lundi 7 février 2011

LA BONNE "SANTÉ" PAR LA FAMILLE

LA POLITIQUE DE LA SANTÉ VUE DE CHEZ LES SARKOZY.

Depuis des mois, voire des années, "on" nous impose par médecins interposés l'utilisation des génériques, et le laboratoire leader est BIOGARAN.

Il faut savoir que BIOGARAN est une filiale des laboratoires SERVIER - cf MEDIATOR- et que le PDG de BIOGARAN n'est autre que....que....que.... François SARKOZY ( tiens! tiens !), le petit frère de qui vous savez.
....François SARKOZY, PDG de BIOGARAN, firme qui s'occupe spécialement et directement des recherches sur la maladie d'ALZHEIMER, laquelle se trouve par hasard être la priorité numéro 1 de santé de la monarchie SARKO: c'est vrai, çà, SARKO a lancé une vaste campagne sur ALZHEIMER....Quelle coïncidence ....
N'oublions pas que BIOGARAN est la filiale générique de SERVIER à 100 %, et que SERVIER est la boîte qui paie la location des locaux de l'UMP à PARIS !!!!
Le monde est si petit.....
BONNE SANTÉ A TOUS , et on dit MERCI à QUI?
MERCI SARKO !!!

dimanche 6 février 2011

LA GRENOUILLE ET LE BOEUF





LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF



Fable de Jean de La Fontaine



Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille
Pour égaler l'animal en grosseur
Disant: "Regardez bien ma soeur;
Est-ce assez? Dites-moi; n'y suis-je point encore?
Nenni. -M'y voici donc?- Point du tout.-M'y voilà?
-Vous n'en approchez point." La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle en creva.




Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages!
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.


Ci-dessus, l'image du contribuable marciacais des années 2011 et suivantes....Plumé par l'État, la Région, le Département, la Communauté des communes, la Commune: vive la décentralisation!


LE PLUS IMPORTANT, QUAND LE FISC T'AURA PLUMÉ,

C'EST DE GARDER LA TÊTE HAUTE.

RESTER FIER, PAR-DESSUS TOUT, ET CONSERVER L'ILLUSION
QUE TU ES CÉLÈBRE , ENVIÉ, ET LE PLUS FORT.

dimanche 30 janvier 2011

MENTEUR ET MANIPULATEUR: VIARD, LE MALÉFIQUE

Hypnose, mensonge, manipulation, tricherie: un commerce d'avenir. Comme ils sont nombreux, et comme ils savent bien causer, les affairistes taurins comme les politiciens professionnels, tous ceux qui, comme le renard de la fable, sont passés maîtres dans l'art d'endormir celui qui les écoute et dont ils prétendent servir les intérêts...
Je n'ouvre désormais que très rarement les pages taurines du manipulateur boucalien, depuis que j'y fus déclaré indésirable, après que j'eus tenté un jour d'exprimer poliment un avis qui n'eut pas l'heur de plaire au maître de céans, puisque j'osais avancer une opinion d'aficionado évidemment à l'opposé du diktat de Viard. Alerté récemment par un post de Paquito II, j'ai fait une incursion sur le blog du manipulateur. Rien n'a changé chez le schizophrène du Vieux Boucau, dans son art de mentir, de mener par le bout du nez ceux qui lui accordent un peu de crédit, c'est-à-dire de mépriser ceux qui résistent à ses prétentions et à son arrogance et qui luttent à contre-courant de la médiocratie taurine ambiante qu'il cultive sur ses écrits et dans ses positions publiques, malgré les images trompeuses de ses opus, de s'acharner à faire prendre ses innombrables saloperies pour des actes de salut public. Et tant pis si l'ami Xavier m'a devancé dans mon désir de mettre les points sur les i du salopard qui ne se bat que pour son commerce, je tiens à ce que le boucalien sache ce que des aficionados pensent de lui.
Qu'il soit politiquement un ami du pp, çà le regarde. Mais qu'il mette l'Oct, le pognon de l'Oct, et des contribuables français, au service de sa boutique, et en plus au service du partido popular, alors là, c'est innadmissible. C'est tout, sauf de l'honnêteté, c'est même de l'escroquerie. Qu'attendent ses pairs ou plutôt ses complices du bidule pour bidouiller, l'oct, pour le jeter, le mettre hors d'état de nuire?
A Viard: cessez de jouer avec le fric des contribuables pour discréditer la cause taurine. Prétentieux, manipulateur, bonimenteur, vous devez quitter cette présidence que vous usurpez sans aucune vergogne. Dans vos ultimes élucubrations vous prétendez que le memorendum équatorien équatorien serait le fruit de la collaboration entre les juristes de ce pays, ceux de la Mesa del Toro, et "CEUX DE L'OBSERVATOIRE FRANCAIS". Encore une fois, vous vous payez la fiole de ceux qui vous lisent: je ne connais pas le rôle des juristes de l'Équateur, mais je connais suffisamment le rôle néfaste de la Mesa del Toro, en Europe, pour savoir que ces gens là ne sont unis que pour défendre EXCLUSIVEMENT les intérêts du mundillo, - ganaderos, empresas, figuras y figuritas- et qu'ils se moquent du respect dû aux cochons de payants aficionados, qu'ils prennent, dans 90 pour 100 des cas, pour des gogos. Mundillo que seule préoccupe sa vision d'une tauromachie dégénérée, au point que se détournent de l'aficion les générations nouvelles. Juristes sans doute grassement payés pour mettre en avant ces notions de tradition, respect, culture, derrière lesquelles les taurinos camouflent leurs appétits et leurs procédés de fraude, que ce soit là-bas où ici en Europe. Quand au rôle de l'Oct, épargnez nous de vous rappeler qu'il accompagne en général ceux du mundillo, que ce rôle vous sied à merveille, et que c'est pour cette raison que l'on souhaiterait que vous soyiez viré au plus tôt: ce serait le meilleur service rendu à l'aficion, en attendant la prochaine étape. Que ce terme de respect résonne drôlement sous votre plume, vous qui ne retenez dans vos reseñas que les faenitas devant des bovidés, sans relever jamais la suerte de picar, ou si peu, et qui ne ratez jamais l'occasion de fustiger les arènes, les placitas, souvent, où justement on s'applique à respecter le toro dans son intégrité, les règles de la lidia, et par conséquent le public, sans mensonge ni faux semblant....
Le plus grave c'est que utilisiez l'oct pour distiller votre poison, avec vos basses attaques politiques contre la gauche, contre certains hommes politiques de gauche, comme si seuls vos amis du PP défendaient la corrida, et que les gens de gauche étaient contre. Vous êtes dangereux, car vous semez haine et discorde, plutôt que de vous en tenir au rôle strict qui devrait être le votre, la défense de la fiesta brava. Minable moyen de faire diversion, pour vendre vos livres en Espagne, sans vous soucier du tort que vous faites à la tauromachie, en vous faisant passer pour son ambassadeur, alors que je vous accuse d'en être un fossoyeur, comme tant d'autres magouilleurs taurins. Vous vendez de belles photos de beaux toros au campo, alors que vous êtes depuis toujours promoteur et vendeur et vanteur de la corrida moderne, celle du medio toro pour vedettes De la "corrida de mierda", que vous présentez à vos lecteurs comme la panacée, alors que vous savez qu'elle est condamnée.
Je veux conclure par la manif organisée en Équateur, qui, selon vous, a rassemblé le peuple aficionado. Mais arrêtez donc d'inventer des énormités. Cette manif a été "spontanément" organisée non pas par le peuple, mais par les taurinos, hôteliers, restaurateurs, éleveurs, et leurs troupes, leurs salariés, et elle avait une connotation plus politique que culturelle, et vous le savez bien, vous qui prêchez avec vos amis du PP. Et je n'ai aucune sympathie particulière pour Correa. Mais je ne supporte pas que vous preniez les gens pour des courges. Il y a un blog, qui s'appelle "SOMOS ECUADOR". J'ai posté à plusieurs reprises plusieurs commentaires: AUCUN n'a été publié. AUCUN! Preuve que ce blog est tenu par des taurinos, des aficionados auraient publié une opinion d'aficionado. Et que, là-bas, comme ici, l'aficion est soigneusement écartée de tout avis, elle est mise sous le boisseau. Avec, comme ici aux terres taurines, un seul droit.
CALLARSE!
Il faudra bien un jour que vous admettiez que si la corrida devait disparaître, ce ne serait, je suis sûr, ni de la faute de Correa, ni de Zapatero, que je n'aime pas plus que le premier, ni de la mienne, ni celle des aficionados militants qui luttent sans relâche pour la sauver. NON: la faute en incombera simplement aux seuls taurinos, et à leurs complices, pour qui les toros ne sont qu'un négoce juteux. En premier lieu les figuras, puis les ganaderos, qui ont trafiqué jusqu'à l'excès pour que les "toros" soient réduits aux exigences des figuras, afeités, noblissimes, faibles, drogués, les empresas enfin, et dans les callejons, les palcos, partout, ceux qui ont fermé les yeux sur la dérive depuis longtemps observée par les aficionados conscients.
Vous, A. Viard, complice des fraudeurs, comme les autres, vous osez encore distribuer vos mauvais points à ceux qui vous donnent la leçon de la vérité. Pour camoufler vos tares taurines. Et cacher vos responsabilités, derrière la tranche de vos opus. Jusqu'à gloser sur les couleuvres qu'un "président populiste ferait avaler à une partie de son peuple". Nom de Dieu que je ne reconnais pas! Il fallait le faire, vous, le manipulateur qui, depuis des années, fait prendre à une partie de ses lecteurs des vessies pour des lanternes.
Je voulais dire des moruchos pour des toros de combat.

samedi 22 janvier 2011

MARCIAC: L'OMBRE DU BLOCKHAUS SUR LE CHARME "AUTHENTIQUE"





































































Prises de vue d'une "oeuvre d'art" qui ne nous coûtera rien. (selon le maire)
En haut : depuis les jardins de la rue Notre Dame, les collines de Tourdun ont disparu derrière la forteresse de béton. Au grand désespoir des propriétaires riverains de la rue Notre Dame.

Dessous: le petit clocher, celui de la seconde église, le cloître des Augustins, et son nouveau voisin, le blokhaus.
Les bâtisseurs de la bastide avaient prévu un important développement de Marciac, sur la route de St Jacques de Compostelle: ils se sont trompés, mais la bâtisse, comme l'église St Pierre, reste éternellement belle,et les deux monuments, dont les deux clochers que l'on découvrait et que l'on admirait des kilomètres à la ronde, depuis notre enfance, avec leurs lignes élancées, pointées vers le ciel, au coeur du village, eh bien, de ce patrimoine culturel, affectif et sacré, auquel nous sommes viscéralement attachés, nous restera dorénavant une image défigurée,massacrée, pour satisfaire une soif insatiable de médiatisation, sans préoccupation de ce patrimoine millénaire que le devoir commandait de conserver dans son intégrité.
Paraître! Satisfaire un ego surdimentionné dont nous faisons les frais. Combler les désirs de touristes aisés qui se foutent bien des trésors de Marciac. Puis recevoir l'ovation de la reconnaissance.
Mais qui nous laissent chaque été leurs ordures, l'odeur infâme de la pisse dans la moindre ruelle, la saleté dans tous ses états: suffit de marcher, d'ouvrir les yeux, de se pincer les narines.

Et je ne pardonne pas le silence du maire, quand des croix de tombes, dont celle de mes parents, ont été brisées au cimetière. Et que j'ai écrit pour exprimer ma colère, parce que nous n'avions pas été prévenus. Sans réponse....Mais mon propos d'aujourd'hui traite de cette horrible bâtisse, dusse-t-elle être habillée de bois. Sans compter qu'il se dit partout que l'école - qui nous a tous vu défiler- serait rasée pour permettre une aire de stationnement, j'espère qu'il ne s'agit que d'un mauvais canular...
La construction de ce cube de béton érigé tout près de nos joyaux architecturaux, est un désastre esthétique, une verrue plantée sur un visage sain, une énorme tumeur qui révolte ceux qui osent s'exprimer ailleurs que devant le champagne offert lors des voeux annuels, un blockhaus de sinistre mémoire. Blockhaus! C'est le mot qui revient, partout. Une tache pour toutes les raisons invoquées plus haut, mais aussi pour d'autres. Certains citoyens, par exemple, n'ont pas peur de dénoncer le coût faramineux d'une opération qui en plus de défigurer Marciac, s'avère un goufre financier dont se seraient bien passés les contribuables en cette période de crise (qui sera longue, très longue, malgré les assurances des mauvais prophètes politiciens) c'est une injure à celles et ceux qui vivent durement, comme si Marciac était un village riche pour riches seulement. Caresser l'esprit et le charme légendaire de la Gascogne dans le sens du poil, comme l'affichette posée devant l'office du tourisme en est l'illustration, peut endormir quelques naïfs, mais le réveil sera rude pou tous. Outre la défiguration définitive de l'image du patrimoine, et alors que l'argent manque partout, que les difficultés pour vivre se multiplient dans des foyers de plus en plus nombreux comme chez les retraités les plus modestes, que le chômage augmente dangereusement, que les pauvres sont de plus en plus pauvres, surendettés, que les besoins en secours explosent, une telle opération de prestige n'était ni utile ni raisonnable, car bien qu'en dise le maire, elle coûtera très cher au contribuable marciacais, "l'argent de l' Europe" n'est pas un don providentiel tombé du ciel, il vient des "caisses" de l'Europe, par conséquent des impôts de France, donc du Gers et aussi de la poche des Marciacais.

OUI: comment et qui a pu autoriser la construction d'une telle horreur toute en béton à quelques mètres des monuments que sont les églises, alors que, pour construire une maison traditionnelle au-delà du chemin de ronde, à cinq ou six cents mètres des deux monuments, il m'a fallu me rendre aux "Bâtiments de France", ces drôles de gardiens de la protection des monuments, qui multiplient les tracasseries aux simples citoyens, mais ferment les yeux sur les abus et les horreurs que se permettent impunément les politiciens de droite ou de gauche.

Car pendant que l'élu fait construire l'horrible blokhaus de concert sans être inquiété, voilà ce que s'entend exiger le quidam comme moi qui fait bâtir sa maison d'habitation:

-sur votre maison neuve, tuile canal, au besoin de la récupération(!!)
-crépi gratté fin, ton pierre

-petits carreaux aux fenêtres

-portail garage en bois

-pas de volets roulants aux fenêtres......

Et tout à l'avenant.

Mon village était beau! Jusqu'à ce que l'âme gasconne en soit confisquée, au profit d'une enseigne commerciale, jusqu'à disparaitre sous le vernis factice de la célébrité ! Mais il parait que nous avons beaucoup de chance, puisque nous recevrons des VIP, dans les baignoires de cette salle de spectacles. Des "verry importantes persons"qu'on répète dans les milieux branchés. Il fallait donc que Marciac se distingue: ce sera fait, avec cette salle conçue pour des concerts, certes, mais avec ce petit plus, des niches pour les riches. En Andalousie, il y a aussi des vip: ils ont colonisé la Costa Brava. Demandez aux Andalous ce qu'ils en pensent.
Était-il nécessaire, de gommer TOUT ce qui faisait de Marciac son image séculaire?
La place: toute chamboulée. L'image du couvent des Augustins? Escagassée. Il y avait des lavoirs publics, sur la Bidzègue, sur le Bouës, et sur le ruisseau qui se jette dans le Laüs, au bout du "carrérot": témoignages d'un passé pas si lointain, où nos mères rinçaient la "bugado", au milieu des rires et des cancans publiés, ou des secrets susurrés, entre les unes et les autres, images colorées et vivantes de l'album de notre patrimoine, aujourd'hui disparues, mais qui méritaient d'être conservées et restaurées. Au contraire: effacées! Comme pour les chasser de la mémoire collective! Au nom de quoi ?André MULLER, créateur du festival, n'aurait certainement pas vu les choses sous cet angle. Marciac n'a plus de terrain de pétanque, pas de salle des fêtes digne de ce nom. Il n'y a ni dentiste, ni vétérinaire. Pas de laboratoire d'analyses. Pas dépôt de matériaux: il faut courir à Plaisance, Mirande, ou Maubourguet, pour trouver ce dont on a besoin pour les travaux de construction. Pendant deux ou trois mois, le terrain de sport est lui aussi confisqué, impraticable. Le commerce de jardinerie que vante votre site internet communal? Par amitié pour qui y travaille, mieux vaut ne pas s'étendre.
Mais Marciac aura une immense salle pour ses concerts de jazz. Avec ses vip dont nous avons tant besoin pour développer l'économie locale. C'est le désir d'un maî(t)re à qui on obéit très -trop- facilement. Se soumettre sans mot dire à des choix trop coûteux? Un sentiment, un esprit, qui n'a rien à voir avec la fierté des gascons et le charme de leurs villages. Des choix qui ne sont pas non plus du goût de citoyens mécontents de cette politique de prestige! Le village confisqué, squatté, sali, pendant plus de 30 jours, puis karchérisé - érosion des places et trottoirs, réfection, donc coût financier et écologique, donc impôts - Mais çà ne suffisait pas: il est aujourd'hui défiguré. Ah mais! Marciac est connu "dans le monde entier"! Et çà, çà nous remplit d'aise....
Il fut un temps où il n'était pas nécessaire d'écrire des slogans publicitaires flatteurs sur une affichette pour pouvoir apprécier le charme de Marciac: mais ces mots raccoleurs ne me rendront pas l'image écornée de ce village "typique", si cher à mon coeur de Gascon, moi qui suis né ici, au "Moulin du Houga", sur le Boués, dans ce village autrefois authentique, jusqu'à ce que des marchands accourus de partout ne s'en emparent, et qu'ils ne se comportent, avec les medias marchands de vent, et les touristes, comme dans un immense zoo.

Pierre CAUMONT

vendredi 21 janvier 2011

QUE PEUT-IL? QUE FAIT-IL? QU'A-T-IL FAIT? RIEN!! NADA !


Que peut-il? Tout. Qu'a-t-il fait?




Rien.


Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.


Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.


Dieu sait pourtant que le Président se démène: il fait rage, il touche à tout, il court aprés les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais, hélas! cette roue tourne à vide.


L'homme qui, aprés sa prise de pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.


Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices,il faut qu'il les satisfasse.


Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.


On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la nie, l'insulte et la bafoue!


Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé.

Victor HUGO, dans "Napoléon le petit"
Réédité chez Actes Sud


PS. Au fait : vous pensiez à QUI? Avouez que vous pensiez à "LUI"....le tout petit, qui mouline et pérore...