vendredi 8 novembre 2013

LE 11 NOVEMBRE, ANNIVERSAIRE DE LA GRANDE BOUCHERIE, VU PAR CANAILLE LE ROUGE


  • Publié le 8 Novembre 2013  SUR LE BLOG de CANAILLE LE ROUGE

14-18 Les fusilleurs font la repasse







14-18 Les fusilleurs font la repasse
Canaille le Rouge n'avait pas l'intention de s'appesantir sur ce 11 novembre là tant les suivants vont obliger à revenir sur la première grande guerre impérialiste du 20ème siècle.

Mais la façon pour le moins cavalière avec laquelle Blummollet règle administrativement la question politique et historique des fusillés pour l'exemple ou pour mutinerie oblige à revisiter Craonne,

La période avait ses dames.

Pétain fréquentait assidûment celles de petites vertus pendant que les troufions arpentaient le chemin du même nom pour « mourir pour des industriels ».



Pétain - parce que déjà c'est lui- est nommé le 17 mai 1917 au poste de général en chef des armées françaises en remplacement du général Nivelle. L'état major décide avec sa nomination de niveler par le bas.

Le batifoleur invétéré des bordels de Quimper décide de rétablir la discipline au sein des régiments touchés par les mutineries, en alliant condamnations exemplaires et quelques mesures d'amélioration de l'ordinaire des tranchées.

Plus de 500 mutins ou assimilés sont condamnés à mort des son arrivée. (dès 1915 Viviani avait engagé les prodédures des tribunaux militaires et commencé à faire fusiller des conscrits ruraux qui devenaient fous à penser à l'absence de bras pour la récolte). Pétain industrialisa la procédure pour les prolos contaminés par la révolution russe de février 17, celle d'Octobre poussant plus tard à des pactisation dans certaines tranchées)*.

Le nombre de sentences effectivement exécutées reste en débat mais le traumatisme est immense parmi la troupe et la déjà vieille culotte de peau assoit sa réputation dans les milieux les plus réactionnaires. 

Blummollet n'est pas trop à l'aise sur la question. Le gouvernement qui fait la courte échelle au futur chef de l’État français est un gouvernement d'union sacrée (écoutez les propos 2013 du « chef de l' état ») et comporte des figures de la SFIO (dont A Thomas ministre de l’armement) alors que les mutineries seront un des points de rupture (rôle des anciens combattants dans la scission du Congrès de Tours) en 1920.

Donc, soyons clair une vitrine aux invalides ne rendra pas justice aux assassinés du capital, le peloton d’exécution fut-il commandé par l'alliance SFIO, Radicaux et Radicaux Socialistes d'alors.

Il est vrai que rouvrir les dossiers Viviani comme ministre de la guerre et celui de Pétain le fusilleur montrera la constance des va-t-en guerre et concernant les seconds la responsabilité de ceux qui, en connaissance de cause, lui accorderont les pleins pouvoirs pour abattre la république 23 ans après les répressions liées à Craonne
PS. Merci à CANAILLE LE ROUGE pour cette vivifiante lecture qui détonne au milieu des blablabla actuels, dont il est difficile de deviner, tellement ils se ressemblent, s'ils viennent de la droite décomplexée ou de la gauche caviar.





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Cette image est publiée par EL DIABLO



mercredi 6 novembre 2013

LES ASSASSINS SONT A L'OEUVRE PARTOUT: MÊME AU MEXIQUE!




Ricardo López "El Cade".


TORERO CAMBRIOLÉ ET ASSASSINÉ AU MEXIQUE

Il s’appelait Ricardo LÒPEZ ALFARO " EL CADE".

Il avait 32 ans. C’était un torero, un matador, même si on en a peu parlé. Surtout pas dans la presse pipole à scandale des figurinas. Un "second couteau. Un sans grade, loin du cercle fermé des milliardaires filous des ruedos Il estoquait avec la main gauche. Un torero tout de même! Mexicain! Le MEXIQUE: un autre pays d'aficion! Où déjà il y a quelques semaines un autre sans grade, Juan Luis SILIS, a failli périr, sous la corne du toro, lui. ( Lire le texte de Florent, "Aficion a los Toros"))

Deux cambrioleurs s’étaient introduits dans sa maison de TLAJOMULCO L’infortuné torero originaire de VERA CRUZ a eu le tort de les surprendre chez lui dans leur sale besogne: il a reçu un coup violent sur la tête, asséné avec une arme ou un objet que la police n’a pas retrouvé à ce jour, et il a payé de sa vie sa rencontre avec ses agresseurs. Ses tueurs! Transporté en ambulance à l’hôpital de GUADALAJARA , il devait y décéder quelques heures seulement après avoir reçu de son assassin le ou les coups mortels.
Voler les modestes biens de Ricardo ne leur suffisait pas : ils lui ont aussi pris la vie. Comme çà ! Sans honte ni scrupule ! Ni regrets, évidemment.
Il semble qu’ils étaient deux : un homme et une femme, jeunes ! Que des voisins ont vu s’enfuir. « La femme est l’avenir de l’homme », chantait Jean FERRAT. Toutes les femmes ne ressemblent pas hélas, à ce symbole d’amour vénéré par Jean et ses fans. La preuve par ces innombrables crimes rapportés chaque jour par les médias, au cours desquels elles font autant preuve d’inhumanité que les hommes les plus cruels.

Pour la petite histoire, « El CADE » fit partie au début de sa trop brève carrière de l’équipe de Pablo Hermoso de MENDOZA. A ses côtés, il toréa environ 110 fois, il vécut à partir de 2003 dans la propriété du rejoneador navarrais. Il avait pris. l’alternative à San Andrés TUXTLA, - Vera Cruz, MEXIQUE- en février 2007, des mains de Alfredo RIOS « El CONDE », témoin Pablo de MENDOZA.

Hommage à ce torero inconnu, qui ne méritait pas le triste sort que d'infâmes ordures lui ont réservé.

Al hijo de puta que te mató, maestro, que se muere en el peor suffrimiento que se podria inventar....

¡ Adios, torero !

mardi 5 novembre 2013

LES OMBRES SUR LA TEMPORADA 2013

Inventaire de ces ombres:
Les ferias qui furent importantes, mais qui aujourd'hui sombrent dans le médiocre, comme Bilbao, Pampelune, Saragosse, les margoulins qui sévissent à Valence, Séville, Madrid, et la fiesta décadente partout dans le reste du pays
La primauté absolue, exclusive, du mouton sans défense, doméquisé, pour les figuritas et les aspirants à l'escalafon 
L'indultite, cette démagogie en vogue, et la fausse image de la corrida qu'elle donne au public.
La situation préoccupante de la novilleria, enseignée dans les écoles taurines où on apprend aux élèves le trucage, la monotonie des gestes sans personnalité, la vulgarité.
La farce fomentée par les petits amis et complices du mano a mano, - Morante, Talavante, Manzanarès, Juli, Fandiño, Perera-, et leurs corridas concours sur mesures
La corruption qui sévit dans les medias, où seuls comptent les enveloppes et les dessous de table.
Les attaques continuelles contre les aficionados du manipulateur en chef dont le grand « mérite » fut qu’il hérita d’une chronique taurine d’un grand journal madrilène
Le grave préjudice causé à la corrida par le lustrage de la tricherie, grâce au site de désinformation taurine, alimenté pourtant en grande partie par les deniers publics.
Les présidences et les vétérinaires qui ne savent que se soumettre sans jamais imposer les décisions justes.
La disparition de la suerte de la pique, et la suerte suprême- l'estocade - bâclée.
L’absence d’émotion et de vérité, qui, sans rapport avec la réalité de la crise, ont rendu les tendidos dans l’état où ils sont aujourd’hui – sous-entendu vides- ni les aficionados chevronnés ni les jeunes qui pourraient le devenir ne supportant plus les combines dont ils sont les témoins
La désertification des tendidos, et la disparition des aficionados, lassés de toutes les magouilles
Les associations d’aficionados quelles qu’elles soient, surtout préoccupées d’applaudir les petits maestros et de leur faire obtenir le maximum de trophées, histoire de passer un moment agréable.
Les associations taurines de jeunes : peu préoccupés de défendre la fiesta brava, c’est pour ces jeunes à l’affût de l’occasion de faire la fête une activité ponctuelle de jeunesse, ce qui leur permet notamment de faire partie du fan club des figuritas en vogue
Les partis politiques, de quel bord qu’ils soient, qui se servent du sujet pour faire parler d’eux, ou comme d’un outil pour récolter quelques voix, et profiter opportunément de la moindre occasion pour servir ses intérêts politiques
Les chargés de responsabilités choisis par les politiques dans les associations taurines : exemple, la présidence du centre des affaires taurines de la communauté de Madrid, loin de défendre le sérieux et de garantir la dignité de la fiesta, est une garantie de la fraude et de la mainmise totale d’intérêts occultes sur cette fiesta qu’elle est censée défendre.
L’indigne comportement du trust mafieux des empresas, en particulier le trio attendrissant composé par le père et son fils, le français qui depuis le callejon nimois envoie un bras d’honneur en direction des aficionados, enfin les jeunes garçons de Salamanque, qui exercent leur honteuse pression auprès des journalistes indépendants, et même jusqu’à faire appel auprès des tribunaux après leurs condamnations.
Toni, "El Chofre"
Ceci est la traduction d'un texte publié sur le blog de Toni, "EL CHOFRE".  Notre ami Juan Antonio HERNANDEZ SANCHEZ, grand aficionado Salmantino installé à IRUN, a écrit sur son blog ce qui est une piqûre de rappel salutaire, pour ceux qui prétendent aimer et vouloir défendre la corrida, et dont doivent notamment s'inspirer gogos et bobos des deux côtés des Pyrénées, plus enclins à prendre des vessies pour des lanternes qu'à réfléchir sur le devenir de plus en plus improbable de la fiesta qui fut brave, mais que les affairistes cupides s'acharnent à dépouiller de sa vérité et de son authenticité.
J'ai donc traduit ces "ombres sur la temporada 2013" avec l'aimable autorisation de son auteur.
Qu'il en soit remercié . ¡ Enhorabuena, maestro, y abrazos de tus amigos aficionados de Francia !




LE MARIAGE BRETON DE LA CARPE ET DU LAPIN (°)

Du mot d'ordre rebondissant comme un révélateur


L’œil et le crayon de fanch pas loin de ce qu'en pense Canaille le Rouge
L’œil et le crayon de fanch pas loin de ce qu'en pense Canaille le Rouge
Pour l'avoir entendu de ses propres oreilles et de sources non uniques, Il va falloir que quelqu'un de patient et de pédagogue tente d'expliquer à Canaille le Rouge ce qu'il y aurait de révolutionnaire de crier "la Bretagne aux Bretons" (*), alors que nombre de ceux qui proféraient cette gigantesque connerie sont d'habitude d'accord pour dénoncer à juste titre ceux qui braillent "la France au Français".

Cela ne participe-t-il pas à lever un coin du voile sur les instigateurs de cette manifestation? (et pas de la colère sociale qui est tout autre et qui lui a servi de réservoir)

La lutte des classes n'est pas soluble dans le fiel identitaire

*un mot d'ordre qui a sillonné la manifestation avec, dans certains coins, une intensité permettant de démasquer ceux qui le faisaient circuler comme ceux qui le reprenaient.
Quand La Canaille parlait de charte du travail et de Pétain ce n'est pas fait pour convaincre du contraire.

(°) Rédigé par Canaille Le Rouge

jeudi 3 octobre 2013

ALBERT JACQUARD S'EN EST ALLÉ.








Ce que nous devrions retenir- entre autres - de lui :

MIEUX VAUT UNE RÉUSSITE SOLIDAIRE
QU'UN EXPLOIT SOLITAIRE.