jeudi 11 octobre 2018

CANCER: ENQUÊTE A LA HAVANE.


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Cancer ? Enquête à la Havane

samedi 6 octobre 2018
par  José Fort

Le sujet a donné lieu à de nombreuses contrevérités. Et ceux dans les médias et au-delà qui n’aiment pas Cuba et qui ne supportent pas que ce petit pays se permette des avancées en matière de santé ont déversé leur bile !
L’article de José Fort que nous avions publié le 22 décembre 2015 reste d’actualité. Il rétablit la vérité de la bouche même des experts cubains. Ceux-ci insistent : il n’ont pas découvert un vaccin mais un médicament d’accompagnement. Ce qui est déjà pas mal puisqu’il permet une espérance de vie plus longue et moins douloureuse. Leurs laboratoires publics, continuent leurs recherches en s’associant à tous ceux qui ont comme eux la volonté d’en finir avec cette terrible maladie.

RG

Il n’y a pas de produit miracle...

A une vingtaine de kilomètres de la capitale cubaine, près de l’aéroport international José Marti, le groupe Labiofam placé sous haute protection n’est pas une destination touristique. Le docteur MV Yobani Gutiérrez Ravelo, directeur adjoint du groupe Labiofam (7637 salariés) et Isbel Gonzalez Marreo, directrice de recherches et du développement ont accepté de nous rencontrer.
La plupart des médicaments, des vaccins et des compléments vétérinaires de la Grande Ile sont produits par ce groupe qui rassemble les meilleurs chercheurs cubains. Ils travaillent à partir de plantes médicinales, des espaces entiers répartis dans tout le pays fournissant la matière première.
JPEG - 8.4 ko En 1960, après la révolution, plus de la moitié des médecins et des chercheurs ont quitté le pays. Cubavet, l’ancêtre de Labiofam, avait pour objectif le secteur vétérinaire. Les effets du blocus économique US contre l’Ile puis l’effondrement de l’URSS et des pays de l’Est européen suivi à partir de 1990 de la douloureuse « période spéciale » ont obligé les Cubains à innover dans tous les domaines. En agriculture par exemple, sans fertilisant, en multipliant le système du compost à grande échelle avec une production bio avant l’heure. En médecine aussi et surtout avec au cours des dernières années des découvertes essentielles permettant, par exemple, le contrôle des maladies transmises par les moustiques. Pour la directrice de la recherche et du développement, Isbel Gonzalez Marrero, « il nous fallait élargir notre champ d’action : conserver et développer notre travail vétérinaire, produire des médicaments et autres produits pour la consommation intérieure, nous engager résolument dans la recherche médicale. Il nous fallait diversifier. C’est que nous avons fait avec succès. »
Labiofam produit des désinfectants, des détergents, des shampooings, des désodorisants et même un yaourt très spécial. Le docteur Gonzalez nous offre un verre de yaourt rosé – délicieux – et nous apprenons que contrairement à la majorité de ceux présents sur le marché, celui-ci ne contient pas le bacille Bulgaris mais le Fermentus. Mélangé à un streptocoque, il offre un produit libre de tout lactose. On peut donc le fournir aux personnes allergiques au lactose. Il est utilisé par les services d’oncologie et de gastroentérologie des hôpitaux du pays. On dit même que Fidel Castro boit au moins un verre de ce yaourt par jour.
Depuis des années, le groupe développe des produits biologiques aidant à la guérison des plaies de moustiques, de rats et de souris.
Labiofam a mené avec succès des actions contre les épidémies tropicales : malaria, dengue, fièvre hémorragique et bubonique… Le groupe a développé des programmes de contrôle de la malaria en Angola ainsi qu’au Ghana et en Amazonie. Il a participé récemment à la lutte en Guinée contre Ebola.
Cuba a peu de richesses naturelles mais de la matière grise, l’île en a à revendre. En investissant massivement dans l’éducation et la recherche, Cuba s’est dotée d’un système de santé performant (moyenne de durée de vie, 79 ans) et une source importante de revenus en devises avec l’exportation de médicaments, de médecins et d’infirmières dans 81 pays « Docteur, et votre produit miracle traitant le cancer  ? » Le docteur Gonzalez sourit : « il n’y a pas de produit miracle. Nous avons découvert un médicament d’accompagnement. Mon collègue et directeur adjoint va vous en parler. »
José Fort
Auteur de « Trente ans d’Humanité, ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire ». Editions Arcane 17, 16 euros.
Docteur Yobani Gutiérrez : « Le Vidatox 30CH, un tueur de tumeurs ».
José Fort  : Vous avez découvert le vaccin contre le cancer ?
Docteur Yobani Gutiérrez : Je vous ai entendu utiliser le mot « miracle » à l’instant. J’ai lu et entendu bien des choses trop souvent fausses sur notre produit le Vidatox 30CH. Je profite de votre visite pour mettre les choses au clair. Notre Vidatox 30CH n’est pas un vaccin, selon votre définition « préventive » du vaccin. Il s’agit d’un médicament d’accompagnement qui permet la stabilisation de la maladie et un plus grand confort pour le patient. C’est un tueur qui neutralise les tumeurs. Et nous l’utilisons aussi à titre préventif pour les familles à risques. Avez-vous bien compris car beaucoup de vos confrères ne semblent pas avoir pigé : un médicament d’accompagnement qui facilite la stabilisation de la maladie et un plus grand confort pour les patients. C’est déjà énorme, inutile d’en rajouter.
JF. Vous avez obtenu des résultats ?
YG. Oui, des résultats très positifs et très encourageants à Cuba mais pas seulement. Le Vidatox 30CH a été testé dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et en Asie.
JF. Et ailleurs, en France par exemple…
YG. Nous sommes en négociation avec de nombreux pays notamment la France.
JF. D’autres progrès sont-ils attendus ?
YG. Nous y travaillons avec énergie d’autant que les premiers résultats sont extrêmement encourageants. Mais je vous en prie n’utilisez plus ce mot « miracle ». En matière de recherche, il n’y a jamais de miracle mais beaucoup de travail et… parfois un peu de chance. »
Entretien réalisé par José Fort

Le Vidatox 30CH, c’est quoi ?

Le Vidatox 30CH, produit par la compagnie pharmaceutique Labiofam est un traitement visant à aider les patients atteints de cancer par les moyens de la pharmacopée homéopathique, avec l’utilisation du venin de scorpions rhopalurus junceus ( scorpion bleu) endémiques à Cuba comme principe actif. Chaque millilitre (l’équivalent de vingt gouttes) contient dans une solution hydro alcoolique 33% de venin Rhopalurus Junceus.
Les effets du produit sont nombreux : analgésique, anti-inflammatoire et anti-tumoral.
Il est utilisé dans tous les types de cancers, et en particulier ceux du sein, du foie, du cerveau, de la prostate et du poumon.
Il peut se prendre seul ou en complément d’une chimiothérapie selon l’avis du corps médical. Il n’y a pas d’effets secondaires. Il améliore la qualité de vie et augmente la survie du malade en agissant contre les métastases.
Pour les patients cubains et sur prescription, il est gratuit. Pour les visiteurs étrangers, ils peuvent se le procurer notamment à La Havane (à l’hôtel Habana Libre ou à l’aéroport). Au début du mois de novembre, le flacon coutait 171 euros.
JF

mercredi 10 octobre 2018


Publié le 10 Octobre 2018 Canaille le Rouge

La sous traitance tue.

 

Deux morts, deux blessés graves sur un chantier ferroviaire dans les Hautes Pyrénées


Les faits
et le communiqué
de la fédération CGT des cheminots 

Deux employés d'une société sous-traitante tués

Le bilan est de deux morts et deux blessés parmi les ouvriers. Les deux hommes mortellement touchés sont deux ouvriers, de 33 et 55 ans, employés d'une société privée, sous-traitante de la SNCF.
Un blessé de 27 ans a dû être héliporté en urgence absolue à l'hôpital Purpan de Toulouse, il est dans un état très préoccupant, précise le parquet de Tarbes. Le second, âgé de 25 ans, a été conduit à l'hôpital de Tarbes, dans un état moins inquiétant.
Les véhicules intervenaient dans le cadre de l'entretien du réseau, pour des travaux préparatoires au remplacement de la caténaire. Dans ce secteur, il s'agit de changer l'ensemble des lignes électriques.
Une vingtaine de pompiers sont intervenus. L'enquête est confiée à la brigade de gendarmerie de Bagnères-de-Bigorre
Tous travaux qui auparavant étaient effectués par des cheminots qualifiés connaissant sites, procédures et travaillant en équipe assurant formation et continuité des savoir faire.
La politique du pouvoir et de sa direction sème la mort sur son passage.
Sans autre information, la direction de la SNCF annonce que "le trafic est perturbé". Voici le message que peuvent lire et entendre les usagers:
🕐 13h. Les circulations sont toujours interrompues entre Tarbes & Montréjeau après l'accident de ce matin sur un chantier ferroviaire. La reprise du trafic est désormais estimé à 17h30. Sur le littoral, vous circulez convenablement. Christophe & Sarah vous informent jusqu'à 2oH

mardi 9 octobre 2018


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

D'où viens-tu, toi qui est en Marche pour le palais de l'Elysée?
Le think  tank Terra Nova a réalisé une enquête sur un échantillon de 8 815 fans de Manu 1er, sélectionnés pour leur représentativité, à partir d'un questionnaire anonyme comportant 112 questions.
Le parti du pouvoir revendique 400 000 adhérents et l'étude révèle qu'ils sont des hommes à 68%. Mais que fait donc Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes? Mais c'est vrai qu'elle n'est que sous-ministre.
Bien, sans rire, "sélectionnés pour leur représentativité", les sondés avouent appartenir à la ville plutôt qu'à la ruralité. Et 80% sont diplômés du supérieur: cadres du privé et professions libérales dont les revenus sont aisés ou satisfaisants. Politiquement, les adeptes de l'ex-banquier d'affaires se situent au centre: 50% se disent de gauche et de droite, 50% ni de gauche ni de droite.
Terra Nova a toutefois distingué 5 familles:  les "progressistes libéraux" 31%, des potes de Manuel Valls aux potes d'Alain Juppé; les "progressistes égalitaires" 23%, qui viennent du Parti socialiste. Genre Jean-Yves Le Drian ou Nicole Belloubet sans doute, sans oublier Gérard Collomb ou Christophe Castaner; les "conservateurs", 22 %, comme le ministre des Finances;  les "modérés conservateurs" avec 19%; les "eurodubitatifs" 4%. Sans rire toujours, 1% ne sont ni progressistes libéraux, progressistes égalitaires, conservateurs, modérés conservateurs ou eurodubitatifs. Et sans déconner non plus, tous admirent leur chef Emmanuel Macron.
L'échantillonnage indique également qu'ils sont pour la réduction des fonctionnaires et donc du service public, contre l'augmentation du Smic et pour l'augmentation du temps de travail.  Ils sont aussi favorables pour réduire la fiscalité et les charges des patrons. Ben oui, comme leur idole, premier commis du capitalisme en France.
Près d'un quart des fans actuellement de l'Elysée ont été membres d'un parti politique: 42% au PS, 23% à LR, 13% au Modem, 6% à l'Udi.
Il faut savoir que Terra Nova se dit dans le camp progressiste, après avoir été longtemps la boite à idées du Parti socialiste, lequel prétendait que les ouvriers n'existant plus, il avait autre chose à faire que de s'en occuper.
Pour autant, cette étude montre toute la porosité entre la gôche hier au gouvernement et la droite et la droite qui est installée actuellement. CQFD.

AVEC FAKIR, PLONGEON DANS UNE ENTREPRISE "QUI FONCTIONNE BIEN".




Aux éditions Fakir...

Un député et son collab' chez Big Pharma

« On ne doit pas dénigrer une entreprise française qui fonctionne bien. » C’est le Premier ministre qui, à l’Assemblée, à propos de Sanofi, nous adresse ce commandement. Et quel beau commandement, en effet !
Durant vingt ans, Sanofi a refilé de la Dépakine aux femmes enceintes, sans les prévenir des risques d’autisme pour leurs enfants.
Sanofi a supprimé 2000 postes de chercheurs en France, 4000 dans le monde.
Sanofi, à Mourenx, rejetait des vapeurs cancérigènes, 190 000 fois les limités autorisées.
Mais à part ça, « il ne faut pas critique une entreprise qui réussit ». Dixit Christophe Castaner, cette fois, le patron des Marcheurs.
C’est que Sanofi, c’est la Macronie.
C’est Serge Weinberg, son PDG, qui a fait entrer Emmanuel Macron chez Rothschild.
C’est le symbole d’un conflit d’intérêts géant qui s’est installé à l’Elysée.
Le red'chef et son collab', Cyril, ont donc mené l'enquête. Disons-le : palpitante. A retrouver dès aujourd'hui dans votre librairie et sur notre boutique en ligne !

Ils seront tous les deux le 16 octobre à 13h , pour une Commission d'enquête officieuse et décentralisée sur le site de Sanofi à Mourenx (64) et à Toulouse le même jour, à 21h, salle Barcelone !

Commander le livre


Notre dossier Sanofi



L'édito

Lettre ouverte au Benalla de la Big Pharma

 FAKIR, LE JOURNAL DE FRANÇOIS RUFFIN, 
" FÂCHÉ AVEC TOUT LE MONDE OU PRESQUE"
 

Le dossier

Les vandales de la santé

Sanofi, c’est le champion français des dividendes versés aux actionnaires. Comment ? On vous dit tout.

lundi 8 octobre 2018

LES FADAS DE GUERRE GAGNERONT-ILS LA PROCHAÎNE? (°)

La guerre mondiale qui vient sera provoquée par les États-Unis

8 Octobre 2018 , Rédigé par Réveil Communiste Publié GQ


La guerre mondiale, qui la veut?
Le danger de guerre actuel provient exclusivement des États-Unis qui ont obtenu leur hégémonie mondiale en gagnant les trois précédentes (on peut considérer la Guerre froide en comptant les conflits localisés qui l’ont accompagnée (Viet-Nam, Proche Orient) comme la troisième), et qui sont tentés de la conserver en s’engageant dans une quatrième.
Aucune autre puissance n’est en mesure de menacer la paix. Le terrorisme, notamment, n’est qu’un instrument au service des États-Unis, soit un allié direct comme en Syrie, soit un adversaire idéal qui ne présente aucun danger réel, et qui joue son rôle dans la mise en condition militaire des peuples occidentaux, et leur acceptation tendancielle, au rebours de leurs valeurs individualistes, d’un État policier et d’une société de contrôle total.
Les États-Unis du capitalisme en déclin de l’année 2018 peuvent croire qu'ils ont objectivement intérêt à la guerre dans cette décennie. Leur équipement militaire hypertrophié et leur expérience du combat réel leur donnent la certitude trompeuse d'une victoire dans n’importe quel conflit armé classique, à condition qu’ils puissent construire le consentement de leur opinion à une telle démarche sanguinaire, mais cette avance est financée par la contribution du reste du monde à commencer par la Chine, qui comble les déficits abyssaux de l'économie américaine en rachetant du papier dollarisé, et d’ici dix ou vingt ans elle aura disparu.
Depuis la crise de 2008, ils sont entrés dans une phase agressive, s’attaquant à des nations petites ou moyennes, le plus souvent en utilisant des collaborateurs locaux, des séparatistes, des réactionnaires religieux, des intermédiaires en apparence non étatiques et des auxiliaires étrangers, et surtout une « société civile » ad hoc cultivée dans leurs universités  et recrutée dans un certain nombre de pays stratégiques.
Mais ils ont aussi mené des guerres directes dont le but réel semble bien tout simplement de maintenir en état opérationnel leurs forces armées et de tester leurs armements. Ils sont d'ailleurs déjà lancés dans une cyber-guerre ouverte avec le reste du monde.
Il faut bien comprendre que la déclaration officielle de guerre au terrorisme en septembre 2001 a une importance fondamentale dans l’histoire de l’Empire américain : il s’agit d’une revendication de souveraineté qui porte sur l’ensemble du territoire mondial, et qui met fin à la politique internationale telle qu’elle était basée sur le respect de principe sinon de fait de la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui, depuis les traités de Westphalie au moins (1648). Ils revendiquent ce faisant le statut et rang de seul État souverain au monde.
Mais les moyens indirects ont eu leur préférence depuis leur relatif échec en Irak et en Afghanistan.
Ils ont réussi à prendre le contrôle du gouvernement de plusieurs États en instrumentalisant une opposition stipendiée de longue date, et en pratiquant avec l’aide des grands groupes de médias une déstabilisation intérieure de grande échelle. Comme l'a symboliquement établi la destruction de l'ambassade à Belgrade en 1999, l’ennemi principal des États-Unis est bien entendu la Chine, dont le surgissement prochain au premier rang économique mondial épouvante l’oligarchie occidentale. Les actions erratiques de l’Occident piloté par les États-Unis ont paradoxalement renforcé ce rival, en consolidant son alliance avec la Russie, et l’effondrement annoncé de la présidence Trump n’a fait qu’accélérer ce mouvement.
Une guerre directe contre la Chine ou la Russie, sous la forme de pressions externes et de blocus maritime et aérien de leurs territoire, dont les littoraux sont étroitement verrouillés par les bases américaines, est techniquement possible et même jouable, dans l'intention de la gagner, mais au prix de provoquer une très forte crise économique internationale dont les effets seraient imprévisibles si la victoire n'était pas immédiate.
Les militaires ne font rien d’imprévisible. Mais ils ont une certaine tendance à la surestimation de leurs capacités, qui en l’occurrence sont incontestablement très fortes, et la tentation de chercher des solutions technologiques à des problèmes stratégiques, notamment pour neutraliser les armes nucléaires.
Cependant, les États-Unis eux-mêmes ne sont pas un sujet géopolitique pleinement souverain, et le pouvoir réel va se chercher dans un milieu international où leurs ressortissants sont des plus influents mais non exclusivement. Milieu composé des institutions financières et des banques, des cadres dirigeants des multinationales et des ONG qui recrutent dans les mêmes écoles, des médias internationaux, etc. Dans ces milieux, la perspective d’une guerre qui ne soit plus une guerre asymétrique à zéro mort dans le camp occidental crée un malaise.  Ils conservent parfois la culture historique suffisante pour comprendre que la guerre ouverte comme solution des contradictions du capitalisme n’est pas la meilleure option, parce qu'elle peut déboucher sur la révolution comme la Grande Guerre de 1914 à débouché sur la Révolution d'Octobre. Ils soutiendront donc toutes les guerres néocoloniales ou contre-révolutionnaires, mais chercheront à éviter un conflit majeur avec les puissances émergentes capitalistes. D'autre part, en cas de guerre mondiale ouverte et déclarée, l'expérience historique montre que la puissance qui en a pris l'initiative perd la mise.
Certains alliés secondaires (Grande Bretagne, France, Israël, Arabie saoudite) peuvent être tentés chacun leur tour de jeter de l'huile sur le feu pour acquérir un rang de « senior partner » dans l’alliance occidentale.
Tout ce qui contribue à affaiblir la résistance à l'hégémonie des États-Unis rend la guerre plus probable, car elle crédibilise chez les pions qui nous gouvernent l'idée d'une guerre technologique victorieuse propre et rapide. L'effondrement de la Libye a rapproché le monde de la catastrophe. La résistance de la Syrie, mais aussi de la Corée et de l'Iran, face aux ingérences impériales, éloigne la guerre mondiale.
Contrairement aux apparences, un va-t-en guerre brouillon et impulsif à la tête des États-Unis dans le genre Donald Trump est moins dangereux qu'un politicien consensuel comme son adversaire malchanceuse Hillary Clinton (ou le criminel John McCain, universellement regretté par les partisans de l'impérialisme et leurs médias), qui engagerait la guerre contre le pays visé à la suite d'une longue préparation médiatique et d'une subversion interne à grande échelle, et qui ne lâcherait pas sa proie facilement, ne serait-ce que pour ne pas perdre la face. Et cela, même s'il peut être à titre individuel réticent face aux aventures militaires, comme c'était le cas d'Obama.
Cela dit s'il y a un pays où les contradictions du capitalisme s'aiguisent de manière décisive, ce sont bien les États-Unis. La guerre pourrait bien surgir à l'intérieur même de ce pays.
L'anti-impérialisme et le mouvement international pour la paix sont donc redevenus les priorités existentielles pour l’avenir de l’humanité.
GQ , 13 août 2017, relu le 4 septembre 2018
(°) Le titre seul est de Pedrito , le texte est de Gilles Questiaux