jeudi 15 décembre 2011

BILLET D'HUMEUR SUR LES SONDAGES.

MENTIR PEUT RAPPORTER GROS !

Souvenons-nous : Il y a 6 ans, le 29 Mai 2005, 55% des Français rejetaient la proposition du gouvernement de d'établir une Constitution pour l'EUROPE.

Malgré le matraquage incessant et conjointement mené par l'UMPS.

Ce qui n'a pas empêché, depuis ce vote sanction, les politiciens de droite comme les socialistes de continuer à rouler dans la farine, comme s'il ne s'était rien passé, le peuple majoritaire qui s'était nettement et clairement opposé à leurs manoeuvres.

Et ce qui n'empêche pas, 6 ans après, que nous découvrions un nouveau sondage sur le sujet, sur la "Dépêche du Midi", le grand journal de la démocratie où l'on ne peut publier une opinion ou un article quelconque, qu'à la condition de lécher les bottes- pour rester courtois, parce qu'ils exigent bien plus, - des petits potentats locaux et régionaux membres des réseaux politico-sociaux en place.

De faire allégeance aux réseaux UMPS.

Un nouveau "sondage", le centième, peut-être plus encore, ces dernières semaines, - abus de sondages = manipulation des cerveaux - qui ne sert à rien que de prouver une nouvelle fois qu'on est pris pour des billes! Ou des jambons! Au choix de chacun de nous!

D'après ce "sondage", évidemment truqué et bidon, puisqu'il ne sert qu'à noircir des pages pour amuser ou endormir la galerie, une " majorité" voit dans l'Europe une " source d'espoir!"

Et voilà! Les Sarkollande, Cohn-Bendit et consort étant tous ensemble toujours d'accord sur le fond, promouvoir l'Europe des banquiers et des affairistes, on nous refait le coup de la "majorité" des Français!

Dans ces conditions, pourquoi devoir choisir entre eux?

Proccédé incroyable, grotesque, loufoque, surtout méprisable, tout ce que vous voudrez: depuis des années, je n'entends râler autour de moi que des gens majoritairement opposés à l'Europe du fric, regrettant le franc, et accusant l'euro des hausses insupportables des prix à la consommation: par exemple, en 10 ans, le prix du pain a doublé. Pendant que les salaires stagnent, les retraites diminuent, la précarité s'étend. Et un sondage veut nous faire avaler que nous sommes majoritairement d'accord ave le désastre politique actuel?

Où les riches sont de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres?

Où l'Europe va nous sauver du naufrage?

Télé particulièrement pourrie, où des bouffons à gros revenus s'agitent dans des programmes de variétés débiles, presse aux mains des "journalistes" menteurs, courroie de transmission du système....

Le mensonge se paye probablement très bien, puisqu'on se bouscule au portillon des réseaux, et le stalinisme du 21° siècle a su se parer des ors de la démocratie, sans que peu de monde ne s'en émeuve.


La démocratie libérale qui n'autorise aucune différence, main de fer dans un gant de velours.

mardi 13 décembre 2011

PARADOJA DE LA CORRIDA: LOS QUE VIVEN DE ELLA LA ASESINAN DE MIL MANERAS.

Effectivement, et çà n'est pas le moindre des paradoxes de la corrida, ce sont ceux qui en vivent - je dirais presque un peu trop grassement, pour ce qui concerne notamment le "peloton de tête", ce qui ne veut pas dire les meilleurs- qui assassinent la corrida. Et de mille façons, cela, tous les aficionados le déplorent et le dénoncent depuis des lustres. Il y a longtemps que nous assistons à la dégradation du spectacle en lui-même: d'abord par la faiblesse de plus en plus récurrente des toros, leur annoblissement, par la génétique, l'abandon du tercio de pique, remplacé tantôt par un simulâcre de piquette, le plus souvent par UNE SEULE pique meurtrière trasera, bien au milieu du dos, qui mettra à genoux un animal déjà faible, quand il n'est pas en plus afeité; il n'y a plus de lidia sérieuse, ou très - trop - rarement, mais des capotazos multiples, désordonnés, à la sauvette, qui décomposent l'animal, alors qu'il faut le dominer tout en le mettant en valeur, il y a en plus les peones qui font cogner les animaux contre les planches pour les esquinter un peu plus, puis bêlent ensuite leurs "bièèèènnnn, bièèènnnn", planqués depuis les burladeros pour provoquer les palmas des gogos, il y a les mises à mort hasardeuses, les épées qui ressortent des cartilages, il y a les bajonazos, les golletazos, avec leur corrollaire: le spectacle répugnant des flots de sang qui sortent des naseaux d'un animal massacré à la sauvette, signe d'une épée scandaleuse, et les ignares debout, qui malgré l'horreur de l'image applaudissent le lamentable forfait de leur maestreau favori en agitant frénétiquement mouchoirs ou casquettes, et en hurlant vers un palco aux abois, contraint d'accorder une oreille, si ce n'est pas deux, sous peine de bronca majuscule, pour une épée de voyou qui eût en son temps provoqué la bronca, certes, mais pas contre le président, comme c'est le cas aujourd'hui, mais contre le matador honteux. Aujourd'hui, en effet, les trop rares présidents sérieux et modérés, sont souvent conspués par des publics d'ignares, de gogos avides de triomphitude pour le danseur aux bas roses. Et çà commence avec les banderilles, quand le matador, pour se faire prier, pour chauffer les gradins occupés par les "spectateurs", fait mine de rester dans le callejon: " Maestreau! Maestreau! " Et le maestrop sort enfin pour prendre les bâtons, sous l'ovation des gogos déjà satisfaits. Car les spectateurs n'ont d'yeux que pour les mimiques, les gestes, et même les trampas, du maestrooo.


Mais aujourd'hui, après les corridas sans mise à mort, ces spectacles lamentables auxquels se sont lamentablement prêtés dans les ferias d'Amérique du Sud, "nos figuras", sans aucune honte, sans se poser de questions, quant à la crise que traverse la fiesta brava, quant aux conséquences négatives prévisibles sur la corrida et son avenir, déjà pourtant bien sombre, après ce simulâcre qui condamne la corrida à brève échéance à un banal spectacle, dernière étape avant la fin des taureaux de combat, notre Castella national s'est crû autorisé à frapper un grand coup, en déclarant, je cite :


"Les toreros, nous ne sommes pas là pour tuer, mais pour toréer. Le public ne vient pas pour voir comment on tue un toro, il vient pour voir de l'art. Le fait de tuer un toro n'est qu'un aspect de cet art"


Ce petit monsieur, à qui les gens qui l'entourent ont depuis longtemps apprécié l'étendue des "capacités" -, a qui on a sans aucun doute trop facilement gonflé le melon, a dû oublier - mais l'a -t-il jamais su?- que la corrida n'est pas un sport quelconque, ni une quelconque activité lucrative. La corrida obéit à des règles qui doivent être scrupuleusement respectées. On en vient à penser, qu'à force d'oublier ses règles, de les transgresser, de les fouler aux pieds, de tricher avec la lidia fondamentale, de manipuler les gogos qui applaudissent n'importe quoi, ces figuritas se croient autorisées de modifier les rites, d'inventer leurs propres règles, et de les appliquer. Jusqu'à oser prétendre que la mise à mort n'est qu'un aspect non indispensable, une éventualité(?) de la corrida. Alors que la corrida commence par l'épreuve de la pique - tester la bravoure du toro - et doit se terminer obligatoirement par la suerte de matar, avec l'épée, et rien d'autre, pas même avec le descabello, généralement asséné aujourd'hui à toro vif, comme on le on en voit trop souvent avec des matadors que no pueden ni no saben matar


Castella a déclaré que la faena commence aujourd'hui à partir d'un certain nombre - élevé - de passes, alors qu'autrefois, deux ou trois passes de muleta servaient à dominer, à cadrer le toro, avant de l'estoquer. Selon lui, donc, autrefois, ce toreo n'était pas "art". Il n'a été atteint que grâce aux multiples passes grâce auxquelles les toreros prétendent que leur activité est qualifiée d'"art".


Si on suit un tel raisonnement de farfelu, CÙCHARES, son inventeur, JOSELITO "EL GALLO", MARCIAL LALANDA, DOMINGO ORTEGA, et tant d'autres gloires qui ont magnifié la corrida et la tauromachie, ne furent donc que de pauvres ignorants, à côté de ces brillants artistes d'aujourd'hui, çà n'était que des rustres, des primaires, qui prétendaient que leur toreo, conclu par l'estocade en toda ley, était "ART". Mesurons-nous la chance que nous avons, nous, les témoins de cette corrida "moderne" qui se veut - qu'ils veulent - sans mise à mort, de connaitre de tels phénomènes s'habillant de lumières, puis dansant à prix d'or dans des ballets "taurins"devant des borregos, dans une parodie de corrida, recevant des trophées en simili? Ils nous disent que nous nous sommes trompés, pendant des siècles, puisque, il fallait le faire, ils affirment que la lidia ne nécessite plus de tuer un toro en public.


A les écouter, il n'est donc pas nécessaire d'élever des toros de combat, tout au plus, des collaborateurs, mais cela, il y a longtemps que c'est de règle. Pas d'épreuve de bravoure, pique bientôt effacée, les boeufs domec-stiqués avec ou sans fundas feront l'affaire dans leur rôle de figurant standardisé. Les lobbies anti-corrida peuvent se frotter les mains: ils ont gagné la première manche, la plus importante, avec le concours et la complicité de tous nos taurinos - toreros , ganaderos à leur botte, empresas, tous adictos a la corrida moderne- véreux. Parce que le ver est depuis longtemps dans le fruit, pour faire de tels ravages, sans provoquer les foudres de l'aficion consciente, mais cocufiée, et crucifiée. ¡ Todos cabrones ! Comme le combat d'un taureau dans l'arène, conclu par sa mort, n'est plus qu'un spectacle inutile et cruel, il faut que tout devienne "light", on peut donc tourner la page, avec le grâcieux concours de nos "taurinos".


Messieurs les adeptes de la corrida moderne, voilà où conduit cette permissivité qui s'invite aujourd'hui dans les ruedos, au point que le Juli -autre abus, mais plus personne ne s'en offusque- prétend que c'est le public qui doit attribuer les trophées. Mais pour qui se prennent ces figuritas? Qui va les recadrer, avant qu'ils ne décident demain s'ils vont ou non estoquer le toro, et accomplir ainsi ou le refuser l'acte final obligatoire de la corrida?


Il y a des lustres que les aficionados qui dénoncent le scandale et le danger de la corrida dite moderne, crient dans le désert, c'est-à-dire au milieu de spectateurs souvent hostiles, que le petit mundillo des callejons manipule d'autant mieux que ces gens-là ne viennent que pour applaudir et récompenser les pires saloperies, leur aficion se résume au mouchoir blanc, souvent à la tenue rouge et blanche, dans les plazas chics et à la mode qu'il est inutile de nommer, tellement leurs abonnés sont ignarement dociles. Au point que les derniers aficionados se rabattent vers ce qu'il reste de sérieux et d'authentique, ce que ici nous connaissons également tous. Au risque de se répéter, mais çà en vaut la peine, jusqu'à la fin jusqu'à ce que l'on me prouve que nos efforts et nos protestations n'auront servi à rien, et pour éviter que de nouveaux Castella ne viennent lui donner le coup de puntilla qui la tuerait définitivement, pour sauver, préserver, l'authenticité de la corrida, il faut que les acteurs, tous les acteurs qui opèrent dans les ruedos, respectent la lidia du toro, en respectant d'abord l'intégrité du toro, il faut- oui, il faut - que cesse le scandale de la pique meurtrière, sans aucune retenue, sans crainte de sanction, par des piqueros aux ordres du petit chef, blessure destinée à réduire l'animal à l'état de larve, de toutou, de perritoro, afin qu'il puisse juste tenir debout, pour permettre ensuite à l"artiste" de briller devant une bestiole anesthésiée par la douleur, une bestiole sans jus ni cornes.

Il faut que les toreros réapprennent enfin et surtout à respecter la lidia authentique, pour respecter comme il se doit, celui qui paye pour assister à la corrida: le public. Ne commander ni la musique, ni le palco, ni exiger des trophées immérités! Cada uno en su sitio!


Le grand perdant - sans parler de nous, les passionnés, les puristes- sera, évidemment, le monde ganadero, depuis longtemps déjà aux abois. Puisque malgré les efforts désespérés et la résistance au rouleau compresseur ambiant du mono encaste dévastateur, de quelques poignées d'aficionados, les échos alarmants ne manquent jamais de parvenir jusqu'à nous. En dernier, ne murmure-t-on pas aujourd'hui que SANCHEZ ARJONA vendrait ses "Coquillas". Nouveau coup dur, d'autant que les ganaderos de cette trempe méritent une autre issue.


Le règne des pegapases et de la superficialité va-t-il triompher de l'authenticité? Peut-il y avoir un sursaut de l'aficion, afin de renvoyer dans les cordes les adversaires déclarés - en son sein- de la corrida? Que valent dans les arènes et dans les "affaires" de ce monde taurin des gens comme le représentant de Béziers, qui, au congrès de l'UVTF, a volé au secours du petit monsieur? Personne n'a pu lui voler dans les plumes, avec la vigueur nécessaire, pour le ramener à la raison?


Je garderai pour la fin, et pour illustrer la faiblesse d'analyse et de raisonnement de Castella et de ses pairs, cette déclaration de Domingo ORTEGA, en 1950: "Comment se fait-il, qu'au bout de 40 passes, le toro ne soit pas dominé? La réponse est simple! c'est parce que le torero n'a pas toréé: il a fait des passes!"


Et Gregorio COROCHANO, qui déclarait un jour: " on torée et on danse avec la ceinture". Et il ajoutait avec ironie:" parfois, dans des attitudes équivoques, certaines femmes toréent, alors que certains toreros dansent".


Voilà! Tout est dit. Et pour ma part, je peux aimer des danseurs, mais surtout pas avec une muleta. Chacun son métier. Toréer: oui ! Danser: NON!


La corrida est un combat, elle doit le rester!

samedi 10 décembre 2011

RODELLONES DEL 10 DE DICIEMBRE: UN AÑO EXCEPCIONAL PARA LAS SETAS, REGALO DE LA NATURALEZA.




J'ai toujours su et apprécié que les bois du GERS soient peuplés de trésors, que l'on cueille habituellement de MAI jusqu'en OCTOBRE pour les girolles, ainsi que pour le commun des champignons, oronges, bolets bai, coulemelles, cèpes de tremble, bolets roux,etc..., et de OCTOBRE à NOVEMBRE pour les plus tardifs: les pieds de mouton. ( champignons blanc crème sur la photo)



Il me souvient d'avoir découvert çà et là, certaines années, un cèpe, pas plus, au cours des premiers frimats. Mais jamais je n'avais connu pareil miracle un 10 décembre, après les 5 kgs cueillis la semaine passée: tous frais, plus fermes et plus beaux les uns que les autres, hormis les deux qui dépassaient ensemble le kilo, et qui ont fini à la poële le jour même.



La cueillette des champignons a ceci de merveilleux: en plus de la promenade de santé à travers bois qu'elle nous impose pour tenter de les débusquer, le seul fait de les découvrir et de se pencher pour les ramasser est un moment magique, auquel s'ajoute le rêve de partager un peu plus tard un régal de gourmet et un bon moment de convivialité, avec des êtres chers, autour de la table familiale.



Des bons moments, sains, dans le silence, seulement troublé çà et là par le battement d'ailes des palombes qui se posent au-dessus de nous, au prix unique d'avancer la jambe, à travers ronces, futaies et taillis, dans une faena champêtre," la pierna pa'alante, soñando de toros, como siempre, y no de pegapases con borregos invàlidos"

lundi 5 décembre 2011

LA CORRIDA-CIRCUS A LAS VENTAS: LE GLAS POUR L'AFICION.

LE CIRQUE TAURIN RASSEMBLE SES ARTISTES

Je croyais avoir tout vu sur la dégénérescence de la fiesta, je l’ai écrit ici maintes fois, mais je suis à chaque jour un peu plus surpris de voir à quel point la corrida circus me désole en se déshonorant.

Depuis toujours ici nous parlons de tout ce qui concerne les choses qui se rapportent à la tauromachie., parce que nous savons, et les faits le démontrent jour après jour, que seul chacun de nous ne peut rien, parce qu’ils – les taurinos - ont décidé d’en finir avec la corrida authentique. Avec cette fête rigoureusement intègre que nous ont transmis nos prédécesseurs et qui n’existe plus, mis à part dans quelques petites arènes françaises, mais surtout pas dans celles que gèrent les marchands de brouillard et les empresas taurins premiers ennemis de la corrida.


Cette année, on a pu constater plusieurs évènements qui corroborent ce que nous avons toujours affirmé – « nous », les aficionados (note du traducteur) : ceux qui se sont constitués en G10, c'est-à-dire les artisans apôtres du toreo décaféiné, les éleveurs tricheurs avec leur organisation destinée à couvrir leur fraude, les empresas ayant déjà leur propre « amicale ». Mais de plus, aujourd’hui, deux d’entre eux qui s’arrachaient les yeux il y a peu, viennent de faire la paix et de se réunir pour réduire un peu plus la corrida en une mascarade.(voir les arènes de las Ventas, à MADRID, que CASAS partage dorénavant avec d'autres affairistes partisans de la corrida "moderne" ). Ce qui prouve une nouvelle fois que ce sont les empresas qui sont les principaux responsables de la crise qui affecte la fiesta brava.

Il y a très longtemps que nous répétons que les uniques arènes qui garantissent encore à la corrida un peu de sa dignité sont celles qui sont gérées par un groupe d’aficionados, c'est-à-dire un comité, une commission, qui donne un avis déterminant dans le choix des cartels.

L’unique moyen de sauver la corrida est un contrôle rigoureux assuré par les aficionados. C’est si vrai que dans la plupart des arènes régies par une commission d’aficionados, les pressions que tentent d’imposer les taurinos font que même si l’intégrité risque de ne pas être parfaitement respectée, en définitive ce sont ces groupes d’aficionados qui décident quel type de corrida choisir pour leur arène.


Malgré les manœuvres du monde taurin appuyé par les groupes satellites à ses ordres, les aficionados militants ne baissent ni les bras ni la voix, que ce soit contre les figuritas ou des empresas. Mais nous ne sommes divisés par rien , sinon les distances, ce qui ne nous empêche pas d’appuyer les actions des uns et des autres pour tenter de mettre un terme à cette saloperie de tricherie organisée par ceux qui en vivent.

Mais sûr que la mascarade ne s’arrêtera pas comme çà. Car avec le net, les touiters et facebuques, beaucoup de prétendus aficionados dociles se retrouvent unis, amis, solidaires, et complices des tricheurs dans 99% des cas, la préoccupation des gogos étant surtout d'éviter de parler des choses qui fachent le mundillo - la fiesta propre, par exemple - mais de continuer à lécher le cul des tueurs de la fiesta, de les laisser combiner leurs magouilles en paix, d' accepter sans réagir combines, fraude, et tricheries, de continuer à disserter pour ne rien changer, de faire les beaux sans faire de vagues.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est honnête, tout le monde il est gentil. Ces agneaux dociles posent parfois une question, savoir par exemple ce que nous aimons, mais ils continuent de ne rien voir, de tout accepter, si bien que la mascarade de la corrida-circus n’est pas prête de s’achever.

Écrit et publié par TONI "EL CHOFRE" le 28 Novembre 2011

Traduit - le plus fidèlement possible, dans l'esprit- par Pedrito.

samedi 3 décembre 2011

VUELTA SOBRE UN DIA PARA EL RECUERDO































A LAS DOCE EN PUNTO


TARDE













L'EXCELLENTE PEÑA "AL VIOLIN", SOUS LA BAGUETTE MAGISTRALE DE DANIÈLE DUPOUY-SISTERON





















Quelques images de la journée des 11 encastes de SAINT SEVER, le 11 -11 -11.


Chapeau la JEUNE AFICION !


A l'heure où l'avenir de la corrida est de plus en plus incertain, par la faute de ceux qui n'en ont fait qu'un spectacle lucratif, quelle leçon de courage et de clairvoyance, dont devraient s'inspirer la plupart des organisateurs de la corrida cirque, de la pseudo corrida du mono encaste commercial pour vedettes pipoles, qui s'auto-dispensent d'affronter le TORO-TORO mais se gavent malgré tout et sans aucune honte de notre fric d'aficionados, laissant les miettes du gateau aux seconds couteaux qui ont, eux, le courage d'affronter les élevages dont les premiers ne veulent pas entendre parler!


Bravo encore aux courageux organisateurs de la journée du 11 Novembre: ils ont prouvé qu'ils sont les véritables aficionados, garants de la survie de la fiesta brava.


D'autres avant moi, et mieux que moi, ont longuement parlé du résultat technique par lui-même.


Pour ma part, qqs détails me reviennent en tête, notamment une faiblesse générale récurrente, chez la plupart des novillos présentés. Plus la mansedumbre du VALRUBIO( Vega Villar), la malchance du Coquilla de MARIANO CIFUENTES, qui se brisa la corne gauche, la bonne tenue du ATANASIO FERNANDEZ de Pascal FASOLO, qui poussa quatre fois, malgré une pique dans l'épaule, et mit constamment fernando CRUZ en danger, - le novillo méritait pour moi une mention- le GUSTAL de CAMPOCERRADO - Arranz- qui a littéralement mangé Raul VELASCO, puis finit par le secouer méchamment, le Santa Coloma enfin de ANDRÉS CELESTINO GARCIA, qui s'écroula après avoir cogné dans les tablas, torito caniche le plus décevant de la matinée.


Puis vient la novillada, après le repas express un tantinet bâclé, faute de dessert et café. Mon voisin m'annonce au palco :"Sophie PESSAC qui n'y connait rien"!(sic). Le PABLO MAYORAL, encasté -il mourra à genoux après plusieurs épées hasardeuses- mais faible,lui aussi, et Cortès qui torée sur la passage, sans dominio. Le MURUBE - novillo de CASTILLEJO DE HUEBRA- se révèle d'une extrême noblesse, il charge des deux côtés sans rechigner, bouche fermée,Borja JIMENEZ termine par une lassante - trop longue- faenita en rond. Entière au deuxième essai.


C'est un triste exemplaire de CRUZ MADRUGA qui nous est proposé, si faible qu'il s'affale à maintes reprises, et le toreo brusque de Tiago SANTOS n'arrange pas les choses. Invalide, le novillo trouve le moyen de promener son faible opposant, qui manie l'épée aussi mal que le leurre. Au suivant! Le URCOLA, propriété de VICTORINO, présent dans le callejon, prend les commandes, et CORTÈS subit. Puis se ressaisit. Bon novillo, que de trop nombreux capotazos ont endommagé, mais garçon souvent dominé. Bouche fermée, le novillo reçut un semblant de faena, muleta souvent aérienne, donc pas ou trop peu dans les canons, mon seul désaccord avec Florent. Puis une volée d'épées atravesadas. Catastrophique!


Le Pedrajas de Jean Louis DARRÉ est long comme un Miura. Mais faible. Un peu de caste et noblesse, certes, mais peu de forces. Et JIMENEZ le fait passer fuera de cacho. Et le rejette loin de la muleta. "Da màs pena que miedo", me susurre TONI sur un ton désabusé. C'est clair: il nous fait plus de mal que de peur. Picotazo, avant 1/3 d'épée.


Enfin sort le BALTASAR IBAN. Que Tiago SANTOS a le mauvais goût de vouloir banderiller: résultat catastrophique! Image désastreuse: une pelote de couturière d'où émergent da,ns tous les sens des aiguilles. Le novillo charge, sans se faire prier, mais le poignet du portugais est toujours aussi sec, le mouvement saccadé n'autorise aucun temple. Le novillo garde tête haute et bouche fermée, le toreo de profil n'a évidemment sur lui aucun effet dominateur, hormis l'illusion que peut en retirer son jeune opposant. "Esbrouffe", murmure un voisin. Pour terminer aussi mal que commencé, pinchazo, mete y saca, puis entière sur le côté. Grosse marge de progression!




Mais que la journée fut belle, avec les copains retrouvés. Quasiment familiale. Et une très belle entrée, pour cette tarde, dont nous gardons un précieux souvenir.




Merci encore, la Peña Jeune Aficion.