jeudi 19 août 2010

PARENTIS: SUITE ET FIN

DIMANCHE 8 AOÛT: LES MORENO DE SILVA.



9/10° d'arène. Grand beau temps.


Le premier, n° 19, est mis en suerte à 2 mètres du cheval: pas terrible, pour le prix pour la meilleure pique. Carioqué, sortie savamment fermée.... Deuxième pique prise elle aussi à l'arrêt, toro posé sous les étriers. A croire que la prime aura été directement prélevée sur l'enveloppe de CASQUINHA, pour les basses oeuvres du piquero aux ordres. Alguazil peu présent.

Le novillero débute sa faena par naturelles, avec petits pas en arrière stylés. Lui aussi torée avec beaucoup de pico, sur le passage. Une envie certaine, mais bagage insuffisant, le novillo ne s'en laisse pas compter. Il gratte le sol, collabore peu, et reçoit illico un bajonazo de gala après deux pinchazos. N° 19, le second adversaire du Portugais pousse les trois fois avec force et bravoure sous la morsure du fer. Trois grosses piques, dont une forte carioca, sans que le Portugais ne bronche ni ne lève le petit doigt. Solide, sur des pattes d'acier, le novillo garde la bouche fermée, malgré le châtiement. Devant un tel animal, Casquinha ne peut opposer qu'une faena en trompe l'oeil, sur le passage du cornu, il se fait déborder, dominer, le novillo restera le maitre du rond jusqu'à la fin, jusqu'à l'entière qui le couche, après un pinchazo. Mais c'est vrai qu'il faut du courage, à défaut de métier!

Le second de la tarde, applaudi longuement à sa sortie, est un manso qui voudrait bien trouver l'issue de secours. Il est faible, semble trainer ses pattes arrières. Il prend deux belles piques DE FRENTE ( ¿ Contentos, los compañeros QUINTANA ?), bien poussées, et galope depuis le centre du ruedo pour une troisième embestida, sans être touché. Le novillo est noble, plein de ces qualités qui font un grand toro. ORTIZ cite de loin et de face, tente une faenita agréable, mais qui sera brève, il étouffe trop vite son toro qui s'éteint sans exprimer ces qualités entrevues. Entière ladeada.


Il reçoit son second par farol. Le novillo parait tardo, distrait, puis fuse et renverse la cavalerie. Deuxième pique, levée, puis reprise, troisième reçue sans répondre. Avec la flanelle, Ortiz sera vite en danger: quelques passes, puis il est bousculé, se permet aussitôt un desplante alors qu'il est lui aussi, comme ses copains de cartel, dominé par la caste du Silva. Mais le novillo fuse sur lui à nouveau, ne laisse aucun répit: débandade habituelle....Une entière dans les poumons.

Une oreille !!!! Honte au palco incompétent pour ce non-sens taurin!
S'il le faut, et IL LE FAUDRA BIEN, si l'on veut sauver la corrida avec des arguments aficionados irréfutables, puisque des "spectateurs" hurlent pour réclamer un pavillon pour une épée de voyou, hors des règles et des canons, pourquoi ne pas expliquer au micro que cette récompense totalement imméritée ne peut-être et ne sera pas décemment attribuée? Cela ferait réfléchir : 1°les petits tricheurs qui se prennent déjà pour des vedettes en nous prenant pour des jambons, 2° le public commencerait aussi à ouvrir les yeux!
Le 8 est un manso qui cherche lui aussi la sortie. Daniel PALENCIA est impressionnant d'inaptitude ou d'incompétence, comme on voudra. Il regarde distraitement son peon conduire la lidia, pas concerné pour deux sous à ce qui se passe. Pourquoi est-il là? Le sait-il mui-même? Une honte, qui se prolonge alors qu'il laisse assassiner son novillo par le piquero de turna, avec une deuxième pique infligée à l'animal collé au cheval, sans embestida, puis une troisième, poussée avec bravoure. Palencia prend la flanelle, fait deux ou trois gestes à reculons, puis va chercher l'épée, tente six pinchazos, jusqu'à ce que le novillo se couche, avant d'être relevé plusieurs fois par l'estoc et la puntilla. Sin vergüenza! Quel gâchis!!!
Son dernier, n°4, trottine vers les tablas. Puis échappe évidemment aux capes - l'inaptitude de Palencia n'est pas un phénomène passager - et se présente au cheval au trot pour une bonne rencontre appuyée, deuxième pique dans l'épaule, -dans l'indifférence, vaya aficion -,la troisième pour la forme. L'animal se révèle très noble, toréable à souhait, mais la faena sera exclusivement droitière, en abusant du pico. Le garçon fait des passes, quelques séries sans relief, ni transmission, puis loge une épée dans les côtes, sans aucun complexe, ni honte, puis un pinchazo, puis deux tiers d'épée.
Grosse marge de progression pour les 3 actuants: un seul accèdera-t-il au grade supérieur? Et pour combien de temps?
Comme Florent, j'ai beaucoup pensé à Diano, le frère de ces Moreno de Silva, qui sema la terreur dans le ruedo Carcassonnais en 2009. Qui n'eut même pas droit à une vuelta, alors que des chèvres de merde sont régulièrement "grâciées" sans avoir reçu une seule VRAIE pique. Les Moreno de Silva du jour étaient de belle prestance, mais furent gâchés par les piqueros aux ordres de novilleros très en-dessous des novillos.
Très intéressante tarde, malgré tout, pour les aficionados a los toros. Vive PARENTIS 2011!

ME GUSTAN LAS NOVILLADAS DE PARENTIS EN BORN

SAMEDI 7 AOÛT: PRIETO DE LA CAL.
Lleno absolu pour cette novillada d'ouverture de la San Bertomiu.
Trois piques pour le novillo d'ouverture, n° 68: forte, la première, sort seul de la seconde, hésite longuement puis pousse peu pour la troisième. Peu de charge ensuite pour une faenita assez compliquée, et profilée, de Javier HERRERO, dont la muleta tutoie souvent la corne du Prieto, qui garde la bouche fermée jusqu'à la mort, après une entière et un avis. Le n° 20, sorti en quatrième position, tape dans les planches. Il prendra lui ausi trois piques, et poussera avec force trois fois, les deux dernières après un galop depuis le centre du ruerdo. Puis gardera la maitrise des débats. Hérrero torée de profil, en criant beaucoup, et beaucoup trop, c'est assez insupportable. Il est promené et désarmé plusieurs fois, sa prestation s'achève en eau de boudin. Ce qui ne l'empêche pas de descabeller son novillo après 4 pinchazos, sans une seule épée.
Le second de la tarde, n° 40, prend lui aussi trois bonnes rations de fer. Il parait un peu faible, glisse plusieurs fois, il est noble à souhait. Quelques derechazos de Luis MARTIN NUÑEZ, ajoutez-y les bêlements de la cuadrilla de service - bièèèènnnn!!!!-, et le palco déclenche la musique! Protestation sonore de M. CHAVANIEU à l'adresse de la peña: " La musique ne doit pas jouer tant que le torero n'a pas toréé de naturelles!!!" (Et c'est vrai que des stages pratiques devraient être sérieusement organisés pour la Présidence: car ces gens-là, du palco, se prennent souvent pour plus aficionados que nous.... Il y en a un qui a su me l'écrire, il y a peu... Être président, c'est une référence. Comique! Tenez: celui qui sévissait à VIC, le vendredi soir, et qui a distribué des paniers d'oreilles de compassion ou de reconnaissance, accumulant conneries ou magouilles, et bien vous le voyez souvent et vous continuerez de le voir partout, à AIRE, à RIEUMES ou ailleurs. A croire qu'ils ont un contrat d'exclusivité, qu'ils sont uniques, indispensables, irremplaçables. ) Et comme la plupart de ses compañeros, Nuñez fait des passes, sans toréer, se découvre beaucoup, se profile, et se fait bouffer. Deux pinchazos, une entière qui ressort, et le gamin s'octroie une vuelta imméritée, avec la complicité du palco silencieux. Son second opposant cherche lui aussi l'issue de secours: il prend d'autorité une sévère pique trasera, puis une autre dans l'épaule, des rations de voyoux. Pour le reste, ce sera bis repetita: avec le pico, essentiellement, dont il abuse, Nuñez fait des passes, sans imposer son poignet, se fait promener, subit la loi de la caste. Entière. Circulez....
Le troisième, jabonero, n° 50, est reçu par farol à genoux par Esaü FERNANDEZ. C'est la signature du chaval. Pour le reste, pas grand chose, si ce n'est presque rien.Après deux piquettes et un embestida ratée, c'est surtout en gueulant que le garçon tente de faire croire qu'il torée, alors qu'il subit lui aussi la loi du Prieto de la Cal. Aucune transmission du torero vers le respectable, puis l'animal se fige très vite. Pinchazo, un tiers d'acier tendu, entière sur le côté. Le dernier est accueilli comme son premier: afarolada arodillada! Puis le novillo ira trois fois au cheval, mais ne poussera qu'une fois. Et comme au premier, Esaü nous sert sa cambiada dans le dos: çà donne un frisson sur les gradins, les "oh" fusent, puis le feu s'éteint aussitôt, le toro, très noble, se figeant très vite. Sans se croiser, le garçon torée de la droite, -musique à nouveau, sans que Fernandez ne donne UNE naturelle, aberration que soulignent les voisins de tendido !-, puis le garçon se découvre, est poursuivi, puis loge enfin une épée hasardeuse sur le côté, loin de la croix. Le novillo va mourir aux planches. Oreille scandaleuse qui laisse croire au novillero qu'il a un avenir!
Seize piques, tarde de toros, mansos con casta la plupart, donc intérêt soutenu malgré le trop léger bagage des garçons.
Fin du premier acte.

vendredi 13 août 2010

EN RUSSIE, AILLEURS, CHEZ NOUS.....CE N'EST PAS FINI !!!

 par Armen Oganessian

Publié 13 août 2010 Russie



pour RIA Novosti La fumée des incendies en Russie, l’inquiétude pour soi et ses proches, nous détourne pour un temps du tableau planétaire peu réconfortant. D’énormes éruptions volcaniques, des tremblements de terre, suivis d’une canicule record en Russie, d’inondations en Europe. Une suite pratiquement ininterrompue de catastrophes. Une question légitime se pose : quelle est la suite? À quoi faut-il se préparer? Malheureusement, la réponse est simple : à tout.

Aujourd’hui, les manifestations de folie « éclairée » sont nombreuses. Dans notre cas elles se traduisent par la certitude qu’il faut « contrôler le climat », tandis qu’il faudrait apprendre à se contrôler soi-même. S’y joignent « les complexes de supériorité » historiques qui se traduisent pas une démagogie futile (un désir étrange d’avoir le beau rôle dans le contexte des cataclysmes imminents), par exemple, par la thèse « Le défi des changements climatiques propose un rôle global à l’Union Européenne ».

Les événements dans le monde ne proposent plus à personne de rôles. Le rideau est tombé.

Le syndrome obsessionnel d’optimisme est un autre type « d’inadéquation ». Il s’exprime dans l’espoir qu’un esprit collectif, réuni dans un local bien climatisé, puisse trouver une solution à tous les problèmes. Le problème n’est pourtant pas seulement dans les limites de l’esprit humain face à l’Univers, mais dans le fait que chacun de nous en particulier est, sans aucun doute, « un citoyen du monde ». Mais quand nous nous réunissons ensemble, bonjour les dégâts !
En décembre de l’année dernière, les représentants de 115 pays, armés d’avis d’expert en tout genre, se sont rendus au Sommet climatique à Copenhague. Au final, ils n’ont réussi qu’à s’entendre sur le fait qu’il serait bien de limiter la hausse de la température dans le monde de deux degrés Celsius.

Ce serait bien, en effet. Mais la réalité, comme toujours, a devancé de loin « la sagesse des sages ». Il serait intéressant de savoir de quelle manière les événements de cette année influenceront l’ordre du jour et les décisions du futur forum mondial, qui se déroulera cette fois à Mexico. Je crains que les lobbyistes de la croissance économique tentent de nouveau de saboter le travail du sommet au profit de la croissance économique.

« Il existe une relation directe entre la prospérité de l’homme et la santé de la planète », affirme Walter Reid, professeur à l’institut d’écologie de Stanford, en se basant sur les résultats d’une étude approfondie menée par ses collègues. Depuis 50 ans, les gens vivent plus longtemps et se nourrissent mieux. « Le nombre d’édifices qui seront construits au XXIe siècle sera égal au nombre d’édifices construits dans toute l’histoire de l’humanité ». Les méthodes modernes d’agriculture, axées sur la croissance de la productivité grâce à l’utilisation des produits chimiques, restent à l’heure actuelle « la plus grande modification de la Terre par la main de l’homme et le plus grand consommateur d’eau douce ». Un tel progrès, selon les auteurs du rapport, coûte cher aux ressources naturelles et la diminution des ressources telles que les forêts ou l’eau douce vont avoir (ont déjà!) un sérieux impact sur la qualité de vie, en particulier des populations pauvres. En étant cohérent, l’économisme moderne devrait reconnaître que les crises et les récessions ne sont pas un mal absolu mais une saignée nécessaire du « progrès » contemporain.

Comme nous pouvons le voir, la boucle est bouclée. À l’avenir, la croissance globale du bien-être économique de l’humanité ne conduira pas seulement à une impasse. Elle deviendra une force destructrice de ce même bien-être, à commencer par les périphéries, par les plus vulnérables et les plus pauvres. Toutefois, ses conséquences négatives atteindront irrémédiablement les métropoles du monde contemporain. Cependant, au lieu de procéder par étapes, « la vengeance des éléments » pourrait s’abattre sur tout le monde en même temps, à l’instar d’un « violeur de nuit ».

« Celui qui croit que la croissance exponentielle peut continuer éternellement est soit fou, soit économiste », a noté l’économiste britannique Kennet Boulding. Par ailleurs, dans l’histoire de l’après-guerre, le général de Gaulle a été le seul à ne pas utiliser le slogan de l’amélioration du bien-être social en tant que crédo sociopolitique (à ne pas confondre avec la lutte nécessaire contre la pauvreté et la famine). Il estimait qu’un tel objectif était indigne de la nation française. À ses yeux, c’aurait été le retour de la civilisation à la profession de foi païenne : « Leur Dieu est leur ventre! »

Toutefois, l’Europe et le monde n’ont pas partagé l’idéalisme sain du grand Français et jusqu’à aujourd’hui, les discours magistraux des chefs d’Etat comprennent obligatoirement les fameuses « prospérités » et les clichés de ce genre. C’est vrai que, d’autre part, à un moment donné, face à la déficience évidente d’une interprétation aussi simpliste du progrès, une béquille idéologique a été inventée sous forme de « qualité de vie ».

Il a été suggéré aux personnes les plus sensibles d’interpréter les procédés modernes de manière extensive, pour ménager leur perception non-matérialiste du sens de la vie.

Une autre chose est encore plus surprenante. Même face aux crises dévastatrices et aux éléments, peu ont le courage de reconnaître, et c’est d’autant plus vrai des politiques et des grands de ce monde, que toute l’idéologie moderne de l’évolution de l’humanité, la conduit à sa perte.

jeudi 12 août 2010

UN JUEZ ESPAÑOL QUE "EN" TIENE : BALTASAR GARZON.

El juez Garzón, increpado en el juicio contra el ex dictador VidelaEl magistrado asiste como invitado al juicio contra el ex dictador argentino y otros 30 represores de la última dictadura militar en el país.

PUBLICO.ES/EFE Madrid 10/08/2010 20:59 Actualizado: 10/08/2010 23:13

El juez Baltasar Garzón en el juicio contra el ex dictador argentino Jorge Rafael Videla y otros treinta represores, por crímenes de lesa humanidad.EFENoticias relacionadas"Las dictaduras han torturado más a las mujeres que a los hombres"Con gritos como "¡vivan los cristianos de España, vivan los falangistas, váyase por los terroristas de ETA!" recibieron a Baltasar Garzón simpatizantes de los acusados en el juicio que se celebra en la ciudad argentina de Córdoba contra dirigentes de la última dictadura militar.



Entre los acusados está el ex dictador Jorge Rafael Videla, que se enfrenta al cargo de haber cometido crímenes de lesa humanidad.



Los incidentes se produjeron a la salida del recinto donde se tramita el juicio, al que el magistrado asistió en calidad de público junto al secretario argentino de Derechos Humanos, Eduardo Luis Duhalde, quien también fue increpado por seguidores de la Asociación de Familiares y Amigos de los Presos Políticos de la Argentina, que, además, golpearon a un periodista.

Garzon: " los juicios contra dictadores no rompen la sociedad"
En protesta por la presencia de Garzón y Duhalde, los acusados pidieron retirarse a una sala contigua al recinto donde se enjuicia a Videla y a otros 24 antiguos jefes militares y policías, entre ellos el ex general Luciano Menéndez, por crímenes de lesa humanidad cometidos en la dictadura (1976-1983).



Un grupo de simpatizantes de los acusados golpeó en la nariz a un reportero de Radio Nacional cuando intentó fotografiarles mientras insultaban a Garzón, quien se dirigía a otra sala del tribunal para ofrecer una rueda de prensa en un receso de la vista.



"Estar aquí es un derecho que tienen los acusados, pero con estas situaciones buscan cargar contra quienes quieren trabajar con legalidad. Creo que los acusados deberían demostrar dignidad, sobre todo con los testimonios de quienes sufrieron la falta de libertad", sostuvo el juez español minutos después en la rueda de prensa.



Garzón consideró que en el juicio todos deben tener "garantías" incluidos los imputados, quienes "privaban de la libertad" durante el régimen.

Justicia para las victimas

En la misma línea de peticiones que hicieron a Garzón las víctimas del franquismo , el magistrado ha querido subrayar que los juicios contra represores "demuestran que la sociedad no se rompe, y que hay una reconciliación de las víctimas y la sociedad civil con la justicia, la cual, durante mucho tiempo, por leyes de impunidad no podía hacer nada", opinó.

El magistrado evitó de nuevo referirse a su situación en España y dijo que será "respetuoso con el tribunal" que sigue su proceso, el Tribunal Supremo.

El tribunal de Córdoba, a unos 800 kilómetros de Buenos Aires, enjuicia a Videla, presidente de facto entre 1976 y 1981, quien hasta ahora suma cuatro condenas a prisión perpetua en otros tantos juicios por violaciones a los derechos humanos.



Antes de asistir al juicio, Garzón se entrevistó hoy con el gobernador de Córdoba, Juan Schiaretti, y se reunió además con miembros de organismos de derechos humanos que le entregaron un documento respaldando su actuación en España.

Garzón anunció este lunes que trabajará con Argentina en el desarrollo de programas relacionados con la defensa de los derechos humanos tras reunirse en Buenos Aires con el canciller argentino, Héctor Timerman.

El magistrado, que trabaja como asesor en la Corte Penal Internacional de la Haya, pasa unos días en Argentina donde ayer participó en unas jornadas sobre derechos humanos y género.

lundi 9 août 2010

ECHOS DE LA GUERRE DU VIET-NAM EN AFGHANISTAN PAR NOAM CHOMSKY

Echos de la guerre du Viet- nam en Afghanistan par Noam Chomsky
9 août 2010 Actualité , Asie , philosophie-idéologie



note et traduction de Danielle Bleitrach pour changement de société.

The War Logs – un ensemble de documents militaires classés qui embrassent six ans de la guerre de l’Afghanistan, lancés dans Internet par l’organisation Wikileaks - raconte une lutte passionnée la plus acharnée, quotidienne, si l’on prend la perspective des États-Unis. Pour les afghans, il s’agit d’une horreur croissante. Bien que ces documents soient précieux, The War Logs peut contribuer à alimenter la croyance désastreuse que les guerres sont seulement une erreur si elles ne sont pas victorieuse – un peu le même sentiment que celui ressenti par les nazis après Stalingrad.

Le mois passé nous assistons à la mise à la retraite forcée du général Stanley A. McChrystal, remplacé comme commandant des forces des EU à l’Afghanistan par son supérieur, le général David H. Petraeus.

Une conséquence probable en sera le relâchement des normes de combat, de façon à ce que il soit plus aisé de tuer civils , et une prolongation de la durée de la guerre dans la mesure où Petraeus emploie son influence sur le Congrès pour obtenir ce résultat.

L’Afghanistan est la guerre principale du président Obama. Le but officiel en est de nous protéger d’Al Qaeda, une organisation virtuelle sans base spécifique – un « réseau de réseaux » et une « résistance sans leaders », comme elle est appelée dans la littérature professionnelle-. Maintenant, encore plus que jamais, Al Qaeda est devenue une série de noyaux relativement indépendants et associés d’une manière distandue autour du monde.

La CIA calcule qu’il peut y avoir entre 50 et 100 activistes de Al Qaeda en Afghanistan, et rien n’indique que les talibans veuillent répéter l’erreur d’offrir un refuge à Al Qaeda. À ce qu’il semble, les talibans sont bien établis dans leur vaste et rude territoire, une grande partie des territoires pastún.

En février,lors du premier exercice de la nouvelle stratégie d’Obama,les marines étasuniens ont conquis Marja, un district mineur de la province de Helmand, un centre principal de l’insurrection. Une fois là, selon un rapport de Richard A Oppel Jr., du The New York Times, » les marines se sont retrouvés avec une identité taliban si répandue qu’elle paraissait une organisation politique intégrée au peuple un parti unique, avec une influence qui embrasse tous … ».

« Nous avons eu à réévaluer notre définition du mot un ennemi », affirme le général Larry Nicholson, un commandant de la brigade expéditionnaire de marine dans la province de Helmand.

« Ici, la majorité des gens est identifiée comme taliban ..Nous avons à réajuster notre manière de penser de façon à ce que nous n’essayions pas d’expulser les talibans de Marja,mais nous attaquer aux vrais ennemis ».

Les marines font front à un problème qui a toujours poursuivi les conquistadors, et qui est très familier aux EU depuis le Vietnam. En 1969, Douglas Pike, l’expert en Vietnam du Gouvernement des EU, se lamentait sur ce que l’ennemi – le Front de Délivrance Nationale (FLN) – « était le parti politique unique avec une adhésion généralisée au Viêt-Nam du Sud ».

Comme a reconnu Pike, n’importe quel effort pour concurrencer politiquement cet ennemi serait d’affronter un conflit entre une sardine et une baleine. En conséquence, nous devions surpasser la force politique du FLN en recourant à notre avantage comparatif, la violence, avec des résultats terribles.

D’autres ont fait front à des problèmes similaires : par exemple, les Russes en Afghanistan pendant les années quatre-vingts, ont gagné toutes les batailles mais ils ont perdu la guerre.

Ou encore une autre invasion américaine – les Philippines, en 1989, Bruce Cumings, un historien spécialisé sur l’ Asie dans l’Université de Chicago, a fait une observation applicable aujourd’hui à la situation de l’Afghanistan : « Quand un marin voit que sa route est désastreuse il change d’une direction, mais les armées impériales enfoncent leurs bottes dans des sables mouvants et continuent de marcher, bien qu’ils soit enlisés, tandis que les hommes politiques ornent l’histoire de phrases sur les idéaux nord-Américains « .

Après le triomphe de Marja, on s’attendait à ce que les forces coalisées avec à leur tête les EU attaquent la ville importante de Kandahar, où, selon une enquête de l’armée américaine, l’opération militaire est repoussée par 95 % de la population et cinq sur six des habitants considèrent les talibans comme « nos frères afghans » – encore une fois, des échos de conquêtes préalables-. Les plans sur Kandahar ont été retardés, en partie grâce au départ de McChristal.

Etant données ces circonstances, il ne faut pas s’étonner que les autorités des EU soient préoccupées parce que l’appui populaire à la guerre à l’Afghanistan érode toujours plus.

En mai dernier, Wikileaks a permis de divulguer un rapport de la CIA sur la manière dont a été entretenue l’appui de l’Europe à la guerre : le sous-titre disait : « Pourquoi compter sur l’apathie n’est peut-être pas suffisant ».

Comme le remarque le dit rapport, « Le Profil bas de la mission en Afghanistan a permis aux leaders français et allemands de faire la sourde oreille à l’opposition populaire et de graduellement augmenter leur contribution aux troupes de la Force de l’Aide à la Sécurité Internationale (ISAF) ». « Berlin et Paris s’entêtent à occuper la troisième et quatrième place des troupes de l’ISAF, malgré l’opposition de 80 % des personnes interrogées allemandes et françaises à de plus grands envois de forces ». Il est nécessaire, en conséquence, « dissimuler les faits » pour « empêcher, ou au moins contenir, un reaction négative”.

Ce rapport doit nous rappeler que les États ont un ennemi interne :leur propre population, qui doit être contrôlée quand la politique étatique se trouve en opposition avec le peuple. Les sociétés démocratiques ne dépendent pas de la force mais de la propagande, en manipulant le consentement au moyen d’une « illusion nécessaire » et une « surimplification avec puissante émotivité « , pour citer le philosophe favori d’Obama, de Reinhold Niebuhr.

Donc la bataille pour contrôler l’ennemi interne continue d’être hautement pertinente. De fait, l’avenir de la guerre à l’Afghanistan peut dépendre d’elle.

Noam Chomsky, distribuido por The New York Times Syndicate