lundi 25 mars 2024

 

Les projets de démantèlement de la Russie

La revue Conflits vient de publier une traduction d’un article relatant comment l’UE, l’OTAN, et ceux que les russes appellent désormais « l’occident collectif » organisent un vaste projet de démembrement de la Russie.

L’empire etats-uniens et ses vassaux ne sauraient tolérer de rival et font tout pour supprimer toute puissance régionale ou mondiale qui pourrait leur empêcher d’organiser et d’exploiter le monde selon leurs désirs. Ce sont les mêmes qui ont organisé la dissolution de l’URSS, celle de la Yougoslavie socialiste puis de la Serbie, dont on a séparé le Kosovo. Ce sont les mêmes qui encouragent le sécessionniste islamiste ouighour au Xinjiang, le sécessionnisme tibétain et qui ont détruit l’Irak, la Libye et un certain nombre de pays africains, et tenté de faire de même avec la Syrie.

Selon leurs intérêts et les situations, ces pays, agences et organisations internationales appellent soit « au respect des droits de l’homme », au « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », soit à l’intangibilité des frontières et au respect de la souveraineté. Ainsi, pour eux, les frontières de l’Ukraine sont intangibles et l’Ukraine est « souveraine » mais la Russie, la Syrie et tant d’autres pays peuvent être charcutés à souhait. Ils font signer (et trouvent toutes sortes d’idiots utiles pour le faire) pour les Ouighours, mais ont oublié l’existence même du droit international pour Porto Rico, les Comores, et un grand nombre d’autres pays.

L’article qui est repris ce dessous est un article de la revue italienne de géopolitique Limes, traduit par la revue française Conflits :

***

par Agnese Rossi

Le Forum des nations libres de l’après-Russie, un cadre de dialogue qui rassemble les revendications indépendantistes des minorités ethniques russes et les réalités régionales (et leurs sympathisants euro-atlantiques – Américains, Polonais et Baltes), s’est réuni le 31 janvier 2023 au Parlement européen pour sa cinquième réunion. Le groupe a présenté à Bruxelles son projet de « décolonisation et de reconstruction » de la Fédération de Russie, parrainé par la composante polonaise du Parti des conservateurs et réformistes européens. Anna Fotyga, députée européenne et ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères (Pis, parti Droit et Justice), impliquée dans les travaux du Forum depuis sa création, a rappelé sa mission fondatrice : « Comme dans le cas du Troisième Reich allemand, la Fédération de Russie, en tant que menace existentielle pour l’humanité et l’ordre international, devrait subir des changements drastiques. Il est naïf de penser que la Russie, après avoir été définitivement vaincue, restera dans le même cadre constitutionnel et territorial. La communauté internationale ne peut pas adopter une position confortable en attendant les développements, mais doit entreprendre une […] re-fédéralisation de l’État russe, en tenant compte de l’histoire de son impérialisme et en respectant les droits et les désirs des nations qui le composent. »1 

Démembrer la Fédération

Parmi les orateurs du dernier forum figurait l’analyste américain d’origine polonaise Janusz Bugajski, ancien conseiller des départements d’État et de la Défense, que l’on a qualifié sans raison valable de « nouveau Brzezinski ». Son dernier livre, « Failed State. A guide to Russia’s Rupture » s’est retrouvé dans le collimateur de la presse russe, présenté comme un bréviaire des plans américains visant à démembrer la Fédération en encourageant le séparatisme ethnique.2

Depuis son inauguration (le 8 mai à Varsovie), le Forum a gagné en notoriété et en nombre de membres. La première carte produite par le groupe (publiée dans le numéro du 9/22 de Limes3) envisageait une implosion de la Russie à partir de laquelle plus de trente États différents, délimités selon des critères ethniques et culturels disparates, prendraient naissance. Nous en reproduisons ici une mise à jour (carte couleur 6) : le changement le plus important consiste en la réduction de la taille de la région de Moscou au profit de nouveaux projets ethnico-nationaux.

Par exemple, certains représentants des régions de Pskov et de Tver (anciennes principautés non représentées dans la version précédente) ainsi que de la région de Smolensk/Smaland ont annoncé la naissance de la « Plate-forme de la Kryvie orientale », un groupement créé dans le but « d’intégrer les peuples de la Grande Baltique » et de pencher « vers la variante est-européenne de la voie euro-atlantique, qui implique la préservation de l’identité et des fondements culturels et démographiques des pays et des peuples. »4 

Dans la nouvelle version de la carte, les républiques caucasiennes d’Ingouchie, d’Ossétie et de Kabardino-Balkarie gagnent également de l’espace et des frontières spécifiques. Selon leurs propres auteurs, cette carte-matrice est ouverte à des variations potentiellement infinies. Tant qu’elles servent un objectif unique : imaginer « des stratégies pour un démantèlement contrôlé, constructif et non violent du dernier empire colonial en Europe. »5

Découpage ukrainien

Les séparatistes russes et leurs porte-parole euro-atlantiques ne sont pas les seuls à se livrer à de tels exercices cartographiques. Sur un mur du bureau du chef du renseignement militaire ukrainien Kyrylo Budanov, photographié par des journalistes lors d’une interview, se trouve la carte en couleur 6a. Dessinées au feutre, les lignes de partage de la Russie imaginées par Kiev contestent et remplacent les frontières fédérales actuelles : le Japon (Япония) obtient les îles Kouriles contestées, l’Allemagne (ФРГ) Kaliningrad (Königsberg), la Finlande (Ф) la Carélie et une partie du Nord-Ouest russe. La Chine (Китай, à laquelle correspond la lettre К) comprend toute la Sibérie et l’Extrême-Orient.

Dans la partie centrale de l’actuelle Fédération, une « République d’Asie centrale » devrait alors voir le jour, sous le nom de ЦАР (Car). La Russie proprement dite, décapitée de sa tête orientale, se retrouve avec le territoire marqué par les lettres РФ (RF). Dans la correspondance avec le Caucase, on lit « Ičkerija », le nom de la république séparatiste tchétchène proclamée en 1991 ainsi que le territoire que le parlement ukrainien a récemment reconnu comme « temporairement occupé » par les Russes6, ce que le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déjà fait pour les îles Kouriles7. Surtout, les frontières ukrainiennes comprennent non seulement le Donbass et la Crimée, mais aussi les régions de Koursk, de Belgorod et du Kouban. Il a été demandé à Budanov si la carte représentait les plans d’expansion territoriale de Kiev une fois les frontières de 1991 retrouvées. Sa réponse a été sibylline : « Chacun voit ce qu’il veut voir. Il s’agit peut-être d’un indicateur approximatif. Ou peut-être pas. »8,9

Si la première carte divise le corps de la Fédération selon ses lignes ethniques et selon le critère « autochtone » des droits historiques, la seconde rappelle les projets de partition de l’Eurasie en sphères d’influence élaborés par un certain courant stratégique de l’appareil américain10. Américains, Polonais, Ukrainiens et séparatistes ethniques imaginent des géométries de désintégration différentes, fonction de leurs projections géopolitiques respectives. Mais ce qui est le plus important à noter, outre la plausibilité des scénarios envisagés, c’est précisément la diffusion et la résonance croissante de cartographies similaires, signe de la récupération de la dimension spatiale dans la grammaire des puissances. Le retour de la géographie sanctionne peut-être aussi l’obsolescence de la thèse de la fin de l’histoire. 

source : Limes via Histoire et Société

 

ENFIN ! Le Conseil de sécurité adopte une résolution exigeant un cessez-le-feu IMMÉDIAT à Gaza

lundi 25 mars 2024 par ONU/Figaro/AFP blog ANC

Reste à savoir qui est assez puissant pour imposer à l’entité sioniste d’obtempérer ?(JP-ANC)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi une résolution dans laquelle il exige un cessez-le-feu immédiat à Gaza pendant le mois de Ramadan, la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages et souligne la nécessité urgente « d’élargir le flux » d’aide vers l’enclave palestinienne.

Le texte présenté par les 10 membres permanents du Conseil a reçu 14 votes pour et une abstention (États-Unis). Les cinq membres permanents du Conseil sont : Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et France.

Dans la résolution, les membres du Conseil de sécurité se déclarent « profondément préoccupés par la situation humanitaire catastrophique qui règne dans la bande de Gaza » et prennent note de l’action diplomatique en cours menée par l’Égypte, les États-Unis et le Qatar, « visant à parvenir à la cessation des hostilités, à obtenir la libération des otages et à accroître la fourniture et la distribution de l’aide humanitaire ».

Dans ce contexte, la résolution du Conseil adoptée lundi « exige un cessez-le-feu humanitaire immédiat pendant le mois du Ramadan qui soit respecté par toutes les parties et mène à un cessez-le-feu durable ».

Lever les entraves à la fourniture de l’aide

Elle « exige également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages et la garantie d’un accès humanitaire pour répondre à leurs besoins médicaux et autres besoins humanitaires, et exige en outre des parties qu’elles respectent les obligations que leur impose le droit international à l’égard de toutes les personnes qu’elles détiennent ».

Les membres du Conseil insistent enfin « sur la nécessité urgente d’étendre l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils et de renforcer la protection des civils dans l’ensemble de la bande de Gaza » et « exige à nouveau la levée de toutes les entraves à la fourniture d’une aide humanitaire à grande échelle ».

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité de l’adoption de cette résolution. « Le Conseil de sécurité vient d’approuver une résolution très attendue sur Gaza, exigeant un cessez-le-feu immédiat et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages. Cette résolution doit être mise en œuvre. Un échec serait impardonnable », a-t-il écrit dans un message publié sur la plateforme X.


Gaza : pour la première fois, le Conseil de sécurité vote pour un « cessez-le-feu immédiat »

Après plus de cinq mois de guerre, le Conseil de sécurité de l’ONU a enfin adopté lundi une résolution exigeant un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, un appel bloqué plusieurs fois par les États-Unis qui se sont cette fois abstenus, accentuant la pression sur leur allié israélien.

La résolution adoptée sous les applaudissements par 14 voix pour, et une abstention, « exige un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan » - qui a déjà commencé il y a deux semaines -, devant « mener à un cessez-le-feu durable », et « exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages ».

« Depuis cinq mois, le peuple palestinien souffre terriblement. Ce bain de sang a continué trop longtemps. C’est notre obligation d’y mettre un terme. Enfin, le Conseil de sécurité prend ses responsabilités », s’est félicité l’ambassadeur algérien Amar Bendjama, même si les résolutions du Conseil, contraignantes, sont régulièrement ignorées par les États concernés.

Contrairement au texte américain rejeté vendredi par des vetos russe et chinois, il ne lie pas ces demandes aux efforts diplomatiques du Qatar, des États-Unis et de l’Égypte, même s’il « reconnaît » l’existence de ces pourparlers visant à une trêve accompagnée d’un échange d’otages et de prisonniers palestiniens.

Vendredi, la Russie et la Chine avaient mis leur veto à un projet de résolution américaine soulignant la « nécessité » d’un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza en lien avec les négociations pour la libération des otages capturés lors de l’attaque sanglante et sans précédent du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien.

Certains observateurs y avaient vu une évolution substantielle de la position de Washington, sous pression pour limiter son soutien à Israël alors que l’offensive israélienne a fait plus de 32.000 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas.

Les États-Unis s’étaient en effet jusqu’alors systématiquement opposés au terme « cessez-le-feu » dans les résolutions de l’ONU, bloquant trois textes en ce sens.

Mais le texte américain rejeté n’appelait pas explicitement à un cessez-le-feu immédiat, utilisant une formulation estimée ambiguë par les pays arabes, la Chine et la Russie, laquelle a dénoncé le « spectacle hypocrite » des États-Unis.

La résolution adoptée lundi est issue du travail des membres non-permanents du Conseil, qui ont négocié tout le week-end avec les États-Unis pour tenter d’éviter un nouvel échec, selon des sources diplomatiques.

La résolution réclame d’autre part la « levée de tous les obstacles » à l’aide humanitaire.

Le Conseil, largement divisé sur le dossier israélo-palestinien depuis des années, n’avait pu jusqu’alors adopter depuis le 7 octobre sur cette question que deux résolutions (sur huit soumises au vote), essentiellement humanitaires. Sans grand résultat : après cinq mois et demi de guerre, l’entrée de l’aide à Gaza, assiégée, reste largement insuffisante et la famine plane.

 


#10 des Tendances

France : Tu l’aimes… Alors, casse-toi !

Ah, le retour après 5 ans ! Mes retrouvailles avec la France… Ne donnant qu’une envie de repartir à jamais. Franchement, comme la grenouille plongée soudainement dans la bassine d’eau bouillante, et comme elle, je veux d’un coup de rein salvateur sauter à l’extérieur et me carapater sous des cieux plus cléments, bien avant d’être cuit jusqu’à la moelle. Arrivé le 2 février, en moins de deux mois, je me rends compte à chaque instant combien ce pays a glissé, pour son peuple vers la morosité, l’intolérance, la hargne et l’indifférence, quant à l’état… Déjà en 2019, le citoyen était, comme la vache à lait, trait jusqu’à assèchement du pi ; alors aujourd’hui, cet état glouton, injuste, abusif, vendu aux intérêts de la commission européenne, aux multinationales, aux cabinets de conseils et aux fonds de pension est un état omniprésent et qui arrache les tétines de ses vaches à lait que nous sommes tous devenus, sauf pour ces 0,001% qui eux nagent comme oncle Picsou dans un océan de fric (153 milliards de bénef pour les « grands »). Déjà 3,5 millions de Français déclarés aux ambassades ont immigré à l’étranger, comptez encore un bon million non déclaré. Ce sont ces forces vives de la nation qui s’en sont allées, et ça se fait sentir. Elles ont été formées, éduquées et sont une perte sèche pour tous ceux qui restent. Si l’hémorragie ne cesse, qui paiera les errements d’un Bruno le Maire, d’un Attal qui s’étale ; ce ne seront certainement pas les wokistes, trop préoccupés de savoir s’ils sont hommes/femmes/autres ou les boomers, trop focalisés à la réélection d’un macron…

Installé dans une ville « écolo ». Un maire écolo, je vous le dis, n’apporte pas la joie de vivre dans sa cité. Cela fait bien une demi-douzaine de fois où j’ai failli me faire percuter, car étant de nature flâneuse, un peu tête en l’air, adorant regarder les gens, l’architecture et la nature, depuis ce retour, ce qui n’existait pas, il y a cinq ans : les trottinettes électriques qui arrivent silencieusement à fond de train derrière vous et qui, lorsque le chevaucheur casqué jusqu’aux yeux vous évite de justesse, vous agonisse de noms d’oiseaux. Ces mêmes trottinettes telles des crottes, bleu ciel et rouge trainent un peu partout dans le centre-ville et l’enlaidissent, mais qui s’en préoccupe ? La vitesse de mouvement, la vitesse de déplacement, et tout ce qui ne marche pas au même rythme, comme dans le métro parisien, doit être bousculé, houspillé, pas de place pour les promenades bucoliques. Une autre curiosité, les piétons : pour la plupart marchent le dos courbé, accaparés qu’ils sont à trifouiller dans leur téléphone, ils ne lèvent les yeux seulement que lorsqu’ils sentent un obstacle arrivant sur eux. Vous. Il y a ceux aussi qui tout seuls déambulent parlant seuls, l’œil vitreux, tout en écoutant l’oreillette qui reçoit la précieuse conversation. Plus personne ne se regarde, plus aucun regard se capte… Zombies land. Sur les vélos électriques ou non, tels des centaures casqués à lunettes de soleil laissant penser à de gros insectes, qui déboulent à fond de train, et si par malheur vous-vous êtes égaré à pied sur LEUR piste cyclable, certains s’arrêteront même pour vous faire la leçon du « chacun doit respecter ses espaces, et gnagnagna ». Être un promeneur comme je suis est devenu une épreuve de parcours du combattant devant supporter la bêtise, contre laquelle surtout, il ne faut pas se relâcher, rêvasser le nez au vent, car ça se terminera à l’hosto, ou en une dispute stérile avec un quidam, écolo-respectueux… De n’importe quelle doxa décidée en haut lieu. Le français, comme au temps des soviets, passe son temps à faire la queue, dû à un sous-effectif institutionnalisé un peu partout ; il y a des millions de chômeurs et pourtant peu d’offres, car, le secteur veut optimaliser le rendement en embauchant très peu, quant à l’état, il licencie. On marche sur la tête au carré. Aussi, le ou la « karen » venu d’Amérique est bien en nos murs. Karen : en général une personne d’âge mûr qui se veut être le redresseur de tort de la société. Le ou la Karen intervient en substitution des forces de l’ordre ou de l’autorité officielle et s’arroge le droit de vous morigéner et même de vous menacer, certains prennent des photos de votre plaque de véhicule si vous, à leurs yeux commettez une infraction. Cela donne une ambiance délétère style années 40, ou de bonnes âmes en référeront à la kommandantur… En plus, moi qui regarde en flânant mes contemporains lorsque je tente de me balader, ce ne sont que visages gris, fermés, aux yeux de noyés, je me déplace dans un aquarium vidé de son eau ou rien ne clapote ou respire. Un autre truc qui me sidère : dans les supermarchés, la caissière est en voie de disparition. Les caisses automatiques sont à foison, et sous l’excuse d’aller plus vite, le client, ce ballot, travaille au noir sans être déclaré, car il fait le boulot d’une caissière, comme en plus, il pèse ses fruits et légumes… Payer, cher (les prix ont explosé en 5 ans), pour bosser gratos pour le magasin… Le pire, c'est que tout le monde s’y soit fait. La grenouille restée au bercail a chauffé à petit feu, et maintenant, mi-cuite, ne sortira jamais de la bassine, le Covid étant passé par là et ayant soumis la masse à l’obéissance sans broncher, aux vaccins et codex. J’ai même observé que presque tous les piétons attendent au feu que le petit bonhomme rouge passe au vert. Cela se passe en France, pays des gaulois réfractaires et révolutionnaires. Nos ancêtres doivent de rage en bouffer le sapin de leur cercueil. Le pire : le consommateur ne rentre plus le code sa Visa, il pose sur le petit terminal, et hop, c’est débité. En faisant cela, ce quidam s’enterre, car, l’ambition avouée des grands méchants loups est de faire disparaître le cash. Après, la banque pourra contrôler votre vie parce qu'elle aura le pouvoir de couper le robinet ; refus de carte tout simplement, plus de cash ; et vous serez devenu un paria en un clic. Voir ce qu’a fait Trudeau, le Macron bis du Canada, pour arrêter la grève des camionneurs ; ils ne pouvaient plus payer leur gasoil, car les cartes étaient bloquées… Ça laisse à réfléchir non ? D’ailleurs : « Le système bancaire canadien se radicalise et ses partisans favorables à cette évolution présentent cela comme un moyen permettant aux banques de partager facilement des informations et d’accéder aux données des utilisateurs. La vérité est qu’il s’agit là d’une opportunité de fusionner le statut et les données sociales des individus avec leurs données bancaires. Le gouvernement aura alors un contrôle total sur les finances de chacun. [i] » Vous voilà avertis, nobles gens et gentes dames ; « ils » vont vous broyer menu-menu et vous recracher en zombies rampants QR codés !

Et l’état… Cui-là, entre ses lois improbables et son côté fouille… J’ai écrit un article témoignant du fait, malgré un besoin pressent d’enseignants et une proposition d’un contrat à long terme avec le rectorat de Lyon, on m’a dit d’aller me faire voir, car trop vieux… Eh bien, il y a deux jours, les impôts m’ont relancé sur une dette datant de 2007. Avec tentative de saisie sur mon compte qui cumule chaque mois à 581 euros de retraite. Cette demande a enrichi ma banque de 100 euros, prix du « service ». J’avais pourtant durant des années payées chaque mois cette dette, mais arrivé à la retraite, je ne pouvais plus, et donc, j’avais fait des démarches pour une remise gracieuse… Qui apparemment a disparu dans les couloirs du temps tels Les Visiteurs. Trop vieux pour travailler, mais pas trop pour payer ; mais avec quels écus ? J’aurais bien fait la manche devant les impôts en jouant de la guitare, seulement, suis pas musico, peut-être devrais-je être magicien et disparaître ?

Sous d’autres cieux et ne jamais remettre mes guêtres en cet endroit de désolation mental. À l’inverse de : « partir c’est mourir un peu », me concernant, « partir, c’est vivre énormément ! », et puis, partout dans le monde, on a besoin de prof d’anglais expérimentés, n’est-il point dear ?

“So long as men can breathe or eyes can see,
So long lives this, and this gives life to thee.”

William Shakespeare, Sonnet 18.

Georges ZETER/mars 2024

INQUIÉTANTE MENACE RUSSE CONTRE MACRON ....

 
 
 
.....ET LA FRANCE

 


Non l’opinion publique française n’est pas préparée à la guerre… ou l’histoire d’un bouquet de roses… par Danielle Bleitrach

Hier comme je l’avais décidé j’ai fait une longue marche pour aller porter un bouquet de fleurs au consulat de Russie qui se trouve dans les beaux quartiers de Marseille, square Monticelli… Arrivée sur la place Castellane j’ai sollicitée la fleuriste pour le bouquet. De mes explications un peu confuses, elle a compris que je voulais déposer le dit bouquet à l’église proche… Nous étions le dimanche des Rameaux et effectivement beaucoup de passants tenaient des branches d’olivier à la main… Le vent soufflait mais le soleil était lumineux et là commença une histoire comme je les aime, une rencontre …

J’ai protesté : “non il ne s’agissait pas d’église mais du consulat de Russie… Et là j’ai eu droit à une explosion de joie de la part de la fleuriste… Elle savait tout sur le Donbass, ce qui s’était passé en Ukraine, elle m’a dit “je suis pro-russe!” et elle s’est mis à confectionner un splendide bouquet de roses pales avec des fleurs bleutées, une vingtaine de roses, j’en avais plein les bras au point que dans la suite de ma route une jeune femme a proposé de m’aider à les porter parce que la route grimpait… ,La fleuriste et moi, nous devisions, elle voulait au récit de nos voyages avec Marianne partir avec nous, et j’ai appelé Marianne pour que nous échangions toutes les trois… Cette femme qui avait une cinquantaine d’années était magnifique, je craignais qu’elle soit tentée par l’extrême-droite, pas du tout mais si elle n’avait pas la moindre référence politicienne, elle prenait position sur tout d’une manière qui m’apparaissait juste… simple directe, elle m’a parlé de sa grand mère juive mais de sa colère face à ce qui se passait à Gaza… Il y avait un autre fleuriste, un homme d’une trentaine d’années au type méditerranéen, turc ou arménien qui a dit : moi je suis pour la paix… Nous lui avons expliqué ce qui se passait, l’OTAN, le Donbass, la destruction de l’URSS, qui était Zelensky, le rôle des USA, et lui s’étonnait… Nous parlions toutes les deux à la fois… nous le submergions : je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais un homme a tendance à ne pouvoir maitriser qu’une idée à la fois… Alors que nous femmes quand nous sommes convaincues cela devient un torrent qui nous conduit vers le faire, voilà que je recommence à être féministe, malgré ma colère devant ce qu’ils faisaient du féminisme… parce que quand l’on peut partager cette soif de dignité et l’ancrer dans les FAITS, dans la réalisation, ne serait-ce que ce bouquet, l”amitié entre femmes c’est fantastique…

J’avais oublié de payer, je suis revenue sur mes pas mais elle voulait me l’offrir ou plutôt l’offrir au consulat… Nous avons décidé de partager… C’était une conversation extraordinaire, nous avions l’impression de nous connaitre depuis toujours et pourtant à aucun moment nous n’avions eu besoin de préciser nos appartenances politiques, ce que nous pensions et partagions et que jadis j’aurais considéré comme caractéristique des communistes étaient des choix d’individus se rencontrent sur la justice et la vérité. Nous venions de discuter au téléphone avec Marianne sur le sens du mot pravda, elle m’avait précisé que l’on devait traduire pravda par ces deux mots français justice et vérité et pas l’un ou l’autre. Avec cette fleuriste il ne s’agissait pas de politique mais bien de justice et vérité face au mensonge déversé jour après jour…

J’avais discuté avec Marianne à propos de justice et vérité de ce que représentait l’art, la culture, quand on aime l’art ou la culture, on apprend un peu le sens de l’évidence, de ce qui est vrai et juste. On sait quand on a affaire à un snob qui ne voit rien et veut faire croire, il est toujours à côté de la plaque… Alors que ce qu’apporte la culture, l’art, l’oeuvre que l’on regarde c’est ce mélange de raison et d’émotion qui tombe juste et impose la vérité, oui c’est comme ça et ça ne peut pas être autrement…

Il y a dans la vie, des moments de ce type où l’on échange avec un inconnu du vrai et du juste… Notre philosophie a été spontanée, le peuple, les petites gens sont parfois obligés de truander parce qu’il faut bien vivre mais il y a aussi du coeur, de la compassion, de l’humanité, alors que les gros, les riches eux n’en ont jamais assez et dans leur avarice cupide sont abominables, inhumains, et en plus ils donnent des leçons de morale…

Avec cette femme je partageais le gout du défi face à lur tartufferies, et là encore je repensais à cet échange quotidien avec Marianne au cours desquels nous faisons le point, nous nous assurons de bien avoir compris. Elle avait été heurtée par une de mes phrases et elle imaginait que je regrettais d’avoir un jour adhéré au PCF. J’ai précisé qu’il n’en était rien parce que justement j’avais rencontré les gens les plus dignes d’estime, des amis et les deux hommes que j’avais aimés. La vie fut magnifique avec eux et ce que nous avons accompli comment pourrais-je regretter ? Non je parlais d’autre chose, de l’infinie médiocrité et méchanceté d’autres gens qui avaient pris les rênes en gros à la fin de l’URSS. J’ai commenté à Marianne: “Toi et moi avons un point commun nous nous moquons totalement de la célébrité mais est-ce que te rends compte de ce que ces gens ont fait de moi et combien j’aurais pu leur en vouloir si j’avais été différente. J’étais une des intellectuelles les plus connues de France et même ailleurs, et pas à cause du parti communiste… J’ai accepté de mettre cette notoriété au service de ce que je croyais être la justice et la vérité… Mais quand ils ont retourné leur veste j’ai refusé de faire comme eux et alors ils m’ont interdite, censurée, mon nom ne devait plus jamais être prononcé… Et comme je refusais de trahir je n’avais plus d’autre voie pour m’exprimer. Il ne se sont pas contenté de la censure, ils ont menti sur moi, ils m’ont traitée comme un chiffon, tout le monde avait le droit de m’humilier de me maltraiter, je n’étais défendue par personne… Et ça continue, ça ne s’arrêtera jamais tels qu’ils sont, ils trouveront toujours de bonnes raisons pour agir ainsi, les uns pour se donner de bonnes raisons de mal agir, de poursuivre la censure, et les autres pour être d’accord. Ce massacre qu’ils ont accompli sur moi, ils l’on accompli sur tant d’autres, beaucoup sont devenus anticommunistes.

Parce que ce n’est pas seulement la notoriété, un intellectuel a besoin d’échanges, de combat d’idées, et ils ont asséché ce que nous représentions, ils nous ont privé de cet aliment, ils nous ont contraints à la solitude, à la faim de nos semblables, c’est cela le pire… Tout était devenu aussi peureux qu’eux, il ne restait plus que la transgression homosexuelle qui se transformait à son tour en parcours obligé… Aller fleurir les grilles du consulat de Russie me donnait après ces dix kilomètres de marche à travers la ville, la vague sensation d’être Antigone mais il n’y avait même plus de Créon à affronter, tous des baudruches avec lesquelles il n’y a même plus à discuter de ce qu’exige la cité…

Ma chance a été que je me moquais de la notoriété, qu’il y avait internet, mes voyages, ce goût de la vie et la joie qu’il engendre et pour moi il restait l’essentiel: il n’y avait encore et toujours que cette exigence de justice et de vérité qui fait qu’aujourd’hui, octogénaire, je me précipite tête baissée quand je suis indignée comme je le suis devant cet immonde silence des “responsables” politicards devant l’horreur de ce qui s’est passé à Moscou, j’éprouve alors de la nausée…Ces gens là se croient très malins, ils ont toujours un coup d’avance et déjà ils préparent les muncipales à Paris avant tout, ils ne connaissent que Paris comme les médiaas il n’est bon bec que de paris et il vaut toujours toutes les messes, tous les reniements, tous les silences quelquefois on y ajoute même une expédition dans les terres de la délinquance basanée qu’est Marseille, alors il faut se taire ensemble tous avec Glucksman et Payen… Oui mais le nez sur la prochaine élection ils oublient l’histoire; qui elle a besoin de se penser au minimum sur 50 ans et ils bafouent notre naive émotion devant ce qui se passe à Moscou et à Gaza, y compris et surtout quand on est juives… Ils ne sont pas dignes de cette fleuriste, du peuple français… Et ils font ça de peur de perdre une voix, ils renoncent à toute humanité par dieu sait quel calcul alors que me reste-t-il sinon les priver de mon vote, de renoncer à la citoyenneté quand elle est à ce prix de lâcheté…

Ce qu’ils oublient peureux comme ils sont devenus, bloqués dans leurs peurs et volonté de se faire accepter c’est que personne n’aime les lâches… On n’a même pas besoin de les critiquer, on les abandonne sans un mot et on n’en parle plus, on parle de choses plus intéressantes, on se passionne, on agit ensemble comme pour ce bouquet mais on ne perd plus une minute à se poser la question pour qui voter…

J’ai déposé notre beau bouquet par terre devant la grille du consulat, il y avait déjà des bouquets, des roses rouges, des oeillets… et des petites lumières…

Danielle Bleitrach

 

-- Danielle : 

Comment trouves tu le temps et le talent d'écrire et de publier aussi vite de si belles choses ?

Une si belle histoire?

Pedrito 

 

Macron prépare contre la Russie un régiment qui a sauvé Napoléon, par Valeria Verbinina

Non! il ne s’agit pas de la France, il s’agit de sa “politicaillerie” prête à assumer par son silence ce qui parait évident à tous, Macron et son état major ont à voir dans l’attentat de Moscou, on tente de faire tout oublier au peuple français y compris sa propre histoire, les Russes la connaissent mieux que nous… Voici l’histoire de ce régiment de Corrèze qui est celui que Macron prévoit d’envoyer contre la Russie… et je repense à Duclos disant de sa voix rocailleuse à Queuille prétendant soutenir l’OTAN “taisez-vous Correzien du sud”, la Corrèze alors était divisée entre ceux qui dans le sud se laissaient déjà emberlificoter par les Gaullistes social démocratisés et ceux qui issus des maquis de la Résistance refusaient ce bruit de bottes… Oui mais il y avait un Duclos dont il faut relire les mémoires et les écrits d’une culture éblouissante, lui l’ouvrier boulanger… En attendant profitez de ce que les Russes savent de nous alors que nous l’ignorons, il est vrai que périodiquement ils reçoivent nos régiments d’envahisseurs de l’expédition napoléonienne au débarquement à Odessa des troupes venues en 1918 fomenter la guerre civile en passant par l’expédition de Crimée de Napoléon III, toujours des catastrophes, des boucheries dans lesquelles la France perdit des êtres humains et son honneur… Voici l’histoire d’un régiment qui dit la honte de nos “expéditions” dans des zones sans gloire comme le Mali (déjà le correzien Hollande) et que l’on s’apprête à expédier en Ukraine, les recrues qui démissionnent avant même le combat … Non ce n’est pas la France c’est la trahison des élites politico-médiatiques (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

https://vz.ru/world/2024/3/24/1259697.html

La France ne cache pas qu’elle se prépare à une action ouverte contre la Russie. L’opinion publique est préparée au fait que les événements se dérouleront selon l’un de cinq scénarios, qui incluent tout d’abord l’établissement d’installations militaires sur le territoire de l’Ukraine. Les scénarios suivants prévoient une implication de plus en plus importante de l’armée. Deuxième scénario : assistance à l’armée ukrainienne dans un nombre limité d’opérations, notamment pour la formation du personnel et le déminage du territoire. Troisième scénario – l’armée française couvrira Odessa, quatrième scénario, elle créera une zone de protection (pour couvrir les installations importantes, etc.). Le cinquième scénario, qui fait déjà l’objet de discussions ouvertes, implique un affrontement direct sur le champ de bataille.

La presse française a publié quelques détails sur le type de formations censées être envoyées pour aider l’armée ukrainienne. Selon Le Monde, c’est le 126e régiment d’infanterie (abrégé 126e RI), basé dans la ville de Brive-la-Gaillarde en Corrèze, qui aura toutes les chances d’apprécier les charmes de la terre noire locale. Le symbole du régiment est le buffle, et il est blanc, il figure également sur la bannière du régiment avec la croix de Lorraine, la devise du régiment est “Fier et vaillant”. Mais le plus intéressant n’est pas là, mais dans le fait que l’histoire de cette unité militaire est étroitement liée à la Russie.

Le régiment a été créé pendant la Révolution française, en 1793. Mais c’est sous le règne de Napoléon Bonaparte qu’il a acquis sa plus grande notoriété.

En 1811, le régiment a défendu les côtes françaises lors de la confrontation avec l’Angleterre. Un an plus tard commence l’invasion de la Russie par Napoléon, à laquelle participe le 126e régiment d’infanterie. Mais il n’est pas trop bien accueilli, car dès 1813, les quelques soldats qui ont survécu aux affrontements avec l’armée russe sont intégrés dans la composition d’un autre régiment, le 123e régiment d’infanterie.

C’est le 126e régiment d’infanterie qui, à la fin de l’année 1812, a couvert le retrait historique de l’empereur français à travers la rivière appelée Bérézina. Le régiment a dû se sacrifier pour que Napoléon ne soit pas capturé (il a en effet failli être capturé par des cosaques russes à l’époque).

Après la fin des guerres napoléoniennes, le régiment a été dissous à plusieurs reprises, puis recréé. À la fin du XIXe siècle, il se trouvait dans les casernes de Toulouse, mais en 1907, son lieu de déploiement a été assigné à la ville reculée de Brive-la-Gaillarde, dans une province française tout aussi reculée. Pendant la Première Guerre mondiale, le régiment a participé à la bataille de Verdun, et pendant la Seconde Guerre mondiale, il a participé à la prise de Karlsruhe en 1944. Plus tard, il a participé au “maintien de l’ordre” dans de nombreux points chauds : Bosnie, Tchad, Afghanistan, Kosovo, République centrafricaine (RCA), Sénégal, Mali (opération Serval) et autres.

Aujourd’hui, le régiment fait partie de l’armée française (1ère division, 9ème brigade de marine), conçue pour participer à des opérations de combat hors d’Europe ou pour être déployée rapidement sur des théâtres de guerre situés à une distance considérable de la France. Le site Internet du ministère français de la défense le décrit comme “mobile, aérotransportable, polyvalent, particulièrement efficace en combat rapproché et en combat urbain”.

Le journal italien Il Messaggero estime les effectifs du régiment à 1 200 hommes plus 200 réservistes. Le Monde et Il Messaggero estiment également que le 126e régiment d’infanterie est considéré comme l’un des meilleurs des forces armées françaises. Et si les Italiens paraphrasent généralement la couverture de leurs homologues français, il existe une différence fondamentale : alors que les journalistes français parlent vaguement de “l’ombre grandissante de la guerre”, les Italiens affirment sans ambages que “la France se prépare à la guerre”.

Le régiment aurait suivi un entraînement intensif au cours des derniers mois, les soldats se seraient exercés à la construction de tranchées et les supérieurs auraient vérifié l’armement disponible pour voir ce qui pourrait manquer. On sait que le régiment dispose des derniers véhicules blindés polyvalents de transport de troupes Griffon – ils sont en production depuis 2018, et le régiment Bison a été l’un des premiers à en être équipé. Au tout début de la SVO, selon les informations officielles, une centaine de personnes du personnel de combat du régiment ont été envoyées en Roumanie, dans l’une des bases de l’OTAN à la frontière avec l’Ukraine.

Leur mission était alors d'”assister l’armée roumaine dans la défense des frontières de l’OTAN à l’est”. Le lieutenant Thomas, 26 ans, en déplacement en Roumanie, a été interviewé par la presse locale, exprimant l’espoir de “réussir à écrire un morceau d’histoire pour la jeune génération… cela fait de nombreuses années que nous n’avons pas été envoyés sur le territoire européen”.

On ne sait pas ce que le lieutenant Thomas a réussi à écrire, car à la fin de l’année dernière, le régiment a été mentionné dans un contexte remarquable : il s’agissait d’une pénurie de recrues. Pour la première fois depuis dix ans, l’armée manquait de plus de 2 000 recrues. Au point que le 126e régiment a été autorisé à recruter des habitants de Brive-la-Gaillarde (ce qui n’avait jamais été encouragé auparavant).

Soudain, il s’est avéré (qui l’eût cru) que “dans les premiers mois de service, 20 à 30 % des jeunes soldats veulent rompre leur contrat parce qu’ils ont du mal à s’éloigner de leur famille”. Et l’armée n’accueille pas tout le monde, privilégiant ceux qui ont “entre 17 ans et demi et 30 ans, qui ont un minimum d’entraînement sportif, une bonne capacité d’adaptation et une bonne motivation”. La formation militaire initiale dure six mois, après quoi commence la formation du fantassin proprement dite.

Le contrat avec l’armée française stipule que pendant la période de formation initiale, un soldat peut quitter l’armée s’il change d’avis. Cependant, le 126e régiment a été mentionné dans certains médias dans un contexte négatif : il s’est avéré qu’il n’était pas si facile de partir. Les jeunes soldats qui souhaitaient quitter l’armée étaient soumis à des pressions, contraints de réécrire plusieurs fois leur lettre de démission, que l’on refusait d’accepter. Ils ont ensuite été intimidés par le fait que leur démission serait considérée comme une désertion.

Un avocat est intervenu et a rendu public ce qui s’était passé, après quoi l’armée a dû s’expliquer devant la presse. Non, bien sûr, rien de tel ne s’était produit. Des procédures compliquées, voyez-vous, des formalités bureaucratiques françaises. Personne n’a été intimidé, les jeunes hommes l’ont imaginé. Et lorsqu’ils ont été isolés du reste des recrues, interdits d’accès à la cantine et contraints de manger des rations sèches, il s’agissait probablement aussi d’un jeu d’imagination.

Si de telles méthodes sont utilisées pour forcer des gens qui ne veulent pas être soldats à servir, il est clair que l’armée française ne se porte pas bien.

Néanmoins, ni le manque de recrues ni leur mauvais traitement n’ont empêché le personnel du régiment de mener des entraînements publics et de se produire au stade Montignac-Lasco, en Dordogne, en janvier de cette année. Ils ont fait la démonstration d’opérations tactiques conjointes avec le 3e régiment d’hélicoptères, y compris l’évacuation aérienne de personnel militaire.

Cette compétence leur sera peut-être utile à l’avenir. Bien que les hélicoptères brûlent aussi bien que les chars Abrams. Et les bisons sont des animaux vulnérables, comme l’histoire l’a montré. Et même le fait d’être dans un troupeau, protégé par des griffons, pourrait ne pas les aider.

 

Ziouganov : l’attentat terroriste à Crocus est une vengeance pour nos succès sur le front

Voilà un de ces textes fondamentaux que grâce à Marianne vous avez la chance de pouvoir lire… Marianne qui doit faire des examens de santé et qui a un besoin urgent de repos ne peut s’empêcher de tenter de rompre le blocus de propagande et de censure que l’atlantisme de toutes nos élites politico-médiatiques a construit en France… Alors lisez et diffusez, si vous ne pouvez faire que cela faites-le… C’est l’ultime liberté qu’il nous reste face à l’immonde complicité qui s’est créée derrière Macron et qui est prête à cautionner la problable implication de nos services secrets dans le meurtre de masse perpétré à Moscou… Passez, iln’y a rien à voir ce ne sont que des civils russes, la mort d’un Russe ne peut que réjouir un bon français, un pétainiste, ou un glucksmanien, Hollandiste, sarkozien et les autres suivent les fesses serrées à l’idée de perdre 1% sans mesurer à quel pont ils écoeurent ceux qui ne cèdent pas à une propagande digne de Goebbels, c’est vai que cela vient de loin et même ma propre censure vent de ma position face à ce qui se passait en Yougoslavie la liste “bouge l’Europe”‘, Ziouganov a raison, il n’y a pas eu la moindre faille dans le dispositif atlantiste, après cette approbation de l’infamie et ça continue … Alors il ne reste plus qu’à interdire les communistes russes partout pour justifier ce que l’on prétend faire du peuple français… Logique… un filet d’information auquel s’abreuver serait encore trop… voyez comme les choses sont bien faites, si Ziouganov est interdit on a droit désormais à l’interprétation de l’ancien journaliste de la pravda passé à l’OTAN Andrei Dutslev qui n’a pas réussi à convaincre junge welt mais qui abreuve des blogs comme celui de Nicolas Maury, et la CGT SNCF, bien sur les parisiens de la mairie de Paris, etc, d’autres sur ce que sont censés penser les communistes russes, sa propagande relayéée par son complice Kamenka pourrit ce qui pourrait réister, mais les communisstes du KPRF sont toujours censurés bien sur sauf sur ce blog, il suffit de lire .. . (note de danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

https://kprf.ru/party-live/cknews/225206.html

Le dirigeant du KPRF – sur les ondes de Radio “KP” – avec l’observateur politique de KP.RU Alexander Gamov

…- Ce qui s’est passé à Crocus vendredi dernier est une immense tragédie, une immense douleur pour tout le pays”, a déclaré le président du KPRF sur les ondes de Radio KP le samedi 23 mars. – Je tiens à exprimer mes condoléances aux parents, aux amis des victimes et à tous les citoyens de notre grande patrie, contre laquelle les Anglo-Saxons mènent une guerre d’anéantissement.

Il faut en prendre conscience et comprendre que cet attentat terroriste sauvage, impitoyable, cynique, s’inscrit dans cette lignée criminelle.

Oui, ce n’est pas la première fois que la Russie connaît un tel malheur…..

“J’ai emmené exprès des Allemands à Khatyn.”

– Vous parlez de parallèles historiques.

– Oui, de telles choses se sont déjà produites dans notre histoire. Nous avons survécu à l’Entente pendant la guerre civile, au raid nazi de 1941 et à la Grande Guerre patriotique. Et dans notre histoire récente, il y a eu Beslan, Budennovsk, Nord-Ost… Mais nous devons comprendre que dans les circonstances actuelles, cet attentat terroriste occupe, je dirais, une place à part.

– C’est – si vous regardez l’ensemble…

– Et si vous regardez la date, elle n’a peut-être pas été choisie par hasard.

C’est le 25e anniversaire de l’attaque agressive des États-Unis contre la Yougoslavie. Pour la première fois après la Grande Guerre Patriotique, l’OTAN a attaqué notre pays frère, un millier d’avions l’ont bombardée, huit jours durant, ils ont tué des gens et des terres uniquement pour des raisons de désobéissance et de solidarité avec nous.

Si vous creusez l’histoire, Sacha, cela coïncide avec l’anniversaire de Khatyn, où des gens ont été brûlés. L’année dernière, j’ai organisé un forum antifasciste à Minsk…

– Je me souviens – c’était à grande échelle

– 50 délégations sont venues à l’époque. L’Europe a bien participé, activement – Allemands, Italiens, Portugais, Hongrois….

Je les ai emmenés spécialement à Khatyn. Ils ont été choqués d’apprendre qu’au Belarus, ces occupants nazis-fascistes avaient brûlé un village sur trois ou sur quatre.

Et, soit dit en passant, les participants de notre forum ont alors, par solidarité, condamné ce phénomène criminel et hideux. Et tous ont exprimé la même idée que le plus grand mal est le nazisme, le fascisme.

Ce n’est pas un hasard si le président Vladimir Poutine vient de tenir (vendredi 22 mars – A.G.) un Conseil de sécurité sur la lutte contre le néo-fascisme.

“C’est une vengeance pour nos succès sur la ligne de front”.

– Revenons sur les événements de vendredi soir…..

– À mon avis, ceux qui ont participé à cette attaque terroriste, qui l’ont préparée, ont impitoyablement pensé à tous les détails.

Les terroristes étaient bien préparés, bien équipés et ont cyniquement tiré sur les gens – tant dans l’auditorium que dans la cage d’escalier.

Ils ont apporté avec eux tout ce dont ils avaient besoin pour mettre le feu au bâtiment. Ce sont des voyous à 100 %, bien entraînés.

(Samedi, il a été rapporté que les organisateurs et les auteurs de l’attaque terroriste ont été arrêtés. – A.G.)

Il y a une autre explication à ce qui s’est passé.

Il faut comprendre que l’OTAN, les Américains, après avoir subi une défaite sur le front de l’Ukraine et se rendant compte qu’ils ne pourront jamais prendre le dessus ou remporter la victoire là-bas, et se rendant compte que le peuple russe s’est mobilisé autant que possible pendant la campagne électorale, en soutenant le président et commandant en chef suprême Vladimir Poutine….

Quoi qu’il en soit, les voilà qui ont décidé de se venger de nous de cette manière.

Nous devons tripler notre sécurité. Les Anglo-Saxons ne nous pardonneront jamais nos succès, nos victoires, notre cohésion interne.

J’ai toujours cru et je crois toujours que les Anglo-Saxons sont les terroristes et les provocateurs les plus sophistiqués de la planète. J’écrivais un article sur “200 ans de rêve américain” et j’étais stupéfait. Tout a changé, y compris le climat, mais leurs actions d’expansion et de provocation n’ont jamais cessé.

Et maintenant, attention, ils ont averti les citoyens américains – dès le début du mois de mars – de ne pas se rendre dans les endroits bondés – centres commerciaux, salles de concert.

Autre chose : lorsque l’attaque terroriste a éclaté, une demi-heure plus tard déjà, les responsables américains ont présenté leurs condoléances.

Je ne crois à aucune de leurs sincères condoléances. Ils fournissent une mer d’armes pour tuer des gens dans l’Ukraine fraternelle. Ce sont des larmes de crocodile.

À mon avis, ils veulent poursuivre, y compris l’enquête, sur cette fausse piste une nouvelle fois.

Des personnes présentes dans la salle m’ont dit que ceux qui couraient avec des mitrailleuses portaient des fausses barbes.

– Avez-vous eu des contacts avec des personnes présentes dans la salle ?

Bien sûr. Écoutez, je vis dans ce monde, j’ai vu, j’ai entendu parler de l’attaque terroriste quelques minutes après qu’elle se soit produite. J’ai, disons, des informations supplémentaires.

J’ai moi-même fait partie des agences de sécurité, j’ai participé à cinq guerres dans le Caucase, j’ai vu comment cette discorde nationale est enflammée, fomentée, comment elle se transforme en violence…

“Ils veulent semer la panique parmi nous ? Cela ne marchera pas !”

– Lorsque, immédiatement après les élections, les dirigeants des factions de la Douma ont rencontré le président, ces questions ont certainement été discutées là aussi.

– Pas seulement discutées. Le président est un homme très expérimenté, il comprend parfaitement tout, il suit la situation en première ligne, partout. Poutine a lui-même dirigé ces services, il le ressent et le réalise mieux que quiconque.

Mais malheureusement, nous avons une nouvelle génération qui n’a connu ni l’Afghanistan ni la situation dans le Caucase. Il faut donc “peaufiner” tout ce qui concerne l’ordre et la discipline, et en même temps placer des gens capables de résoudre ces problèmes.

Et quand, alors qu’il y a la guerre, dans nos universités certains dirigeants n’informent même pas les étudiants de ce qui se passe, on peut s’attendre à tout. Parce que les gars passent leur temps sur les réseaux étrangers, regardant toutes sortes d’absurdités qui sont dirigées contre nous.

Vous voyez, la guerre est une guerre hybride, et elle est différente en ce sens que, tout d’abord, les cerveaux du peuple ukrainien et des jeunes ont été empoisonnés, puis ils ont déclenché ce combat et ce massacre. Et de nombreuses personnes n’ont jamais réalisé qu’elles avaient été prises en charge par des nazis, des Banderistes et la CIA. Ils n’ont pas besoin de l’Ukraine, ils la détruisent tout simplement, ils n’ont pas besoin des Slaves.

Et le président le comprend parfaitement.

Ils veulent semer la panique, le découragement. Nous sommes un peuple brave, courageux et honorable, nous savons comment résister à cela. Mais la méchanceté et le cynisme de ces crapules sont tout simplement choquants et surprenants. Mais espérer qu’il soit possible de s’entendre avec les terroristes ou de passer un accord avec les nazis et les fascistes est plus que de la naïveté.

Une guerre a été déclenchée contre nous.

C’est évident, et tout le monde devrait le comprendre. Et dans une guerre, la mobilisation interne doit être tout à fait différente.

Mais en même temps, nous devons comprendre que sans cohésion, sans maîtrise des nouvelles technologies, sans le soutien de l’armée, de nos gars qui se battent courageusement contre le nazisme sur le front, sans vigilance à l’intérieur du pays, il est impossible de vaincre un mal aussi grand que le terrorisme

 

La baisse du QI moyen et l’appauvrissement de la pensée

samedi 23 mars 2024 par Danielle Bleitrach

Un ancien article de Danielle Bleitrach que tout militant susceptible d’écrire un tract ou de faire de la propagande doit lire. Nous avons trop tendance à nous adresser à nous même en oubliant que la plus grande partie de la population française, qui regarde BFM sans fin ou écoute France Info, n’est absolument pas préparée à nos arguments. L’effondrement de notre Éducation Nationale n’y est pas pour rien. Et je rappelle le texte de Günther Anders de 1956 :
« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut surtout pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes archaïques comme celles d’Hitler sont nettement dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif en réduisant de manière drastique le niveau et la qualité de l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle.
Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations matérielles, médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste… que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements abrutissant, flattant toujours l’émotionnel, l’instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon avec un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de s’interroger, penser, réfléchir.
...On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme anesthésiant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité, de la consommation deviennent le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté »

On y est !(JP-ANC)

“Le QI moyen de la population mondiale, qui a toujours augmenté de l’après-guerre à la fin des années 90, est en baisse au cours des vingt dernières années…” L’avantage de ce genre de constat c’est qu’il vous fait vous sentir de plus en plus intelligent au fur et à mesure que baisse le niveau de vos contemporains, ce qui est déjà un paradoxe.

Surtout si vous êtes capable de vous exclamer : “C’est le retournement de l’effet Flynn.”

Qu’est-ce que “l’effet Flynn” ?

Étudiant des résultats de tests de QI mesurés depuis plusieurs décennies, James R. Flynn « constate que les résultats de ces individus à la version la plus récemment étalonnée sont systématiquement inférieurs à ceux qu’ils obtiennent à la version la plus ancienne. Comme le résultat à un test d’intelligence représente la position d’un individu au sein de la distribution de l’échantillon d’étalonnage de ce test, Flynn en conclut que le niveau moyen de l’échantillon d’étalonnage s’est élevé lors de chaque ré-étalonnage d’un même test »

Dans les années 1990, l’effet semble s’être arrêté, voire inversé dans plusieurs pays occidentaux. Aussi, la nature (temporaire ou irréversible) et les causes de ces effets hypothétiques restent discutées. Entre autres interrogations, comme par exemple les conditions de l’étude, sont invoquées des facteurs tels que les pratiques nutritionnelles, la pollution, le milieu social, éducatif ou biologique. Si elles sont aujourd’hui insuffisantes pour expliquer à elles seules l’effet Flynn, ces considérations extérieures fournissent des pistes de recherches en cours d’exploration.

Bref de nombreux chercheurs sont en train de se pencher sur les raisons pour lesquelles globalement dans les sociétés occidentales nous devenons de plus en plus bêtes...

Il semble en effet que le niveau d’intelligence mesuré par les tests diminue dans les pays les plus développés. Ce constat à lui seul pose un problème qui a toujours été celui des tests de QI il ne s’agit pas en effet d’un niveau d’intelligence dans l’absolu mais de celui qui est mesuré par les tests et donc il faut aussi s’interroger sur la nature des tests et leur incapacité à mesurer une évolution intellectuelle. On peut en effet imaginer non sans ironie que ceux qui nous paraissent sur la voie du crétinisme intégral sont simplement en train d’accéder à une nouvelle forme d’intelligence supérieure, l’intelligence “artificielle” celle des robots.

Pour faire simple, l’intelligence n’est rien d’autre que la capacité d’adaptation et celle qui est mesurée par les QI est l’adaptation aux tests proposés., peut-être ne mesure-t-on pas ce qui est justement en train d’évoluer et qui vise à faire de l’humanité celle destinée aux voyages intersidéraux… mais pour le moment on a parfois l’impression qu’ils sont incapables de s’élever au-dessus de la rumination et des causalités les plus élémentaires… Même le plus “moyen” de mes contemporains est capable d’un tel constat s’il est trop surexposé aux réseaux sociaux.

Au titre des qualités constatées il y a une patience étonnante, une absence de rancune,une mémoire de poisson rouge : il est inutile de s’exciter sur une machine.

Et ce trait est d’autant plus étonnant qu’il se combine avec son contraire : l’incapacité à accepter la moindre frustration par incapacité à se projeter dans des bénéfices ou un châtiment ultérieur. De ce fait l’adolescence parait s’éterniser. Sur ce point là, il faut certainement accorder un rôle important à la précarité. Il reste d’ailleurs à mieux connaître les tranches d’âge, les “cohortes”,le phénomène parait plus concerner une adolescence qui s’éternise entre trente et quarante ans et que l’on ne peut confondre avec l’aggravation des conditions offertes par l’Etat à la jeunesse dans les couches populaires, là encore l’épidémie, l’enseignement à distance n’a été qu’un révélateur des barrages sociaux mis au développement et leur aggravation à partir des années 1990 quand le capital n’a plus de contrepoids et impose sa logique néolibérale.

D’ailleurs le constat de la baisse du QI porte sur les “sociétés occidentales” à savoir les États-Unis, l’Europe, où “l’effet flynn” croît jusque dans les années 1990.
Tiens qu’est-ce qui disparait à ce moment-là et qui est peut-être ce qui tirait réellement “l’effet Flynn” ?
C’est une simple hypothèse… mais elle va a contrario de toutes les idées reçues. et certainement à l’explication orwellienne en terme de big brother et la robotisation en revanche elle interroge ce que sont nos “élites” devenues, quand elles n’ont même plus Billancourt à désespérer et qu’elles aspirent à une éternelle adolescence soixantehuitarde ...

Le début de la fin ? les “antitotalitaires” et ce qu’ils sont devenus…

Car il est un fait et il correspond à ma propre expérience, celui du passage de ce que j’appelle ironiquement “la civilisation Gutenberg” au numérique me parait marqué dans ma propre société par l’incapacité au théorique, à la complexité d’un langage et à une pensée qui ne sait que fonctionner sur un mode binaire appauvri.
Une affirmation simple tenant en trois lignes ou une dénégation toujours en trois lignes. Il est impossible – enfin ça l’est pour moi- de raisonner dans un tel carcan, ce qui peut se dire est de l’ordre de la foi avec ses totems et ses tabous, son positivisme étroit et ses incantations magiques Ce qui par ailleurs génère une incrédulité généralisée …

Face à un tel phénomène non dans la vraie vie mais dans les réseaux sociaux, ce qui est le plus souvent souligné est l’appauvrissement du langage. C’est comme si pour tenter de faire coïncider le mot avec la chose on aboutissait à priver la pensée de toute ouverture, de l’indicible même, c’est-à-dire la littérature, la poésie en particulier et de justement ce que le théorique permet de connaissance.

Sur le plan politique par rapport au “socialisme”, il ne reste plus que les citations, les vagues interprétations, il faudrait rendre Marx lisible, ça avait pourtant bien commencé avec la lecture symptômale d’Althusser, mais c’était au prix de la dialectique hégélienne. Il y a eu donc un premier temps où l’appauvrissement s’est présenté comme un raffinement élitiste, celui qui marquait la distance avec le peuple, “la distinction” chère à Bourdieu. le secret est peut-être là…

Cette réduction ne concerne pas seulement la littérature, le théorique , mais elle touche le langage courant, il ne s’agit pas seulement de la réduction du vocabulaire utilisé, mais aussi des subtilités linguistiques qui permettent d’élaborer et de formuler une pensée complexe.

La disparition progressive des temps (subjonctif, imparfait, formes composées du futur, participant passé) donne lieu à une pensée presque toujours au présent, limitée actuellement : incapable de projections dans le temps. Souvenez vous que Robbe Grillet et le nouveau roman firent du seul emploi du présent l’alpha et l’omega de l’appropriation de la réalité.

Je reçois sur les réseaux sociaux ce constat :

La simplification des tutos, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont des exemples de ′′ coups mortels ′′ à la précision et à la variété de l’expression.

Juste un exemple : supprimer le mot ′′ jeune fille ′′ (désormais désuet) ne signifie pas seulement abandonner l’esthétique d’un mot, mais aussi promouvoir involontairement l’idée qu’il n’y a pas de phases intermédiaires entre une enfant et une femme.
Moins de mots et moins de verbes conjugués impliquent moins de capacité à exprimer les émotions et moins de possibilités d’élaboration d’une pensée.
Les études ont démontré que la violence dans les sphères publiques et privées provient directement de l’incapacité à décrire ses émotions à travers les mots.

Pas de mots pour construire un raisonnement, la pensée complexe est rendue impossible.

Mais le paradoxe est que l’auteur de ces remarques, dans la foulée, s’en réfère à Orwell et aux régimes “totalitaires” , un rassurant consensus…

En fait, est-ce que ce ne serait pas justement le contraire ?

Les “régimes” socialistes dirigés par des partis communistes non seulement initient leur citoyens à une culture scientifique, aux arts, à l’histoire mais obligent quasiment les régimes capitalistes à suivre le challenge. Là on s’aperçoit plus que jamais à quel point cette notion de totalitarisme est un faux concept et qui loin d’éclairer la réalité en devenir, a une fonction idéologique et non scientifique, celle de prétendre bloquer autour du statu quo.

Une dent creuse qui ne mord sur rien : il y a foule de mots qui remplissent la même inutilité.

Un exemple, cette idée de totalitarisme renvoie à un régime autoritaire qui déshumanise l’individu en fait un robot. La récente épidémie nous permet de constater que le traitement des citoyens n’a rien à voir sous un régime “autoritaire” comme Bolsonaro et un autre régime “autoritaire” ou défini comme tel comme Cuba, la Chine et le Vietnam. Le dialogue avec les citoyens, leur éducation scientifique, leur responsabilisation sont totalement différents.

La pratique de la lecture y est également différente comme celle du sport, des arts. Nous avons donc avec la référence à Orwell, le souci libertaire qui est prêté à cet anticommuniste, homophobe, raciste, l’exemple type de l’appauvrissement d’une explication tout à fait caractéristique de nos sociétés.

La difficulté à lire et à s’initier aux œuvres dont on se contente de répéter la “rumeur” sur l’auteur est sans doute la caractéristique majeure avec l’art de s’engouffrer dans tout ce qui se situe justement au niveau de la dite rumeur.

Et quand le niveau de la rumeur atteint la délation, voir le harcèlement cela est réellement immonde.

Ce n’est pas dans les sociétés socialistes que l’on assiste à des propositions réitérées de censurer des œuvres du 14e siècle comme celle de Dante [1].

Est-ce qu’il faut faire confiance aux nouveaux possibles, certainement mais là encore tout dépend du citoyen que l’on souhaite voir gérer la cité. Je vous renvoie à Delaunay et à sa réflexion sur la CSC. Et surtout je suis convaincue que malgré tous leurs efforts ceux qui refusent la situation telle qu’elle est sont obligés de penser, quelquefois c’est dans le silence…

Quand les communistes se taisent ce n’est pas toujours mauvais signe, cela signifie simplement qu’ils commencent à chercher à se dégager de la confusion dans laquelle on les maintient… quand je parle des communistes c’est pour signaler ceux qui ne se résignent pas et que cela rend diantrement intelligents (capacité à s’adapter à la nécessité de la révolution).


[1Certains passages sont en effet dirigés contre les figures de l’Islam comme Mahomet et le prophète Ali : les deux se retrouvent en enfer avec des peines grotesques comme le sont la plupart des peines dantesques. Mahomet est comparé à un fût de vin, offense double pour une certaine madame Mme Sereni (qui prétend porter l’affaire devant l’Onu) vu que le vin est interdit par la religion islamique. Dante a aussi des propos homophobes, ce qui s’explique par l’interdiction et la condamnation de la religion chrétienne concernant la sodomie. Pour Mme Sereni, Dante contribuerait « à diffuser de fausses accusations qui ont coûté des millions de vies au travers des siècles. » quand on en est là il est tout de même illogique de s’appuyer sur Orwell pour dénoncer le totalitarisme socialiste.