jeudi 3 février 2022

La "Grande Sécu", la énième attaque du Capital contre la conquête la plus révolutionnaire de l’histoire moderne ?

Interview de Bernard Teper*, sur la "Grande sécu", la dernière contre-réforme de la Sécu concoctée par la Macronie, par l’Association Salaire à vie.

Bernard Teper : Pour comprendre le projet gouvernemental de Grande sécu, il faut d’abord bien connaître la Sécurité sociale.

Qu’est-ce donc que la Sécurité sociale ?

Elle comporte aujourd’hui 5 branches :

- Assurance maladie
- Retraites
- Famille (famille, logement, précarité, aides culturelles)
- Accidents du travail et maladies professionnelles
- Autonomie

Le budget global de la sécu (570 milliards d’Euros au PLFSS 2022) est beaucoup plus important que celui de l’Etat (455 milliards d’EurosPLF2022). Il représente 7 à 8 fois le budget de l’Education nationale.

La Sécu est la structure la plus socialisée qui existe en France où il ne reste de socialisé que deux secteurs : Sécu et Education nationale.

Au commencement, il y a eu les Ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 et les 4 grandes lois d’Ambroize Croizat de 1946 (après la démission de De Gaulle en janvier 1946). https://www.humanite.fr/22-mai-1946-le-reve-de-la-resistance-devient-r...

Elles reposent sur 4 principes :

- Unicité de la sécu
- Solidarité (à la place de la charité) : à chacun selon ses besoins, chacun contribuant selon ses moyens.
- Financement par cotisation (salaire socialisé)
- Démocratie sociale

La sécu était trop importante pour dépendre du privé ou de l’Etat. Au départ, elle était gérée par les assurés sociaux eux-mêmes. Les travailleurs étrangers votaient comme les autres.

Ces 4 principes révolutionnaires ne président plus à la Sécu actuelle. Ils ont été détruits par le mouvement réformateur néolibéral. Le principe d’unicité a été cassé par De Gaulle dès 1967 avec le découpage en branches.

Pendant 20 ans, ni le privé, ni l’Etat, n’ont dirigé la Sécurité sociale. Cette période a vu les plus grands progrès de l’histoire moderne contre les inégalités. La sécu était le marqueur le plus avancé de la République sociale. Les nationalisations de la Libération n’ont pas permis de rompre avec le capitalisme. La Sécu n’a existé qu’en France et a été violemment attaquée dès le début car le patronat a vite compris qu’elle était la préfiguration du socialisme, ce que beaucoup de militants n’ont hélas pas compris. La première force qui a contré la sécu, c’est de la Fédération nationale de la Mutualité française avec la majorité des Mutuelles, la deuxième a été les paysans dans leur grande majorité et la troisième les Indépendants et les professions libérales dans leur grande majorité.

A partir du 24/04/1947, la CGT dirige la Sécu, ce que le patronat ne supporte pas. En 1967, De Gaulle fait voter la « co-gestion » rompant avec le principe un assuré une voix : les syndicats ont 50% et le patronat 50%. Comme le patronat est uni et les syndicats divisés, cela donne de facto le pouvoir au patronat. C’est :

La première étape de l’étatisation de la Sécu en 1967 par les ordonnances de Gaulle-Pompidou-Jeanneney. Le but final est de privatiser, mais il faut étatiser pour pouvoir privatiser.
- La seconde étape est le plan Juppé de 1995. Mis en échec, sur les retraites, il passe sur l’assurance maladie. Désormais l’Assemblée nationale définit en décembre le budget de la santé de l’année suivante selon des critères d’austérité.
- La troisième étape est franchie par Sarkozy Bachelot, au début de son mandat avec la loi Hôpital-santé-territoires (création des ARS, etc.)

L’objectif du néolibéralisme est la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Pour cela, ils organisent le dépeçage de la Sécu région par région comme ils ont fait avec la SNCF. Leur modèle c’est le système étasunien : protection sociale socialisée pour les plus pauvres et les plus vieux et assurances privées pour tout le reste. Obamacare, c’est simplement une aide de l’Etat aux plus pauvres pour les aider à payer une complémentaire privée obligatoire.

Le but est de créer une Sécu à 3 étages :

- Prise en charge des plus pauvres et des plus vieux
- Complémentaire privée pour la grande masse de la population
- Sur-complémentaire privée pour les plus riches

La "Grande sécu" est un nom impropre car ce projet ne concerne que l’assurance maladie. Il s’agit d’intégrer des Mutuelles à la Sécu (donc de les supprimer) pour qu’il y ait un seul payeur au lieu de deux.

Il existe plusieurs Hauts conseils chargés d’ausculter le Sécu dans tous ses aspects et ses branches et de faire des propositions, comme le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFi-PS), le Conseil d’orientation des retraites (COR), le Haut conseil pour l’avenir famille enfance âge (HCFEA), le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM).

Dans son rapport de janvier 2022 sur l’évolution de l’articulation entre la sécurité sociale et l’assurance maladie complémentaire, le HCAAM propose ainsi quatre possibilités d’évolution de l’articulation entre la sécurité sociale et l’assurance privée :

- améliorer le système actuel sans modifier son architecture (diminution des inégalités les moins acceptables, limitation des RAC les plus élevés, par exemple) ;
- instaurer une assurance complémentaire obligatoire, universelle et mutualisée ;
- augmenter les taux de remboursement de la sécurité sociale pour les besoins de protection commune (suppression des tickets modérateurs (nouvelle fenêtre)...) ;
- décroiser les domaines d’intervention de la sécurité sociale et des assurances privées (liberté plus grande de définition des niveaux et des contenus des garanties proposées par les assurances privées).

Pourquoi la Grande sécu ? Les frais de gestion de la Sécurité sociale s’élèvent à 5% et ceux des complémentaires à 15/20% car elles font de la pub et gèrent beaucoup moins d’assurés. Il y a donc des économies d’échelle et de frais de communication à réaliser.

Une grande partie de la gauche et des syndicats est favorable à la réforme (un seul payeur) à condition que les 4 conditions initiales soient de retour et qu’elle réponde aux besoins des assurés et ne serve pas seulement à faire des économies (austérité).

Question : Ne faut-il pas aussi rendre hommage à des figures moins célèbres mais tout aussi méritoires que Croizat et Laroque, comme Georges Buisson, notamment, qui présente, le 24 juillet 1945, devant l’ACP, un projet d’ordonnance fondant la Sécurité Sociale, en 88 articles, que l’ordonnance officielle du 4 octobre s’est limitée à copier avec quelques correctifs. C’est lui, le véritable père de la Sécurité Sociale. Il y a aussi Alexandre Parodi qui était ministre du Travail et de la Sécurité sociale dans le gouvernement De Gaulle entre le 9 septembre 1944 et le 21 octobre 1945.

Bernard Teper : C’est juste. Dans l’excellent film de Gilles Perret, la Sociale, on voit tous ceux qui ont travaillé aux Ordonnances. La CGT a sans doute voulu faire de Croizat la figure centrale.

De Gaulle était plutôt hostile à la Sécu mais une bonne partie de la résistance était communiste. Il est possible que sa démission en 1946 soit en partie liée à son opposition à la Sécu. Dès son retour au pouvoir en 1958, il demande à Michel Debré d’organiser le financement des écoles catholiques et de préparer les Ordonnances de 1967.

Q : Y a-t-il un projet de loi sur la Grande sécu ? Où en est-il ? Et comment peut-on le contrer ?

Bernard Teper : Voilà comment ça s’est passé : Olivier Véran a demandé au HCAAM de donner son avis sur une Grande sécu parce qu’il sait que la haute fonction publique est pour. Pourquoi est-elle pour ? Et d’abord quelles sont les forces en présence ? Les opposants les plus farouches sont :

- Le grand patronat
- La fédération nationale de mutualité française
- La médecine libérale

La haute fonction publique est pour parce qu’elle veut faire des économies d’échelle et supprimer les 7 milliards de frais de gestion des Mutuelles. La CGT est d’accord à condition que ce ne soit pas l’austérité. Voyant cela, les opposants ont décrété qu’ils préféraient le Statu-quo amélioré (la 1ère des quatre hypothèses d’évolution de l’HCAAM) à la Grande sécu. Du coup, Véran a dit : On verra ça plus tard (après les élections).

Comme vous le savez, la droite veut supprimer toutes les cotisations (salaire net = salaire brut) au prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Ce qu’il nous faut, au contraire, c’est revenir à l’unicité des caisses et arrêter les exonérations de cotisations. Pour cela il faut construire un bloc populaire majoritaire capable de prendre le pouvoir. La sécu est une priorité des assurés sociaux, il faut qu’elle devienne une priorité des syndicats, des élus de gauche et de tous les mouvements sociaux.

Q : Vous n’avez pas parlé du principe d’universalité. A-t-il été pris en compte au départ ? Qu’en était-il pour les femmes ?

Bernard Teper : L’universalité était dans le projet initial mais elle n’a pas pu être actée car des oppositions se sont fait jour. La sécu, c’est la plus grande avancée de l’histoire moderne, une si grande avancée qu’elle a suscité une puissante hostilité qui a empêché que le projet soit totalement mis en œuvre. L’universalité n’a pas été actée, l’assurance chômage n’est pas dedans, les agriculteurs et les membres des professions indépendantes (artisans, commerçants et professions libérales) ne sont pas dans le régime général.

Mais ce qui a été réalisé a été tellement énorme, qu’en 75 ans, ils n’ont pas réussi à privatiser la Sécu.

Il manque aussi une sécu alimentaire, du logement, etc... Mais pour le faire, il faut instituer une république sociale. Il ne peut pas y avoir de renouveau de la Sécu dans le monde néolibéral.

Quant au comment faire, cela exigerait un nouveau débat...

Q : Comment de Gaulle a-t-il pu modifier le statut de la Sécu avec les ordonnances de 67 ? En avait-il le droit ?

Bernard Teper : Bien sûr, dans un état de droit les lois peuvent être votées, supprimées, modifiées. C’est le rôle du gouvernement.

Q : Pouvez-vous nous en dire plus sur le forfait hospitalier ? Comment fonctionnait la démocratie à la sécu au début ? Était-elle directe ?

Bernard Teper : Avant janvier 1983, la sécu remboursait tout. Quand le forfait hospitalier a été instauré, il était très faible, mais depuis il a été multiplié par 9.

La démocratie était une démocratie représentative classique, sauf qu’elle s’appliquait au champ de la Sécu ; les élections étaient au suffrage universel des assurés sociaux. Les propositions/revendications des assurés remontaient par le canal des syndicats car les élus étaient élus sur des listes syndicales. Il y avait des représentants CGT, FO ? CFTC, etc... Il n’y avait pas de RIC.

Aujourd’hui dans les CA qui n’ont plus aucun pouvoir, il y a des représentants syndicaux non pas élus mais nommés par les syndicats.

Q : Les Mutuelles dont vous parlez, ce sont les Mutuelles privées ?

Bernard Teper : En 2005, sous la pression de l’Union Européenne, est créée l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (UNOCAM) qui rassemble les différentes familles d’organismes complémentaires d’assurance maladie :

- La Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) ;
- La Fédération française de l’assurance (France Assureurs) ;
- Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) ;
- Le Régime local d’assurance maladie complémentaire obligatoire des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.

Cette structure et ses composantes sont contrôlées par l’ACPR, le « gendarme des assurances », qui a droit de vie et de mort sur elles, en vertu de la loi Solvabilité 2 (Entré en application le 1er janvier 2016, Solvabilité II est un ensemble de règles fixant le régime de solvabilité applicables aux entreprises d’assurances dans l’Union européenne).

La seule différence avec les assurances du Medef, c’est que ces Mutuelles n’ont pas d’actionnaires et ne paient pas de dividendes, mais c’est contourné par des salaires mirobolants.

La Commission européenne autorise le monopole de la Sécu tant que la cotisation est obligatoire. Sinon elle deviendrait une structure privée et rentrerait sous le contrôle de l’ACPR.

Dans les années 1980, la Mutualité recule face aux assureurs, qui, eux, en tarifant en fonction de l’âge, peuvent attirer une clientèle plus rentable : les jeunes, pendant que les mutuelles recueillent les catégories les plus consommatrices de soins, notamment les personnes âgées. Du coup, certaines mutuelles commencent à utiliser des méthodes assurantielles. En 1985, Mitterand fait voter une réforme du code de la mutualité qui distingue les mutuelles (au nombre de 7 000) des sociétés d’assurance à forme mutuelle. Elle ouvre le secteur de la santé à la concurrence du marché, tout en le complétant d’un code de bonne conduite (non sélection des risques). EN 2001, un nouveau code de la mutualité oblige toutes les complémentaires santé de pratiquer les méthodes assurantielles sous le contrôle de l’ACP qui deviendra ACPR.

Le Ministre de la santé de Mitterrand s’imaginait alors que, grâce à ces réformes, les Mutuelles « boufferaient » le privé, mais, comme c’était à prévoir, les Mutuelles, mises en concurrence avec le privé, ont adopté les méthodes douteuses du privé, notamment la sélection par le risque (faire payer moins cher à ceux qui ne coûtent rien et beaucoup plus cher à ceux qui coûtent cher). Alors que les Mutuelles, sur le modèle de la Sécu, fonctionnaient auparavant sur la solidarité qui est un principe révolutionnaire.

Q : Comment peut-on informer et mobiliser le public ?

Bernard Teper : Il faut créer un nouveau bloc, une force sociale qui prenne en compte les préoccupations véritables des gens, à savoir dans l’ordre : le pouvoir d’achat, la protection sociale et la sécurité. Cela nécessite de gagner la bataille de l’hégémonie culturelle. A l’heure actuelle, une partie du peuple a été gagnée par le discours capitaliste.

Il y a au sein de la gauche des gens qui nous pilonnent, comme ceux qui défendent le revenu Universel qui ne peut se faire qu’en détruisant la sécurité sociale (le PIB s’élève à 2400 milliards, 1000€ pour tous = 816 milliards). C’est le projet de Friedman : détruire toutes les protections sociales et les remplacer par le revenu universel pour solde de tout compte.

Macron aussi veut fusionner toutes les prestations dans revenu universel.

Q : Où en est le rapport de force à la sécu ?

Bernard Teper : Aujourd’hui, la Sécurité sociale est complètement étatisée. Les élus CGT, FO, etc, siègent dans les Conseil mais ils n’ont plus aucun pouvoir. La faiblesse des syndicats fait que les priorités deviennent la lutte à l’intérieur de branches sur les métiers.

En ce qui concerne les Mutuelles, on en parle beaucoup parce qu’elles font de la pub, mais selon les derniers chiffres :

- la sécu a remboursé 79,8 % des soins
les Complémentaires santé 12,3 %
les assurés avec le reste à charge étant de 7,9%.

Q : Peut-on échapper au précipice vers lequel on s’avance dans le cadre de l’UE ?

Bernard Teper : Juncker l’a dit : Il n’y a pas de démocratie contre les traités ». Il ne peut donc y avoir aucune politique progressiste dans l’UE et pour en sortir c’est l’Article 50. Mais pour en sortir faut être solide. Il y a deux gros obstacles : d’une part les Français sous-estiment le rôle réactionnaire de l’UE car il est dissimulé par les pouvoir en place, et, d’autre part, la France est dans l’Euro. La sortie ne pourra avoir lieu qu’à la faveur d’une crise paroxystique, avec une majorité solide.

Dans tous les cas, comme disait Jean Jaurès : « Il faut partir du réel pour aller vers l’idéal ».

Bernard Teper est co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP) et co-auteur de "Néolibéralisme et crise de la dette", "Laïcité : plus de liberté pour tous", "La laïcité pour 2017 et au-delà ; de l’insoumission à l’émancipation", "Contre les prédateurs de la santé", "Retraites : l’alternative cachée", "Penser la République sociale pour le 21ème siècle", "Repenser la protection sociale du 21ème siè

 



Le blog de David Noël, militant communiste et syndicaliste du Pas-de-Calais

 

Publié par David NOËL


Le secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord Fabien Roussel a présenté lundi son programme pour l'élection présidentielle depuis le siège de la place du Colonel-Fabien à Paris

Fabien Roussel a la tête de l’emploi. Premier visage communiste sur les affiches électorales de la présidentielle depuis quinze ans, le député du Nord affiche une bonne humeur à toute épreuve. A l’image des « jours heureux » dont il a fait son slogan pour cette campagne présidentielle et dont les lettres barrent depuis quelques jours la mythique façade du siège du PCF, place du Colonel-Fabien à Paris.

La semaine dernière dans le baromètre OpinionWay/Kea Partners pour Les Echos et Radio Classique, le candidat est brièvement passé (3 %) devant sa rivale socialiste Anne Hidalgo (2 %) dans les intentions de vote pour le premier tour. Une péripétie sondagière, mais très symbolique, car jamais vue depuis les années 1970.

« Notre pari depuis le début, c’est que Fabien Roussel gagne à être connu et que plus il le sera, plus il va gagner en popularité », promet son directeur de campagne, l’adjoint à la maire de Paris Ian Brossat. Le communiste espère franchir ce premier obstacle de la notoriété grâce, en partie, à une accalmie sur le front sanitaire. « Les oreilles se tendent, on a eu quelques moments de visibilité pour percer le mur du son et quand il joue sa musique, on l'écoute », se réjouit Guillaume Roubaud-Quashie, porte-parole de la campagne. Le candidat a été bien aidé par une récente polémique née sur les réseaux sociaux après son apologie de la « gastronomie française » qu’il a résumée par « un bon vin, une bonne viande, un bon fromage ». Fabien Roussel a entretenu soigneusement la controverse, notamment avec une visite à l’École professionnelle de boucherie à Paris la semaine dernière.

Pique. Ces polémiques « sont révélatrices » car « elles montrent en même temps à quel point une partie de la gauche et des écologistes est véritablement coupée du peuple », assurait-il la veille de ce déplacement à l’occasion de ses vœux à la presse. « Pour certains, [...] le sujet c’est d’interdire : interdire la viande, le foie gras, les voitures, les sapins de Noël et même les centrales nucléaires ! », avait-il encore taclé. C’est le deuxième objectif de la campagne : marquer sa différence, notamment au sein d’une gauche morcelée comme jamais. « Sa spécificité commence à être entendue. Il est populaire, il dit des choses que les autres ne disent pas car ça n’est pas dans leur scope », affirme Ian Brossat.

« Le revenu universel, qui n’est rien d’autre qu’un revenu d’assistance garanti, nous n’en voulons pas »

Lundi, lors de la présentation de son programme, Fabien Roussel s’est d’ailleurs employé à lister ses divergences. Comme sur la question du travail, sujet sur lequel il a proposé d’instaurer un « droit universel à l’emploi ». « Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage à une France des salaires élevés, une France du travail et du revenu issu du travail. Et donc le revenu universel, qui n’est rien d’autre qu’un revenu d’assistance garanti, nous n’en voulons pas », a déclaré le candidat communiste. Sans oublier d’adresser une pique à ses adversaires qui, à droite, célèbrent ses passes d’armes avec les écologistes et louent ses positions fermes sur la sécurité et la laïcité.

« Favori de la droite ». « Quand on me dit que je suis le candidat favori de la droite, ils n’ont pas dû bien lire mon programme. Maintenant, ils vont l’avoir sous les yeux », a ironisé le patron du PCF. Hausse généralisée des salaires, smic à 1 500 euros net par mois, rétablissement et triplement de l’ISF, création d’un demi-million d’emplois publics, blocage des délocalisations, nationalisation de BNP-Paribas, de la Société générale et d’Axa... Le projet labellisé communiste ne souffre en effet aucune ambiguïté. « C’est le candidat de la gauche simple avec des propositions qui paraissaient assez banales avant, mais qui, dans un univers d’une gauche un peu bizarre, ont parfois l’air exotiques », souligne Guillaume Roubaud-Quashie.

Tous les communistes ne goûtent pas pour autant la virée en solitaire de leur secrétaire national. Le député de Seine-Maritime Sébastien Jumel a annoncé son ralliement à Jean-Luc Mélenchon lors de son « meeting immersif » à Nantes, le 16 janvier dernier. Le maire de Dieppe Nicolas Langlois a depuis fait de même, après celui de Stains Azzedine Taïbi dès le mois de décembre. Face à la perspective d’autres défections, Fabien Roussel reste de marbre. « Un de perdu, dix de retrouvés ! [...] Ça relève le défi, ça donne envie d'être encore meilleur, plus fort, plus convaincant, plus déterminé et ça me renforce », s’est-il emballé. Avant de lâcher dans un large sourire : « L’adversité, ça n’a jamais été un problème, ça peut même être un moteur. »

Raphaël Proust

Source : L'Opinion
25 janvier 2022

 

Note de Pedrito

La "virée" qualifiée "d"en solitaire" est une vue de l'esprit de ce Proust: la candidature de Fabien ROUSSEL n'est pas un acte individuel, ce genre de comportement çà n'existe pas chez les communistes, elle a été décidée PAR LE PC, ce qui l'en reste, même si elle n'est pas respectée par tous les communistes, certains d'entre eux se comportent donc en politiciens qui ne se préoccupent que de leur ego ou de leur  future réélection. Bravo donc et merci aux traitres, Jumel, Taïbi, Langlois, mais aussi Hue et consorts, tous liquidateurs du Parti.....Ce qui n'est pas un gage d'honnêteté politique, l'histoire  les jugera pour ce qu'ils sont: des drôles de cocos couchés ou agenouillés devant un aventurier mitterrandien anti communiste. Un comble pour des soit-disant cocos !!!!Le second tour sera pour beaucoup de citoyens comme moi trahis par ces sa..... ds, un jour d'abstention. Mais le courage de ROUSSEL dans ces conditions n'en est que plus méritoire malgré sa jeunesse et ses lacunes politiques dont les liquidateurs sont responsables. Et eux seuls !!!!

Il semblerait aussi, aux dires d'un ami aficionado, qu'il "serait CONTRE LA CORRIDA" !!! Ce qui prouverait qu'il peut-être aussi couillon que citoyen candidat communiste valable et respectable. 

 Il a donc besoin de mûrir....

 

ORPEA

(en attendant les autres),

LE BAL DES VAMPIRES

Dans ces Olympiades du pillage, la devise 

"Citius, Altius, Fortius ",

mais très peu

" "Communiter" (traduire ensemble).

C'est plutôt "TPMG"

 

 

ORPEA (en attendant les autres), le bal des vampires

A l'annonce de la sortie de l'enquête et n'ayant pas pu acheter son auteur (honneur à lui),  cela a été la curée dans le microcosme de ce milieu (au sens mafieux du terme) bien informé.

Comme le premier Balladur venu qui met les voiles avec les biftons des opérations spéciales, le cercle s'est servi avant de riper les galoches (rappelons-le, en pleine pandémie larguant les personnes vulnérables qui avec impôts et contributions les gavent).

A propos donc de ce cercle restreint des informés, ces vampires de la dépendance, l'enquête parviendra-t-elle à démontrer un délit d'initié ou « délit d'utilisation illicite d'une information privilégiée », une infraction spécifique quant au fonctionnement des marchés financiers (droit pénal boursier).

ORPEA (en attendant les autres), le bal des vampires

Faut-il en rire ou prendre une froide et violente colère ? Le palmipède de ce mercredi, parmi un florilège d'information sur le sujet nous apprend qu'en 2019 la direction d'Orpéa à reçu le "trophée d'excellence  du master "droit et ethique des affaires" décerné par l'université de Cergy Pontoise.

Le comportement des patrons d'ORPEA devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée à été d'un tel mépris que même les représentants des groupes qui leur ont fourni la monture, mis le pied à l'étrier et fourni la niche fiscale pour stocker l'or du pillage se sont mis (ou ont fait semblant de se mettre) en colère.

Il va falloir peser fort pour que les vampires qui se gavent sur la fin de vie de personne à santé déficiante se retrouve derrière les barreaux en Etablissement à Hospitalité prolongée pour Affairistes Délinquants. Un tel EHPAD à la Santé pour que leur avenir soit assuré.

Comme ça en passant Il est pour le moins croquignolet de remarquer que c'est Anne Meaux -  ancienne d'Occident et Ordre nouveau, qui deviendra présidente du groupuscule d'extrême droite le sinistre GUD (Groupe union défense-Assas) puis  intègrera en 1974 le comité central du Parti des forces nouvelles, participera alors comme membre du comité de campagne de Giscard, ex conseillère "com" de Sarkozy à l'Elysée - qui gère la communication d'Orpéa  

Maintenant, du point de vue du droit et pour rappel ou information : 

L’élément légal est l'article L. 465-1 du Code monétaire et financier : l'infraction vise l'utilisation illicite d’informations privilégiées par des personnes en ayant connaissance à titre professionnel.

Les personnes dites « initiées » sont celles susceptibles de détenir des informations confidentielles à titre professionnel. Il s'agit de personnes physiques (dirigeants de société), mais aussi de personnes morales.

Les personnes visées par cet article sont :

  • le dirigeant d'une société ou toute personne dans l'exercice de ses fonctions qui utilise ou communique à un tiers sans l'utiliser, une information privilégiée ;

  • toute personne/tiers qui l'utilise et la communique, autre que les précédentes.

Les sanctions diffèrent selon la qualité des personnes ayant réalisé l'infraction :

  • pour les personnes physiques : infraction passible de 2 ans d'emprisonnement et d'une amende allant jusqu'à 1 500 000 € ;

  • pour les personnes morales : amende du quintuple des personnes physiques et placement sous surveillance judiciaire avec interdiction d'exercer l'activité qui a permis la commission de l'infraction et la dissolution.

  • toute personne/tiers qui l'utilise et la communique, autre que les précédentes.

Comment nos sociétés  se doivent -elle de traiter le parcours des hommes et des femmes qui la compose de la naissance à la mort en dehors des critères de profit ajustés par le niveau de rentabilité ? En voila une question qui en posant la mise en place d'un pilier du financement de la protection sociale à la source, à partir des richesses créees, avant dividendes, ferait un remarquable sujet de table ronde  si l'élection qui est au bout avait du sens.

Mais là...

 

Politainment

Avez-vous regardé « Face à Baba », nouvelle émission « politique » sur C8 ? Moi si. Et je ne suis pas sûr que ce fut une bonne idée. Marx disait, citant Hegel, que l’histoire se répète, la première fois comme une tragédie, la deuxième comme une farce. Et bien, « Face à Baba » est la répétition d’émissions comme « l’Heure de vérité », mais sous format farce. C’est triste de voir où en est tombé le débat politique. On trouve pas mal d’auteurs pour dénoncer les dérives de « l’infotainement », mélange de « information » et « entertainment » (« amusement » en américain). Il faudrait peut-être une nouvelle catégorie, le « politainment », mélange entre « politique » et « entertainment ».

En 1994, lorsqu’il anime le débat entre Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen, Paul Amar ouvre la confrontation en proposant aux deux participants des gants de boxe. A l’époque, le geste fait scandale et Amar paiera chèrement son geste, tout simplement parce que les Français se faisaient une certaine idée du débat politique en démocratie, et n’acceptaient pas qu’il soit réduit au spectacle d’un match de boxe. On imagine difficilement aujourd’hui qu’il fut un temps où tout n’était pas permis, où les émissions politiques étaient un questionnement digne et rationnel, dans un décor sobre, d’un homme politique par des journalistes et des politologues.

En 2022, l’homme politique n’est plus face au peuple ou à l’histoire, mais « face à Baba ». Pour ceux qui ne le sauraient pas, le nom de l’émission vient du petit nom dont la mère de Cyril Hanouna affublait son enfant. Ce n’est pas neutre. L’homme politique parle dans un décor « flashy » destiné à distraire le spectateur, qui pourrait être celui d’une émission de variétés. Il est interrogé par différents personnages médiatiques ou « citoyens de la société civile » qui excellent dans le pathos mais sont incapables de poser une problématique qui soit véritablement politique. Il ne peut sortir de ces confrontations… qu’un match de boxe, des échanges de « vous vous prenez pour qui, vous ? », et des flots de démagogie. Démagogie qui consiste autant en promettre n’importe quoi que de prétendre une fausse empathie avec les malheurs de son public.

Je me suis toujours demandé, en regardant les émissions de Mireille Dumas, comment des gens pouvaient manquer de dignité et d’estime de soi au point d’exhiber leur vie intime à la télévision. Avec les hommes politiques, c’est pareil. Qu’un candidat à la plus haute magistrature se laisse (mal)traiter d’égal à égal par un bateleur comme Hanouna et ses invités, c’est déjà consternant. Qu’un candidat accepte de participer à une telle émission comme « faire valoir » d’un autre candidat, comme l’a fait Zemmour, c’est désolant.

Le spectacle avait chassé l’information de nos écrans, maintenant il chasse la politique. Confronter l’homme politique à la « victime » – ce que Hanouna fait abondamment – tue la politique, parce que la politique nécessite une capacité à s’abstraire du cas particulier pour penser le cas général. « Hard cases make bad law » (« les exemples difficiles font des lois mauvaises ») disent les Anglais, et ils ont raison. Lorsque l’homme politique s’occupe du cas de monsieur X ou de madame Y, il ne fait plus de politique. Faire de la politique, c’est dégager l’intérêt général et le mettre au-dessus des intérêts particuliers. Et l’intérêt général exige quelquefois que madame Y se prenne un coup de matraque dans la gueule, ou que monsieur X meure dans les tranchées. Le malheur individuel peut être mis au service de tout et son contraire : en entendant l’infirmière qui dénonce la misère de l’hôpital, on a envie d’augmenter la dépense publique. En écoutant le gentil transporteur écrasé par les taxes sur l’essence, on a envie de la réduire. On ne peut penser une politique à partir de la superposition des discours individuels.

Placer l’homme politique dans un décor de variétés tue la politique, parce que le citoyen finit par se demander si l’homme politique croit plus à ce qu’il dit que l’acteur qui joue Hamlet. Et j’irai plus loin : si l’homme politique accepte de se donner en spectacle, c’est parce que lui-même se met dans la peau d’un acteur (1). Mélenchon est de ce point de vue le pionnier, avec ses « hologrammes » et autres « meetings immersifs ». Insidieusement, la forme prend le pas sur le fond, la sensibilité – et la sensiblerie – sur le discours rationnel. Mais Mélenchon n’est pas le seul, loin de là. Tout le monde est atteint, y compris au plus haut de la pyramide. Quand le président de la République fait une émission avec McFly et Carlito, il fait lui aussi du spectacle.

La politique, la vraie, est une chose sérieuse. Une chose qui nécessite une hauteur de réflexion, une capacité à s’abstraire de l’anecdote. Une chose qui impose des choix tragiques. Si ceux qui sont censés la faire n’y croient pas, pourquoi le peuple le verrait-il autrement ? C’est bien cela le problème : si la politique devient un spectacle, l’homme politique devient un acteur, c’est-à-dire un homme qui débite – bien ou mal – un discours auquel il n’est pas tenu de croire, et qu’il s’adapte au gout du public. Personne ne s’imagine que l’acteur qui joue Macbeth s’intéresse à l’avenir de l’Ecosse.

Descartes

(1) J’invite ceux qui n’auraient pas regardé « face à Baba » avec Jean-Luc Mélenchon de regarder les dix dernières minutes de l’émission, c’est-à-dire, la séquence avec Raquel Garrido. Il y a de quoi faire un sketch…

 

Il faut désormais 500 parrainages d'élus  répartis sur le sol national  et connus de tous.

Pour Macron , la droite et la mouvance socialiste-radicale c'est une formalité. Mais c'est une formalité pour Fabien Roussel aussi. En nombre d'élus le PCF est un grand parti, ce que les médias s'évertuaient à cacher jusqu'à présent.

Nous n'avons aucun doute sur la capacité de Mélenchon ou Jadot à y arriver, mais il faudra s'y employer désormais. Avec l'effondrement du  mur du silence qui occultait  Fabien Roussel les réalités aussi se font jour. La gauche est plurielle et le PCF doit y jouer un rôle important pour qu'elle redevienne crédible

Et le programme qui va avec aussi. C'est la vraie nouveauté de 2022.

 blog pcf littoral

Publié par El Diablo

Le programme porté par Fabien Roussel est clairement orienté sur l'urgence sociale et l'action immédiate pour faire face à la crise économique et sociale qui se développe depuis la pandémie de Covid-19.
Présentation :

Les 180 propositions s'axent prioritairement à sortir les gens de la pauvreté, à donner un emploi, une formation à toutes et tous, à donner un avenir qui réponde a un besoin de progrès, de liberté, de justice et de développement. Le programme est certes imparfait, certains points méritent plus de précision, mais il est, pour paraphraser Georges Marchais, globalement positif dans ses propositions.

Pour les maximalistes qui vont hurler à la trahison du Parti communiste français et démontrer que Fabien Roussel a trahi tout ce qui existe dans ce monde, rappelez-vous qu'un programme n'est pas un texte de congrès. Il ne faut pas s'attendre à avoir l'abolition du capitalisme proclamée dès le premier point, ni dès le premier jour. Un programme doit être une marche pour gagner les masses, pour réimplanter le Parti communiste dans le territoire. Il faut savoir "partir des masses pour retourner aux masses".

Le programme complet est en téléchargement ICI

 

Les points forts:
 

Emploi - salaire - condition de travail

- Augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux
- Abrogations des lois antisociales votées sous le mandat de Hollande et Macron (Loi travail, ordonnances Macron, loi Borne ...)
- Interdiction des licenciements
- Retraite à 60 ans, avec 37,5 trimestres de cotisation et la prise en compte des années d'études, de formation, de chômage ...
- Semaine de 32H sans diminution de salaire
- Baisse des taxes immédiates sur l'énergie (TVA à 5,5%, chèque énergie à 700 euros)

POURSUIVRE LA LECTURE :

 

Le pactole de la maltraitance

l'ignoble, visible.

Mais aussi derrière le fond de scène,

pas plus reluisant.

Le pactole de la maltraitance

Ainsi donc , en bon père de famille protégeant ses biens, le patron d'Orpéa - preuve si besoin qu'il maitrisait parfaitement les rouages financiers et la profitabilité qu'il avait charge de piloter- le saigneur des pensions apprenant qu'un opuscule détonnant risquait de peser sur le cour de bourse du groupe et ainsi contrarier ses projets financiers,  s'est empressé d'encaisser 580 000€ en revendant sa part accumulée des actions qu'il avait su faire si bien fructifier.

Oui, ce monsieur est une ordure, l'affaire est entendue.

Mais, que lui ?

Les quatorze autre membres du comité exécutif, les cadres ultra-sup du staff de direction, ceux des 13 membres du CA qui ont validé la stratégie ceux qui n'ont rien dit, ont voté les comptes, la répartition des dividendes (toutes fonctions arbitrales légale existant pour organiser l'activité d'un tel groupe) d'innocents perdreaux de l'année ?

Les gens qui dans la précipitation ont voté l'éjection de la tête de gondole des pilleurs ne sont pas eux même des pillards ou impliqué dans le pillage ? 

Et que dire des parlementaires, ministres et gouvernements qui ont maçonné les niches fiscales autorisant le pillage des fonds publics et revenus des familles tant en amont par la jungle tarifaire qu'en aval par les incitations fiscale pour qui va participer à la curée.

 

 

Paris, 2 février (Prensa Latina) L’association française Cuba Linda a exhorté mercredi les candidats pour la présidentielle d’avril à définir une attitude contre le blocus économique, commercial et financier imposé à l’île il y a plus de 60 ans.

Lors des déclarations à Prensa Latina, cette organisation a expliqué que cette demande avait été réalisée dans le cadre de la course à la présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 10 avril, et à l’occasion du 60 anniversaire de l’adoption officielle de la politique du blocus par Washington contre Cuba, alors que des mesures punitives ont été imposées dès le début de la Révolution, en 1959.

Le 3 février 1962, le président états-unien de l’époque, John F. Kennedy, a signé le décret-loi 3447 destiné à justifier sur le papier un état de siège déjà mis en pratique par son pays dans des secteurs tels que l'énergétique et le sucrier.

Cuba Linda a rappelé que dès la signature de cette législation, les 12 mandataires de la Maison Blanche ont mis en œuvre des mesures criminelles contre l’île qui a choisi de poursuivre son propre chemin et de ne pas se soumettre à la volonté impérialiste. 

Ce blocus a été celui de plus longue durée de l’histoire imposé à un pays et il n’a fait que s’intensifier, en transgression des  normes et principes du Droit International et de la Charte de l’ONU, sous prétexte de la capitulation d’un peuple souffrant de faim et de désespoir, a-t-elle dénoncé.

L’organisation, créée en 1998 dans le but de promouvoir le rapprochement entre la France et Cuba, a précisé son objectif d’envoyer une lettre aux candidats présidentiels  pour connaître leur position par rapport à cette politique hostile et les actions à adopter pour la combattre, en cas d’être élus.

À cet égard, cette association a signalé le caractère extra-territorial du blocus et ses répercussions sur les entreprises, la banque et les citoyens français.

C’est le moment de mettre fin à ce blocus criminel et illégal, un dispositif belliqueux qui frappe la population cubaine dans tous les sens, dès la santé publique et l’éducation jusqu’à la culture et les relations économiques, a-t-elle indiqué.

Lors de sa déclaration, Cuba Linda a réitéré que le blocus représentait la principale entrave au développement de l’île et elle a réaffirmé sa reconnaissance de la résistante nation antillaise.

Ce pays des caraïbes (de la Caraïbe) se tient débout  depuis plus de 60 ans en bâtissant avec dignité et détermination une société plus juste et plus humaine, une société où la population se trouve au centre des décisions, où la santé et l’éducation sont gratuites, une société qui devient un exemple pour les peuples du monde, a-t-elle affirmé.

Parallèlement, ladite association a demandé de ne pas oublier le rejet de la communauté internationale par rapport au blocus, dont les États membres de l’ONU au sein de son Assemblée Générale ont exigé à la quasi-unanimité sa levée dès 1992 via plusieurs résolutions à cet effet.

jcc/ssa/rgh/wmr

source : https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=888368:les-candidats-presidentiels-francais-pries-de-refuser-le-blocus-contre-cuba&opcion=pl-ver-noticia&catid=89&Itemid=101

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

EHPAD à but lucratif: la bourse ou la vie?

Cette pub, prise sur le blog de Canaille le rouge, parle mieux qu'un long développement en la matière. Et la ministre de Macron, Brigitte Bourguignon, en charge de l'Autonomie -peut-être du CAC 40?- a beau s'égosiller que "le grand âge n'est pas une pompe à fric", que faisaient le gouvernement et subsidiairement les ARS aux temps chauds pour suveiller et contrôler les EHPAD à but lucratif?

En tout cas, comme le révèle le Canard enchaîné, peu avant la parution du livre Les Fossoyeurs, le DG du groupe Orpea, Yves le Masne vendait ses actions, en faisant un coup boursier de 590 000 euros: gling-gling dans sa tirelire ou bien ailleurs.

Depuis, le DG, fusible doré, a été licencié. Pas à cause de son coup boursier. Non, parce que le groupe Orpea voulait laver plus blanc que blanc devant l'opinion publique. Il vient d'être remplacé pour parler dans les téloches par Philippe Charrier, nouveau pdg, qui déclare sur Bfmtv sur le coup boursier de l'ex-DG: "c'est une décision qui ne touche pas le groupe". Ouais, alors quitte ou double chez Orpea? Double!

Attention, Orpea est cité par le gouvernement des riches et du patronat. Mais ce groupe n'est pas le seul groupe à but lucratif qui s'occupe(sic) du grand âge. Et des dispositions législatives ont été adoptées par l'Assemblée nationale pour plus encore: déduire la tva pour ceux qui investissaient dans ce type d'EHPAD. C'était sous Sarkozy président, premier ministre François Fillon et ministre des EHPAD, pardon de la Santé et de la solidarité, Xavier Bertrand aujourd'hui dans le team de campagne de Valérie Pécresse.

Bon, ceci dit, sous Hollande président, rien n'a été changé dans cette spéculation financière. Pas vrai Anne Hidalgo, candidate du Part socialiste en ce moment? Quant à Eelv, ministres sous Hollande président, c'est motus et bouches fleuries cousus.

En lien, le blog de Canaille le Rouge:

Ehpad toujours, petit voyage dans l'ignominie - Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges.

https://amers-cap.com/2022/02/ehpad-toujours-petit-voyage-