jeudi 15 novembre 2018
LE PIRE POUR ELLE ET MOI APPROCHE
Voilà! La fin de ce blog approche, puisque ce soir le médecin oncologue qui soigne Gisèle , ainsi que le directeur de la clinique de l'Ormeau et l'infirmière cadre, m'ont expliqué que je devais me préparer au pire.
Au pire!
Ma Gisèle, ma petite femme, "ma biche" ou "ma bichette", ou "mon bichon", selon les moments, ne s'accrocherait plus à la bouée vie comme elle l'a fait jusqu'à aujourd'hui. Et me laissera bientôt seul !
Seul à décider de ma survie.
C'est ce qui vient de m'être annoncé. Crûment.
C'est ce qui vient de m'être annoncé. Crûment.
Autant dire que dorénavant, si le malheur annoncé arrive, et dès qu'il adviendra, je ne pourrai plus continuer d'apprécier ces bons moments d'une vie à deux sans elle, ni manger, ni boire, ni jardiner, champignonner , sortir, rencontrer les amis de passion et d'aficion, trinquer, échanger, partager, à table, sur les tendidos, ici, ou au pays frère, tout ce que nous partagions et qu'elle m'a permis de goûter et d'apprécier grâce à sa patience, sa tolérance, sa bonne disposition quotidienne, son amour exemplaire et total. Cette chance unique, ce bonheur et ce plaisir partagés, ne pourront avoir de lendemains sans Gisèle.
Ma Gisèle.
Combien cela pourra-t-il durer? Très très peu. D'après le médecin. Donc, prochainement ce modeste coin de passionS restera muet. Ne vous en étonnez pas.
Pour ce soir, salut à tous et toutes, fuerte abrazo .
Pedrito
dimanche 11 novembre 2018
ALERTE SUR LA DÉCADENCE DE NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ!
J'écris ces mots pour toi, ma femme chérie, parce que tu ne reçois plus, nous ne recevons plus, les soins hospitaliers qui devraient t'être prodigués. Et tu souffres le martyre, en silence, pour trop longtemps, par la faute des responsables politiques et médicaux de notre système de santé qui se dégrade, mais aussi de personnels responsables qui appliquent sans réagir ni se poser des questions des programmes et protocoles qui font fi des malades. Nous devons tirer la sonnette d'alarme. Et j'affirme et je signe: les chevaux dans leurs box sont aujourd'hui mieux soignés que le commun des assurés sociaux, le vétérinaire parle, explique, soigne. En présence du propriétaire de son animal. Pour nous, çà a tout besoin. En explications, en soins. Avec des chambres en clinique à 109 euros la journée, sous prétexte que la mutuelle en prendra une partie, çà fait quand même beaucoup pour le service public espéré. Ce qui est le cas aujourd'hui pour toi, ma femme chérie. Et roule la Sécu., qui refuse de te rembourser depuis deux ans les frais d'essence aller à l'Oncopole de Toulouse alors qu'elle t'a remboursé les frais retour, d'une visite ordonnée par le chirurgien qui t'a opérée. Trajet effectué avec NOTRE véhicule, pour économiser à la Sécu des frais plus importants qu' avec un VSL . Voilà comment notre civisme est reconnu!!
En toute logique, non?
Mais reprenons au début.
Çà commence en 2016, un cancer est décelé aux ovaires de mon épouse. Les chimios commencent, l’opération chirurgicale est programmée pour le 13 Août suivant. Suit une longue période de chimios, jusqu’à celle du jeudi 1° novembre, la TRENTE QUATRIÈME, alors que mon épouse est hospitalisée en clinique de TARBES. Le lendemain, (!!!) ,le médecin nous conseille vivement de rentrer à notre domicile, où mon épouse, d’après les promesses, sera suivie et soignée grâce à l’opération Arcane(?)- excusez ma mémoire, ce sont les faits qui comptent-.(Soins à domicile par du personnel bénévole, compétent....) Le matin suivant, après une nuit blanche où mon épouse vomit toutes sortes de liquides, rouges, noirs, plus inquiétants les uns que les autres, son lever s’avère catastrophique. Je vous dispense des détails éprouvants pour elle, la pauvre, qui souffre depuis des mois et des mois, alors que, selon les promesses,et selon la formule consacrée, « tout doit être fait pour l’empêcher de souffrir », et pour l’accompagnant de + de 79 ans que je suis, évidemment non formé et inapte à ce genre d’épreuve, ce sont des détails traumatisants, habituels chez les malades impotents dans des établissements hospitaliers spécialisés, ici ces détails ne sont pas le but recherché, la plupart de mes proches d'ailleurs les connaissent. Vers 8H, l’infirmier prévu pour lui donner les premiers soins de la journée, arrive enfin, alors que je m’affaire à nettoyer. Il décide immédiatement d’appeler le 15 : un peu plus tard, une ambulance arrive et prend en charge mon épouse jusqu’aux « Urgences » de la clinique, d’où elle sortira vers 16H pour être transférée dans un service de « soins continus »
Mais reprenons au début.
Çà commence en 2016, un cancer est décelé aux ovaires de mon épouse. Les chimios commencent, l’opération chirurgicale est programmée pour le 13 Août suivant. Suit une longue période de chimios, jusqu’à celle du jeudi 1° novembre, la TRENTE QUATRIÈME, alors que mon épouse est hospitalisée en clinique de TARBES. Le lendemain, (!!!) ,le médecin nous conseille vivement de rentrer à notre domicile, où mon épouse, d’après les promesses, sera suivie et soignée grâce à l’opération Arcane(?)- excusez ma mémoire, ce sont les faits qui comptent-.(Soins à domicile par du personnel bénévole, compétent....) Le matin suivant, après une nuit blanche où mon épouse vomit toutes sortes de liquides, rouges, noirs, plus inquiétants les uns que les autres, son lever s’avère catastrophique. Je vous dispense des détails éprouvants pour elle, la pauvre, qui souffre depuis des mois et des mois, alors que, selon les promesses,et selon la formule consacrée, « tout doit être fait pour l’empêcher de souffrir », et pour l’accompagnant de + de 79 ans que je suis, évidemment non formé et inapte à ce genre d’épreuve, ce sont des détails traumatisants, habituels chez les malades impotents dans des établissements hospitaliers spécialisés, ici ces détails ne sont pas le but recherché, la plupart de mes proches d'ailleurs les connaissent. Vers 8H, l’infirmier prévu pour lui donner les premiers soins de la journée, arrive enfin, alors que je m’affaire à nettoyer. Il décide immédiatement d’appeler le 15 : un peu plus tard, une ambulance arrive et prend en charge mon épouse jusqu’aux « Urgences » de la clinique, d’où elle sortira vers 16H pour être transférée dans un service de « soins continus »
Aujourd’hui, une semaine
après sa ré-hospitalisation, elle est absolument sans forces: hier,
on nous a annoncé qu’ une septicémie s’était déclarée, avec
plein de complications, bactérie, etc.....Alors qu’elle pouvait
déambuler lentement dans les couloirs du service d’oncologie
jusqu’à ce qu’on nous demande de libérer la chambre,
aujourd’hui, mon épouse est totalement anéantie, incapable de se tenir
debout, deux personnes ont toutes les peines du monde à l’asseoir
sur un siège près du lit et de la recoucher ensuite, ce jour elles n'ont même pas pu retenir sa chute. Aucun appétit,
aucune envie, je n’entends souvent revenir dans sa bouche que ses
terribles plaintes qui me brisent, toujours les mêmes : «
j’en ai marre, je ne vais pas durer longtemps, je voudrais arracher
tout çà ( les perfusions!)etc.....Je persiste et je signe: on nous a fait quitter la chambre de mon épouse pour pouvoir accueillir un autre malade, sans se préoccuper suffisamment de sa faiblesse extrême à elle!! Résultat? Ma femme est au bout du rouleau! Ni parler, ni manger, ni marcher, évidemment....Végéter !!
Cela, c’est aujourd'hui, 10 Novembre !
Avec la perspective qu'on nous fait miroiter que çà va durer des semaines à devoir lutter et résister, des mois, sans doute, pour remonter la pente ! Désespérant! Parce que pendant ce
temps-là, elle ne vit pas comme elle vivait jusqu'à sa septicémie, elle souffre, nous
endurons un calvaire, pour une saloperie dont nous ne serons jamais ce qui l’a
provoquée.Et qui n'aurait sans doute jamais exister sans des trop nombreuses négligences ....
Mais avant cela, il y a eu
tellement de déboires, de dysfonctionnements, dans notre parcours de
« patients » pour qu’elle soit soignée comme le
nécessitait son mal. Il y a eu d’abord le temps trop long
avant que soit décidée son hospitalisation, alors que depuis des
semaines nous tirions la sonnette d’alarme, nous appelions « à
l’aide ». Nous devions être appelés un jour pour entrer
aux « urgences », il y a deux mois. Nous avons attendu un
après-midi entier, personne nous a appelé. Le lendemain,
l’oncologue nous a annoncé que « l’infirmière cadre
n’avait pas fait son travail ».(Sic!!) Non seulement, çà n’était
pas notre problème, la sanction s'il y en a eu ne nous consolait pas, mais çà n’est pas pour cela que cette faute
professionnelle a été compensée ou effacée par la seule mesure qui s'imposait: l'hospitalisation d'urgence! Nous n'avons jamais été appelés pour cela aux "urgences": rien n’a suivi, ni le lendemain, ni après,
l’oncologue ne nous a plus jamais rappelé pour faire entrer
mon épouse en clinique. Au contraire, nouvelle déconvenue- le mot est
dérisoire- le lendemain de notre rendez-vous manqué par " la faute de l'infirmière cadre" : nous
nous sommes présentés de nous-mêmes aux « urgences »,
puisque la souffrance de mon épouse l’exigeait, et là, nous avons
subi le pire. Après notre inscription aux entrées vers 9H15, nous avons attendu
jusqu’à 12H sans que personne ne daigne nous appeler, et nous
avons dû repartir ! Bredouilles !! Nous avons attendu 3
heures POUR RIEN !! Pendant ce temps-là, des gens sans papiers
d’identité, des titulaires de la CMU, ont reçu des soins, passé
des radios, scanners, ont reçu ensuite leurs résultats ! Et
nous, assurés sociaux, à qui on exige la carte vitale, "sinon on ne
peut rien pour vous"!!, et bien nous avons été totalement ignorés,
délaissés, oubliés..... la colère m’étouffe.
J’ai lu la charte des
patients, plus tard, dans une salle de la clinique, notamment leurs
« DROITS » : cette charte parle surtout des droits
des gens sans ressources, c’est louable, mais dans notre cas elle
escamote les « droits » des assurés sociaux, des
cotisants, sans qui les nécessiteux sociaux n’auraient aucun
droit. C’est logique ? Non ! C’est insupportable.
Plus tard, en
hospitalisation, nous avons ressenti plusieurs fois le manque de
personnel : parfois plus de vingt minutes (!!!) d’attente pour
le patient qui sonne pour demander du secours. Scandaleux ! Une
caméra dans sa chambre ne remplace pas le coup d’œil d’un
agent. On vous répond, depuis un bureau éloigné : « elle
va bien, elle mange », alors que quelques minutes après cette
phrase, à mon arrivée dans sa chambre, je trouve mon épouse assise
sur le bord du lit, affaissée sur un côté, INCAPABLE DE SE
RELEVER(!) et donc incapable de manger !!On se moque du malade, de sa famille!
L’hygiène? Primordial, pour nous, patients citoyens lambdas, dans notre foyer, mais un
détail, sans doute, pour la direction de la clinique.....Quelques
visites pourtant de services officiels dans certaines chambres – par la préfecture ou
autres - s’imposeraient. A qui nous adresser? Ah! Si nous étions jeunes, avec du temps, et un bon avocat, sans doute, pour dénoncer ces lacunes. Et je me demande si ce que j’ai
observé n’a pas de conséquence directe avec la septicémie de mon
épouse. Je peux donner des détails précis, sur certain mobilier à la saleté inquiétante dans une chambre de clinique, les
cuvettes des cabinets de toilette.....
Ne parlons surtout pas des
repas, des mets souvent insipides, même si ce n'est pas le but de ce "papier" : difficile de donner de
l’appétit à un malade avec certains plats – pas tous,
heureusement, mais quand même, trop nombreux - et des couverts dignes des poilus dans les tranchées. Cuillers à dessert en plastique! N. d . D ! On se croira bientôt en Françafrique!
Ah! J'oubliais.....Encore un ou deux détails.... En visite à Toulouse, en oncologie: un chirurgien, un interne, un autre jeune stagiaire, devant un malade affaibli, 9 de tension, qui cherche secours, aide, et conseils.....Aucun n'a un tensiomètre pour vérifier sa faiblesse. Pas un sur les trois! Incroyable, non?
Notre médecine, le système tout entier, prend l'eau, périclite, se déglingue, pour toujours la même obsédante raison: le fric qu'une minorité accumule, on entend dire et on lit dans la presse que nous manquons en France de médicaments. Mais à quoi peut servir de voter, de donner des pouvoirs - pouvoirs de quoi, de faire avec la politique des métiers trop bien rémunérés pour des gens intéressés par le seul du gain ? - à des incapables, qui nous conduisent dans le mur, dans des domaines aussi graves, que la santé, la protection de la nature, et de l'environnement? Il manque de médecins ruraux, heureusement qu'ils sont là, il en reste trop peu, eux qui font honneur à la médecine, il faudrait les multiplier, les traiter comme ils le méritent, nos infirmiers -ères libérales et libéraux sont des liens médicaux et sociaux indispensables, mais pourquoi les politiques négligent à ce point la Santé, pourquoi ne favoriser que le fric pour des catégories qui en sont gavées?
Dernier avatar connu ce samedi. Depuis plusieurs jours, on nous disait qu'il faut faire une ponction d'eau des poumons. Ce matin, samedi, j'en parle au personnel. Rien ne vient. L'après midi, j'apprends que le pneumologue de permanence vient de partir SANS AVOIR ÉTÉ INFORMÉ par son prédécesseur. Merde et merde! Qu'est-ce qu'il faut faire, pour être entendu ?
P. CAUMONT 65390 ANDREST
Dernier avatar connu ce samedi. Depuis plusieurs jours, on nous disait qu'il faut faire une ponction d'eau des poumons. Ce matin, samedi, j'en parle au personnel. Rien ne vient. L'après midi, j'apprends que le pneumologue de permanence vient de partir SANS AVOIR ÉTÉ INFORMÉ par son prédécesseur. Merde et merde! Qu'est-ce qu'il faut faire, pour être entendu ?
P. CAUMONT 65390 ANDREST
vendredi 9 novembre 2018
SUR LA GRANDE BOUCHERIE DE 14/18 QUI PROFITA AUX INDUSRIELS MILLIARDAIRES
Les vers d'Aragon, mobilisé lors de la Première Guerre mondiale, résonnent encore aujourd'hui de l'odieuse connerie de la guerre
Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille
Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux
On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Quelque part ça commence à n’être plus du jeu
Les bonshommes là-bas attendent la relève
Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secoue
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac l’haleine la sueur
Comment vous regarder sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées (...)
Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri.
Louis Aragon. Le Roman Inachevé.
Note de P.:
Et ces mots d'Anatole FRANCE qui ne déparent pas :
Note de P.:
Et ces mots d'Anatole FRANCE qui ne déparent pas :
mercredi 7 novembre 2018
UN AIR DE LIBERTÉ......
.....FLOTTAIT SUR SAÏGON, AVANT QUE CETTE VILLE, S'APPELLE VILLE HO - CHI -MIN.
Note de Pedrito:
Celle-ci est aussi pour moi, qui chantais , enfant, dans les repas des familles, à la demande des adultes, sur un air de " IL FAIT BON, CHEZ VOUS MAÎTRE PIERRE". ....Les années 1950....
"RIEN A FAIRE, POUR LA SALE GUERRE, RIEN A FAIRE, NOUS NE MARCHONS PAS, NOTRE SANG ET PUIS NOTRE CHAIR, RAMADIER, TU N'LES AURAS PAS.....
EN INDOCHINE NOUS N'VOULONS PAS FAIRE LA GUERRE, MARCHER, TRIMER, ET PUIS MOURIR, C'EST PIRE QUE L'BAGNE".....
C'était une époque où les consciences politiques
s'éveillaient au contact des parents et adultes citoyens. Le stalinisme fut utilisé plus tard fort logiquement par les nations capitalistes occidentales comme un repoussoir, pour dissuader les candidats à l'émancipation économique et politique anti capitalistes de rejoindre le camp socialiste. L'URSS disparue, le capitalisme triomphant multipliant ses excès et ses crimes sans risquer de rompre un équilibre planétaire évanoui, les jeux
vidéos et les smartphones ont pris le relais: le veau d'or règne sur le marché des armes, des inégalités sociales, des désastres écologiques qui se multiplient dans l'indifférence quasi générale.
Craignons que les
conséquences ne soient catastrophiques pour le destin des humains et des démocraties. Croissance? Décroissance? Ou simplement : PARTAGE...... Qui osera enfin la solution la plus sage?
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