mercredi 8 décembre 2021

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 la droite dans le pétain", 

 dit un dessin de Jul en dernière page de L'Humanité

"La gauche dans le pétrin, la droite dans le pétain", dit un dessin de Jul en dernière page de L'Humanité

Et au vu des sondages des uns et des autres, les médias s'enflamment sur la percée de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle pour le parti de Sarkozy-Fillon, dont le programme sur l'immigration et la sécurité des "bons" Français ne rejette en rien celui de la fille de JM LP ou de EZ.

Mais à gauche, on se positionne seulement dans la Résistance contre les idées nauséabondes et à simplement manifester contre les droites fascisantes. Mais sans programme pour une République vraiment démocratique et sociale, c'est oublier l'abstention massive aux élections délivrée par les catégories populaires soumises à la mal-vie quotidienne, au chômage et à la précarité dans un pays soumis aux diktats du capitalisme et de son bras politique en Europe qui a pour nom l'UE de Bruxelles.

Et quand je parle de gauche, j'oublie sciemment la gôche d'Anne Hidalgo et de François Hollande, cette social-démocratrie qui va gérer les affaires de l'Allemagne patronne de l'UE du capital, quand son nouveau chancelier était le ministre des Finances et vice-premier ministre d'Angela Merkel. En Allemagne toujours, les Verts s'y acoquinent pour gérer "loyalement les affaires du capitalisme" selon un mot de Léon Blum chef des socialistes et du gouvernement  à son époque.

Et que dire  sous François Hollande, d'Eelv au Parlement ou au gouvernement?

Et JL M peut piquer des guest stars (°) au Pcf ou à Eelv, sans vecteur idéologique anti-capitaliste, sans rapport de forces dans la cité ou au boulot, cela restera comme ça:

"La gauche dans le pétrin, la droite dans le pétain", dit un dessin de Jul en dernière page de L'Humanité
Note de Pedrito.
(°) Traduction relevée sur Wikipedia, pour celles et ceux qui comme moi finissent par vomir les infâmes anglicismes qui dénaturent la langue française et sa compréhension, et dont nous abreuve plus que de raison la macronie: 
Guest star: Personnalité du spectacle faisant une apparition de courte durée dans un film, une émission de télévision. 
Pour résumer: Les parasites, flambeurs, m'as-tu-vu, superficiels, amuseurs et autres spécialistes emm.......deurs  de la société libérale en quête de paraître pour être vus!

 

 .....Sur le "CAPITALISME DU DÉSASTRE"

 

 

Selon Naomi Klein, la crise est devenue une « méthode de gouvernement ». Plus célèbre encore, dans son livre La stratégie du choc (2007), Naomi Klein a exploré l’idée d’un « capitalisme du désastre ».

Sa thèse centrale est que, dans les moments de peur et de désorientation du public, il est plus facile de réorganiser les sociétés : des changements spectaculaires de l’ordre économique existant, qui seraient normalement politiquement impossibles, sont imposés en succession rapide avant que le public ait eu le temps de comprendre ce qui se passe.

 

Grèce : 

Monastères, bastions du virus 

et des opposants au vaccin

Ce qui se passe en GRÈCE illustre l’obscurantisme véhiculé par une partie de l’église orthodoxe mais je puis vous assurer que ce qui se passe à Marseille n’est pas triste non plus, dans le métro en particulier où la majorité venue des quartiers nord non seulement ne porte pas le masque mais ne subit pas le moindre contrôle et vous traite au meilleur des cas par le mépris si vous protestez; si vous vous écartez d’un enfant en bas âge qui tousse la mère vous insulte. Quand vous émergez de l’enfer du métro c’est pour vous retrouver en haut de la Canebière, dans la zone des réformés avec ses nombreux cultes évangéliques, un lieu où se rassemblent les Africains convaincus que le vaccin est l’œuvre de la copulation du diable, les SDF drogués qui sont au-delà de tout soin, l’un d’eux en proie aux hallucinations criant des ordures dans lesquelles il accusait toutes les femmes dont moi de turpitudes avec les juifs. Là-dessus je croise un collègue sociologue, ancien membre du PCF et actuel sympathisant par la CGT locale de la FI, voire de RAOULT, il refuse le masque et le vaccin Pfizer. C’est ce cocktail obscurantiste qui est encouragé par l’opportunisme et je pèse mes mots, la connerie criminelle de ceux chez qui les croyances de diverses sortes incitent non seulement à refuser pour soi les vaccins mais à vous insulter et vous rendre la vie impossible si vous ne vous conformez pas à leur hystérie stupide… il faut bien mesurer que le fanatisme et la peur s’étendent et sont le terreau de l’extrême-droite avec la complaisance d’une partie de la gauche (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Μοναστήρια, προπύργια του ιού και των αρνητών | Η ΚΑΘΗΜΕΡΙΝΗ (kathimerini.gr)

Des centaines de cas chez les moines

(PHOTO) Moyen Age ! De nombreux moines ouvrent la marche dans rassemblements anti-vaccins en faisant des prêches sur le terrain. (Lumière. SOOK)Stavros Jimas14.09.2021 • 07:23

Acteur particulièrement influent de la société grecque, l’Église orthodoxe peine à faire vacciner ses membres contre le Covid-19. Pire, nombreux sont les ecclésiastiques qui mènent campagne contre un prétendu poison diabolique, s’inquiète ce journaliste du quotidien d’Athènes I Kathimerini.


Les unes après les autres, les religieuses du couvent de l’Annonciation, à Ormylia, en Chalcidique, sont allées à l’hôpital se faire vacciner contre le Covid. Il en va de même pour les religieuses du monastère d’Agios Ioannis, à Souroti, vaccinées dans un hôpital de Thessalonique.

Elles ont désormais verrouillé la porte de leurs monastères à la “malédiction” du Covid-19, ajoutant à la prière la connaissance scientifique, qui, comme elles disent, “est un don de Dieu”.

Ces deux plus grands couvents du pays, avec respectivement 120 et 62 religieuses, sont peut-être de brillants exemples, mais ils ne reflètent pas l’état vaccinal de la galaxie des monastères du pays, où un “djihad” contre le vaccin s’est enraciné dans la société séculière des croyants.

Des monastères foyers de contagion

L’information circule difficilement. Le monde extérieur n’apprend la vulnérabilité de ceux qui, au nom de Dieu, essaient de se protéger et de protéger leur troupeau de la pandémie mortelle que s’ils doivent être hospitalisés en dehors d’un monastère pour être sauvés par la science.

Sept religieuses d’un couvent des Météores ont été soignées pour le Covid-19 dans un hôpital de Larissa. Vingt-cinq des 37 religieuses du couvent de Thessalie sont tombées malades et leur supérieure est décédée.

Seize des 25 religieuses du sanctuaire Agios Nektarios-Agia Triada, à Égine, sont tombées malades et une religieuse du monastère de l’Assomption, à Makri, dans l’Evros, s’est retrouvée à l’hôpital d’Alexandroupolis, tandis que de nombreuses autres ont été testées positives au virus.

Les couvents féminins ne sont évidemment pas les seuls établissements touchés par le Covid-19, le mont Athos [réservé aux hommes, et qui rassemble 20 monastères] compte à lui seul 8 décès parmi les moines et environ 400 autres malades, un certain nombre de personnes qui ont seulement des symptômes légers et ont reçu des médicaments sur place ou ont dû être transportées à l’hôpital.

Mais comme en témoignent les sources ecclésiastiques et médicales, le virus le plus dangereux émis au coeur de la lutte mondiale contre la tempête, par les communautés monastiques, n’est pas tant COVID-19 que celui contre le vaccin.

Dans la grande majorité des plus de 1 000 monastères, femmes (majorité) et hommes en Grèce, et surtout dans ceux des paléo millénaristes fanatiques, la vague de contre-vaccins déferle et se transmet de là à la société au nom de la « volonté divine ».

Comme les moines exercent traditionnellement une forte influence sur les populations locales, la parole de «l’ancien », le guide religieux et spirituel, est perçue comme la parole de Dieu, qui ne peut être contestée.

De ce fait, lorsque « l’ancien » intervient dans le troupeau extérieur pour proclamer au nom de Dieu que le virus est inexistant et que le vaccin lui est l’œuvre de Satan ou des Juifs, conçu pour éliminer l’homme, pour le croyant « obéissant », cela devient l’expression d’une loi qu’il doit non seulement appliquer mais aussi répandre.

« Le phénomène du respect de « l’ancien », dans lequel des groupes de croyants laïques sont organisés autour d’un moine et qui le défendent avec un fanatisme aveugle dans tous ses points de vue et ses attitudes, est une bombe dans les fondements de notre Église », dit le professeur du nouveau monastère légitimiste d’Erus M. Bartholomée. « Maintenant, avec les vaccins, la plupart des fondamentalistes radicaux envahissent le monde des croyants avec des théories paranoïaques et sont des dangers publics », explique-t-il.

Dans les communautés

Mais que se passe-t-il dans les communautés des monastères, avec les dizaines de milliers de radicaux fondamentalistes ?

À l’exception d’Agios Orus où seuls les participants vaccinés peuvent entrer, les autres monastères du pays fonctionnent comme si de rien n’était, avec leurs portes ouvertes aux pèlerins participant aux rituels sans aucune mesure de protection.

Comme nous l’a raconté une croyante laïque qui a des liens étroits avec le monastère d’Athône occupé par les plus fanatiques des fanatiques, et qui n’a pas voulu nous dire son nom de famille, car elle aurait été prise pour cible par les « ennemis, adeptes du vaccin », les monastères n’autorisent pas les masques et les antiseptiques, et les visiteurs sont endoctrinés à ne pas se faire vacciner.

A titre indicatif, au monastère Saint-Marie-Delosoniou à Kozani, deux grandes banderoles placées au-dessus de l’entrée centrale du temple sacré du monastère indiquent que l’abbé interdit l’entrée à ceux qui portent un masque, notant que « les masques sont portés par les voleurs ».

Des milliers de personnes de tous âges se présentent « dans la crainte de DIEU » chaque jour dans ces lieux anti-vaccins pour exercer leurs fonctions de culte et en sortent convaincues que si elles reçoivent le vaccin, elles risquent de contracter le cancer ou les femmes de ne pas procréer.

Normalement, la plupart d’entre eux exerçant leur travail de ministère en dehors du monastère, les moines répandent le « virus » contre le vaccin, et plusieurs d’entre eux ouvrent la marche des rassemblements de contre-vaccins en dressant devant eux des icônes et des évangiles !

RÉSULTATS TRÈS PRÉOCCUPANTS

« Malheureusement, nous allons être victimes de la folie de certains. C’est un péché de perdre des gens quand la science nous a donné l’arme pour nous protéger », dit un autre agioïdiste, un couvent qui a vacciné tous les membres de sa communauté.

L’Athos a été violemment attaqué par COVID-19 et au moins la moitié des plus de 2 000 pères sont devenus malades, huit sont morts, 400 ont été vaccinés dans une alliance de l’administration politique et de la sainte communauté, mais il demeure une majorité de néo-fanatiques dans les cellules, des fondamentalistes ancrés dans leurs croyances qui refusent par fanatisme de se faire vacciner.

Le papoquoisaisme et le vaccin

Nous sommes « persécutés » par les croyants vaccinaux et par les négationnistes fondamentalistes dit « K »:

« Avec les vaccins, ils nourrissent la peur et refusent la soumission au système, ils racontent que par la vaccination non seulement il est tenté d’abolir les droits de l’homme, mais ces vaccins selon eux ont été conçus avec le diable. Les vaccins tuent l’homme. Résultat la plus grande partie des monastères élèvent la bannière de la lutte contre la vaccination.

Il formule lui-même une autre théorie exaspérante, mais largement répandue dans le monde des opposants. Selon cette théorie, le « système » verse la somme de 1 400 euros à tout parent décédé qui présente son parent comme victime du coronavirus, bien qu’il ait pu succomber à une autre maladie, voire à un accident de voiture. « C’est ainsi qu’ils inventent de nombreuses victimes du virus prétendument terrible. »

Le professeur du « nouveau » monastère d’Esphigité s’en prend avec sévérité à tout cela en disant : « Les négationnistes de la science sont des négationnistes de la réalité visible. A partir de leur ego, ils sont prêts à croire en chaque fantasme diabolique, chaque mensonge. Insensibles à toute rationalité, ils sont capables de croire aux charlatans, aux pseudo-théistes et aux « chamans » modernes. Les opposants sont une minorité de la société, il faut prier pour que le Seigneur illumine leurs cœurs et leur esprit, pour qu’ils acceptent ce que Dieu lui-même leur offert, c’est-à-dire les meilleurs moyens modernes possibles pour leur santé et leur macro-information! Le mouvement anti-vaccinateur se propage de façon alarmante et certains fondamentalistes des monastères sont ceux qui agissent le plus efficacement pour l’enflammer. Ils divisent le monde. Ils disent des choses monstrueuses. Les sectaires de l’Esphigité illégale sont les têtes d’affiche des incidents lors des rassemblements. Ils entretiennent la confusion dans le monde, et ont été jusqu’à porter plainte contre la confrérie légitime d’Esphigée auprès des autorités qui nous ont interrogés sur la violence lors de rassemblements, alors que celle-ci est le fait de ces « talibans » . Voilà le genre de choses que font les fanatiques.

Le Métropolitain du nord de la Grèce qui a en charge le guide spirituel du monastère féminin avec 50 religieuses, dont sept diplômées en médecine, nous a raconté l’incident suivant: « Au monastère, ils ont été atteints de maladies du coronavirus et un moine est mort. Néanmoins, ils ont refusé d’être vaccinés non pas parce qu’ils n’ont pas réalisé le problème, mais de peur d’être mal perçus par les autres monastères parce qu’ils se seraient fait vacciner. La situation est tragique »…

 

L'EMPIRE US RESSERRE LES RANGS

 Après l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le Britannique Boris Johnson et le Canadien Justin Trudeau ont confirmé ce 8 décembre que leurs pays s’alignaient sur ce geste américain, qui a fortement irrité la Chine, à deux mois des Jeux olympiques d’hiver 2022.

 

Note de P.

L'empire colonial US resserre servilement les rangs derrière l'oncle Sam, ancien maître de l'univers. Les temps changent, la géopolitique de la planète semble amorcer un sérieux rééquilibrage. Que pèseront le Canada, la G.B., l'Australie, la N.Z., à l'abri du parapluie  US, face aux milliards de terriens qui n'accepteront pas cette politique guerrière belliqueuse de Biden et de ses sujets?  

Cette fébrilité dans l'alignement sur l'empire du dollar et des milliardaires qui régissaient l'ordre mondial ne parait pas un signe de force tranquille et d'invincibilité, au contraire....Ces politiciens aventuriers devraient faire preuve d'un peu plus de réalisme et d'humilité, pour la PAIX du monde.

 

Notre « démocratie » des représentants de commerce

mardi 7 décembre 2021 par Jean Pénichon (ANC)

Je sais parfaitement que le suffrage universel est une des grandes conquêtes des sociétés humaines. Mon père, vieux communiste issu de la Résistance, m’a toujours expliqué « qu’un cheval borgne vaut mieux qu’un cheval aveugle. ». Mais là, ils sont tous aveugles ! C’est blanc bonnet et bonnet blanc. [1]

Ce suffrage universel qui n’empêche pas notre démocratie, dite représentative, d’élections en élections, de ne représenter que les intérêts de quelques-uns et toujours les mêmes. Elle est d’ailleurs en pleine débâcle avec un président au rabais, faute de votants et une assemblée nationale tentée par un « totalitarisme » démesuré faute de soutien populaire.

Ainsi « les élections d’un régime représentatif, censées traduire une volonté collective, mettent en réalité en place des élites minoritaires qui se retrouvent en roue libre dès le pouvoir en main, accrochés à leurs objectifs de carrière et garants des intérêts du monde capitaliste qui les sponsorisent. » [2]

La réaction thermidorienne de 1794 et l’abandon des dispositions prises en faveur des couches populaires (loi du maximum) déboucha sur le Directoire et le retour au libéralisme à la mode bourgeoise.
Les élections d’abord censitaires [3] (On n’est jamais mieux servi que par soi-même !) ne deviennent véritablement universelles (sans les femmes !) que lorsqu’elles ne posent plus de problèmes de renversement radical de la table bourgeoise par les urnes.

Aujourd’hui le manège des représentants de commerce `politiques’ a déjà entamé sa ronde publicitaire en vue du pouvoir suprême. Le porte à porte audio-visuel amène chaque jour son lot de mensonges, d’approximations hasardeuses, d’insultes et d’engagements de carton-pâte. Au temps des rois, c’est l’église et ses prêtres qui remplissait ce rôle d’opium du peuple que tiennent aujourd’hui les médias aux ordres avec une efficacité que les techniques numériques en centuplées.

Les citoyens français sont sans doute hypnotisés, voir même sidérés par les annonces dramatiques des uns et des autres, à tel point qu’ils semblent, pour une grande majorité d’entre eux, avoir perdu toute forme de capacité critique devant les décisions injustifiées d’un pouvoir qui présente tous les symptômes de la tyrannie de l’ignorance.

Écouter la télé et croire ce qu’elle me dit… C’est parfois véritablement de l’ordre de la foi, sans aucun recul, ni interrogation.

Pourquoi accepte-t-on de se soumettre ?

Près de cinq siècles après La Boétie, l’énigme de la servitude volontaire n’a pas fini de hanter nos vies. Inutile de rejeter la faute sur les oppresseurs de tout poil qui nous écraseraient à notre corps défendant : c’est aux asservis que s’adresse le penseur humaniste du XVIème siècle, pour interroger cet étrange plaisir de la soumission que nous achetons au prix de notre liberté et qui justifie toutes les résignations et toutes les lâchetés, alors que nous avons gagné, si souvent gagné, si magnifiquement.

Nous avons guillotiné un roi, nous avons obtenu, la réduction du temps de travail, les congés payés et une retraite digne, nous avons créé la sécurité sociale tout en chassant l’envahisseur allemand [4], pourquoi ne finirions-nous pas par renverser la table capitaliste et changer les règles du jeu ?

Y compris les règles du jeu électoral ?

En effet, cet asservissement n’est pas une fatalité : si c’est en nous que s’enracine la tyrannie, c’est en scrutant nos désirs les plus profonds que nous pourrons la déloger.
Le « bonheur » et la « liberté » représentent toujours une utopie désirée et « avec un bon rapport de force, l’utopie est à portée de la main. » [5]

« Si voter servait à quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. » [6]

C’est tellement vrai que certains pays interdisent carrément le suffrage universel et que d’autres le traficote de peur de la sanction populaire. Mais chez-nous, avec notre système [7] aucun risque, même avec 18% des voix, Macron est président de la République.

Alors, sachant tout cela, pour qui voter aux prochaines élection présidentielles (les législatives, c’est une autre paire de manche, et nous y reviendrons certainement.)

Aucun, je dis bien, aucun des comédiens postulants, ne remet un tant soit peu, en cause ce système pervers qui nous entraine tranquillement vers la barbarie la plus brutale qui soit, avec comme corollaire la fin de l’espèce humaine et que l’on nomme le capitalisme.

Plus personne ne se risque à proposer un programme véritablement progressiste et social. L’invective, la xénophobie, la paranoïa et l’imposture remplace l’argumentaire. Le climat et l’environnement ne sont au mieux que des faire-valoir sans une once de sincérité.

Seule compte la chasse aux voix.

Ne nous y trompons pas, le capitalisme ne respecte que ses intérêts propres et la meilleure preuve que nous en ayons est représentée par la gestion actuelle de la crise sanitaire, après l’obligation du Pass, à quand les non vaccinés en « camps de concentration » ?

« Il ne faut pas confondre totalitarisme avec dictature ou tyrannie. Le totalitarisme est une dérive mentale collective, une folie présentant l’apparence de la raison et du discours argumenté. On la reconnaît notamment à son déni de la réalité et à son délire de persécution justifiant la persécution d’autrui. »  [8]

Aujourd’hui, à l’heure où le fossé entre classes dirigeantes et classes laborieuses paraît plus profond que jamais, la disparition des combats de classe demeure, pour beaucoup d’entre nous, une consternation et une déchirure. Je suis de ceux qui pensent que, hélas, ce combat n’est représenté par aucun des candidats.

Notre organisation communiste fonctionne dans des conditions historiques spécifiques, « ici et maintenant ». Notre travail est inextricablement lié aux problèmes de la société actuelle. Notre engagement cherche avant tout, à alléger les problèmes des travailleurs salariés et nous menons une lutte intransigeante contre l’arbitraire des exploiteurs capitalistes et de leur appareil d’État.

Pour nous, le système bourgeois actuel doit être envoyé à la poubelle de l’histoire.

Mais, comment et par quels moyens substituer à la frénétique consommation d’objets toujours nouveaux – seul objectif proposé et imposé par une « croissance » exclusivement productiviste soumise aux intérêts des plus riches et destructrice de la sécurité de la planète – un modèle d’humanité plus frugal, le sens de la justice, le respect de l’autre, un zeste d’art et de poésie et un brin d’utopie ?

Et dans cette folle mais nécessaire ambition, l’ANC s’efforce de réinventer l’outil politique qui nous autorisera l’accession au bonheur et à la liberté par la remise en cause de la main mise des ultra-riches sur nos vies.

Photo de Une  : Emmanuel Macron, président de la République, avec Bernard Arnault (1ère fortune de France) et Vincent Bolloré, milliardaires à la tête de plusieurs entreprises du CAC40 et tous les deux propriétaires des médias qui nous mentent effrontément et fabriquent les règles du jeu des élections...


[1Cette expression a vu le jour au XVIIIe siècle et se répandit dans la seconde moitié du XXe siècle suite à une phrase de Jacques Duclos prononcée en 1969 comprenant l’expression. L’homme politique faisait alors référence à Georges Pompidou et Alain Poher tous les deux candidats à la présidence de la République.

[2Yves Guillerault

[3Aboli en 1848, sous la seconde république française, ce système créé par la constitution de 1791 permettait, selon Emmanuel-Joseph Sieyès (Député pour le tiers état en 1789) d’assurer le droit de vote et cela uniquement pour ceux possédant les capacités intellectuelles :« les citoyens actifs » selon ces propres termes. Ainsi instauré à une époque où seule la haute bourgeoisie pouvait avoir accès à une éducation scolaire. Le suffrage censitaire restreignit par conséquent le nombre d’électeurs à 246 000 en 1847.

[4Qui est revenu par la fenêtre de l’Union Européenne

[5Canaille le Rouge

[6Coluche

[7Pour être élu, le candidat doit obtenir plus de la moitié des suffrages exprimés. Soit l’ensemble des bulletins de vote déposés dans l’urne, déduction faite des votes blancs (absence de bulletin de vote ou bulletin de vote sans indication) et des votes nuls (bulletins de vote déchirés ou annotés)

[8Ariane Bilheran

 

LA PHRASE DU JOUR............

....LUE   SUR LE BLOG DE MON CAMARADE CANAILLE LE ROUGE ET QUI CONSERVE TOUTE SA VALEUR AU 21 ème SIÈCLE.

 

"Tout le savoir-faire de la politique conservatrice du 20ème siècle est déployé pour permettre à la richesse de convaincre la pauvreté d’user de sa liberté politique pour maintenir la richesse au pouvoir." ( Aneurin Bevan 1897-1960).

 

Note de P.

Effectivement, ce qui était valable au 20 ème siècle a-t-il tant soit peu changé? Simplement évolué? Sans doute, si çà n'est en mieux, plutôt en pire...

En ces temps d'insupportable  matraquage  électoral qui nous est quotidiennement dispensé sur les chaînes  TV et multiples médias des Bolloré et autres milliardaires au point de dégouter à tout jamais de voter ceux qui s'entêtent à  croire encore aux vertus de leur "démocratie" prônée par le capitalisme financier mortifère, cette phrase conserve plus que jamais sa profonde vérité: les mensonges des très riches, les promesses des populistes, plus c'est gros, plus c'est démago, et plus çà prend chez celles et ceux qui ne sont même plus capables de reconnaître la classe sociale - celle des masses populaires - à laquelle ils sont sensés appartenir, appartenance historique qu'ils devraient s'approprier, et défendre  mordicus, par le vote, par les luttes sociales, par toute forme de résistance au rouleau compresseur des puissants qui eux, imposent leurs choix suicidaires à leurs "élus" serviles.

Et c'est ainsi que rien ne change pour les plus nécessiteux, si ce n'est en pire.  A ne servir qu'une conscience civique en lambeaux, la liberté politique ne devient qu'un argument illusoire dont usent et abusent les politiciens "réformistes" pour maintenir la richesse au pouvoir.

 


AVERTISSEMENT DE LA RUSSIE: 

NOUS GLISSONS DANS LA GUERRE


Cet article du Berliner Zeitung est un des plus explicite sur la situation réelle en Europe. Bizarrement l’invraisemblable campagne électorale française semble ignorer totalement alors que comme l’explique l’article la quasi totalité des Russes sont convaincus de l’imminence d’une guerre qu’ils ne veulent pas et ils supplient l’occident de reconnaitre l’existence d’une ligne rouge à ne pas franchir et de négocier un cadre contraignant avec l’OTAN pour éviter cette guerre. A cette angoisse russe, il faut ajouter d’autres dimensions, comme son active diplomatie vers l’Inde, l’Asie centrale dans le cadre d’un partenariat renforcé avec la Chine (notons que dans ce grand jeu asiatique, comme en Afrique la Turquie joue le double jeu de ses ambitions avec ou contre l’Otan); comment ignorer la dernière provocation stupide des USA d’un boycott diplomatique (pas de représentants du gouvernement) face auquel La Chine a exprimé sa colère mardi après l’annonce par les Etats-Unis au nom de la défense des droits de l’Homme. Les Etats-Unis enverront leurs athlètes mais aucun représentant diplomatique aux JO de 2022 en raison des violations des droits de l’Homme, et l’Europe hésite à faire de même. Le tout en tentant d’entraîner les autres nations asiatiques comme le japon, la Corée du sud et l’Inde dans un pseudo groupe de lutte pour les droits de l’homme. Là encore la campagne électorale française devient une pitrerie. A propos de la réalité des menaces auxquelles la France et l’UE sont soumises, je dois dire que le seul qui a soulevé le problème est ce pitre fascisant de Zemmour qui propose la sortie de l’OTAN dans un interview par ailleurs totalement provocateur, c’est dire où en est le débat public en France… et en quoi les procédures démocratiques électorales manifestent leur inadaptation, mais nous y reviendrons. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

La Russie veut un traité avec l’OTAN sur l’élargissement orienté vers l’Est. Si cela ne se produit pas, Moscou voit un réel danger de guerre en Ukraine.

Michael Maier, 5.12.2021 –

images imago Antony Blinken et Sergey Lavrov à Stockholm

Le président américain Joe Biden et le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine veulent organiser un sommet vidéo mardi, selon les informations du Kremlin. La conversation est prévue pour la soirée (heure locale de Moscou), a annoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. La durée de l’échange sera déterminée par les présidents eux-mêmes, a déclaré Peskov, selon les agences de presse russes. Le sommet entre les deux présidents est destiné à contribuer à atténuer la crise ukrainienne. Moscou critique la présence massive de l’OTAN en Ukraine, Washington met en garde contre le déploiement de troupes russes à la frontière ukrainienne. L’Ukraine craint même une invasion russe. Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Stockholm, Anthony Blinken et Sergueï Lavrov ont parlé de la crise.

La situation est grave cette fois-ci. La Russie exige un accord de traité avec les États-Unis, a déclaré Poutine aux hauts diplomates du ministère russe des Affaires étrangères le 18 novembre. Poutine a déclaré que l’expansion de l’OTAN à la Pologne et à la Roumanie avait eu lieu, même si la Russie avait déjà exprimé ses préoccupations à l’époque. À cette époque, cependant, il y avait encore un climat de partenariat entre l’Occident et la Russie. C’est différent aujourd’hui, c’est pourquoi la Russie doit insister sur des accords contractuels clairs avec l’Occident afin d’éviter une confrontation militaire.

Andrey Sushentsov, doyen de l’École des relations internationales de l’Université MGIMO et directeur de programme du Valdai Club et l’un des principaux experts politiques de la jeune génération à Moscou, a déclaré au Berliner Zeitung: « Après la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont développé un concept clair du rôle de l’Allemagne en Europe. La situation était très bien négociée en coopération entre la Russie et l’Occident. Après la fin de l’URSS, de nombreux nouveaux États ont émergé et il n’y avait pas d’accord. » La Russie appelle donc à définir un « cadre juridique avec une obligation contraignante pour l’Occident de ne pas étendre l’OTAN jusqu’à la frontière russe ».

Sushentsov explique le contexte de la relation actuelle entre les anciens adversaires de la guerre froide: en 2003 et 2004, Poutine avait parlé de la relation avec le président de l’époque, George W. Bush: « Bush a déclaré que les deux nations n’étaient pas ennemies et que les États-Unis n’attaqueraient pas la Russie. Il a déclaré que les relations futures devraient être telles que la Russie puisse faire ce qu’elle veut, et que les États-Unis fassent aussi ce qu’ils veulent. Cependant, selon Sushentsov, cette relation non contraignante ne s’est pas avérée stable. Par conséquent, il faut maintenant « un traité qui empêche l’OTAN de se tenir à la frontière russe » : « Nous devons entamer des négociations sur les nouveaux plans d’expansion de l’OTAN ». L’OTAN a jusqu’à présent refusé d’accorder une telle « ligne rouge » aux Russes. Pour Sushentsov, cependant, les négociations doivent encore avoir lieu : « Ce n’est pas une solution pour l’OTAN de dire que nous n’acceptons pas les lignes rouges de la Russie. L’OTAN doit tenir compte des griefs avec la Russie. Soit cela se fait par le biais de négociations et éventuellement d’un cadre juridique, soit il y a un risque que nous nous dirigions accidentellement dans une confrontation militaire.

Une partie d’un tel traité doit être un mécanisme qui puisse nous empêcher d’entrer accidentellement en guerre. » La base de l’insistance des Russes est leur préoccupation « au sujet de la nouvelle doctrine de l’OTAN, qui stipule que l’OTAN peut également défendre sa sécurité en dehors du territoire des États membres ». Par conséquent, « le déploiement et les activités des troupes de l’OTAN et des États-Unis en Ukraine sont un gros problème pour nous ». C’est « comme si la flotte russe construisait une base près de la Grande-Bretagne ». Sushentsov: « Nous ne pouvons pas accepter cela. »

L’expert russe considère la situation comme critique : « Nous approchons d’un conflit ouvert. Nous glissons dans la guerre. La Russie ne veut pas de cette guerre. Les États-Unis sous-estiment à quel point la Russie prend la situation au sérieux. » Pour la Russie, « il n’y a aucun gain politique à déclencher une guerre » : « Si nous ne sommes pas provoqués, nous ne ferons rien militairement. La Russie ne planifie pas d’attaque contre le Donbass. » Jusqu’à présent, peu de réponses ont été reçues des États-Unis. Sushentsov: « Ce que nous disons aux États-Unis, c’est: S’il vous plaît, parlez-nous, nous avons une situation stressante ici. Nous sommes au bord d’une grande guerre. » Moscou est actuellement incapable de reculer. S’adressant à l’Ukraine, Sushentsov dit : « Si vous commencez une guerre, nous y mettrons fin. »

Le problème central du point de vue russe est un vide de pouvoir militaro-politique en Europe. Sushentsov : « La sécurité européenne dépend de deux acteurs : d’une part des États-Unis et de l’OTAN, d’autre part de la Russie. L’Allemagne et la France ne jouent pas un rôle majeur dans la structure de sécurité européenne, car les États-Unis et l’OTAN sont les véritables leaders. »

D’autre part, « la Turquie s’est développée comme une nouvelle puissance ambitieuse avec beaucoup de capacité militaire ». La Turquie veut retrouver son statut de puissance militaire et est un acteur indépendant. Pour Sushentsov, Ankara est un partenaire intéressant : « Nous avons eu 13 guerres avec la Turquie et nous avons réglé les conflits avec eux 13 fois. Nous pouvons traiter avec la Turquie. »

Le problème pour l’Allemagne est la perte de signification militaire. Derrière des portes closes, l’Allemagne n’est plus considérée comme un acteur important en raison de l’état de la Bundeswehr – contrairement à la Turquie, qui maintient, entraîne et améliore ses forces armées en mode combat depuis des années dans des missions de guerre. L’Allemagne, en revanche, ne peut que dire à l’Ukraine: S’il vous plaît, arrêtez! » a déclaré Sushentsov. L’Allemagne n’a aucun moyen d’appliquer quoi que ce soit.

La Russie a longtemps souligné le problème de ce vide, dit Sushentsov: « Actuellement, nous n’avons pas de système de sécurité commun auquel la Russie pourrait participer. L’Ukraine a choisi de rejoindre l’OTAN et les États-Unis ont promis la sécurité. Cela constitue une menace immédiate pour la Russie. » La Russie fait constamment des propositions « pour un cadre juridique qui peut empêcher les guerres ». Ces propositions sont maintenant susceptibles d’être mises sur la table lors du sommet de Biden avec Poutine.