dimanche 4 février 2024

 


Military Watch Magazine : le rôle de la France dans le conflit en Ukraine s’accroît

La frappe de missiles russes sur une base de mercenaires français (les quartiers généraux des mercenaires européens) en Ukraine à Kharkiv met en lumière la vive guerre froide franco-russe titre le magazine Military Watch. Cela a déchiré le voile tenu secret par la France sur sa participation dans le conflit ukrainien. Agora Vox

Des spécialistes hautement qualifiés travaillent sur des systèmes d'armes spécifiques trop complexes pour les conscrits ukrainiens moyens. « Dans la soirée du 16 janvier, les forces armées russes ont lancé une frappe de missiles visant le quartier général de combattants étrangers européens, majoritairement français, en Ukraine. Des sources russes ont, par la suite, rapporté que le personnel visé était des sous-traitants militaires et que la frappe avait fait au moins 80 victimes, dont 60 ou plus. Les médias d'État russes ont rapporté que ce personnel était constitué de spécialistes hautement qualifiés qui travaillent sur des systèmes d'armes spécifiques trop complexes pour les conscrits ukrainiens moyens », rappelle le magazine Military Watch. 

Ces déclarations confirment le consensus parmi les analystes selon lequel, lors de l'introduction d'une quantité importante d'armes occidentales sophistiquées, nécessitant plusieurs années de formation, les forces armées ukrainiennes ont reçu une aide significative de la part des mercenaires militaires du monde occidental pour travailler avec ces équipements. 

« Un exemple clé est celui du système de défense aérienne américain MIM-104 Patriot que le personnel ukrainien était considéré comme incapable d'exploiter avant 2024 au plus tôt, mais qui a commencé à fonctionner dans le pays au début de 2023 », martèle Military Watch, rajoutant : « Cela était difficile à expliquer autrement qu'avec la présence de personnel étranger ». Le média militaire anglophone rappelle qu’« un premier exemple a été le ciblage, le 13 mars 2022, d’une base d’entraînement militaire à Yavoriv, ​​à moins de 15 km de la frontière polonaise, où étaient basés près de 1000 combattants étrangers (mercenaires), tuant environ 180 personnes. Une autre frappe de précision a été celle lancée par les systèmes de missiles balistiques Iskander-M contre les combattants étrangers (mercenaires) de la Légion géorgienne à la fin d’avril 2023, détruisant 15 véhicules, tuant jusqu'à 60 personnes et en blessant grièvement plus de 20 autres ». 

Depuis le début du conflit mené à grande échelle en février 2022, les combattants étrangers sont, ainsi, régulièrement pris pour cible par les forces russes. Alors que la pénurie de personnel dans les rangs des forces armées ukrainiennes s’aggrave et que Volodymyr Zelensky vient de proposer d’ouvrir la nationalité ukrainienne aux combattants étrangers, on assiste depuis à la fin 2023 à un afflux de « mercenaires hautement qualifiés dotés de compétences particulières » pour remplacer les nombreux spécialistes ukrainiens morts au cours de l’offensive infructueuse de plusieurs mois contre la Russie. 

Le magazine Military Watch note que la France est depuis longtemps la principale source de mercenaires parmi les États d’Europe occidentale. Ainsi, depuis les premières années de la guerre froide, les combattants français ont joué un rôle important dans de nombreux conflits, notamment en Afrique, défendant les intérêts du bloc occidental. 

Alors que les États-Unis suspendent toute aide militaire à l’Ukraine en raison de l’opposition des républicains à de nouvelles dépenses, et que l’Allemagne n’approuvera pas le transfert de nouveaux missiles de croisière à l’armée de l’air ukrainienne, le rôle de la France dans le conflit augmente progressivement. 

Observateur Continental signale que Paris va fournir à Kiev 50 bombes AASM par mois, qu’Emmanuel Macron a rapporté « la livraison de missiles longue portée et de « centaines de bombes » et que l’Ukraine annonce la création d'une « coalition d'artillerie » avec la France.

Toutes ces entreprises belliqueuses de la France ont lieu alors que le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé en décembre dernier vouloir coopérer avec la France. 

Dans le même temps, le président français, Emmanuel Macron vient d’ appeler les industriels français à « gagner en rapidité » pour fournir des armes à Kiev. La France s’engage de plus en plus profondément dans le conflit contre la Russie. 

Philippe Rosenthal

Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n'engagent que la responsabilité des auteurs

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Roxana Rafowicz, la tête de la pieuvre israélienne dans les médias français

dimanche 4 février 2024 par RN/BD-ANC


Roxana Rafowicz, épouse du porte parole de l’armée israélienne, directrice du géant audiovisuel Frementle Media, productrice de l’émission "complément d’enquête " d’octobre 2023 consacrée à l’opération "déluge al Aqsa un champion Tsahal.docx"
Roxana Rafowicz, née Raouass, épouse du porte-parole de l’armée israélienne,a racheté Infolive TV, la première télé internationale à émettre depuis Jérusalem, une télé qui était la propriété de son époux.

La fondatrice de Studio Fact Media Group d’entrée, a levé lever 35 millions pour réaliser et produire des émissions, des reportages et des programmes de divertissement pour la télévision française.
Par ailleurs Roxana Rafowicz s’est associée avec le quotidien Libération dirigé par un ancien officier israélien [1].
Mais la dame, qui est aussi avocate est également directrice du géant Freemantle Media, un des plus grands producteurs et créateurs de programmes de divertissement télévisés au monde, tels que « Questions pour un champion », « Le juste prix », « Nouvelle Star » et « La France a un incroyable talent ».

On ne prête pas assez attention à l’actualité économique. Ainsi quand la presse nous apprend que « Le Parisien et StudioFact ont annoncé la conclusion d’un accord par lequel le quotidien du groupe Les Echos-Le Parisien acquiert 30% du groupe de production audiovisuelle », on tourne la page, on s’en moque.
Et on a tort.

Cette société StudioFact qui se veut « spécialiste des histoires vraies » c’est-à-dire inspirées de l’actualité est dirigée, et possédée à 70% avec Jacques Aragones, par Roxane Rouas, le nom de jeune fille de madame Rafowics, l’épouse du lieutenant-colonel qui porte la parole de l’armée israélienne. Son attachement au « vrai » est symboliquement marqué par le recrutement de Christophe Barbier, incontournable figure multimédias .

Le poids de Roxane Rafowics sur les médias français peut sans doute expliquer que, dès que son mari a été interrogé sans complaisance par Mohamed Kaci sur TV5 Monde [2], la chaîne a désavoué son journaliste, alors qu’il n’a fait qu’appliquer les règles du métier.

Ce qui n’est pas le cas des médias français attelés à justifier les crimes que l’armée israélienne. Les commentateurs, chroniqueurs et autres « experts » habituels des plateaux télé étaient unanimes dans leurs « analyses ». Aucune voix discordante. Les mots, les mêmes sur toutes ces chaînes, le « story telling » étant dictés à partir d’Israël.
On comprends mieux l’injuste mise au pilori de Mohamed Kaci.

Roxane Rouas-Rafowicz, donc avocate de formation diplômée de l’école du barreau de Paris, exerce plusieurs années avant de devenir directrice juridique du groupe audiovisuel AB . En Israël, elle fonde en 2005 et dirige la société de production TooZaz qui produit spectacles et événements notamment pour le public francophone. De retour à Paris, elle intègre en 2010 « Fremantle France » en tant qu’adjointe à la présidence, puis directrice générale. C’est en avril 2021 qu’elle cofonde, avec Jacques Aragones « StudioFact Media Group ».
Féministe et sioniste ultra, avec un mari très proche du politicien d’extrême Lieberman, sous le parapluie duquel il s’est présenté aux municipales de Jérusalem.
Roxane Rafowics n’ aucune divergence de vue avec son mari, elle aussi est d’extrême droite, une preuve, voici le texte qu’elle a « retwitt » le texte suivant :

  • « Les terroristes du Hamas ont violé, éventré, assassiné en particulier et de manière planifiée les femmes lors du pogrom du 7 octobre en Israël.
  • Les femmes israéliennes ont donc été victimes de violences inouïes en tant que femmes, de la part des terroristes du Hamas.
  • Il faut donc dénoncer ces féminicides et viols comme des violences faites aux femmes, et le dire lors des manifestations féministes.
  • Il faut que les féministes soient solidaires sur ce sujet comme sur les autres violences perpétrées dans le monde sur les femmes.
  • Raconter le réel : plus qu’une base line … une mission ! »

Parfois, sur les réseaux sociaux, elle commente le travail de ses équipes envoyées en reportage, en Ukraine par exemple :
StudioFact Media Group se rend au plus près des événements tragiques qui se jouent en Ukraine. Son Grand Reporter et Rédacteur en chef Gwenlaouen Le Gouil est sur place pour en rendre compte. Il nous partage aujourd’hui sur ses réseaux cette photographie accompagnée de cette légende :

  • “Victor, 54 ans, prof a l’Université et vétéran de l’armée soviétique, spécialiste de la défense antiatomique, s’engage dans la résistance « Ce que les officiers russes m’ont appris, je vais l’utiliser contre eux. »”

L’intrusion de Roxane Rafowics, tenante de l’extrême droite sioniste, dans l’information entraîne des conséquences considérables sur la compréhension de l’actualité par le public français.

Ainsi c’est madame Rafowics, je le répète épouse du porte parole de l’armée israélienne, qui va produire un reportage de « Complément d’enquête », une émission qui se veut d’une indépendance impitoyable. Le sujet du 24 octobre a pour titre « Hamas :du sang et des larmes ». Est-il utile de préciser que le contenu est une suite de propos qui ressemblent à ceux qui, d’ordinaire, sortent de la bouche du lieutenant-colonel Rafowics, expert en mensonges militaires.
Avec une telle marraine au sein du PAF français la réputation d’Israël n’a rien à craindre.

 

Publié par El Diablo

 

 

Depuis septembre, le personnel et des usagers des hôpitaux bretons se mobilisent dans différentes villes de la région. Les manifestants dénoncent le manque de moyens matériels, humains et financiers résultant de décennies de politiques austéritaires.

Il y a quelques mois, la mobilisation contre la fermeture des urgences de nuit à Carhaix battait son plein : envahissement de l’ARSmanifestation à Quimper, violemmment réprimé par la police, suite au décès d’un nourrisson …Malgré l’ampleur de la colère, le service des urgences est resté en déficit. Il manque onze médecins sur le CHU et les urgences sont toujours en « accès régulé » la nuit, c’est à dire que les patients doivent obligatoirement passer par le 15 ou par un service tel que la gendarmerie ou les pompiers pour être acceptés aux urgences entre 18h30 et 8h du matin.

Les hôpitaux mobilisés partout en Bretagne contre le manque de moyens !

La situation de Carhaix est loin d’être une exception, et partout dans la région, le personnel hospitalier et la population locale se mobilisent pour dénoncer le manque de moyens à l’hôpital. Cette semaine, alors que se tient la semaine de « certification » des établissements de santé, qui inclut une visite des représentants de l’ARS, l’intersyndicale du Groupe Hospitalier Bretagne Sud (GHBS) a appelé à rejoindre manifestations et rassemblements lors de ces visites afin de faire entendre leur colère du milieu hospitalier. L’occasion d’interpeller le nouveau directeur du (GHBS), Jean Christophe Phellep. Celui-ci, dès son arrivée en poste fin 2023, avait annoncé des coupes budgétaires dans le budget des personnels hospitaliers de toute la région.

A Riantec, ville de la couronne de Lorient (Morbihan), habitants, usagers, et personnel soignant se sont rassemblés sur le parvis de l’hôpital lors de la visite de l’ARS. Les syndicats dénoncent, entre autres, des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader ainsi qu’un manque cruel de personnel au sein de l’établissement. Une syndicaliste CGT, explique : « C’est l’occasion d’interpeller les experts de l’ARS et de dénoncer nos difficultés à assurer une prise en soins digne de nos patients et résidents. Le manque de moyens et d’effectifs ne cesse de s’accentuer. Nos conditions de travail se dégradent sans cesse. »

En parallèle, un rassemblement similaire était organisé à Quimperlé (Finistère), à l’hôpital de la Villeneuve. Une syndicaliste présente au rassemblement raconte : « Dommage qu’il ne pleuve pas, ils auraient vu les seaux dans les couloirs et l’eau tomber du toit. Là tout est clean, les chariots sont bien rangés et comme par hasard les effectifs sont au complet ».

Des conditions de travail et d’accueil des patients catastrophiques. En Bretagne, la situation de l’hôpital est plus que précaire : les services d’urgences de nuit ferment ou sont « régulés » les uns après les autres, le manque d’effectif oblige les salariés à tenir des emplois du temps inhumains..Une urgentiste de l’hôpital témoignait qu’il « peut y avoir jusqu’à 40 patients et seulement un infirmier et un aide-soignant pour les surveiller ».

La destruction de l’hôpital public : résultat des politiques austéritaires que Macron compte poursuivre !

Cette situation de crise dans les services publics de santé ne s’arrête pas aux frontières bretonnes. En décembre dernier, à l’hôpital de Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques, une journée de grève avait été appelée par les syndicats de l’hôpital pour dénoncer la mise en place d’une sur-prime destinée exclusivement aux managers de l’hôpital. A Paris, dans le 13ème arrondissement, le service de gériatrie de l’hôpital Broca alertait sur le manque de moyens et réclamait de savoir ce qu’il allait advenir de leur service. A Angers, les brancardiers du CHU ont lancé un mouvement de grève  pour dénoncer des cadences infernales et le manque de moyens.

L’état actuel des établissements publics de santé en France résulte directement de politiques  appliquées ces dernières décennies. Rien que sur ces dernières années, le nombres de lits d’hôpitaux supprimés dans le but d’économiser sur le budget de la santé est affolant. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), entre 2003 et 2021 le nombre de lits d’hospitalisation (toutes formes d’hospitalisation confondues) est passé de 468.000 à 383.000. Les lits pour les séjours dits « longs » sont ceux qui ont le plus pâti de cette baisse, en passant de 80.000 lits en 2003 à 30.000 en 2021.

Une situation qui n’est pas près de s’améliorer puisque la promulgation du PLFSS en septembre 2023, présenté comme un « grand plan pour la santé », prévoit de faire 3,5 milliards d’euros d’économies. Une économie qui se fait sur le dos des patients dont la part à payer sur les médicaments va augmenter, Macron ayant entériné le doublement de la franchise médicale lors de sa conférence de presse. Les personnels de santé, quant à eux, vont continuer de subir de nouvelles coupes budgétaires et la dégradation de leurs conditions de travail, impactant de facto la prise en charge des malades. Ces dernières semaines, deux patients sont morts dans les salles d’attente des urgences, faute de prise en charge. Avec les mesures annoncées, ces drames sont amenés à se multiplier.

En toile de fond, les gouvernements qui se sont succédé cherchent à approfondir la concurrence entre les services publics et les établissements privés. A l’heure où l’inflation paupérise tous les pans entiers de la population, c’est l’ensemble des personnels qui doivent s’opposer collectivement à la destruction de la santé publique, et de façon plus générale, à la destruction du service public. Une défense qui inclut le soutien aux grèves et mobilisations des personnels pour des conditions de travail dignes, des embauches et des hausses de salaires et qui devrait s’incarner dans une mobilisation d’ensemble contre les attaques anti-sociales et austéritaires que prévoit Macron contre les travailleurs et de la jeunesse. Seule cette perspective peut permettre d’aspirer à une prise en charge digne de la santé et accessible à toutes et tous.

SOURCE

 

La poudre aux yeux

Agora Vox

Cette vieille expression n’a pas pris une ride, et elle est en train de retrouver une nouvelle jeunesse au sein de ce gouvernement…

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il n’est pas question d’évoquer cette autre poudre, ... de la farine aux narines ?..., qui fait des ravages un peu partout dans le monde, même chez nos politiques, à tel point que des internautes taquins ont surnommé le chef de l’état « le poudré »…

poudre de perlimpinpin donc ?...

Cette poudre aux yeux serait-elle celle des discours fallacieux, des belles promesses, aptes à calmer les colères, même les plus violentes et les plus justifiées, comme celles que la France connaît ces derniers jours.

Sauf que les promesses pourraient bien prendre la poudre d’escampette, si elle ne restent que des promesses... justement de perlimpinpin, cette poudre aux vertus imaginaires vendues autrefois par des charlatans, un médicament donc illusoire, elle étant sa définition. lien

De la poudre aux yeux, donc, qui manifestement n’a pas fait longtemps illusion auprès des paysans en colère, et les promesses du premier ministre pourraient bien mettre le feu aux poudres.

Mais y a-t-il une seule colère, une seule raison de l’être, une unanimité syndicale ?

Rien n’est moins sûr.

En effet, les convergences entre la FNSEA et d’autres syndicats ne sont pas systématiques, car comment pourrait-on mettre dans la même logique les agriculteurs pratiquant des techniques quasi industrielles, sur des centaines d’hectares, voire des milliers, pour toujours plus de productivité, sans trop s’inquiéter des conséquences sur la santé des consommateurs, et globalement sur celle de la planète, et des espèces animales qui tentent d’y survivre, à coup d’insecticides divers et variés, de disparition des haies, qui servent d’asile aux prédateurs de certains insectes ?…

On pourrait dans cette logique s’interroger sur le statut du patron de la FNSEA, Laurent Rousseau en l’occurrence, ce multimillionnaire d’usines à huile de colza et de tourteaux, avec ses 2000 hectares de blé qu’il ne cultive pas lui même… et qui a signé sans états d’âme les accords de libre échange, ces accords qui permettent d’importer des produits moins chers, moins respectables de l’environnement, et de nos petites santés, vu qu’il ne sont pas tenus à prendre en compte les normes européennes...ces accords qui sont l’une des raisons de la colère paysanne…

comparer donc ces riches agriculteurs avec les modestes paysans, pratiquant une agriculture responsable, en circuit court, vente à la ferme, ou à proximité, avec son lot de « paniers paysans », ses AMAP,…ne serait pas acceptable, car ceux là sont rarement adhérents à la FNSEA, et on les trouve plutôt dans les rangs de la coordination paysanne, ou d’autres plus modestes syndicats.

Il n’y a en effet aucune commune mesure entre les petits agriculteurs à 3 hectares cultivés, et leurs quelques vaches paissant librement dans les prés, avec les 1,8 million de poulets enfermés dans des fermes-usines de l’agrobusiness.

Sauf que le gouvernement à la recherche d’un bouc émissaire, tente de faire porter la responsabilité du conflit sur les « écolos », lesquels seraient les empêcheur de polluer en rond, en multipliant les réglementations qui handicapent les agriculteurs...

ce serait oublier que la FNSEA est l’une des signataires de ces réglementations contraignantes.

En effet le libre échange validé par l’Europe permet au Brésil, et à d’autres, d’exporter des produits non conformes à la législation européenne sans la moindre difficulté.

Rappelons que ce libre échange a déjà tué 3 millions d’emplois industriels, et mis des millers d’autres au chômage (lien)...quand ils n’ont pas été conduits au suicide. lien

Si l’on prend l’exemple de la Nouvelle-Zélande qui, en échange de la disparition des droits de douane concernant les exportations européennes, ouvre le marché néo-zélandais dans les secteurs des services financiers, du transport maritime, et des services de livraison. lien

Il en a été de même avec le Canada libre d’exporter entre autres ses produits agricoles, même s’ils ne sont pas conformes aux normes européennes. Lien

C’est ainsi que les poulets polonais, brésiliens, de Thaïlande ou d’ailleurs envahissent nos assiettes sans pour autant respecter les normes européennes, et à des prix défiant toute concurrence, (parfois 3 fois moins chers). Lien

Rappelons tout de même que le Sénat a quelque peu traîné les pieds pour valider la vente dans l’UE de denrées produites sans respecter les normes en vigueur sur le marché européen, mais l’a finalement accepté avec le soutien « du bout des lèvres » du nouveau ministre des affaires européennes, Stéphane Séjourné, malgré le refus de l’écologiste Yannick Jadot lequel dénonçait « un danger absolu pour le secteur de l’élevage ». lien

Où en est-on avec la mobilisation, et la réaction de l’état ?

Contrairement aux déclarations du gouvernement, la lutte continue. lien

Après avoir pudiquement baissé les yeux sur les péripéties diverses et variées consécutives aux manifestations paysannes, Darmanin en vient finalement aux menaces, assurant que des blindés empêcheront les tracteurs de rentrer dans Paris, et de protéger Rungislien

Celui qui disait vouloir être « gentil avec les gentils et méchant avec les méchants », (lien) est manifestement passé au stade de « gentil avec les méchants, et méchant avec les petits »... les petits syndicats donc, puisque ceux-ci n’ont pas avalé les couleuvres que leur proposait le premier ministre, maintenant la mobilisation, malgré les hésitations de la FNSEA. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « ce qui est dans la parole est dans le silence ».

le dessin illustrant l’article est de Chaunu

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

 

La corruption en Ukraine devient une menace existentielle

La perception d’une corruption généralisée et d’effets d’entraînement au pays et à l’étranger peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase de la nation en temps de guerre. Comme souvent il est intéressant de prendre le point de vue le plus opposé au votre (ici il s’agit de “spécialistes” “européens”, intervenant y compris à Odessa pour y porter la bonne parole de l’UE et de l’atlantisme) parce qu’il révèle l’usure de Zelensky, son manque de crédibilité dans la lutte contre la corruption (et il faudrait y ajouter la paix, vu que c’est le programme sur lequel ce “coluche” a été élu et qu’il a systématiquement trahi). On se dit que les bailleurs de fond cherchent peut-être un remplaçant mais ne voient pas qui pourrait être plus crédible alors que sur le terrain c’est la débâcle que l’on tente encore de masquer comme l’on transforme les mercenaires plus ou moins directement payé par le gouvernement français en “humanitaires” et Séjourné en diplomate français… (noteettraduction de danielle Bleitrach histoireetsociete)

Par STEFAN WOLFF ET TATYANA MALYARENKO3 FÉVRIER 2024


Les dernières révélations sur la corruption en Ukraine racontent une histoire complexe. Un scandale a éclaboussé le ministère ukrainien de la Défense, où 100 000 obus de mortier d’une valeur d’environ 40 millions de dollars ont été payés mais n’ont jamais été livrés. Mais dans les jours qui ont suivi l’émergence de cette histoire, l’Ukraine a obtenu son meilleur classement dans l’indice annuel de perception de la corruption compilé par Transparency International (TI).L’amélioration de la position dans l’indice TI démontre que les efforts déployés par le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour lutter contre la corruption – y compris dans son entourage – ont conduit à certaines améliorations

D’autre part, le scandale des munitions montre clairement à quel point la corruption est devenue omniprésente et normalisée lorsque de hauts responsables de la défense et des responsables d’un fournisseur d’armes s’entendent pour priver leur pays de fournitures militaires vitales à un moment où leur pays est confronté à une crise existentielle.La corruption est depuis longtemps un problème en Ukraine. Mais au cours des dix dernières années, depuis que les scores annuels de perception de la corruption ont été compilés, le pays n’a cessé de s’améliorer. Pourtant, à l’exception de la Russie et de l’Azerbaïdjan, aucun autre pays européen n’est perçu comme plus corrompu que l’Ukraine.

L’Ukraine a survécu à deux ans d’âpre conflit, malgré cette corruption endémique, et a fait preuve d’une résilience remarquable face à l’agression de la Russie. Mais ces scandales très médiatisés – et la perception générale que l’Ukraine se bat toujours contre la corruption quotidienne – sont devenus des menaces de plus en plus existentielles à un moment où la survie de l’Ukraine est, dans une large mesure, devenue dépendante de l’approvisionnement continu de l’aide militaire et financière occidentale.

Les sceptiques de l’UE – surtout la Hongrie et la Slovaquie, mais aussi les populistes de droite influents actuellement dans l’opposition comme l’AfD en Allemagne – ont utilisé la corruption indéniable comme argument contre une aide supplémentaire à l’Ukraine. De même, aux États-Unis, les républicains ont fait valoir qu’un manque de surveillance pourrait signifier que l’aide américaine est détournée pour remplir les poches de fonctionnaires corrompus.

Alors que ce débat devient de plus en plus houleux et de plus en plus enchevêtré dans les campagnes électorales pour le Parlement européen et la présidence américaine, toute preuve présumée de détournement de fonds rend plus difficile pour les partisans internationaux de Kiev de gagner l’argument en faveur d’un soutien continu. De plus, il devient moins attrayant de ne serait-ce que faire valoir l’argument.

Cela est susceptible d’alimenter davantage le sentiment de défaitisme qui entoure les débats publics sur l’Ukraine depuis que les performances de l’Ukraine sur le champ de bataille en 2023 n’ont pas été à la hauteur des aspirations de Kiev ou des attentes de l’Occident.

Les vulnérabilités de Zelensky

Au-delà de la précarité du soutien continu de l’Occident, Zelensky est également devenu plus vulnérable sur le plan intérieur. Des scandales de corruption répétés et très médiatisés sapent l’une de ses principales promesses électorales en 2019, à savoir qu’il éradiquerait la corruption.

Alors que le président ukrainien a renforcé les agences de lutte contre la corruption et s’est montré ouvert sur les problèmes auxquels l’Ukraine continue d’être confrontée, sa répression continue peut désormais être présentée comme politiquement motivée par ses détracteurs nationaux.

Cela ne fera qu’approfondir et renforcer les divisions politiques en Ukraine. Et c’est la dernière chose dont Zelensky a besoin à un moment où il y a déjà un débat très clivant sur la stratégie de guerre et où les désaccords entre les dirigeants politiques et militaires du pays sont devenus de plus en plus publics.

Sur ce front, on ne sait toujours pas si Zelensky remplacera son commandant en chef, le général Valeriy Zaluzhny, comme cela a été largement rapporté, ou s’il n’a pas le pouvoir de le faire.

Le président ukrainien aurait proposé à Zaluzhny un nouveau rôle de conseiller à la défense, ce que le chef de l’armée aurait refusé. Les relations entre les deux pays se sont détériorées ces derniers mois, en partie en raison de l’échec de la contre-offensive ukrainienne de 2023 à remporter des succès significatifs sur le champ de bataille.

Le président a fustigé son général en chef en novembre 2023 pour avoir déclaré publiquement que la guerre était dans une « impasse ». Il y a également eu des spéculations selon lesquelles Zaluzhny pourrait entrer en politique et se présenter contre Zelensky pour la présidence. Un sondage réalisé en décembre a révélé que si 62 % des Ukrainiens disaient faire confiance à Zelensky, 88 % disaient faire confiance à Zaluzhny.

Pris ensemble, le scandale de corruption et la scission signalée au sommet de la structure du pouvoir ukrainien ne feront rien pour restaurer ou maintenir la confiance de l’Occident quant à savoir si l’Ukraine a une voie crédible pour éviter la défaite, et encore moins pour remporter la victoire. En l’absence d’une telle confiance, il semble de plus en plus douteux que l’aide augmente.

En l’absence de réels progrès dans la lutte contre la corruption, l’électorat largement pro-occidental et pro-européen, dont Zelensky tire l’essentiel de son soutien, risque également de s’affaiblir. Un avenir européen semblera moins attrayant pour les gens qui voient le soutien occidental comme un simple soutien à une élite corrompue.

Et même si, comme c’est probable, le soutien à l’intégration européenne et transatlantique restera élevé, Zelensky pourrait ne plus être considéré comme son seul ou le plus probable champion.

La corruption reste donc au cœur de la crise existentielle de l’Ukraine. Ce n’est pas le seul problème auquel le pays est confronté, et objectivement, ce n’est peut-être même pas le plus important. Ce qui fait qu’il est si important pour l’Ukraine de lutter plus efficacement contre la corruption, et d’être perçue comme le faisant, c’est que la corruption et la perception de la corruption exacerbent d’autres problèmes et sapent le soutien national et occidental essentiel.

Par conséquent, à elle seule, il est peu probable que la corruption brise l’Ukraine. Mais au milieu d’une guerre, cela peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase dans le pays – en raison des répercussions dans le pays et à l’étranger.

Stefan Wolff, Professeur de sécurité internationale, Université de Birmingham et Tetyana Malyarenko, Professeur de relations internationales, Professeur Jean Monnet de sécurité européenne, Académie de droit de l’Université nationale d’Odessa

Cet article est republié à partir de The Conversation sous une licence Creative Commons. Lire l’article original.Vous ave

 

Tribune commune de syndicalistes paysan-nes et salarié-es

Cette tribune commune est parue dans Libération du 1er février 2024.

A effigy of a hanging farmer is seen at a highway toll, Friday, Jan. 26, 2024 in Saint-Arnoult, south of Paris. Protesting farmers shut down long stretches of some of France's major motorways on Friday, using their tractors to block and slow traffic and squeeze the government ever more tightly to cede to their demands that growing and rearing food should be made easier and more lucrative. (AP Photo/Christophe Ena)

A effigy of a hanging farmer is seen at a highway toll, Friday, Jan. 26, 2024 in Saint-Arnoult, south of Paris. Protesting farmers shut down long stretches of some of France’s major motorways on Friday, using their tractors to block and slow traffic and squeeze the government ever more tightly to cede to their demands that growing and rearing food should be made easier and more lucrative. (AP Photo/Christophe Ena)

Non au vol du travail des agriculteurs et des salariés par les multinationales
Face à la captation des finances par l’agro-industrie, il faut augmenter les salaires, revaloriser le travail, revoir la répartition des subventions pour changer en profondeur le système agricole en faillite, revendique un collectif d’organisations syndicales, dont la CGT de Sophie Binet.
par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Laurence Marandola, Porte-parole de la Confédération paysanne, Murielle Guilbert et Simon Duteil, Coporte-parole de Solidaires, Benoît Teste, Secrétaire général de la FSU et Pierre Thomas, Président du Modef
La mobilisation du monde agricole met en lumière un scandale. D’un côté, de plus en plus de paysans et de paysannes ne vivent plus de leur travail. De l’autre, les prix de l’alimentation explosent et les salariés sont toujours plus nombreux à être en difficulté pour manger correctement. Pourquoi ? Parce que les richesses sont captées par la finance, les multinationales de l’agroalimentaire et par la grande distribution dont les marges atteignent des records. Ce sont les mêmes, les patrons de l’agroalimentaire et les patrons de la grande distribution, qui s’allient pour tirer vers le bas la rémunération des agriculteurs et qui exploitent leurs salariés. Les causes du malaise sont les mêmes, les revendications se rejoignent : vivre dignement de notre métier. Nous appelons les salariés et les paysans à s’unir pour mettre fin au vol de leur travail par les multinationales et par les actionnaires.
Le mouvement des agriculteurs et agricultrices en colère doit permettre une revalorisation du travail. Rappelons-nous : durant le Covid, les métiers d’utilité publique ont été applaudis : paysan·nes, personnel soignant, éboueurs, routiers, caissières, enseignants. Où en sommes-nous aujourd’hui pour ces travailleuses et travailleurs ? Toujours plus de difficultés à se loger, se nourrir, vivre correctement ! Sans parler d’une réforme des retraites injuste et inique, pour laquelle les paysannes et paysans se sont mobilisés aux côtés des salariés en ravitaillant avec les produits des fermes pour «nourrir la lutte».
Le débat public autour des conditions de travail et le niveau de rémunération des agriculteurs et agricultrices doit permettre de réorienter les politiques publiques au service de l’intérêt général et des travailleuses et travailleurs de la terre. S’il n’y a pas de paysannes et de paysans au travail, il n’y a pas de nourriture dans les assiettes. Point barre. Ces hommes et ces femmes qui se lèvent jour après jour, prennent soin de la terre et des animaux, sont indispensables à toutes et tous pour pouvoir effectuer les activités individuelles ou collectives de la vie courante.
Endettés et précarisés

Et au fond tout le monde le sait bien… Pourtant, une partie significative des agriculteurs vivent en dessous du seuil de pauvreté, endettés et dépendants d’un système économique inhumain. Quant aux ouvriers agricoles et aux saisonniers, ils et elles cumulent précarité, bas salaires et pénibilité. Le monde paysan est en quelque sorte «à part» tant les droits sociaux octroyés à cette profession sont faméliques : pas de droit au repos, retraites misérables en particulier pour les paysannes, recul des services publics dramatique dans nos campagnes… Un scandale ! La seule réponse qui leur est apportée est la course au gigantisme. Pour tenter d’avoir un revenu digne, il faut produire toujours plus, s’agrandir, et s’endetter. Ainsi les agriculteurs se retrouvent dépendants voire pieds et poings liés vis-à-vis de l’agrobusiness et on transforme les paysans en «agrimanagers» avec une logique de patrons.
Sommes-nous prêts à voir le monde agricole continuer à périr sous nos yeux pour au final délocaliser la ferme France ? Depuis cinquante ans, la superficie des exploitations a été multipliée par quatre et le nombre de paysans a été divisé par quatre. Quel est l’intérêt de cette course au gigantisme ? Quel est le sens de forcer les agriculteurs français à produire toujours plus pour inonder les pays émergents de poulets de batterie et de lait en poudre ?
L’histoire a démarré avec cette logique de libéralisation prônée par l’OMC. L’industrie française n’a pas pu résister contre le moins-disant social et environnemental. L’usine France a été délocalisée. Le monde ouvrier en a fait les frais. Et les paysans ont déjà payé un lourd tribut. Il est temps d’engager une rupture avec le dogme du libre-échange qui asphyxie le système agricole et alimentaire et le monde paysan, qui met en compétition les travailleuses et travailleurs du monde entier et tire les droits sociaux et environnementaux vers le bas.
Imposer un prix minimum pour protéger les paysans

La réponse à la mobilisation passe par la reconnaissance du travail et par la fin de la marchandisation de l’agriculture. Il faut imposer un prix minimum pour protéger les paysans face aux multinationales. Il est temps de conditionner l’entrée des matières premières et des marchandises sur le marché européen au respect de normes environnementales et sociales. Il est temps d’harmoniser vers le haut en Europe les droits sociaux et environnementaux.
Au lieu de cela, pour ne surtout pas remettre en cause les rentes de l’agro-industrie, gouvernement et grands patrons agricoles dévient le débat sur les normes environnementales. Les remettre en cause serait une dramatique régression. Les agriculteurs et agricultrices ont par leur travail un impact direct sur la moitié de la surface du territoire français, sur notre santé, notre alimentation, notre eau, bref sur notre quotidien. Touchés de plein fouet par la multiplication des catastrophes naturelles, ils et elles payent aussi la pollution au prix fort : les cancers sont la première cause de mortalité chez les agriculteurs et les agricultrices.
A l’image des ouvriers de l’automobile qui subissent la délocalisation de leur industrie au prétexte de la transformation environnementale, les agriculteurs se heurtent à la multiplication des normes environnementales vécues comme autant de bâtons dans les roues alors que le quotidien est déjà difficile. La mise en opposition du social et de l’environnemental est l’impasse sur laquelle prospèrent l’extrême droite et les politiques néo libérales. Comment la dépasser et traiter l’urgence sociale et écologique de front et ensemble ? En ayant enfin le courage de s’attaquer au capital !
De plus en plus de Français et de Françaises aspirent à manger une nourriture de qualité mais n’en ont pas les moyens. De plus en plus de paysans aspirent à transformer leur façon de produire en adoptant des pratiques agro écologiques mais ne disposent pas du soutien suffisant pour réaliser cette transition coûteuse. Augmentons les salaires et revalorisons le travail, remettons à plat la répartition des subventions et révisons en profondeur le modèle agricole, voilà les chantiers qu’il faut ouvrir pour permettre à chacune et chacun de vivre de son travail et de consommer une alimentation de qualité produite en proximité !
Signataires : Laurence Marandola porte-parole de la Confédération paysanne Sophie Binet secrétaire générale de la CGT Murielle Guilbert et Simon Duteil coporte-parole de Solidaires Benoît Teste secrétaire général de la FSU Pierre Thomas président du Modef.
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