mardi 6 octobre 2020

Publié par El Diablo

 

Écarlate de colère ! Oui, face au climat de peur entretenu par le gouvernement avec des mesures toujours plus contraignantes dont l’efficacité est sujette à caution. En effet, le seul critère pertinent pour mesurer la gravité de la crise est le nombre de lits de réanimation occupés. Or si le gouvernement avait réellement entendu les professionnels de terrain, il aurait profité de l’été pour armer au moins 12 000 lits de réanimation, comme cela avait été préconisé en mai au regard des comparaisons internationales. Or rien n’a été fait, et en ce moment un peu plus de 1 300 lits de réanimation sont occupés par des malades COVID-19, soit un taux d’occupation d’un peu moins de 25 % nationalement. Avec 12 000 lits, nous serions en-dessous de 10 % de taux d’occupation et là nous retombons dans le « vert ». C’est donc bien l’absence de moyens hospitaliers adaptés et d’anticipation du gouvernement qui est à l’origine de la situation actuelle.

De fait, cette surcharge d’activité nous empêche de gérer à la fois le flux de patients habituels et ceux atteints par le coronavirus. Il faut s’interroger sur le fait que les nouvelles déprogrammations de malades comportent le risque d’une surmortalité à terme qui est susceptible d’être supérieure à celle due à l’épidémie.

Tout cela sans compter le fait que la santé comporte trois composantes : le physique, le psychologique et le social. Or la stratégie actuelle ignore les conséquences sur les deux derniers éléments. Nous assistons déjà à une explosion des décompensations psychiatriques sans compter le fait que l’inquiétude et l’angoisse qui touchent de plus en plus de personnes a des incidences sur l’état de santé général de la population. Et que dire du social avec l’explosion du chômage et l’atrophie des relations ainsi que des contacts avec les autres.

Nous ne savons pas combien de temps nous allons être confrontés à ce virus. Il faut donc vivre avec, bien entendu en adoptant des comportements adaptés au quotidien. Mais cela ne peut être l’abandon des autres malades à l’hôpital et une vie sociale réduite à sa plus simple expression. L’urgence actuelle n’est donc pas de fermer les bars mais d’embaucher massivement à l’hôpital pour ouvrir des lits, plus particulièrement des lits de réanimation, et cela de manière pérenne, pour pouvoir gérer sereinement les mois et les années qui viennent. Il est urgent également de revoir la politique de tests en utilisant plus largement les tests rapides qui pourraient être répétés plusieurs fois par semaine pour les populations à risque. Cela permettrait ainsi d’isoler précocement les personnes contagieuses et de maintenir une vie quotidienne presque normale.

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier – SAMU 93

 

QUAND LES BLÉS SONT SOUS LA GRÊLE, FOU QUI FAIT LE DÉLICAT.....(ARAGON)

Le pape François affirme que la pandémie a démontré que les «théories magiques» du capitalisme ont échoué

Cette encyclique a fait l’effet d’une bombe de la part d’un pape jésuite venu d’Amérique latine. Tout est à craindre pour celui-ci qui affronte une bonne part de son clergé et propose une véritable révolution à l’église. Le dialogue avec les catholiques est plus que jamais nécessaire. Cela dit pour avoir écouté le discours de Jean-Paul II à la Havane sur la place de la Révolution, je sais combien il y a loin entre les discours et les choix politiques de l’église catholique. Cela dit quand ce pape entame un dialogue politique avec la Chine et refuse les mises en garde de Pompeo, nous sommes dans un autre registre (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Publié:4 octobre 2020 à 18h29 GMT

Le pontife a réitéré sa critique du système économique mondial «pervers», affirmant qu’il maintient les pauvres en marge tout en enrichissant une minorité.

Le pape François a déclaré dimanche que la pandémie de coronavirus a montré que les «théories magiques» du capitalisme de marché ont échoué et que le monde a besoin d’un nouveau type de politique qui encourage le dialogue et la solidarité, et rejette la guerre à tout prix.

François a exposé sa vision d’un monde post-covid-19 en réunissant les éléments clés de ses enseignements sociaux dans une nouvelle encyclique, «Fratelli Tutti» («Tous frères»), publiée le jour de la fête du saint dont il tire son nom, le saint pacifiste François d’Assise.

Dans le texte, il a même rejeté la doctrine de l’Église catholique qui justifiait la guerre comme moyen de légitime défense, déclarant qu’elle était appliquée trop largement depuis des siècles et qu’elle n’était plus viable.

«Aujourd’hui, il est très difficile d’invoquer les critères rationnels élaborés au cours des siècles passés pour parler de la possibilité d’une « guerre juste », écrivait le pontife dans la partie la plus controversée de la nouvelle encyclique.

Incapacité des pays à travailler ensemble

François avait commencé à écrire l’encyclique, la troisième de son pontificat, avant que la pandémie de coronavirus n’éclate, perturbant la vie quotidienne de l’économie mondiale. Cependant, il a noté que la pandémie avait confirmé sa conviction que les institutions économiques et politiques actuelles devaient être réformées pour répondre aux besoins légitimes des personnes les plus touchées par la pandémie.

“Indépendamment des différentes manières dont les différents pays ont répondu à la crise, leur incapacité à travailler ensemble est devenue tout à fait évidente”, a déclaré Francisco.

Le pape François affirme que les plaisirs alimentaires et sexuels sont "simplement divins"

D’autre part, le pape a condamné la politique populiste qui tente de diaboliser et d’isoler, et a appelé à une “culture de la rencontre” qui favorise le dialogue, la solidarité et un effort sincère pour rechercher le bien commun.

En ce sens, Francisco a réitéré ses critiques du système économique mondial «pervers», affirmant qu’il maintient les pauvres en marge tout en enrichissant une minorité. De même, il a de nouveau rejeté la théorie économique de «l’effet de ruissellement», comme il l’a fait en 2013 dans «Evangelii Gaudium» (La joie de l’Évangile), déclarant qu’elle n’a pas l’effet qu’elle prétend avoir.

«Le néolibéralisme se reproduit simplement en recourant à des théories magiques du« déversement » ou du « filet », sans utiliser ce nom, comme seule solution aux problèmes de société […] On accorde peu d’attention au fait que le soi-disant« déversement » ne résout pas les inégalités qui donnent lieu à de nouvelles formes de violence qui menacent le tissu de la société », a écrit le pape.

Avec les informations d’AP

 

lundi 5 octobre 2020

ça n'empêche pas Nicolas

Blog de Jean Lévy sur l'actualité politique au jour le jour.


jeudi 1 octobre 2020

Précarité : le Secours populaire alerte sur une augmentation importante de la pauvreté en France

Le confinement a fait augmenter le nombre de personnes en situation de précarité, en France.
Le confinement a fait augmenter le nombre de personnes en situation de précarité, en France. - La Voix du Nord

Le Secours populaire alerte les responsables politiques sur les ravages de la crise sanitaire sur la précarité et met en garde contre une flambée de pauvreté sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Pendant les deux mois du confinement, 1 270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours populaire dans ses permanences d’accueil, contre 3,3 millions sur toute l’année 2019.

« Beaucoup de mères célibataires sont contraintes d’avoir recours à l’aide associative parce que leur ancien conjoint, subitement sans ressources, n’a pas pu régler la pension alimentaire. », peut-on lire dans le dossier de presse communiqué par l’association.

Des inégalités scolaires accentuées

« Un chiffre absolument énorme », s’alarme Henriette Steinberg, secrétaire générale de l’association. « Mais j’ai bien peur que ce soit encore en train d’augmenter », explique-t-elle à l’AFP.

« Nous n’avons jamais vécu une situation pareille depuis la Deuxième Guerre mondiale, et il y a urgence », affirme la responsable associative.« Beaucoup n’avaient jamais demandé d’aide à personne. Et là, non seulement ils n’ont plus de quoi se nourrir, mais ils ne peuvent plus payer leur loyer ni l’électricité ».

Le confinement a aussi accentué les inégalités scolaires, avec le « manque de matériel informatique (ordinateurs, imprimantes) et d’accès à internet pour suivre l’école à distance, des logements exigus ne permettant pas de s’isoler pour étudier dans le calme », souligne l’association, rappelant que 500 000 enfants auraient décroché scolairement.

Fermeture des PME

Familles monoparentales, personnes âgées, étudiants, mais aussi intérimaires, ou travailleurs indépendants : personne ne semble plus à l’abri de la précarité, selon le Secours populaire.

« Ce qui nous inquiète particulièrement, c’est la fermeture de petites entreprises, comme celles du bâtiment ou de la restauration qui représentent beaucoup d’emplois et qui sont obligées de licencier », poursuit Mme Steinberg. « Des gens qui vivaient modestement et discrètement mais qui subvenaient à leurs besoins et qui aujourd’hui n’ont plus de quoi manger ».

En France, la forte hausse du chômage déjà enregistrée en 2020 risque de continuer, avec 800 000 suppressions d’emplois attendues cette année selon la Banque de France.

Selon l’ONU, à l’échelle mondiale, la pandémie de Covid-19 pourrait faire basculer plus de 130 millions de personnes supplémentaires dans la faim chronique d’ici à la fin de l’année.

Les étudiants concernés par la précarité

En France, les étudiants, nombreux à occuper de petits boulots pour financer leurs études, sont eux aussi durement touchés par la crise, note l’association.

Kab Niang, responsable de l’antenne du Secours populaire à l’université Paris-8, n’en revient toujours pas, lui qui a fait livrer plus de 1 800 colis alimentaires à ses camarades durant le confinement.

« D’habitude on fait une cinquantaine de colis par mois. Mais en 24 heures, j’ai reçu 250 demandes. Et chaque semaine, les demandes étaient plus nombreuses », explique cet étudiant en master de littérature française. « Beaucoup d’entre nous n’avaient plus aucune source de revenus, c’était la galère, même pour payer un loyer de 300 euros en coloc ou en chambre universitaire », dit-il.

Les distributions, là encore, ne sont pas prêtes de s’arrêter même si les demandes sur le campus « ont un peu diminué », selon lui. « Certains étudiants ont arrêté leurs études, après avoir perdu leur appart et leur boulot, ils sont découragés ».

Quant aux patrons, « ils ne veulent pas renouveler leurs CDD, car c’est trop incertain, si demain on reconfine ».

 

BILL GATES VA-T-IL ADHÉRER AU MARXISME ?


Selon YOURI AFONINE, vice Président de la Fédération du Parti Communiste de RUSSIE, Bill Gates  reconnait la supériorité des systèmes de santé socialistes dans la lutte contre la pandémie  du coronavirus!!

Si cela s'avère vrai, et selon de nombreux communistes- anciens membres qui ont quitté leur parti qu'ils considèrent à la dérive ou même encartés- il est dix pas en avant des communistes français qui en sont arrivés au point de ne pas oser proclamer cette évidence....