mercredi 11 novembre 2015

SALTO TRAGIQUE: SIGNE DES TEMPS

Salto tragique


Chacun a célébré à sa manière la fin de la grande boucherie de 14 -18. Beaucoup ne se souviennent plus à qui ils doivent cette liberté dont ils usent ou abusent, c’est selon. Des millions d’innocents sont morts pour que nous vivions aujourd’hui LIBRES. Ici, en région parisienne,c’est dans une boîte de nuit qu’on arrosait l’Armistice. Dans ce genre de boîtes où l’on boit beaucoup et beaucoup trop, c’est une mode dangereuse, au-delà du raisonnable.
Jeunes, dans les dancings, nous dansions....On draguait. Aujourd'hui, on s'y défoule....Et de quelle manière...

Sinon : quelle idée ridicule de tenter un salto dans une boîte de nuit ? Pourquoi ce risque inconsidéré, sinon pour épater la galerie? Les dancings ne seraient-ils plus destinés à seulement danser? La preuve que non, puisqu’on peut s’y adonner à tout, ou presque, de nombreuses vidéos en portent témoignage.
Mais pour l’auteur de l’improbable exploit, le salto s'est très mal terminé: atterrissage sur la tête, depuis l’estrade d’où il s’était élancé, arrêt cardio-respiratoire. Transporté à l’hôpital par les pompiers, le fêtard y est rapidement décédé
Mais entre-temps, police et pompiers ont dû faire face à quelques « réticences », de la part de certains clients mécontents que leur fête soit gâchée, que la fin de leur récré soit sifflée, que leur beuverie ne puisse se prolonger à leur goût. Non seulement ils râlaient abondamment, ils insultaient les policiers qui contrôlaient leur alcoolémie, mais d’autres ont même tenté le coup de poing contre eux.
La mort d’homme ne suffisait pas pour qu’ils comprennent que la fête était finie : la discothèque évacuée, la police dû faire usage de grenades lacrymogènes. Un fêtard a même été mis en garde à vue pour violence et rébellion.
Des "réticences" , on appelle çà. Mais pas des "réticences" de mineurs! Non! De "trentenaires", notamment, terme plusieurs fois mentionné.

Triste épilogue. Triste époque.

Je vous livre quelques réactions et commentaires tout aussi lamentables, dans le même esprit : en voici deux, copiées in extenso, deux pépites de cette culture et de cette sagesse qui brillent au firmament des réseaux dits sociaux.

«I...... :
Réaction normale ! Parce que chose qu il n explique pas dans l article c est que suite au décès de la personne les forces de l ordre vont embêter la boîte en lui faisant un contrôle du personnel déclaré puis un contrôle de sécurité, contrôle d alcoolémie à toute la boîte et j en passe ! en faite ils vont chercher la petite bête qui n a rien à voir avec le décès de la personne qui a loupé son salto ... C est pour cela que les forces de l ordre ne sont plus respecter il y a beaucoup d abus de leur part pour une quête financière ou parce que le monde de la nuit en France on en veut plus du tout !
S...... :
À toute les personne qui commente cette article mais qui n'était pas présent au moment des faits merci de vous abstenir de commenter. Vos blague pas drôle sur la mort d'une personne et vos commentaire disant que les pompier et était agresser alors que c'est faut et que on aurait dû tous ce faire gazer non pas lieux d'être vue que vous n'avais pas assister à ce que nous avons était témoin."

Fin de citations 

La citoyenneté, comme la langue française, a perdu des couleurs. 
Mais que le temps se fait lourd!

vendredi 30 octobre 2015

LAÎCITÉ: DISTINCTION ENTRE SAVOIR, OPINION, ET CROYANCE

L’enseignement de la laïcité doit maintenir la supériorité de la science sur la croyance

vendredi 30 octobre 2015

Source externe
Afficher cet article dans son contexte d'origine (source : http://www.lemonde.fr/idees/ar...)
Le «  livret laïcité  », que le ministère de l’éducation nationale vient d’élaborer à l’usage des chefs d’établissement et des équipes éducatives de l’enseignement public, repose sur une confusion entre une vision simplifiée de la laïcité et le cadre dans lequel elle ­s’inscrit.
En fait, chaque société est sous-tendue par une conception du monde qui détermine aussi bien l’organisation de la société que les modes d’appréhension du réel. La société française et bon nombre de sociétés occidentales s’inscrivent dans ce que Karl Popper a appelé la société ouverte, c’est-à-dire une société sans dogmes imposés par des autorités supérieures et au sein de laquelle les individus sont libres de se déterminer. Cela n’implique pas qu’elle soit composée d’incroyants, mais qu’elle ne soit pas fondée sur une croyance non soumise à discussion. C’est donc une société où la religion n’est plus structurante, en ce sens qu’elle ne commande plus la forme politique des sociétés, pas plus qu’elle ne définit le mode d’appréhension du réel.

Comment enseigner le doute et l’interrogation ?

Par opposition, la société fermée est définie par référence à une révélation. Les individus y sont soumis à des forces magiques censées provenir d’une source extérieure à la société.
Dans ce cadre, la laïcité fonde la coexistence d’individus de croyances différentes au sein d’une même société. Elle suppose la neutralité de l’État, en premier lieu de l’éducation nationale publique, par rapport à chacune d’entre elles. Cette neutralité de l’État est parfaitement concevable au niveau des administrations. Elle signifie par exemple que l’État ne subventionne aucun culte ou les subventionne tous.
Le problème est plus compliqué en matière d’enseignement dans la mesure où il ne s’agit plus, au sens strict, d’organisation, mais bien de réflexion. La sphère de compétence de l’enseignant n’est pas d’ordre administratif, mais intellectuel. Il doit transmettre des connaissances autant que possible scientifiques et enseigner l’esprit ­critique. Certes, on peut exiger des enseignants qu’ils ne se réfèrent pas à une religion ou une idéologie plus qu’à une autre, si ce n’est pour en retracer ­l’histoire.
Mais, comment enseigner le doute et l’interrogation, clés de voûte de la démarche scientifique, sans les opposer à une démarche religieuse qui recherche des certitudes et procède par affirmations non démontrées, en prétendant dévoiler la Loi divine ? Quel sens cela aurait-il d’enseigner le darwinisme dans les écoles à des enfants qui entendraient l’éloge du créationnisme dans leur famille ou leur église, leur temple ou leur mosquée et l’invoqueraient à l’école ? Et donc, comment demander à un enseignant d’exposer la théorie de l’évolution, sans montrer que le créationnisme doit plus à l’irrationnel qu’à la science ?

« Formation de l’esprit critique »

Plus compliquée encore est la tâche assignée à des professeurs quand il s’agit d’enseigner l’histoire des religions sans en discuter les implications. Imagine-t-on un enseignement du catholicisme au Moyen Age qui ne parlerait pas de l’Inquisition, ou une histoire de l’URSS qui n’évoquerait pas le goulag  ? Une laïcité qui ne s’inscrit pas explicitement dans une société ouverte et ne va pas de pair avec l’accent mis sur la démarche scientifique peut-elle être autre chose qu’illusoire ?
C’est là que le chapitre 4 du livret pose problème et conduit à s’interroger sur les motivations véritables de ses auteurs et donc des autorités qui le distribuent. Malgré son titre, «  Laïcité et enseignements  », ce chapitre porte moins sur la laïcité que sur la démarche qui doit prévaloir en matière de transmission des connaissances  : «   Il revient aux chefs d’établissement et directeurs d’école de montrer que les savoirs enseignés sont le fruit de la démarche scientifique de l’historien et montrer aux élèves la distinction entre savoir, opinion ou croyance. Distinction entre croire et savoir  : ce qui peut être cru ne relève pas de l’enseignement scolaire de l’école laïque mais appartient à la liberté de conscience, de croyance de chacun.  » (p. 16). Excellent prélude pour préparer à «  la formation de l’esprit critique  » que la ministre annonce dans son édito comme l’une des ambitions d’une «  refondation de l’école  ».
Malheureusement, il suffit d’une phrase pour qu’on en vienne à se demander si les auteurs de ce «  livret laïcité  » se sont sérieusement interrogés sur les conditions d’exercice de la laïcité dans le système scolaire. Le livret affirme ainsi qu’«  il faut pouvoir éviter la confrontation ou la comparaison du discours religieux et du savoir scientifique. Dans les disciplines scientifiques (SVT, physique-chimie, etc.), il est essentiel de refuser d’établir une supériorité de l’un sur l’autre comme de les mettre à égalité.  » Affirmation qui ne l’empêche pas de déclarer que «  les enseignants doivent être en mesure de répondre à des objections, même lorsque celles-ci sont de nature religieuse… Sans se risquer à la comparaison des discours scientifiques et religieux, il est tout à fait possible de déconstruire l’argument d’un élève comme on le ferait de n’importe quelle objection.  »

Propositions contradictoires

Mais qui ne voit que ces propositions sont contradictoires. Comment développer la méthode scientifique sans mettre en évidence les obstacles auxquels elle est confrontée, ni les résultats incomparables auxquels elle parvient, c’est-à-dire davantage que sa supériorité, son monopole en matière d’acquisition rationnelle de connaissances ?
Ce qui ne signifie évidemment pas que la religion n’ait plus aucune place dans la société, mais qu’elle doit principalement se consacrer aux questions métaphysiques, sans déborder sur la sphère de connaissances qui sont du domaine scientifique et qui sont les seules à devoir être enseignées dans les écoles, y compris quand il s’agit de l’histoire des religions.
Assurer la primauté de la raison est certes un défi difficile pour le système scolaire. Doit-il pour autant baisser les bras ? Après une longue lutte pour sauvegarder sa prééminence en matière de proclamation de la vérité (il a fallu attendre 1992 pour que l’Église reconnaisse ses erreurs et réhabilite Galilée), l’Église a progressivement cédé du terrain devant la montée en puissance de la science. Faut-il tout recommencer sous prétexte d’assurer la paix sociale ?
André Grjebine est directeur de recherche au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales (CERI) de Sciences Po et Laurent Bouvet professeur de science politique à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines université Paris-Saclay.



lundi 19 octobre 2015

LA MISERICORDIA: TARDE DE FUENTE YMBRO

Premier et unique batacazo de la tarde

FANDIÑO: roi de l'engaño.....Banderilles à corne passée....
.....Toreo de profil
Belle estampe de FUENTE YMBRO
Piquero dans ses basses oeuvres
Respecto aux toreros de plata.....
.....de FANDIÑO
No comment, FANDIÑO o el arte de engañar
JUAN DEL ALAMO : bien à la cape
Mais piques toujours traseras
Pecho.....
.....Avant l'entière dans une attitude peu orthodoxe . Une oreille!
ESCRIBANO dans son style à la MEHDI
Gesticulations pour solliciter les aplausos après son numéro de banderilles de tricheur
......Et le destoreo qui réveille les gogos qui pourraient s'endormir: la claque reprend.....Mùsica !!!
Brindis de FANDIÑO à sa cuadrilla.....
......Le reste, c'est-à-dire l'essentiel, la faena, complètement bâclé.....
.....Jusqu'à l'estocade "d'anthologie"
Au concours de piques traseras assassines, que des gagnants!!
DEL ALAMO......Pas toujours croisé....
.....Et l'estocade, qui vaudra une oreille





NOVILLADA ZARAGOZANA DES MAÑOS

Primera pica: TRASERA !! Pero cuantos criticas taurinos, periodistas,  fotografas, seudo especialistas paràsitos de los callejones, todos lameculos del sistema, lo han denunciado? CUANTOS? Ningùn ! No pasa nada: nunca!
Bis repetita: otra varga asesina...
Ginés MARIN: au goût du jour! Sans se croiser.
Second MAÑO de la tarde: image splendide, novillos toujours applaudis
Pique crapuleuse, comme la plupart
Sa Majesté el toro n°3
Por favor, torero: màs cerca, màs cerca!
La rencontre, après l'embestida depuis le centre
Second novillo, début de faena arodillado au centre du ruedo  de Ginés MARIN
Toujours spectaculaire, l'image du Maño càrdeno qui bondit en piste

Noir était le quinto.....
.....qui poussa longuement la cavalerie contre les planches...... Pique trasera.....
.....Pendant que MARIN et VALADEZ devisent, paisiblement. No pasa nada!! Biéénn, el piquero, biéééénnnn!!!
Brindis de VAREA au ganadero MARCUELLO
VAREA: picooooooo!
L'ultime, negro, pour VALADEZ: pique ratée, puis carioquée, pompée pour finir
Trois images pour une leçon unique et ennuyeuse de destoreo: VALADEZ......
.......MARIN......
.......VAREA.  Faire des passes, dar pases....

dimanche 18 octobre 2015

ZARAGOZA: MÉDIOCRES FUENTE YMBRO



ESCRIBANO laisse échapper son premier toro vers la cavalerie. Mise en suerte indigne d’un matador chevronné, comme toujours plus préoccupé de banderiller à corne passée, avec son habituel cérémonial plus destiné à arracher les palmas des gogos, qu’à assurer une lidia sérieuse. Ce qui n’a pas empêché le toro de balancer piquero et cheval à terre. Très vite, le Fuente Ymbro laisse pendre la langue. Et le matador peut commencer son numéro de cirque, d’esbrouffe, avec au final les sempiternelles circulaires, les yeux dans les tendidos, à un animal soso, sans charge ni force. Le medio toro, comme en produit aujourd’hui Fuente Ymbro. Avis, épée trasera..
Second rese accueilli à porta gayola, avec la longue mise en scène qui sied si bien à ESCRIBANO pour ce numéro de cirque dont il est coutumier. Avec les quatre paires de banderilles médiocres qui vont suivre, cela fait parfaitement oublier le destoreo. Une piquette, d’abord, puis une bonne lance dans le dos pour le Fuente Ymbro. Piquero asesino, pero no pasa nada en los tendidos. Puis passes dans le dos, dans l’attitude cambrée du recortador qui cite à cuerpo limpio. Spectaculaire pour les gogos, et le toro donne déjà les premiers signes de fatigue. Muleta présentée à 40 cm du museau, l’aburrimiento s’installe. Épée qui sort sous le ventre, puis entière trasera après un avis. Fin du numéro d’engaño du torero de Gerena, qui a seulement toréé les gradins. A oublier !

FANDIÑO lui aussi laisse le toro s’empaler à bout portant contre la lance : mise en suerte totalement bâclée. L’animal s’agenouille dès les premiers muletazos, profilés, bien sûr. A droite comme avec la main gauche, le pico domine, mais pas le torero, promené par un animal sans jus, vite immobile, et le drapelet promené sous son museau ne le décide pas à charger. Entière dans le dos, plutôt dans les cartilages. Du grand art !
Le quinto est lui aussi conduit sous le cheval. Première piquette symbolique, seconde appuyée et rageusement pompée. Aux banderilles, le Fuente Ymbro ouvre déjà la gueule, langue pendante. Long brindis à la cuadrilla, le public friand du moindre non événement applaudit longtemps. Premiers muletazos accrochés. Avertissements multiples. Toujours ponctués d’applaudissements !!!
Hachazos dangereux. Changement de muleta : çà devrait aller mieux....Trois derechazos avec le (telesco) pico. Le toro continue de peser, le public est ravi. Même si FANDIÑO continue de reculer, il applaudit sa démonstration de destoreo. Avis. Demi épée hasardeuse dans les côtes à la troisième tentative. A oublier !

Le premier opposant de DEL ALAMO reçoit lui aussi une bonne ration d’acier dans le dos, loin, très loin du morillo. Et pousse....Deuxième embestida : piquette vite levée. Piquero applaudi !! Le Salmantin cite depuis le centre du rond, le toro se lance sur le leurre. Secons cite à 5 mètres : sûrement les moments forts de la tarde, le toro charge sans se faire prier. Puis la faena finit par basculer dans le répertoire en vogue dans les ruedos : toreo de profil, torero qui se découvre, accrochages, cogida imminente. Ce qui met en transe les tendidos, qui exigent une oreille, après une entière au-dessus du morillo.
Malgré une vilaine ration d’acier qu’il prend lui aussi au milieu du dos, le dernier toro pousse la monture jusqu’aux planches, puis recommence pour la seconde embestida, pique vite levée. Piquero applaudi jusqu’à sa sortie, c’est vrai qu’ici, en deux jours, les mises en suerte au cheval furent l‘exception. Première série de la gauche applaudie. Pourtant, DEL ALAMO ne se croise pas, ou peu. Sauf pour le premier cite de la série, le reste est profilé. Puis viennent les passes en rond, dernier artifice pour conclure une faenita qui aurait tendance à s’éterniser, lorsque le toro se fige. Entière sur le côté. Avis. Oreille.
Des trois, DEL ALAMO est sans doute celui qui nous a gratifiés des plus beaux gestes taurins. Qui s’est le plus livré...
Les toros, quand à eux, ont paru sans grande caste, sans poder, ni bravoure, les lidias désastreuses n’ont pas aidé à déceler ni qu’ils expriment leurs éventuelles qualités. Hormis la noblesse, rien de très marquant.
Président copieusement hué par le public de festival pueblerino en quête exclusive de trophées, spectateurs incapables de trier le bon grain de l’ivraie, de déceler le vrai du clinquant: tout pour les tricheries, la fiesta circo, l’esbroufe, aucun goût ni respect pour l’intégrité de la corrida.

Merci aux amis LANDAIS, à ceux d’AIROUX, et d’ARLES, pour les bons moments partagés.