vendredi 3 avril 2020

DEPUIS LE VET-NAM......

....UN FRANÇAIS PARLE DE LA FRANCE.

«  La France, ce pays en voie d’enveloppement »       Les pays occidentaux ont-ils manqué de modestie face à la pandémie ? 

3 Avril 2020 , Rédigé par l'Obs
«  La France, ce pays en voie d’enveloppement »        Les pays occidentaux ont-ils manqué de modestie face à la pandémie ? 

Un Français résidant au Vietnam, pays aux premières loges de la crise sanitaire où l’on ne déplore à ce jour aucun décès, témoigne.
Par L'Obs


Devant un centre de dépistage du Covid-19, à Hanoï, la capitale du Vietnam, le 31 mars 2019. A cette date, le pays a recensé 212 cas de coronavirus et aucun mort. (MANAN VATSYAYANA / AFP)

Michael Sibony, 33 ans, consultant indépendant en investissement immobilier, est en mission longue durée à Hanoï, la capitale du Vietnam :
« Vue d’Extrême-Orient, la situation européenne face à la pandémie ferait presque sourire si elle n’était pas si tragique. Les pays progressistes imposent à leur population de se confiner et, en France, on enrobe cette privation de libertés d’un champ lexical martial et guerrier anachronique. C’est en observant de loin mon pays se débattre qu’un constat s’impose.
Au Vietnam, pays “en voie de développement”, en guerre il y a cinquante ans, on ne compte à ce jour aucun mort [212 cas confirmés selon le décompte de l’université Johns-Hopkins, dont le suivi fait référence, NDLR]. Plus petit — sa surface équivaut à la moitié de celle de la France — et plus peuplé avec 93 millions d’habitants — soit presque 40 % de plus qu’en France —

    le Vietnam gère d’une tout autre manière la non-prolifération du virus, sans appeler à la guerre ni créer de psychose dans les chaumières. 

  Simplement, en confinant les personnes contaminées, en les testant et en identifiant les personnes risquant de l’être.

  Ces dernières sont isolées quatorze jours dans des hôtels d’Etat ou des bases militaires. Pas les autres. Quelques milliers de confinés au Vietnam, par rapport aux millions en France. 
    Quant au reste de la population, les personnes sont incitées à rester chez elles, mais sans privation de libertés, sans ticket à imprimer pour sortir, comme si elles étaient rationnées [un “confinement renforcé” est entré en vigueur ce mercredi 1er avril, pour quinze jours, afin de freiner la propagation du virus].


 
        C’est intégré : pour s’en sortir, il faut être collectif et responsable. 

           La population entière porte le masque. 

    Alors qu’en France en porter est considéré comme un acte presque malveillant ayant vocation à alimenter les peurs, ne pas en porter au Vietnam est une imbécillité coupable.

    Bien sûr, l’Etat communiste et policier est présent. Avec leurs casquettes soviétiques et leur mini pick-ups qui rappellent les petites voitures Majorette des années 1980, ils quadrillent les quartiers en diffusant des consignes préventives avec des haut-parleurs.

   Toute la population reçoit un SMS quasi-quotidien contenant des indications ou des avis de recherche de personnes à risque, là où, en France, on s’offusque de voir le gouvernement envoyer un seul message de ce type. Ne nous trompons-nous pas de combat ?

   La gestion de la crise n’a pas besoin d’être guerrière (d’ailleurs, par respect pour les rescapés des guerres, la décence devrait nous empêcher d’utiliser ce mot), mais simplement d’être organisée, d’être préparée. 

  Au Vietnam, les dépistages sont maîtrisés et utilisés en grand nombre. Ils sont même exportés, alors qu’en France même les médecins ont du mal à en bénéficier.



    En tant que citoyen français, bien intégré et favorisé, je m’étonne d’être à ce point remonté contre les dirigeants de mon pays. Pur produit du système, je ne peux pourtant plus le supporter, ni le cautionner. 

   Nous, Français, qui nous targuons — avec sans doute un peu trop d’arrogance — de gérer des projets complexes, qui vendons notre savoir-faire en organisation pour construire des lignes de train et de métro (ô coïncidence, à Hanoï par exemple), des laboratoires P4 — comme à Wuhan [ville du centre de la Chine et point de départ de l’épidémie] — et des avions partout dans le monde, nous voilà incapables et réduits au chaos de décisions hésitantes, aux choix de vie ou de mort des patients, et d’un virus dont les modalités de transmission ne résistent pourtant pas à la rigueur de gestes simples.
Où est l’Etat protecteur ?
   Le Vietnam, Etat presque insignifiant en matière de puissance économique, avec des infrastructures supposées défaillantes, s’avère méticuleux, organisé.

  Il endigue ce virus de manière humaine et appliquée, pas à pas, puisque les cas sont encore comptés individuellement, et non pas en enfermant ses millions d’habitants chez eux. Où est l’Etat totalitaire ? Où est l’Etat protecteur ? Lequel est en faillite ?

    Comme les expats qui ramènent leurs denrées préférées lorsqu’ils reviennent de leur pays d’origine, je me suis retrouvé, au moment de rentrer en France, à remplir ma valise de plusieurs litres de gel hydroalcoolique et de dizaines de masques, achetés dans une pharmacie quelconque de Hanoï. La pharmacienne a eu l’air surprise de me voir embarquer son stock. J’ai eu du mal à lui expliquer que nous savons fabriquer des TGV, mais que produire du savon, c’est trop compliqué. Et que lorsque les stocks manquent, au lieu d’avoir l’honnêteté intellectuelle d’assumer la non-préparation, on préfère expliquer que les masques sont inutiles voire dangereux.

 
        Les pays en voie de développement veulent entrer dans une société de consommation, créer des infrastructures, un système de santé et d’éducation performant. Ils veulent du progrès et en ont une définition, aussi contestable soit-elle.
    En France, quel est notre désir ? Où est notre progrès ? Nos institutions meurent en silence, les citoyens ne font plus confiance à l’Etat et aux services publics. Justice, éducation, santé… 

    Ce qui faisait le rayonnement de la France et représentait un idéal à atteindre pour d’autres, se réduit comme peau de chagrin. Là encore, ouvrir les yeux sur les pays dits “en développement” que nous regardons de notre piédestal nous apprend une chose fondamentale : un pays sans Etat est un pays mort. Que devient l’Etat lorsque toutes ses émanations, toutes ses traductions les plus concrètes, s’évanouissent ? Rien. 

    Que devient un pays sans un Etat pour le défendre ? Rien. Même le libéralisme théorique dans la version keynésienne nous dit que ce sont des compétences fondamentales et le socle de l’Etat.

   Cette crise sanitaire majeure met en lumière non pas la force d’un virus, mais la faiblesse et l’orgueil de notre pays supposé développé. Elle met en lumière la destruction de ce qui faisait notre beauté, notre idéal. 

  Notre esbroufe aussi, puisque notre incompétence ne trompe plus personne, si ce n’est nous et notre gouvernement. Comme le serpent du “Livre de la jungle” qui s’auto-hypnotise sans voir que ses interlocuteurs sont partis. Les beaux trains et les beaux avions ne nous servent à rien si nous ne sommes pas capables de protéger les plus fragiles d’entre nous. 

   De pays développé, nous nous sommes réveillés en pays enveloppé, avec un mal de crâne carabiné. Enveloppé d’un tissu soyeux, confortable, mais qui limite ses mouvements. Comme un linceul. Nous sortirons de cette crise, mais il faudra en tirer les leçons, demander des comptes (les bons, cette fois, pas ceux des comptables), et, surtout, se regarder dans le miroir au lieu de regarder nos mirages. Et nous poser la bonne question : en tant qu’individu et en tant qu’Etat, vers quoi voulons nous aller ? »

L’Assemblée générale des Nations Unies n’a pas été autorisée à adopter le projet de résolution russe sur COVID-19

Il s’agit là de la part des USA, leurs satellites, l’UE d’un crime contre l’humanité et il faut diffuser au maximum ce fait (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop, pour histoire et société).
3 avril 2020

Texte: Anton Antonov
Le Représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies a indiqué les pays qui ont empêché l’adoption par consensus par l’Assemblée générale des Nations Unies du projet de résolution russe sur la lutte contre le coronavirus.
Il s’agit de l’Ukraine, la Géorgie, la Grande-Bretagne, les États-Unis et les pays de l’UE, rapporte TASS.
Dans son projet, la Russie proposait de reconnaître le rôle de coordination de l’Organisation mondiale de la santé, d’aider les pays les plus touchés, et d’abandonner “les guerres commerciales et l’application des sanctions unilatérales adoptées en contournant le Conseil de sécurité de l’ONU”.
Moscou a souligné la nécessité de «garantir un accès urgent à la nourriture et aux médicaments», ainsi que d’empêcher «la spéculation financière sur les biens essentiels»
Cependant, les «apologistes de la politique de sanctions» ont refusé de «renoncer à leurs approches et intérêts politisés».
La Russie estime qu’«il sera beaucoup plus difficile de donner une réponse globale et solide à la menace de la nouvelle pandémie», «un grand nombre de personnes pourraient en souffrir».
Moscou aimerait “entendre et voir par écrit la logique et les arguments de ceux qui ont bloqué notre projet”. En outre, la Russie est intéressée par la réponse de l’UE, des États-Unis et de la Grande-Bretagne, mais l’Ukraine et la Géorgie “sont dispensées de ces efforts, car leurs arguments, comme d’habitude arrogants et politisés, ne donneront rien pour comprendre la majorité des États membres”.
La Mission permanente a indiqué que 28 États étaient coauteurs de la résolution russe, “la coordination avec des personnes partageant les mêmes idées sur cette question se poursuivra.”
Rappelons que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté un projet de résolution alternatif et plus général sur la “solidarité mondiale” dans la lutte contre les coronavirus. Ce document ne traite pas des questions des sanctions et des conflits militaires.
Les dernières données sur la situation avec COVID-19 en Russie et dans le monde sont présentées sur le portail stopkoronavirus.ru .

jeudi 2 avril 2020

OÙ VA LE PCF?

Après les nouvelles dérives européistes et bien-pensantes de la direction du PCF : Mais où va donc ce dernier ?!

En l’espace de quelques jours, le PCF, par l’intermédiaire de son secrétaire national Fabien Roussel d’abord, par le biais de l’ancienne tête de liste aux élections européennes Ian Brossat – et collé à la remorque d’Anne Hidalgo à Paris… – s’est illustré de manière profondément inquiétante pour un parti qui a porté les principes marxistes-léninistes sous l’impulsion de Thorez, Duclos et Frachon, avant de sombrer dans une euro- mortifère depuis près de 45 ans.
 
En effet, tandis que Roussel se pose en sauveur de la « laide » UE (comme la nomme à raison la presse italienne) et appelle utopiquement la BCE à agir dans l’intérêt des peuples (en somme, le mythe de « l’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent », et ce en niant complètement l’action mortifère de l’UE face au coronavirus), Brossat rend un vibrant hommage à… Patrick Devedjian, décédé du , ancien du GUD et d’Occident, anticommuniste, anti-syndicaliste et raciste notoire, en des termes élogieux. Preuves supplémentaires du « grand effondrement » dont est victime le P« C »F…
 
Le PRCF, désireux de reconstruire un parti sur des bases franchement marxistes-léninistes, exprime ici sa vive désapprobation et sa condamnation de telles attitudes qui ne peuvent que pousser les communistes, les forces progressistes, les travailleurs, les syndicalistes de combat, les gilets jaunes, etc., dans un dangereux confusionnisme et de suicidaires illusions : stop aux mensonges du « vivre ensemble » avec des ennemis qui veulent notre peau, menons une fois pour toute le combat de classe contre la macronie, les forces fascisantes et réactionnaires, le MEDEF et la mortifère UE !!!
Blog du PRCF

J'AI BEAUCOUP AIMÉ.....

.....Sur le blog Réveil Communiste, un très intéressant article sur le socialisme, que je vous invite à découvrir. Et, en Post Scriptum, j'ai aussi apprécié la conclusion de Gilles Questiaux, dans une analyse qui devrait interpeller tous les "spécialistes" qui glosent sans savoir ni connaître ni chercher à comprendre, sur l'histoire récente de l'URSS, sur la Chine, sur Cuba...... Comme si la capitalisme pouvait être la panacée incontournable de l'Histoire de l'Humanité, alors que c'est lui,  le capitalisme le plus débridé, qui envoie la planète, et surtout les humains, ses habitants, par milliards,  dans le mur.
C'est ce P.S. que je vous livre. Court, concis, clair, mais qui ne manque ni d'attrait et de bon sens, ni  de rigueur intellectuelle. D'objectivité.

GQ, 2 septembre 2018, 2 avril 2020

PS, 17 février 2019

J'ai reçu l'objection que le bilan des États socialistes réellement existants n'a pas été "globalement positif", pour parler comme Georges Marchais, sur le plan écologique. Il faudrait remettre les choses à plat en procédant à des enquêtes objectives comme pour tout ce qui concerne la mauvaise réputation du socialisme dans les médias et la culture. Mais il est bien certain que l'écologie n'a pas été de leurs priorités, pas davantage d'ailleurs que de celles des sociétés capitalistes auxquelles elles se confrontaient.

Il faut se dire qu'un État prolétarien cherche à résoudre les problèmes objectifs qui se posent à lui dans l'ordre où ils se présentent, et jusqu'à présent leur problème principal a été de survivre dans l'environnement capitaliste hostile et agressif. Le bloc socialiste a su relever le défi en recréant à partir de presque rien une force militaire, une recherche scientifique et une industrie de base qui ont permis de vaincre l'envahisseur nazi et de tenir tête à l'impérialisme pendant deux générations. Peu de chose dans la tradition socialiste d'avant 1914 (sauf Marx, mais Marx n'a pas vraiment été lu ni compris avant 1917, en dehors de Russie), et pas grand chose non plus dans le passé russe ne préfigurait une telle capacité de création et de résistance collective. Je pense donc que confronté à la nécessité le socialisme pourra également faire des miracles dans la question écologique, et je crois même que c'est le seul système économique où les priorités écologiques véritables peuvent être établies. C'est d'ailleurs le sens de l'évolution actuelle du socialisme cubain, et sans préjuger du degré du caractère socialiste de la Chine en 2019, il faut reconnaitre que depuis une dizaine d'années la transition écologique y est prise bien davantage au sérieux qu'en Occident.

Le capitalisme "vert", quant à lui, déplace le problème vers les territoires des périphéries, et l'activisme écolo petit-bourgeois à courte vue et de mentalité "pas de ça chez moi" y contribue.

L'ironie sinistre de l'affaire, c'est que les territoires de l'ex-URSS sont beaucoup plus dégradés et pollués maintenant qu'aux temps de l'Union soviétique.

AU BAL DES MENTEURS: QUI? QUI?