vendredi 16 novembre 2012

MATINALE DE ST SEVER: POUR GOURMETS, SEULEMENT...

LES PIQUANTS NOVILLOS DE PILAR POBLACIÒN.



Tous les ingrédients de l'automne étaient réunis pour cette fraîche matinée de Novembre. Les trombes d'eau des heures précédentes, la piste noyée malgré les bâches, le temps frais, le ciel incertain, les gradins presque déserts....Et puis cette appréhension qui me taraudait: Ces Pilar sortis à Benidorm, Palavas, Getafe, que des plazas à touristes, tout çà n'était pas très rassurant. Il fallait pourtant y être, comparer d'autres encastes, retrouver les copains, croire encore au miracle, et partager de bons moments. Et encourager aussi les efforts et  l'entrega de la dynamique équipe "Peña Jeune Afición" du Cap de Gascogne. Dès 9 H, la piste était libre, les dégâts des violentes averses réparés. A 10H30, le toujours fringant Patrick VARIN s'avance dans l'arène boueuse pour accueillir avec calme et détermination son fougueux novillo du Campo Charro.
Patrick VARIN:  je l'avais vu toréer à Nîmes, un dimanche de septembre 1982, ou 83. Je lui ai dit après toute ma joie de le revoir: son toreo n'avait pas pris une ride, et ce dimanche matin, à ST SEVER, il a donné aux deux jeunots qui le regardaient toréer, et au public, une vraie leçon de tauromachie, en se croisant, en avançant la jambe, comme très peu de grandes "vedettes" savent aujourd'hui se livrer, sans tricher. Et comme ne l'ont surtout pas imité les deux apprentis qui le suivaient.
Son novillo: du jus à revendre, beaucoup d'allant et d'alegria dans ces très nombreuses charges, il est vif comme un chat, se retourne brusquement à chacun de ses rapides démarrages, il fuse et repart sans cesse, il a pourtant le trapio d'un bel animal de 3 ans, alors qu'il est marqué du 2 : "mystères" de ce mundo taurino. Il déborde d'énergie au cours de ses embestidas répétées, il faut tout le métier, l'art, et le poder du matador, pour le canaliser et se jouer de ses avertissements. Une longue pique administrée dans les règles de l'art, un seul impact, dans le morillo: piquero applaudi. Sur la corne droite, essentiellement, le novillo s'avère excellent, noble, sans débilité, et VARIN peut enchainer derechazos et naturelles croisés, il est dominateur, même si l'animal étale une caste débordante, c'est le torero qui conduit la faena sans reculer d'un pouce. Entière applaudie, au troisième essai. Salut mérité aux tiers.

Le novillo d'Antonio NAZARÉ s'écroule sous le cheval du picador contre lequel il s'est élancé, dès la toute petite morsure du fer: mais a-t-il seulement été piqué? Il est plus léger que le premier, gabarit plus fin, flojo et manso comme un mouton de Domecq. Et le novillero a peu de bagage, face à cet animalito qu'il devait dominer avec un peu de métier et un peu plus de volonté. Pico por fuera à deux mètres, muleta plusieurs fois accrochée, quelques essais à gauche assez agréables, mais pas de quoi bâtir une faena à un novillo pourtant noble, vite épuisé, alors qu'il n'a pas été piqué du tout, faut-il le répéter. Une épée tombée sur le côté pour conclure. A oublier! Vite!

Le troisième novillo sort en trombe: du trapio, de la vivacité, il ne laisse aucune chance à l'inexpérience du pauvre Mario DEGUÉS, qu'il cueille violemment et balance dans les airs: le novillero tombe contre les planches, et se fait reprendre pour une deuxième rouste. Sérieusement secoué, notre Mario! Il se relève, et repart au combat, se fait encore désarmer deux fois, puis reprend une autre rossée carabinée. Pas de sentido, chez ce toro, mais de la caste! Qu'il aurait fallu savoir canaliser, ce qui n'est pas toujours du ressort de la novilleria actuelle. C'est le piquero qui va corriger son excès d'alegria, avec deux piques, correctes, certes, mais en fermant la porte de sortie vers le centre. La faena sera ensuite plutôt quelconque, malgré le courage du novillero, mais le courage ne peut effacer les carences. Pas une passe croisée, de nombreux désarmés encore et toujours, enfin une série méritoire avec la main gauche, alors qu'éclate pourtant l'immense noblesse de ce novillo qui restera ainsi jusqu'au terme le maître du rond. Un tiers d'épée, après pinchazos hasardeux, et l'animal se couche près des planches.

La mise en bouche a ainsi tenu toutes ses promesses pour les trop rares gourmets: 297 sur les gradins, c'est peu, 112 dans le callejon, c'est beaucoup !
PS: un bémol pour l'organisation du matin. Sur le blog de la peña, l'affiche annonçait 35 euros pour la journée complète. Mais pour le casse croûte salmantin, deux oeufs frits et une chiche tranche de ventrèche, il fallait ajouter 4 euros! Plus 1 euro pour le mini rouge. Pas correct! Il faudra repenser votre affiche.

lundi 12 novembre 2012

LIBERTÉ POUR LA MILITANTE BASQUE AURORE MARTIN

Pétition Liberté pour A. Martin - Processus de Paix Maintenant !

Pour:        Le Président de la république française F. Hollande

Depuis la Conférence de Paix Internationale d’Aiete (St Sébastien) présidée par Kofi Anann en 2011 et, qui a débouché sur une feuille de route pour un processus de paix au Pays Basque, divers secteurs de la vie sociale, politique, syndicale et associative du Pays Basque nord ont formé un mouvement civil en faveur de la paix nommé BAKE BIDEA.

Aurore Martin faisait partie de ce mouvement qui aspire à favoriser la réflexion, la mobilisation et le rassemblement, au sein de l’ensemble de la société, autour du processus de paix, et ce, par la mise en place un processus qui garantira le respect des droits démocratiques.

Suite à l’arrestation de la militante Aurore Martin et à l’initiative du mouvement Bake Bidea, les Elus des Pyrénées Atlantiques de tous bords ont adressé une lettre au Président de la République afin de dénoncer l’exécution du Mandat d’Arrêt Européen d’Aurore Martin, et de réclamer le soutien du gouvernement français à la mise en place d’un processus de paix au Pays Basque.

Vous êtes tous invités à signer cette lettre et à demander vous aussi la libération immédiate d’Aurore ainsi que la mise en place d’un processus de paix au Pays Basque.

Bayonne, le lundi 5 novembre 2012,


Monsieur le Président de la République Française


Comme le vous savez, Aurore Martin, militante basque de BATASUNA a été remise par la gendarmerie nationale aux mains des autorités judiciaires espagnoles dans le cadre de l’exécution d’un Mandat d’Arrêt Européen (MAE). Elle est aujourd’hui incarcérée à la prison madrilène de SOTO DEL REAL

L’exécution de ce Mandat d’Arrêt Européen a lieu dans un contexte politique particulier en PAYS BASQUE. En effet, il y a un an, la Conférence de Paix qui s’est déroulée à SAN SEBASTIAN,  au Palais d' AIETE, sous l’égide de Kofi Anann et avec la participation notamment de Jonathan Powell et de Pierre Joxe, a débouché sur l’arrêt définitif des actions armées de l’ETA. Aujourd’hui, nous considérons qu’il existe une opportunité réelle pour qu’un processus de paix puisse se dérouler jusqu’à son terme.

Cela étant, nous tenons à vous faire part de notre consternation à l’annonce de la remise d’Aurore Martin aux autorités espagnoles ; nous dénonçons la mise en exécution de ce MAE.

Nous requerrons la libération immédiate d’Aurore Martin, ressortissante française, car les faits visés par l’Espagne ne sont pas répréhensibles en France : appartenance à un parti politique légal en France (BATASUNA) et participation à des manifestations publiques.

Nous vous demandons de prendre en compte les changements intervenus ces derniers mois en Pays Basque, et d’intervenir afin que le gouvernement français réponde de façon positive aux recommandations des experts internationaux réunis l’an dernier à la CONFÉRENCE DE PAIX D'AIETE, et facilite le déroulement du processus de paix en cours.


Monsieur le Président, veuillez agréer l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

jeudi 8 novembre 2012

Michael Moore propose ses services à Obama


Jeudi 8 novembre 2012
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/c/c5/Capitalism_a_love_story_poster.jpg/220px-Capitalism_a_love_story_poster.jpg
 
 
Quand Michael Moore se jette dans la mêlée ça fait des vagues... décoiffantes.


Pas sur que celui qu'il appelle à soutenir soit satisfait de ce genre de tutorat 


A lire en n'oubliant pas que nous ne sommes pas aux studios de Joinville mais à Hollywood et en gardant en mémoire sa filmographie atypique qui en fait un électron libre enquiquineur.


Il repasse sur les petits écrans dans la période. regardez ce  Fahrenheit 9/11 (produit par Miramax alors filiale de Dysney qui refuse à sa filiale le droit de diffuser son film aux États-Unis en pleine campagne électorale. Moore pointera publiquement du doigt le fait que Disneyfinance la campagne de George W. Bush à hauteur de 640 000 $). Et aussi son "Capitalism à love story" qui ne va pas inciter le réélu à solliciter les services de son supporter.


Alors bien sur la syntaxe est moins bien tourné qu'une déclaration de Bessac contre les moutons de sa préhistoire mais tellement plus anticapitaliste, pacifiste et libérateur (faut dire que pour cela il n'y a pas beaucoup d'efforts à faire) :


 
"Ce pays a véritablement changé et je crois qu'on ne reviendra pas en arrière. La haine a perdu hier. Ce qui est en soi incroyable. Et toutes ces femmes qui ont été élues hier soir ! Un rejet total des attitudes néandertaliennes.
Maintenant le vrai travail commence. Des millions d'entre nous - la majorité - doit se rassembler pour pousser le Président Obama et les démocrates à se dresser et à se battre pour les choses pour lesquelles nous les avons élus. M. le Président, n'écoutez pas les commentateurs aujourd'hui qui vous demandent de "faire des compromis". Non. Vous avez déjà essayé. Et cela n'a pas marché. Vous pourrez faire des compromis plus tard si vous en avez besoin, mais s'il vous plaît, ne commencez pas de nouveau par ça. Et si la Chambre républicaine ne veut pas jouer le jeu, allez droit au but avec une série de décrets présidentiels - exactement comme eux l'ont fait et le referaient s'ils en avaient encore l'occasion.
Nous devons soutenir Obama. Puisqu'il est bloqué et attaqué par la droite, nous devons être à ses côtés. Nous sommes la majorité. Il est temps d'agir comme telle.
Et je vous en prie M. le Président, faites payer les banques et Wall Street. C'est vous qui commandez, pas eux. Menez le combat pour faire sortir l'argent de la politique - les dépenses pour ces élections sont honteuses et dangereuses. N'attendez pas 2014 pour faire rentrer les troupes - ramenez-les à la maison maintenant. Arrêtez les frappes de drones sur les civils. Stoppez la guerre absurde contre les drogues. Agissez comme un pit-bull quand il est question du changement climatique - ignorez les inconscients et réglez le problème maintenant. Otez la recherche du profit dans ce que n'importe quel pays civilisé appellerait "le bien commun". Rendez une meilleure éducation accessible pour tous et ne relâchez pas dans la nature des jeunes de 22 ans déjà endettés jusqu'au cou. Promulguez des politiques économiques qui créeront des emplois bien payés et dépensez l'argent nécessaire pour y parvenir. Faites de votre second mandat un moment digne de figurer dans les livres d'histoire.
Enfin, il faut remercier le mouvement "Occupy Wall Street", qui, il y a un an, a donné le ton à cette année électorale en faisant parler tout le monde du 1 % contre les 99 %. Cela a permis à Obama et sa campagne de réaliser qu'il y avait un grand mouvement populaire contre ce que les riches avaient fait à ce pays et que quelque chose cloche lorsque 400 personnes possèdent plus que 160 millions d'Américains réunis (oui, tous ces parasites et ces fainéants). Cela a conduit aux commentaires de Romney sur les 47 % et CECI a marqué le début de la fin de sa campagne. Merci Mother Jones pour avoir sorti cet enregistrement secret, et merci à l'employé payé au SMIC qui a placé une caméra sur le buffet près des chandelles. La une du Washington Post ce matin dit tout : "Au QG de Romney, la défaite du 1 %." Merci Sandra Fluke pour avoir enduré les insultes qu'on hurlait sur vous et d'avoir su par la suite mobiliser l'électorat contre la guerre faite aux femmes. Merci Todd Akinpour... pour simplement être vous. Merci aux PDG de Chrysler et General Motors pour avoir démenti avec véhémence le candidat républicain (!) en disant qu'il "vivait dans un univers parallèle" quand il a menti à propos des jeeps. Merci gouverneur Christie pour votre soudaine amitié fusionnelle avec Obama. Vous savez, ce n'était vraiment pas la peine !
Quant à vous, Mère Nature, avec tous vos terribles ravages, la mort et la destruction que vous avez répandu la semaine dernière, vous avez paradoxalement vaincu un parti qui ne croyait pas en vous ou dans le changement climatique. 
Peut-être qu'ils y croiront maintenant.
Une fois encore, merci à tous ceux d'entre vous qui ont persuadé un électeur de se rendre aux urnes. Dans une tentative de dernière minute pour ramener à Obama le million supplémentaire de votes sur lequel il ne comptait pas, j'ai pris plaisir mardi à parler et à envoyer des sms avec vos êtres chers et vos amis qui n'avaient pas l'intention d'aller voter, mais qui ont ensuite changé d'avis après un petit coup de coude et un peu de soins affectueux ("Mince alors ! Michael Moore ? Je saute dans ma voiture pour aller voter").
Mes chers amis américains, je pense que vous serez d'accord pour dire que ce fut un moment agréable de se lever ce matin aux Etats-Unis.
PS : si vous les avez ratés, je pense que vous aimerez lire mes tweets de la soirée électorale et de revivre cette victoire historique, par 140 caractères à la fois.

mercredi 7 novembre 2012

TOREO D'ANTAN: NON PIPOLISÉ

Los Tiempos (Blog d'Antonio DIAZ: "HASTA EL RABO, TODO ES TORO")



Voici le type de faenas des matadors anciens. Des faenas qui vous glaçaient le sang. Qui transmettaient au public des frissons d'émoi, dont chacun se souvenait des années plus tard.  Oh! Temps de toreo tragique, quand Lagartijo et Frascuelo  livraient leur âme et vie dans le combat, intérêts, épargne, et capital, jusqu'aux bouts dangereux d'une profession qu'ils exerçaient, non pas comme des industriels cupides, mais comme des aficionados enthousiastes.!
Cette série de faenas, dont plusieurs centaines de contemporains des deux maestros se souviennent encor, pour le spectateur, plus que la vue, c'était le coeur qui commandait: plus que le divertissement, grâce à  l'étonnement, l'effroi, ou la surprise, les applaudissements ne suffisaient pas à extérioriser l'effet ressenti, parce que après les exploits face à aux difficultés et au danger de la mort enfin vaincus, montait le rugissement du public qui libérait ainsi son émotion.
D'autre part, le visage  herculéen et musclé des lidiadors correspondait, logiquement, à leur travail professionnel: c'étaient des athlètes vigoureux, non des gringalets sans ressort; leurs noms d'affiche étaient masculins, et non des surnoms d'enfants, terminés en illo  ou  ito, ou autres...
C'était le toreo d'antan, et c'est ainsi qu'il doit être et retrouver tout son bon sens, rien à voir avec tout  problème d'habilité ni même mêlé à ou non à un risque consenti, ou comme un concours ou un tournoi d'attitudes plastiques

...
F. Bleu

PEDRO GARCIA MACIAS: QUE SUERTE TIENEN LOS TRUJILLANOS! ENHORABUENA, MAESTRO!