dimanche 8 janvier 2017

EL CHANO....HASTA SIEMPRE




















QUE DEVIENT « EL CHANO » ?

Qu'est-il devenu, depuis la cornada qui l'a cloué sur son fauteuil de paraplégique, où il est hélas condamné à vivre?
Comment oublier ce "torero de plata", qui mériterait qu'on lui attribuât aujourd'hui, - il n'est jamais trop tard pour accomplir un acte de reconnaissance méritoire, mais peut-être l’Espagne lui a-t-elle rendu cet hommage-,  la médaille d'or  du courage et de l'art,  ce banderillero de légende au cœur énorme et au tempérament bien trempé, qui ne trichait pas, en s'offrant à la corne  astifina, bras haut levés en face du toro qui charge, comme peu de toreros savent le faire, la plupart des pseudo "vedettes" se contentant de clouer "les palos" à l'esbroufe, à corne passée, devant les publics ignorants applaudissant debout les pires des tricheries des champions de la « fiesta circo », plus clowns que toreros de respect?
Cher Chano, qui resteras toujours présent dans le cœur des aficionados : Que deviens-tu ?
Qui pourra nous dire des nouvelles de Vicente YANGÜEZ, El CHANO, torero « de oro » bien qu’il fût toujours vêtu «  de plata », dans les arènes où son courage et son art déclanchaient inmanquablement les ovations des aficionados ?


¿QUIÈN TIENE NOTICIAS DE ESTE FAMOSO TORERO :
EL CHANO ?

¿Donde està el ahora, desde la cornada que lo clavò sobre la butaca de parapléjico, donde es condenado por desgracia por vivir ? ¿ Donde està « El CHANO » ?

¿ Quièn podria olvidar este inmense « torero de plata » que mereceria que se le asignan hoy – jamàs es demasiado tarde para cumplir un acto de reconocimiento meritorio, sino posiblemento España le devolvió este homenaje- la medalla de oro del coraje y del arte puro, este banderillero de leyenda con corazón enorme y temperamento bien mojado, que no conocia trampas, ofrecièndo su sonriza al pitón astifino, el brazo alto levantado frente al bicho que cargaba, como pocos toreros saben hacerlo, la inmensa mayoria de seudo figuras se contenta con clavar los palos a la chuleria, al cuerno pasado, delante de pùblicos de tontos que aplauden en pie lo peor de las trampas que nos imponen eses campeones de la fiesta circo, màs payasos que toreros ? 

Querido amigo, siempres quedaras presente en el corazón de los aficionados que te aplaudian, a cada vez que banderillabas....hasta  este maldicho viernes 13 de Julio 2012, en el coso de Avila, y la cogida, por un novillo de "La Glorieta"..... ¿Pero quièn podria darnos noticias de Vicente YANGÜEZ « El CHANO »?

COMMENT VA SE TERMINER NOTRE TUTELLE??

Europe, état d’urgence

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Le projet européen est miné. Partout progressent des forces de régression nationaliste. On le mesure en France au niveau atteint par le Front national. Il n’est quasiment plus contesté par aucun observateur sérieux que la léthargie économique, le déficit démocratique, la paupérisation d’une large partie des populations et le creusement des inégalités, soient à l’origine du scepticisme croissant des opinions publiques à l’égard du projet européen. Et du succès des joueurs de flûte nationalistes.
Selon le diagnostic du prêt-à-penser relayé par les médias dominants, le mal viendrait de l’incapacité à respecter et (ou) à faire respecter les normes du « modèle ordo-libéral » ; les critères des traités de Maastricht et de Lisbonne, ceux du « pacte de stabilité » ou les engagements du « traité budgétaire » adopté en 2012.
Il faudrait donc renforcer encore « l’ordo ». Autrement dit : les capacités de contrôle et de coercition d’organismes « indépendants », protégés des vents facétieux de la démocratie et pour garantir l’administration de purges que certains dirigeants rechigneraient ou refuseraient d’appliquer. Diktat des marchés financiers et hégémonie du « modèle allemand » sur l’Europe constituent ainsi les deux faces d’une même pièce de monnaie.
Avec l’aplomb tiré du « bon sens pragmatique » dont elle sait s’affubler quand elle enfile ses habits de « Mutti » (Maman) du peuple allemand, la chancelière dit tout son « respect de la démocratie parlementaire »… à condition de la rendre « compatible avec les marchés ».
Wolfgang Schäuble est le grand ordonnateur de cette arme de conquête et de domination du capital allemand qui contraint si dangereusement l’Europe aujourd’hui. Il la peaufine depuis 30 ans.
Ainsi l’ordo-libéralisme ne crée pas seulement un terrain favorable aux joueurs de flûte européens en laminant l’emploi, les salaires et les solidarités sociales existantes dans chacun des pays, il est fondamentalement constitué de logiques de compétition et de puissance, porteuses d’une désagrégation de l’Europe. Le nationalisme ne nie pas le modèle, il en est une consécration.
L’urgence alternative est d’autant plus forte que les besoins de rapprochements et de coopération des peuples du continent n’ont jamais été aussi flagrants. Pour libérer la souveraineté populaire, étendre les droits d’intervention des salariés à l’entreprise, triompher de la « postdémocratie » en marche, il faut se donner les moyens de coopérer. Seule façon d’exister dans la « mondialisation » face à la toute puissance du dollar et de l’empire états-unien.
Des millions d’Européens aspirent à sortir de la prison ordo-libérale sans aucune envie d’être expédiés pour autant dans son mitard nationaliste.
Bruno Odent
Modèle allemand, une imposture est toujours disponible.




Bruno Odent est journaliste, chef du service Monde de l’Humanité. Germaniste, il est un spécialiste de l’économie et de la société allemande qu’il suit depuis plus de vingt ans pour son journal.