ou dans le sud Jim Crow, ou pendant l’apartheid. C’est ce qu’ils font alors que leur pays commet un génocide en ce moment même. Les gens montrent ce qu’ils auraient fait avec leur réponse à Gaza, et ils montrent ce qu’ils auraient fait avec leur réponse à l’auto-immolation d’Aaron Bushnell.

Je ne vais pas mettre de lien vers la vidéo ici ; la regarder est une décision personnelle sur laquelle vous devriez probablement faire vos propres recherches pour vous assurer que c’est vraiment ce que vous voulez. Que vous la regardiez ou non, cela a eu lieu, tout comme l’incinération de Gaza a lieu en ce moment même. Chacun d’entre nous est responsable de sa réaction personnelle à cette réalité. C’est ce que nous sommes.

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Cyniquement vôtre : à partir du “vote” dans le Michigan, autopsie de la “démocratie” par Danielle Bleitrach

Soyons très cynique en espérant décaper si faire se peut les illusions du naïf militant communiste et celle d’une jeunesse qui a perdu les réflexes de méfiance, le savoir élémentaire sur ce qu’est la “démocratie” du capital, et la politicaille, dans un pays où pour être élu président compte plus la mobilisation des forces de l’argent que le respect du peuple. Dans un tel contexte, tout ce qui peut réellement mettre en cause le capital et sa domination sera supprimé en particulier de la vitrine médiatique et écarté d’un consensus ne laissant plus de place à la marge que pour la ‘rumeur, faute d’une organisation de classe et de masse. La politique est de la cuisine réservée à quelques spécialistes du bluff qui s’emploient à perpétuer les stéréotypes, les conformismes les idées reçues puisque personne ne peut énoncer la vérité à savoir que le but est l’exploitation, le pillage. Le jeu électoral relève lui de la “pâtisserie”. Un niveau supérieur d’attention aux dosages sur les “fondamentaux” de la société, leur évolution et surtout à ce qui est organisé et à ce qui ne l’est pas : on réduit tout à une partie de poker menteur an utilisant au mieux sa “main”, celui qui connait le jeu apprécie les manœuvres, les autres s’en détournent puisque cela n’a rien à voir avec ses problèmes. On ne refait pas le terrain on l’utilise jusqu’à la trame, caricaturalement, on passe de l’affrontement de classe à la psychologisation, à la manipulation des émotions. Donc pour tenter de vous faire comprendre ce qu’est ce jeu qui loin de résoudre les contradictions les aggrave voici une “partie” “décisive” aux États-Unis, celle de l’Etat clé du Michigan intervenue cette semaine. Cela vous aidera à percevoir cette autre “partie” qui se joue en France avec la folie de Macron. Une très cynique manière de rejouer la dernière partie de poker à Vegas jusqu’à l’apocalypse. Macron joue entre le cul des vaches et la troisième guerre mondiale comme Biden tente de surmonter les contradictions du vote religieux dans l’État clé du Michigan, ils se prennent les pieds dans leur tapis et ne savent pas où ils vont. Les Faits d’abord :

Un vote de protestation dans le Michigan contre la gestion de la guerre à Gaza par le président Joe Biden a considérablement dépassé les attentes des organisateurs mardi, en soulignant la possibilité que sa position sur le conflit puisse lui coûter la présidence en novembre. Plus de 100 000 habitants du Michigan ont voté « sans engagement » lors de la primaire présidentielle d’hier, en atteignant 13,3 % du décompte sur les votes comptés et dépassant de ce fait l’objectif des organisateurs qui était d’obtenir 10 000 votes de protestation.

Ces 100.000 votes « non engagés » dans le Michigan désignent un problème aux implications multiples pour Biden : un pourcentage important de sa coalition politique est soit mécontent, soit dégoûté de lui et de son bilan, et beaucoup de ces électeurs ne se présenteront pas pour lui en novembre si la politique demeure la même. Le mécontentement est multiple mais il se cristallise dans le conflit israélo-palestinien ce qui le rend insoluble en l’état.

Le Michigan est un état clé qui traditionnellement balance entre démocrates et républicains, Joe Biden y avait obtenu une courte majorité de 154.000 voix en 2020. Et cet Etat-pivot puisque son nombre de grands électeurs pèse lourdement sur le résultat final, présente la particularité d’être celui où l’on compte le plus grand nombre de communautés musulmanes. Nous reprenons ici de larges extraits d’une analyse d’un spécialiste : Eliott Mamane est chroniqueur pour plusieurs journaux et il analyse le vote “religieux” aux Etats-Unis, face à la tenaille du Michigan. Mais cette analyse en reste à la pointe de l’iceberg et elle exige comme nous le tentons d’être encore contextualisée par rapport au stade de l’impérialisme qui est arrivé à un pourrissement, un ébranlement de tout ce qui fait le vivre ensemble, la politique autant que la culture. C’est à ce prix que l’on peut s’apercevoir que la plupart des sociétés dominées par le capitalisme, une immense majorité et qui ont hérité d’un système démocratique conçu à l’aube du dit capitalisme connaissent des phénomènes comparables sinon totalement analogues. Les Etats-Unis qui ne peuvent imaginer pour qui le fait religieux est fondateur et la France pays de la laïcité sont la proie de phénomènes comparables en matière de crise de la représentation politique.

Abdullah Hammoud, maire de Dearborn (Michigan), qui a appelé à voter blanc lors des primaires, déçu par le soutien de Biden à Israël depuis le 7 octobre.

Abdullah Hammoud, maire de Dearborn (Michigan), qui a appelé à voter blanc lors des primaires, déçu par le soutien de Biden à Israël depuis le 7 octobre.© Rebecca Cook / REUTERS

La foi critère de socialisation, le Michigan état clé électoralement en totale instabilité…

Aux États-Unis, il est admis que la religion soit un critère de socialisation essentiel, et qu’elle ait une influence déterminante sur le vote des individus, mieux ou pire ce pays a le plus grand mal à concevoir que l’on puisse être athée. Ce qui se combine avec l’autre caractéristique le racisme, lui aussi constitutif de la nation. Le vote d’un monde dit rural se faisant l’écho lui aussi des origines, l’impact du mythe du Far West comme celui des affrontements historiques de la guerre de Sécession n’a cessé d’être interprété sur la base de la foi sacralisée et du racisme, base du collectif et garantie paradoxale de la liberté totale de l’individu en fait le père de famille propriétaire comme le vagabond. Si le vote de classe, essentiellement organisé sur des bases corporatives souvent corrompues a été fort, et s’il reprend timidement de l’ampleur avec une récente montée des grèves, en particulier dans l’automobile, le communautarisme religieux a une conséquence reconnue comme déterminante et encouragée comme telle sur le vote.

Le Michigan état clé est un des plus “instables” du pays avec sa forte communauté musulmane. Les cartes électorales des primaires, organisées ce 27 février, témoigne de la causalité entre appartenances religieuse et politique, mais aussi le fait qu’alors que les questions géopolitiques ne pesaient pas sur les votes des citoyens (comme ça avait pu être le cas lors de la guerre du Vietnam), les Etats-Unis et singulièrement le parti démocrate risquent de faire les frais d’un contexte éruptif au Moyen Orient et du soutien sans faille apporté à Israël et à son armée. Mais il faut noter que cette division du parti démocrate ne se limite pas au seul paroxysme de ce qui se passe à Gaza, comme partout dans les pays occidentaux la gauche représentée par les démocrates est profondément divisée sur toutes les questions, y compris celle des mœurs puisque le sociétal est devenu un nouveau communautarisme, en surimpression mais aussi en décalage par rapport aux enjeux historiques eux-mêmes réinterprétés par rapport au déclin de l’hégémonie américaine, au bellicisme et au repliement. Cela est d’autant plus intéressant à analyser pour un Français que si la société française semble s’être construite aux antipodes de ce “communautarisme”, il y a eu une accélération de son influence face à la montée voulue par Mitterrand, le PS de l’extrême-droite. Et le fait qu’aujourd’hui Macron prétende organiser “le jeu électoral” sur le terrain de l’immigration et celui de la guerre pseudo-nécessaire en faisant jouer à plein tous les “communautarismes” actuels en gestation, du racisme à la religion ethnicisée en passant par le wokisme.

Pour revenir à l’élection primaire dans le Michigan, si elle se joue sur fond de ce qui se passe à Gaza et dans tout le Moyen Orient, on ne peut pas dire que la politique de Biden innove par rapport à ses prédécesseurs pour qui le soutien à Israël a toujours été un fait comme l’a été l’impérialisme y compris dans leur arrière cours d’Amérique latine, envers Cuba, où le droit à l’extraterritorialité des blocus, des sanctions et des bases militaires. Mais Biden est pris dans toutes les contradictions de l’impérialisme et celles-ci remettent en cause le “progressisme” affiché. Le Parti démocrate est désormais pris en tenaille dans toutes les dimensions de ce qui représentait son électorat traditionnel “progressiste” plus ou moins en rupture avec ce qui est de moins en moins un vote de classe. Et dans le vote du Michigan comme celui de New York, il est pris entre d’un côté, les Juifs américains, historiquement progressistes et acquis aux Démocrates. De l’autre, une aile woke qui gagne en importance au sein de ce même parti et entend conquérir le vote d’une « communauté musulmane » (selon la terminologie qui prévaut outre-Atlantique) en expansion démographique depuis deux décennies.(notons également la forte présence de certains juifs des milieux universitaires dans ce courant même si en est dénoncé le caractère antisémite ouvertement revendiqué parfois). Comme le note Eliott Mamane dans sa libre opinion du Figaro :

Néanmoins, ces blocs électoraux que l’on pensait stabilisés, tendent à se transformer. Selon un sondage paru la semaine dernière, plus de la moitié des Juifs new-yorkais prévoient de voter pour Trump en novembre prochain. Pourtant, comme l’indiquait l’intellectuel américain Norman Podhoretz dans Why are Jews liberals?« dans chaque élection présidentielle depuis 1928 – à la seule exception de Jimmy Carter en 1980 – le candidat démocrate a obtenu un score écrasant parmi les électeurs juifs, même lorsque défait de manière écrasante par l’électorat dans sa globalité. Aucun candidat démocrate, dans toutes ces élections (une fois encore, Carter excepté), n’a attiré moins de 60 % du vote des Juifs, et la moyenne globale depuis 1928 est de 75 % ».

Évolution du progressisme, dans sa “dimension de classe” autant que dans la crise de l’impérialisme… la “gauche” divisée… le conflit israélo palestinien est-il un nouveau Vietnam : oui et non !

Mais on assiste à un basculement : si les juifs américains sont ceux qui continuent à manifester une sympathie pour le droit à l’avortement, au mariage homosexuel, ils ont déjà été tentés par le vote néoconservateur de Reagan (pourtant presqu’aussi antisémite que Nixon et en tous les cas un des moins pro-israéliens). Mais dès le vote suivant et en particulier sous Clinton ils étaient redevenus démocrates. En revanche l’électorat musulman est totalement conservateur et farouchement anti IVG, en 2000, 78 % des Américains de confession musulmane votaient républicain. Les attentats du 11 septembre, la guerre contre le terrorisme qui a suivi n’a pas véritablement bousculé la donne et on peut dire que le vote musulman est dans l’exacte antisymétrie du vote juif. Mais ceux qui partent à la conquête de ce vote dans le parti démocrate sont soit de jeunes gauchistes, soit des héritiers de la lutte pour les droits civiques, plus ou moins radicalisés. Ce qui donne un public bouillonnant mais en état actuel d’instabilité. Rien de susceptible en tous les cas de faire bouger le nerf de la guerre, ceux qui financent de fait les campagnes électorales et dont les candidats non marginaux doivent tenir compte en priorité, les grands intérêts capitalistes y compris ceux du complexe industrialo militaire…

D’où la surprise encourageante pour les “protestataires” gauchistes d’un vote aussi massif dans le Michigan que reflète l’interrogation par laquelle débute cet article ? est-ce que Biden va entendre l’abstention massive de son électorat au Michigan ?

La question est de savoir s’il peut entendre cette protestation qui peut sonner pourtant le glas de ses espérances… Donc cet État compte les communautés musulmanes les plus importantes du pays et non seulement en chiffre mais regroupée en comté avec des élus, le résultat du vote a été organisé. Etat pivot au résultat incertain entre démocrates et républicains, le résultat dit clairement que les démocrates doivent obtenir un vote musulman.

Pour revenir au Michigan, puisque la campagne des présidentielles se polarise autour du conflit israélo-palestinien et si même par rapport à ce prurit la question de la frontière avec le Mexique, de l’immigration, celle de la lutte contre l’abominable chinois, et surtout celle de la défense de l’Ukraine ne faisant pas le poids, Biden doit effectivement résoudre la quadrature du cercle : d’un côté, il lui faut limiter les dégâts au sein de son électorat juif, exclu de la matrice intersectionnelle de certains démocrates qui réclament une Palestine « de la rivière à la Mer ». Alors que le vote juif joue non seulement à New York et en Floride état clé mais il joue dans les médias et chez les donateurs où il affronte il est vrai des concurrences mais qui iraient plutôt chez les Républicains. Comment changer la donne dans le Michigan en suscitant un espoir de règlement du conflit tel que les musulmans et abstentionnistes du conflit fassent basculer l’Etat tout entier. De l’autre, il s’agit de susciter un élan suffisamment fort pour que les Musulmans du Michigan fassent basculer leur État tout entier en sa faveur au mois de novembre prochain : sans eux, les grands électeurs alloués à cet État iront aux Républicains.

Qu’est-ce que les résultats de la primaire tenue cette semaine nous indiquent ? explique l’article. Déçus par le soutien de Biden à Israël depuis le 7 octobre, de nombreux représentants des Musulmans du Michigan ont appelé, en amont du scrutin, les membres de leur communauté à voter blanc («uncommitted»), mais dans la primaire démocrate tout de même. Ce fut notamment le cas d’Abdullah Hammoud, maire de Dearborn, ville où se trouve la plus grande mosquée d’Amérique du Nord (et où le drapeau LGBT a été interdit comme chez nous dans la mosquée du Gard). À l’échelle de tout l’État, plus de 100.000 personnes ont ainsi exprimé leur contestation en votant de la sorte. À titre de comparaison, ils étaient à peine 20.000 lors des dernières primaires démocrates, en 2020 ! Mais surtout, la majeure partie de ces votes avant-hier étaient dus aux comtés où se trouvent les plus importantes populations musulmanes de l’État, notamment celui de Wayne. Un bulletin blanc dans une primaire est particulièrement alarmant et indique à la direction du Parti un désaccord entre elle et sa base.

L’incontournable question de la “sécurité” de chacun et des nations, fait s’effondrer “la démocratie” de l’ère capitaliste…

Les résultats de cet état ont déjà fait basculer la campagne et le thème de Michèle Obama prenant le relais en témoigne. Comme nous en sommes restés à l’âge d’un président un peu sénile certains commentateurs qui osent critiquer Biden ont retenu l’image d’un président qui avait des difficultés avec la glace dans sa main, qui balbutiait à propos de l’imminence d’un cessez-le-feu à Gaza « avec le ramadan approchant », il aurait fallu faire remarquer que ces propos ont été tenus lundi, la veille des primaires au Michigan, et qu’ils témoignent de l’influence nationale et internationale que ce seul État exerce sur la politique américaine. L’autre groupe sociologique dominant au Michigan est essentiellement rural : c’est un électorat où Trump excelle. En clair, si Biden veut l’emporter en novembre, il devra s’assurer que les Musulmans du Michigan votent pour lui de manière encore plus unifiée que les ruraux pour Trump. De fait, il s’agira pour le président sortant de réviser son programme diplomatique.

Cyniquement vôtre : Toujours dans une analogie avec l’évolution de la société française depuis Mitterrand et sous Macron, on ne comprend rien à l’utilisation de la laïcité et de la répression par les gouvernements français si l’on ne voit pas qu’il s’agit moins de défendre le modèle français que se s’assurer des relais de pouvoir partisan à travers le communautarisme religieux, l’appel au Qatar, comme au CRIF faisant partie de l’américanisation de la société française. La publicité autour du “féminisme” et de la défense des gays étant la “cerise sur le gâteau” de cette opération qui se joue dans toutes les “tranchées de la République”, en particulier l’école. On peut considérer que la proposition de Macron de fait de déclarer la guerre à la Russie pour démontrer que son adversaire favori le Rassemblement national était un collaborateur de Poutine, comme papa le Pen l’avait été de Pétain et d’Hitler a franchi le mur du con… encadré par l’opération de l’entrée de Manouchian au panthéon et interview dans l’Humanité et sur un mode plus mineur mais toujours bon à prendre du droit à l’avortement inscrit dans la Constitution, comme Biden tentant de rattraper la débâcle du Michigan avec sa glace dans une main et son improbable déclaration sur le cessez le feu à la veille du ramadan, nous avons eu droit en France à des séries de sketchs électoraux improbables à usage interne mais qui laissent dubitatif “la communauté internationale” en pleine transformation.

La question des observateurs conscients de ce cirque qui produit par ailleurs des milliers de mort, ruine l’économie est comment un tel système peut-il s’affirmer démocratique ? On se le demande…

C’est pour cela que la seule réponse est une conception de la sécurité qui repose sur la sécurité du voisin, et pas sur son anéantissement, ce qui est exactement le contraire de la conception du débat et de la diplomatie de ces gens-là, cela s’appelle le socialisme… et c’est la contraire de l’OTAN…

Danielle Bleitrach


CET HOMME EST DANGEREUX



QUELQU'UN POURRA-T-IL RAISONNER LA FOLIE GUERRIÈRE DE MONSIEUR PÉT AU CASQUE ?


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Comment un type qui n'a pas d'enfant, et qui ne connaitra jamais l'amour des parents pour leurs enfants, et les nombreux sentiments et inquiétudes qui peuplent les existences, peut-il mettre en péril la vie des enfants des autres? 

Aberrant! Cet homme est dangereux. Très dangereux. Incapable d'apathie pour nous. Pas digne de présider à notre destin. 

Qu'il parte. Vite. 

Qu'il prenne la rue et disparaisse. Avec son baratin et ses mensonges.

Il a fait trop de dégâts à notre économie. A l'héritage social de la Libération. A notre pays, qui n'a rien à voir avec sa détestable politique des premiers de cordée. Il nous manque trop de respect. Dédaigneux de tous les travailleurs et des humbles. Comme son prédécesseur qui nous l'a imposé et que personne ne regrette, les Français souhaitent que  s'en aille le méprisant des très riches. 

Sans attendre la fin du mandat qu'il a volé.