dimanche 22 avril 2018

UN AFFRONT DE PLUS POUR MACRON


Légion d'honneur

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Bachar el-Assad a anticipé sur la procédure de retrait de la Légion d’honneur engagée en France à son endroit, estimant qu’il n’était point d’honneur de porter une distinction d’un pays «esclave» des États-Unis et préférant la rendre à la France.
Jeudi 19 avril, trois jours après que Paris a engagé une procédure de retrait de la Légion d'honneur décernée à Bachar el-Assad en 2001 par Jacques Chirac, la présidence syrienne a rendu la décoration à la France.
«Il n'est point d'honneur pour le Président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave (…) des États-Unis qui soutient les terroristes», a indiqué la présidence syrienne dans un communiqué.
«Le ministère des Affaires étrangères et des Expatriés a officiellement rendu à la République française, par le biais de l'ambassade de Roumanie à Damas qui parraine les intérêts français en Syrie, la décoration de Grand Croix de la Légion d'honneur accordée au Président Assad par l'ancien Président français Jacques Chirac», a précisé la présidence, poursuivant que la décision a été prise après «la participation de la France à l'agression tripartite aux côtés des États-Unis et du Royaume-Uni contre la Syrie le 14 avril».
Dans la nuit du 13 au 14 avril, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont porté des frappes contre la Syrie. Sur 103 missiles tirés, 71 ont été interceptés par la DCA syrienne, informe le ministre russe de la Défense. Le bombardement a été mené sous couvert d'une opération visant à éliminer de prétendues armes chimiques syrienne, suite à l'attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait dénoncé «une frappe militaire contre un État souverain sous un tel prétexte».

FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE DE SUPER MENTEUR

Syrie et autres lieux

Publié le 22 Avril 2018

La question des preuves.

Syrie et autres lieux

Comment peut-on accepter comme preuves devant légitimer des agressions militaires les assertions de personnages pris chaque jour en flagrant délit de mensonge à répétition sur leur actes de politique intérieurs 

Rédigé par Canaille Lerouge

SYNDICATS ET LUTTES SOCIALES

Archives de Catégorie: SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

Jacques Rancière répond aux grévistes de Paris Nord

LES CHEMINOTS ET LES INTELLOS # 1

Philosophe, « maître ignorant », penseur de l’égalité, Jacques Rancière a été sollicité par des cheminots en grève reconductible du secteur Paris Nord autour de quelques questions ayant trait à la solidarité et à la lutte en cours contre la réforme du Rail.

Anasse, aiguilleur au Bourget : Comment un intellectuel aujourd’hui peut-être solidaire d’une grève de travailleurs.euses ?
Je n’aime pas la notion d’intellectuel qui suppose une sorte de monopole de l’intelligence ni la posture de l’intellectuel qui affiche son soutien aux luttes des travailleurs. Je pense que c’est à ceux qui mènent un combat de dire ce qu’ils attendent précisément des autres, comme actes de solidarité, qu’il s’agisse d’aides matérielles ou d’interventions par la parole. Mais surtout la distance entre les situations et les combats tend aujourd’hui à se réduire.
A l’Université comme à la SNCF ou dans d’autres secteurs d’activité, c’est la même chose qui se trouve attaquée, à savoir précisément l’existence d’un monde solidaire : un monde où tous, indépendamment de leur rang social, aient accès aux mêmes avantages qu’il s’agisse d’enseignement, de soins, de transport ou d’autres services.
Karim, Technicentre du Landy : Notre statut serait un privilège remontant à une époque révolue. Qu’est-ce qu’un droit et qu’est-ce qu’un privilège aujourd’hui selon vous ?
Un privilège c’est un avantage qu’une catégorie sociale particulière détient en fonction de sa différence, de sa supériorité sur les autres, comme c’était le cas de la noblesse d’hier. Un droit, c’est ce dont on bénéficie, au contraire, dans la mesure où on est semblable à tous. C’est aussi quelque chose qui a été acquis par une lutte pour imposer l’égalité.
Le statut de cheminot est quelque chose qui a été créé quand le mouvement populaire a imposé l’existence d’un service public qui assure à tous la possibilité d’avoir accès aux mêmes services. C’est cette idée d’une possibilité pour tous d’être éduqué, soigné, transporté, etc. dans des conditions égales qui est aujourd’hui attaquée par les puissants. Et cette attaque a besoin de se légitimer en appelant « privilège » les droits sociaux acquis par les luttes d’hier. C’est vrai que d’autres catégories de travailleurs ont perdu des droits que les cheminots ont encore. Mais justement ce que veulent ceux qui hurlent contre les « privilégiés », c’est l’absence de droits pour tous.
Laura, aiguilleuse au Bourget : La grève pourrait se durcir dans la durée. On parle de nous comme des preneurs d’otages, qu’en pensez-vous ?
La rhétorique de la « prise d’otage » appartient à la même entreprise pour discréditer les luttes sociales au nom de l’idée que ce sont les gens ordinaires qui en sont les victimes. Mais ce n’est pas simplement un abus de langage. Il faut rapprocher cet usage des mots d’une réalité très matérielle.
Depuis plusieurs années on voit se développer une tentative pour criminaliser toutes les formes d’action par lesquelles les travailleurs et travailleuses en lutte excédaient le cadre de la revendication polie, et notamment les séquestrations de patrons et de cadres. Petit à petit c’est la lutte sociale elle-même que l’on cherche à criminaliser. Il faut en même temps prêter attention aux difficultés que la grève entraîne pour beaucoup de monde et refuser le chantage à la « prise d’otage ».
[Crédit photo : Rethinkuva.org]

samedi 21 avril 2018

C'EST UN JOLI NOM BARRICADE, QUI RIME AVEC CAMARADE.....







D'après Ernest Meissonier. Une baricade Révolution de 1848
C'EST UN JOLI NOM, BARRICADE, QUI MARIE CERISE ET GRENADE
Les barricades ont illustré l'histoire sociale de la France. En mai 1968, un mot d'ordre affichait: "la barricade ferme la rue mais ouvre la voie". La grève bloquait le pays pour que le gouvernement de droite reçoive les organisations syndicales, notamment la CGT en pointe dans ce grand conflit social.
L'écrivaine et résistante Elsa Triolet disait: "les barricades n'ont que deux côtés". Et elle se trouva du bon côté. Du mien et de beaucoup d'autres dans la lutte de classe contre le capitalisme exploiteur. Pour une meilleure société plus juste et plus humaine. Pas comme ces ultra-gauchistes de mai-juin 1968 qui donnaient des leçons à la classe ouvrière, lesquels aujourd'hui se prélassent sous les ors de notre mauvais république. Exemple avec Daniel Cohn-Bendit, l'ultra-révolutionnaire d'alors, soutien de la politique réactionnaire édictée par Emmanuel Macron.
De mon côté de la barricade, il y a aussi de la solidarité. Pour reprendre Victor Hugo: "La grande chose de la démocratie c'est la solidarité. La solidarité est au-delà de la fraternité. La fraternité n'est qu'une idée humaine, la solidarité est une idée universelle". Oui solidarité internationaliste avec tous les peuples.
Toujours de mon côté de la barricade, en ce moment, la solidarité s'exprime avec les luttes en cours. La CGT a recueilli plus de 200 000 euros. Une trentaine d'intellectuels et d'artistes ont de leur côté lancé une cagnotte. Elle atteint plus de 800 000 euros.
Oui, décidément, c'est un joli nom barricade! Et toujours du bon côté.