mardi 19 juillet 2016

LA PELUCHE ENSANGLANTÉE

Publié le 17 Juillet 2016
Sans la photo.
Impossible
pour celui
qui signe ces pages 
de la publier
L'article (magnifique)
Très beau papier de Jean Ortiz
Comme un coup de poing rageur d'une rage justifiée mais qui ne cogne pas sur tout ce qui bouge.
Jean Ortiz
Samedi, 16 Juillet, 2016 - 18:02

La peluche ensanglantée

Elle gît la peluche, près du petit corps recouvert du voile de la mort. Cette photo, insupportable, inconcevable (devait-on la publier ?) va nous hanter longtemps, sans doute jusqu’au bout du chemin. Comment la dépasser ? Impossible résilience. Il y a des peluches qui hurlent, qui pleurent, qui geignent, qui implorent, qui accusent, qui condamnent à mort...
On n’a pas le droit de faire du mal à une peluche. Que deviendrait ma Lucie sans sa peluche ? Elle dort dans les bras de « Vlad », son copain l’ours peluche, et tient par la main
son « bébé » peluchette, qu’elle caresse jusqu’au beau « pays des merveilles ». Elle n’aime pas le « marchand » de sable ; le sable, cela ne se vend pas.
Ce soir, les peluches de Lucie se taisent, essuient leurs yeux qui n’en finissent pas de couler ; quelques unes se dressent et crient « salopard ». C’est primaire, instinctif je l’avoue, et dangereux ; la haine peut soulager, mais ne fait rien avancer. Comment est-il possible que notre monde produise de tels monstres, manipulés, instrumentalisés, ou pas ? Faut-il qu’il soit agonique, cannibale, faut-il que notre société soit en passe de perdre toute humanité, tout espoir, pour écraser ainsi la tendresse et tuer une peluche ?
Et qu’ils sont laids la plupart de nos « politiques », ceux qui n’attendent même pas que le sang sèche pour s’approprier la peluche, pour en tirer quelques misérables bénéfices. L’histoire retiendra qu’ils ont osé , que des médias ont « mis en boucle » pour faire bouillir la colère et flamber « l’audimat », nous expliquer qu’ils n’avaient finalement pas grand chose à dire... mais qu’il fallait occuper l’antenne. J’ai trouvé la peluche bien plus digne que ces charognards. La peluche se suffit à elle-même.
J’ai aimé la retenue, la dignité des miens, les communistes, les humanistes sincères, les révolutionnaires, les syndicalistes, les militants « de verdad »...
Et qu’ils sont vilains, les uns et les autres, tous ceux qui en rajoutent, qui sans être juges mènent quand même l’enquête à leur façon, signalant d’emblée les présumés responsables, tous ceux qui récupèrent avec « opportunisme » les monstruosités, la douleur, l’horreur, pour soigner leur côte de popularité, pour ouvrir des brèches criminelles entre les peuples , pour désigner toujours les mêmes « fous », les mêmes « loups sauvages ». Sont-ils vraiment « fous », ces « loups sauvages », ou fanatisés, aveuglés, fascisés ? Le résultat est certes le même, horrible, mais réfléchissons un moment : le terrorisme ne tombe pas du ciel. Il naît de fractures, de fêlures, de rejets, de discriminations, d’intolérances ; de violences sociales, guerrières, de frustrations, d’humiliations... C’est contre tout cela qu’il faut être « en guerre ».
La France, et c’est douloureux, n’incarne plus pour des millions d’hommes, chez elle et dans le monde, les valeurs fondatrices du « 14 juillet », celles pour qui des milliers de militants, de Résistants, donnèrent leur vie, celles que nous aimons et portons en nous dans nos résistances, nos combats pour un monde plus juste, plus solidaire. Désirable. Un monde où des avions de « muerte » n’iraient pas la nuit, loin de « chez nous », bombarder d’autres peluches. Pourquoi ? Pour qui ? Un monde où les gamins palestiniens pourraient se baigner en paix. Sans drones à la place du soleil. Un monde où les enfants de Nice et d’ailleurs joueraient toute la nuit sur les fronts de mer. Un monde sans « fous ».
Ne pleure pas peluchette... Nous allons écarter les méchants, tout faire pour réduire les fractures, et pour créer du lien, du sens, de la compréhension, de l’humanité, et t’aimer davantage. Ensemble. T’aimer davantage, peluchette.
Rédigé par Canaille Lerouge

dimanche 10 juillet 2016

CORRIDA D'EAUZE

CORRIDA D'EAUZE



CORRIDA CIRQUE : un scandale inacceptable…

Soleil et chaleur. Arènes remplies aux 3/4.
6 toros de Banuelos hétérogènes de présentation, afeités et inégaux pour la plupart. Seuls, 2 toros avaient des armures veletos. En réalité, il s'agissait d'un lot de gros novillos arrangés pour les figuras.

A vrai dire, je n'attendais pas grand-chose de cette course. Cependant, tomber aussi bas mérite d'être signalé et surtout dénoncé car aucun journaliste accrédité n'aura la courage de le faire.
Tout d'abord, je tiens à mettre en avant une organisation minable. A 17 h 40, la plupart des aficionados attendaient désespérément que les portes principales des arènes s'ouvrent. Sur 4 ouvertures possibles, 2 seulement donnaient la possibilité aux personnes d'accéder autour des arènes pour rejoindre leur place. Nous étions comme un troupeau de moutons sous une chaleur accablante alors que nous avions payé notre billet. Cela me semble être un manque de respect total vis-à-vis des aficionados. Comme l'accès aux arènes a été tardif, tous les gens n'étaient pas à leur place à 18 h. De ce fait, le paseo a commencé à 18 h 22 (soit 22 minutes de retard) sans que aucun organisateur n'ait la politesse d'annoncer au micro le retard. De même, dès que ces 3 tristes sires sont arrivés au palco, les Armagnacs se sont empressés de jouer l'hymne « se canto » avant que commence le paseo. Personnellement, je trouve cela lassant, inadapté à une corrida et surtout stupide. En quoi défend-on la tauromachie ? En quoi revendique t-on les valeurs fondamentales et authentiques ? Il faudra m'expliquer.
Venons en maintenant à la course. Que dire ? Tout simplement, ce fut une grande mascarade avec des toros sosos et tardos qui ne transmettaient aucune émotion. Quel ennui ! Quant aux toreros, ils sont tout simplement venus chercher leur cachet en imposant une seule pique voire une monopique. A ce sujet, sur les 6 toros, il n'y eut aucune mise en suerte correcte pour le tercio de piques. Les picadors ont collectionné des piques traseras, des cariocas et j'en passe...
Pour commencer, Sébastien Castella ouvre l'après-midi en toréant constamment sur le pico et en ne se croisant jamais. Comme il a enchaîné plusieurs séries relativement fluides avec des redondos à répétition et un final inspiré de Paco Ojeda, le public peu connaisseur a totalement adhéré. L'estocade est habile et placé environ 20 centimètres sur le côté. Par conséquent, comme le toro est tombé très vite, quelques spectateurs demandèrent l'oreille. A ce moment là, j'ai regardé la présidence et Monsieur Bernard PEYTRIN de Bayonne s'est littéralement accordé la permission d'agiter ses mains en l'air pour que la pétition (minoritaire) devienne majoritaire avant de faire tomber le mouchoir du palco. 1Ère oreille hors de propos… Ce scénario indigne d'un président qui est censé représenter la principale autorité s'est produit à trois reprises. Concernant les autres toros, Sébastien Castella a essayé de montrer un certain professionnalisme au cinquième de la tarde et il y eut quelques séries correctes. Ce furent les seules de l'après-midi. L'oreille accordée peut se justifier même si elle est généreuse à mon goût. En revanche, abuser des cambios en début de faena devient répétitif et lassant. Il faudrait qu'il pense à varier un peu son répertoire.
Quant à Thomas Dufau, il fut égal à lui-même. Ce garçon ne sait pas toréer. Il abuse constamment des cris lorsqu'il cite. Il ne se croise jamais et avance toujours la jambe contraire. Son premier toro était un bonbon présentant quelques signes de faiblesse. Il a réalisé une faena stéréotypé qui ne présentait aucun intérêt mais qui eut une certaine portée sur le public en raison des enchaînements de pechos et de redondos. Je tiens également à signaler que ce torero se prend pour une vedette alors qu'il ne comprend pas les toros. Quel prétentieux ? Il se contente de réciter une leçon qui est toujours la même et qui suscite l'ennui. Encore une fois, comme l'épée est rentrée du premier coup, les spectateurs ont demandé une oreille qu'ils ont obtenue sans se préoccuper de l'emplacement ni de l'engagement. Son deuxième toro s'est révélé très faible et donc avisé. Thomas Dufau s'est entêté à vouloir enchaîner des passes sans se croiser et avec hésitation. De ce fait, lorsqu'il a voulu effectuer une naturelle en laissant un espace de un mètre entre la muleta et lui, il s'est mis le toro dessus qui lui a infligé une blessure certes superficielle mais qui ne lui a pas permis de revenir en piste. La farce était joué pour Dufau. Tirons le rideau !
Pour résumer, la ville d'Eauze a voulu créer un pseudo événement avec la complicité du club taurin élusate qui est composé de gens incompétents et orgueilleux. Ces gens là que je ne nommerai pas ont réussi à présenter une corrida commerciale qui correspond parfaitement à l'évolution de notre société actuelle et qui se résume à une organisation approximative, négligée et non respectueuse d'un public qui garnissait les gradins aux trois quarts. Je voudrais également dénoncer une présidence technique complètement aux ordres des toreros et de l'organisation. Elle était composé de Monsieur Bernard PEYTRIN (Bayonne) assisté de Monsieur Pascal LAVIGNE (Dax) et d'un autre monsieur qui portait une très belle cravate et des lunettes cerclées de noir. « Au pays des aveugles, les borgnes sont rois ». En définitive, ces 3 hommes se sont montrés peu courageux et particulièrement laxistes (avis sonnés au bout de la douzième minute en raison peut-être de leur montre qui était quelque peu défectueuse, musique intempestive pour faire plaisir aux Diam's et aux Armagnacs, changements de tercio prématurés alors que le règlement stipule au moins deux rencontres et si possible 2 piques, oreilles accordées après des épées tombées et parfois très en arrière, pression à l'égard du public en usant de gestes pour que les pétitions soient majoritaires…). D'ailleurs, le président du club taurin élusate qui est un habitué depuis 4 ans maintenant des palcos à MONT-DE-MARSAN et à DAX a félicité ces messieurs cravatés d'avoir octroyé des oreilles. Où sommes nous ? Au cirque peut-être… A ce moment là, il faut être clair avec ses objectifs et annoncer un spectacle avec des clowns et des marionnettes au lieu de vouloir à tout prix donner une corrida. Ces méthodes pernicieuses sont très dangereuses pour l'avenir de la fiesta brava. Bientôt, les détracteurs de la corrida auront raison et les quelques aficionados qui défendent une corrida authentique et sérieuse finiront peut-être par les rejoindre. J'espère que nous n'en arriveront pas à ces extrémités. En revanche, ces dérives doivent cesser le plus vite possible.
Les arènes d'Eauze ont besoin de retrouver un nouveau souffle qui a disparu depuis de nombreuses années maintenant…

Michel DARTAGNAN.

dimanche 26 juin 2016

APRÈS LE DÉFI GANADERO D' AIRE SUR L'ADOUR

UN DERNIER MOT, POUR LA ROUTE.


Tout a été dit et écrit, sur le fameux "défi ganadero" qui nous avait été concocté par la "Junta des peñas aturines". Le meilleur, plutôt rare, - voir par exemple la reseña signée Alex, sur le forum de la peña QR, celle de Bernard Desvignes, sur la FSTF- ainsi que le pire, comme on peut le lire sur les sites lameculistes des callejonesques professionnels,  pour qui il n'est d'intérêt taurin que la fiesta circo avec ses moutons invalides montés sur roulettes pour "figuras" sans courage ni scrupule. 
A Istres, Ponce faisait des passes et indultait en smoking. Aucune honte!
A Aire, devant les Palha, le même aurait fourni un certificat médical!
La déception, totale, vint des toros de Fraile, faibles, décastés, sans charge, aucun intérêt pour les aficionados et pour l'avenir lui même de la fiesta brava, et déception aussi, certes plus nuancée, des portugais de Palha, plus costauds, mais également aussi rudes que retors, pas une once de toréabilité, hormis le quatre, il fallait tout de même une sacrée dose de valentia pour se présenter  devant ces aurochs armés de dagues acérées et vierges de toute manipulation.
Tout a été dit et écrit avec des commentaires sérieux, comme dit plus haut, je remercie et j'encourage pour ma part la junte aturine et son président Mathieu Cazalet à persévérer, dans leur recherche d'authenticité et de respect du spectacle et du public, mais on ne le redira jamais assez: il parait que, selon la FSTF, nous disposons d'un corps des Présidents pour assurer dans les règles le déroulement des corridas. Pourquoi les organisateurs s'acharnent-ils à ne mettre aux palcos que des incompétents? A Aire, on a dépassé les limites.... Épreuve de la pique écourtée, banderilles escamotées - pour quatre toros, seulement deux paires, puis clarines pour le changement,- ce sont les toreros qui commandaient une présidence à  leurs ordres, rondes des enterreurs interminables, aguazillettes totalement absentes, taillant la bavette à trente mètres du cadre des délits, " -Où es-tu, SOLDEVILLA?"-, derrière nous, une voix s'est élevée :" S'il y a un corps des présidents, aujourd'hui, comme souvent, on est tombé sur les bas morceaux!!"
Les avis!!! Le palco s'en foutait. Un toro aurait même dû sortir vivant du ruedo! Qu'importe! Assesseurs à l'unisson!!!
Quand au "cabron" qui a créé la polémique, n'est-ce-pas, Bruno, d'Agen, il est quand même un peu (beaucoup) paradoxal que l'on s'offusque d'un cri de colère jailli du coeur d'un aficionado connu pour sa passion pour la lidia, et que l'on oublie la raison de ce cri adressé à un picador qui ne respecte, ni le toro, ni le public, ni son métier....Et qui aurait dû être sermonné par des "huissiers", alors que l'on ne s'occupe que de "componer la figura" avec des cavalières emplumées.

....Picador qui assassine consciencieusement un toro au lieu de le châtier dans les règles, et qui envoie un doigt d'honneur vers le public, comme Casas envers ses Nimois mécontents. 
Ceci dit, merci encore à Jipito, pour son excellente paella, et à tous les amis, pour leur amitié et leurs encouragements qui nous sont allés au coeur

L'OTAN: PLUS DANGEREUX QUE JAMAIS !

Le cri d'alarme de Vladimir Poutine. La menace d'une nouvelle guerre mondiale est bien réelle.

vendredi 24 juin 2016

Le cri d'alarme de Vladimir Poutine

La menace d'une nouvelle guerre mondiale est bien réelle

Le cri d'alarme de Vladimir Poutine. La menace d'une nouvelle guerre mondiale est bien réelle.
Ce 21 juin 2016, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, lors d'une rencontre les représentants de divers médias internationaux, a demandé aux journalistes d'ouvrir les yeux et de rendre compte véritablement de la réalité d'une menace de guerre nucléaire imminente.
Le ton du Président russe est quelque peu inhabituel, car il a quasiment supplié les responsables des grands médias d'ouvrir les yeux sur les conséquences catastrophiques de la politique de réarmement de l'Europe entreprise par les USA et l'OTAN. «Mais arrêtez de mentir, dites la vérité à vos peuples sur le danger imminent qui nous menace tous !» a lancé Vladimir Poutine en faisant appel à l'éthique du métier de journaliste.
 
Et le Président de la Fédération de Russie de rappeler dans le détails  à ses interlocuteurs la nature des menaces subies par les peuples de Russie, suite à la stratégie d'extension militaire de l'OTAN et à la gestion belliciste des crises ukrainiennes et syriennes notamment par l'administration étasunienne.
 
Après avoir balayé la fausse menace d'une menace iranienne, leitmotiv de la propagande de guerre menée par Washington, le Président Russe a abordé le dossier de la sécurité en Europe. 

«Je ne sais plus quoi faire pour vous convaincre» a martelé Vladimir Poutine rappelant avec soin la menace que constitue l'installation récente des systèmes de missiles stratégiques étasuniens de type Aegis à portée de tir des centres névralgiques de la Russie...
 
«Leur système est désormais opérationnel et leurs missiles ont une portée de 500 km, dit-il. Les missiles de nouvelle génération atteindront bientôt une portée de 1000 km, puis davantage encore et, à partir de ce moment-là, ils menaceront directement la Russie et son potentiel de dissuasion nucléaire.»
 
En effet, la menace iranienne tant décriée par l'administration étasunienne n'est en fait qu'un prétexte pour installer les bases de missiles officiellement "défensives" en Europe de l'Est, face à la Russie (voir la carte ci dessous). 
 
Cette nouvelle crise des missiles, qui intervient 54 ans après celle de Cuba, semble arriver à un point de rupture entre Washington et Moscou, avec notamment, sur fond de crise ukrainienne, l'installation de lanceurs terrestres Aegis ("Aegis Ashore") en Roumanie  sur la base aérienne de Deveselu le 12 mai dernier. Le déploiement de ce qui qui est annoncé un "bouclier anti-missiles" mais dont même Lockheed Martin, le constructeur de ces lanceurs verticaux Mk41 reconnait sa capacité offensive 
 
De plus, cette base de missiles déployée en Roumanie par les USA n'est qu'un élément d'une ceinture stratégique plus vaste, déployée en Turquie (déjà opérationnelle) et prochainement en Pologne et complémentaire des systèmes d'armes embarqués à bord des navires et sous marins de l'OTAN qui occupent de plus en plus les mers Noire et Baltique et de façon quasi permanente.
 
Cette nouvelle menace stratégique dirigée la Russie n'est pas seulement une réanimation de la Guerre froide mais une violation flagrante des traités de paix signés précédemment entre l'Est et l'Ouest comme le Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires(1987) qui avait permis le retrait des missiles Perching et SS20 du théâtre européen.
 
Inauguration de la base de missiles US sur la base aérienne de Deveselu le 12 mai dernier
«Comment pouvez-vous ne pas comprendre que le monde est en train d’être poussé dans une direction irréversible» a signalé à ce sujet le Président Poutine,car il est de sa responsabilité et son devoir de répondre à cette menace en déployant à son tour des systèmes de défense russe adéquats, et c'est l'escalade...
 
Le problème est la faible profondeur stratégique dont dispose la Russie sur son flanc occidental, Moscou et Saint Petersbourg par exemple ne sont qu'à quelques centaines de kilomètres des frontières avec l'OTAN. Aussi, le déploiement de missiles stratégiques par Washington en Europe de l'Est revient pour Moscou à vivre avec un revolver sur la tempe !
 
A l'heure où la Grande Bretagne fait sécession de sa tutelle étasunienne en Europe, le Président Poutine invite les pays européens à se libérer de la camisole de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord qui les entraîne par un homme-lige militaire dans un piège où leur sera imposé une confrontation avec une Russie qui peut être poussée à réaliser la première frappe préventive, sous peine de disparaître. 
 
En effet l'OTAN, cette Organisation militaire étasunienne en Europe, dans laquelle sont piégés 22 des 28 pays européens  mène depuis la fin de l'URSS une stratégie agressive en direction de la Russie trahissant la promesse prononcée en 1989 de ne pas s'étendre vers l'Est...
 
 
Aujourd'hui, après que l'extension territoriale de l'OTAN, avec la crise ukrainienne, soit arrivée en butée sur les frontières occidentales de la Russie, Washington relance ses ambitions vers le Sud dans l'alliance et renforce son dispositif armé autour de la Russie. 
 
Ainsi Washington,en plus du déploiement de ses missiles, a t-il annoncé en février sa volonté de quadrupler en 2017 les dépenses destinées à renforcer les  forces américaines en Europe puis en mai dernier de lancer au coeur de la zone d'influence russe, l'intégration du Montenegro dans l'OTAN...
 
N'en déplaise aux optimistes qui refusent d'imaginer une apocalypse en Europe, la menace est aujourd'hui bien réelle surtout qu'elle est otage d'une dynamique mortifère jouant sur "l'effet domino" et qui peut d'autant plus conduire rapidement les peuples d'Europe dans une impasse nucléaire que son initiateur étasunien peut espérer garder son sanctuaire en dehors du futur champ de bataille...
 
Il est donc plus qu'urgent et prioritaire que les européens enchaînés à la folie des néo-conservateurs et faucons de guerre étasuniens se libèrent de leur logique mortifère, pour renouer le dialogue avec Moscou et construire une véritable Europe dont la destinée leur appartient... 
 
Erwan Castel