jeudi 28 mars 2013

TOUT SAVOIR SUR PEDROLLEN.... ET S'ENGAGER. VITE!!



PEDROLLEN... IL FAUT ALLER VITE: DERNIER DÉLAI LE 7 AVRIL


Juan Sanchez Fabres est éleveur de toros au Campo Charro, il possède le dernier lot historique de toros “Coquillas“ susceptibles d'être lidiés.
Devant les refus à répétition des empresas, mais surtout des toreros figuras et l'état actuel de la fiesta brava il a décidé, au final, d'envoyer ce lot mythique à l'abattoir et cesser l'élevage de ses toros bravos.

Nombreux sont les aficionados à s'être émus de cette décision, et après l'abattage l'an passé des "COQUILLAS de CIFUENTES", celui de ce lot de toros apparaît comme une hérésie supplémentaire, sur un plan historique, et taurin, sans compter une entaille sévère au respect de la biodiversité du Campo Charro.

J'ai rencontré Juan Sanchez Fabres, qui ému et désabusé m'a conté l'histoire des Coquillas, et ses difficultés personnelles.
C'est au milleu de cet élevage que j'ai vraiment pris conscience de ce pan de la tauromachie qui s'écroulait..

Un groupe d'aficionados à décidé alors, de créer un collectif appelé Pedrollen, dont le but est de faire lidier ce lot de toros, plutôt que de le laisser mourir dans un abattoir...

Dans le but de mieux en comprendre l'action, les tenants et les aboutissants, j'ai pris la peine de joindre Antoine Capdeville, président du collectif Pedrollen.
Voici la primeur de cet entretien.

Ce qui séduit, tout d'abord, c'est la fraicheur.
Le jeune homme, agé de vingt ans,  est ravi d'expliquer son action, et m'indique avec franchise qu'il répondra à toutes mes questions.

CHF:   Le Collectif Pedrollen qu’est ce que c’est ?

A.C:     C’est un groupe d’aficionados qui a créé une association dans le but de faire lidier la seule corrida de 4 ans d’encaste “Coquilla“, élevé dans le campo bravo et ainsi la sauver de l’abattoir.
Le nom de cette association vient du nom de la finca salmantina où vivent actuellement les toros de la ganaderia des héritiers de Sanchez-Fabres. Il n’y à aucun intérêt commercial dans ce projet puisque notre seul but est de faire lidier ce lot, provenant d’un encaste historique, aujourd’hui en voie de disparition.
Nous avons donc relevé ce pari un peu fou mais réalisable si tous les aficionados non professionnels et ceux qui gravitent autour penas, clubs, et autres associations se mobilisent.
Nous avons donc proposé à l’éleveur la possibilité de faire combattre ses toros à Saint-Sever le 8 Mai prochain (c'est une date libre  ou il n'y a pas d'autre corrida dan le sud ouest) .
Créer ce collectif, c'était aussi s'assurer l'ouverture à tous les aficionados qui souhaitent apporter leur contribution à ce pari osé.

CHF:    Pourquoi Saint Sever?

A.C :     Tout simplement parce que Saint-Sever fait parti de l’histoire de la ganaderia. En effet, en 1996 Juan Sanchez-Fabres y a lidieé pour la première fois en son nom, une novillada.
De plus, le fait que Saint-Sever soit une arène de 3ème catégorie, permet de réduire de nombreux coûts par rapport à une arène de 1ère catégorie par exemple, ce qui rend le projet plus réaliste.

CHF:       Beaucoup se posent la question de la crédibilité de votre action?

A.C:         Nous souhaitons travailler dans la plus grande transparence possible, et toute personne souhaitant des informations plus pointues, est invitée à nous contacter dès quelle le souhaitera. La démarche est officielle puisque nous avons constitué un cadre légal en créant l’association et plusieurs médias locaux ou taurins nous ont déjà fait confiance en relayant diverses informations. Enfin, nous avons déjà tous mis les mains dans l’organisation de spectacles taurins à travers d’autres associations. Nous savons donc dans quoi nous nous engageons, ainsi que les pièges à éviter

CHF:       Nombreux sont ceux qui ne veulent pas donner à “l'aveugle“ mais veulent comprendre ou va aller cet argent?

A.C :        Le ganadero, séduit par l’initiative, nous à indiqué qu’il cèderait les toros au prix de la viande. Cependant, un tel projet nécessite un budget avoisinant les 50.000€ pour pouvoir payer les cuadrillas, les matadors, les assurances, la cuadra de chevaux, le transport des toros, le médecin, la croix rouge, les muletiers, les alguazils, la musique et autres frais divers. La seule recette des billets à la taquilla ne suffirait donc pas à rassembler ce budget. Nous, nous sommes donc donnés jusqu’au 7 avril pour rassembler 25.000€ première tranche nécessaire, afin de garantir le bon déroulement du projet.
Nous comptons donc sur la contribution de tous les aficionados, aussi petite soit-elle.
Nous démarchons également les entreprises et clubs taurins qui souhaiteraient devenir partenaires ou mécènes, puisque nous sommes dans notre démarche, éligibles au mécénat.
Les dons sont déductibles de l'impôt sur le revenu jusqu'à 60% du montant du versement, tant pour les particuliers, que pour les entreprises.


CHF:      Vous ne partirez donc pas aux Bahamas avec la caisse?

A.C :       Franchement, les Caraïbes ce n’est pas trop notre truc. (Il rit).
Non plus sérieusement, nous ne voulons en aucun cas, mettre qui que ce soit en difficulté. Les chèques reçus ne seront encaissés que si les 25.000€ sont réunis au soir du 8 avril.
Dans le cas contraire, ces derniers seront restitués aux généreux donateurs (c'est la raison pour laquelle sur notre site nous demandons aux donateurs de s'identifier) .
Nous comptons vraiment sur un sursaut d'orgueil de l'aficion, qui pourrait envoyer un signe fort en se mobilisant pour cette corrida. 

CHF:       Pouvez-vous nous donner le montant des dons actuels depuis la semaine passée ou vous avez lancé la demande de dons?

A.C  Nous possédons déjà en "caisse" 5.000€ alors que les promesses de dons avoisinent les 10.000 euros. C'est un bon début, mais évidemment celà est encore loin du compte. Nous comptons sur tous les relais possibles, les blogs, les sites internet, les réseaux sociaux, les peñas, les clubs taurins pour diffuser l’information, et ainsi récolter la somme nécessaire.

CHF:     Etes-vous confiants?

A.C :      Oui, bien sur, et même très déterminés, nous nous sommes engagés, nommément, et la réaction de l’aficion est plus que positive. Les gens nous encouragent et nous poussent à réussir dans notre entreprise. 

CHF:      Quelle est la prochaine étape?

A.C :       D'abord, regrouper cette première somme, qui est la plus grosse partie du chantier, et ensuite viendra le temps de l’organisation pure, même si nous y travaillons déjà.

CHF:       Avez-vous des noms pour le cartel?

A.C :       Nous avons quelques contacts, nous souhaiterions voir des toreros aptes à lidier ce genre de corrida, et qui savent mettre en valeur les toros. Nous accordons une grande importance au premier tiers, les hommes engagés seront tous particulièrement sensibilisés sur son déroulement.  


CHF:        Si l'on vous apporte des idées, les prendrez vous?

A.C :         Nous sommes bien évidemment ouverts à toutes propositions. Notre collectif est basé sur ce genre de démarches. Il faudra cependant trancher et prendre des décisions, elles seront collégiales et conformes au désir de la majorité des donateurs.

CHF :       Merci, nous suivrons ce projet de près.

A.C :        Merci d'avance, à tous ceux qui de près ou de loin, peuvent rendre ce projet possible.

Pour joindre le collectif Pedrollen, ou pour vos dons....
Par e-mail:
 collectifpedrollen@gmail.com

Par téléphone Antoine CAPDEVILLE au 0633150282 ou Luc LARREGAIN au 0640224066


Note de Pedrito
Qu'ajouter de plus? Tout est dit! Souhaitons seulement que les aficionados, toutes et tous les aficionados a la fiesta brava, quels qu'ils soient, entendront cet appel et chargeront la suerte, pour que ce projet formidable puisse se réaliser. 
Et que SANCHEZ FABRÈS  reçoive à St SEVER, provenant  de l'aficion française, le triomphe et l'hommage immenses qu'il mérite, dont les échos pourraient peut-être troubler le sommeil des figuritas uniquement spécialisées dans le dressage des  borregos décastés.

mardi 26 mars 2013

DIX EUROS POUR LE GUIDE DE LA TEMPORADA

Capture-d’écran-2013-03-25-à-19temp25a  un clic pour bien lire
Le seul guide tauromachique français. Fiable et pertinent, il est remis à jour chaque année avec des fiches détaillées sur tous les toreros et les élevages. Nouveau: la totalité du règlement taurin illustré et commenté. Le calendrier 2013 des corridas. L'intégralité du règlement taurin illustré et commenté. Les fiches des ganaderias. Les fiches des matadors, novilleros, rejoneadors et picadors. Un format pratique plébiscité par tous les aficionados.
Depuis 10 ans, TEMPORADA est devenu le véritable compagnon des aficionados de France et d'ailleurs...


DIX EUROS POUR LE GUIDE! N'Y AVAIT-IL PAS MIEUX A FAIRE?

A l'heure où les arènes manquent cruellement d'aficionados, n'y a-t-il pas mieux à faire que de vendre un guide?

Ne vaudrait-il pas mieux saisir toute opportunité pour informer les publics sur le sens profond de la corrida? Sur ce que les acteurs en piste doivent faire, mais aussi sur ce qu'ils ne doivent pas faire, afin que la corrida ne devienne pas cette parodie que l'on déplore dans beaucoup de "grandes" arènes? 
Avec le concours de la FSTF et de toutes les organisations, clubs taurins, UVTF, peñas, tout ce qui est "aficion a los toros" et qui se préoccupe sérieusement de la corrida intègre, et non des carrières des figuritas qui ne doivent compter que sur la qualité de leur engagement, n'y a-t-il pas là opportunité de faire oeuvre d'information et de pédagogie, qui permettraient sans doute d'intéresser plus concrètement les aficionados et  de les fidéliser, afin qu'ils défendent avec nous et plus efficacement la corrida  qui en a bien besoin, alors que trop souvent ces spectateurs reprennent spontanément à leur compte les "pétitions" lancées par les margoulins  des callejons? ( Voir récemment les deux "indultos" commandés par josé Garrido, éleveur de chèvres taurines!)
Ce guide gratuit serait autrement plus efficace, s'il était l'affaire des organisateurs dans leur ensemble, l'aficionado apprendrait à ouvrir les yeux, à ne plus être pris pour un jambon par tout un système organisé - éleveurs du mono encaste, "figuras", empresas....-  pour abuser des trampas et en vivre. 
Déjà, enseigner le public à exiger que les callejons soient vidés de tous les magouilleurs qui polluent la corrida, la plupart du temps ils ne paient pas leur place, mais en plus ils ont des attitudes méprisables envers les palcos, et ils entrainent les gogos à pétitionner des récompenses abusives, alors qu'ILS DEVRAIENT RESTER DISCRETS, que ceux qui sont tolérés grâce à leur fonction soient invités avec fermeté à se taire. Il y a tant à faire pour faire le ménage en piste et dans la contre piste, alors que les spectateurs dociles croient que les emm....eurs sont ceux qui, depuis les tendidos, exigent une corrida intègre....
Je rêve? Utopie?
Pas si sûr! Dix euros financés différemment, notamment avec le concours de ceux qui vivent de la corrida, ce serait un moyen de fidéliser de nouveaux aficionados, plus mobilisés pour défendre la fiesta brava, un investissement autrement rentable, pour l'avenir de la corrida.

 

samedi 23 mars 2013

DERNIÈRE GUINGNOLADE A SOPUERTA



 

  NOUVEL INDULTO - NUEVO INSULTO- DE FIENTE YMBRO EN ESPAGNE

FIENTE= ESTIÈRCOL



Ce n’est plus fuente ymbro qu’il faudra dorénavant dire en parlant des chèvres de Ricardo GALLARDO, mais FIENTE-ymbro, (fiente = estièrcol, lo que son los productos del ganadero de borregos domesticados, verdadera mierda cada dia màs vergonzos de la fiesta que fué brava, indultada hoy en Sopuerta(Vizcaya)
C'est donc en Espagne que Gallardo a récidivé aujourd'hui, dans un village de Vizcaya où il a fait de nouveau gracier  un de ces demi toros spécialisés pour combler les spectateurs de la "fiesta circo". 
Nouveau scandale qui prouve que ce monde taurin est aussi véreux que celui du cyclisme, du foot, du rugby....Mais qu'est-ce qui n'est pas touché par cet appât immodéré du gain? Qu'est-ce qui y échappe? Peu de domaines, sans doute.

Deux gentils jandillas et deux fiente ymbro noblissimes, cela fait quatre pseudos toros, et trois quarts d’arène pour assister à ce nouveau naufrage de la corrida. Commentaire recueilli sur un blog espagnol : les deux novillos de Gallardo étaient racés ! On finit par se demander si cet éleveur de chèvres possède un seul produit qui ne soit pas « racé » - deux indultos en 6 jours !!!- on se demande aussi s’il va rester bientôt sur les étagères un seul aficionado capable de reconnaître et d’apprécier une naturelle vraie, une pique authentique, un derechazo engagé, une épée honnête, un toro intègre, un aficionado capable de gueuler aux maquignons des callejons que ce sont des tricheurs et des voyous, à conduire la fiesta brava dans l’impasse, en se faisant les complices de la mascarade indultadora.
Le novillo s’appelait « agitador »
L’éleveur Gallardo pourra s’appeller indultador, crapulador, putador….Le choix est large
Zocato et ses complices de Samadet pourront-ils survivre à leurs jouissances à répétition?
Mais sauront-ils un jour qu'en cautionnant ces mascarades, ils préparent activement le convoi funéraire de la corrida ?
Parce qu'ils nous la volent, et en plus ils  la tuent?