vendredi 8 décembre 2023

LA MANIÈRE DE VOIR ......


......ET DE DIRE LES CHOSES DU COURRIER INTERNATIONAL

 

 

Diplomatie.

Poutine plastronne aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre présumés, Vladimir Poutine limite ses déplacements à l’étranger. Toutefois, le 6 décembre, il s’est rendu chez ses alliés du Golfe, où Abou Dhabi et Riyad lui ont déroulé le tapis rouge, comme pour narguer leurs alliés occidentaux et consolider leur position d’équilibre

 

Note de Pedrito

Ici l'anti-communisme et l'anti-soviétisme font place à l'anti-russe, ou l'anti-Russie. Dans la nature des choses de cette presse pro-impérialiste.  Pour ne pas dire pro fasciste. Le chef de l'état d'Israël avec son armée fasciste peut massacrer tranquillement le peuple Gazaoui. La Palestine est à feu et à sang pour que l'état Juif puisse coloniser à son aise un pays qui ne lui appartient pas. Et dont il s'approprie - avec la complicité ou dans l'indifférence de la plupart des pays occidentaux -les terres et les colonise en massacrant à tour de bras et en chassant les habitants de leurs maisons et de leurs propriétés séculaires.

Voilà la loi du monde capitaliste impérialiste d'aujourd'hui. La presse des puissants est à sa botte.  Et le fascisme peut progresser partout tranquillement, c'est à lui que le monde capitaliste occidental pro amerloque déroule le tapis rouge.

Haro sur Poutine! 

Pendant qu'on désigne le Russe comme un galeux que le monde occidental couché devant le sénile Biden condamne, le monde impérialiste pro américain et sa presse au service des milliardaires tente de  détourner l'attention du fascisme israélien à l'oeuvre, Betanayou  s'adonne librement, impunément, à son génocide, à son apartheid autrement criminel, sans crainte d'un procès international qui pourtantdevrait s'ouvrir dans l'urgence, autrement plus sérieux que le procès ridicule intenté contre le Russe parce qu'il se ose se protéger contre l'OTAN, la machine de guerre US qui continue d'encercler la Russie malgré la protestation des Russes.

Ce monde ne tourne décidément pas rond. Même si Poutine n'est pas spécialement mon maitre à penser, loin de là, ce monde capitaliste impérialiste de m....est à la dérive.

Vivement que le monde et d'abord partout la classe ouvrière et les travailleurs de tous les pays politisés et redevenus marxistes, se débarrassent de ce capitalisme qui ne mène qu'aux guerres

Publié par El Diablo

 

Le 8 octobre 1965 débute ce qu'un rapport de la CIA décrit comme « l'un des pires massacres de masse du XXème siècle avec les purges soviétiques et les massacres nazis durant la Seconde Guerre Mondiale ».

Au total, ce sont au moins 500.000 Indonésiens qui ont trouvé la mort entre 1965 et 1966, lors de ce qui constitue la répression anticommuniste la plus brutale que l'Asie du Sud-Est ait connue. Ces massacres s'inscrivent dans la continuation du coup d'Etat contre le président Soekarno (1958-1965), surnommé le « père de l'indépendance » indonésienne. Après avoir participé à la libération de l'Indonésie du joug hollandais et japonais, Soekarno a été confronté aux ambitions impériales du gouvernement américain. Durant sa présidence, il a tenté de mettre en œuvre une politique souveraine de répartition équitable des richesses et de réforme agraire – non sans autoritarisme – ; à cette fin, il a défendu une alliance entre les trois principales forces politiques indonésiennes : le Parti Communiste Indonésien (fort de trois millions de membres et très influent auprès des paysans les plus pauvres), l'armée indonésienne et les mouvements religieux, musulmans pour la plupart. L'hostilité croissante des classes dominantes indonésiennes à sa politique, ainsi que l'agressivité du pouvoir nord-américain ont poussé Soekarno à se rapprocher des forces communistes. Sur le plan national, il a fortifié son alliance avec le Parti Communiste Indonésien ; sur le plan international, il plaidait pour la constitution d'un axe anti-impérialiste Est-asiatique qui regrouperait l'Indonésie, la Chine (maoïste), la Corée du Nord (dirigée par Kim il-Sung), le Viet-Nâm (gouverné par Hô Chi Minh) et le Cambodge (où régnait le prince Sihanouk, non-aligné). Des contacts se nouent peu à peu entre la hiérarchie militaire indonésienne, les représentants des propriétaires terriens et des intérêts nord-américains, unis par leur hostilité commune à l'encontre du président Soekarno et des communistes. Début octobre 1965, un coup d'Etat est mené dans des circonstances obscures par le général Soeharto, chef des forces armées indonésiennes. Sous le prétexte de protéger le président Soekarno (à qui il retire de facto tout pouvoir et qu'il finit par pousser à la démission), il pousse l'armée à purger l'Indonésie des communistes et de leurs alliés. C'est le 8 octobre que commencent les premiers massacres ; aux tueries légales (les communistes sont systématiquement arrêtés, déportés et parfois exécutés) s'ajoutent des centaines de massacres commis par l'armée dans les villages indonésiens. Au total, ce sont 500,000 Indonésiens qui perdent la vie entre 1965 et 1966 selon les estimations officielles – le chiffre d'un ou deux millions de victimes est avancé par les opposants.

Ce massacre a été accueilli avec indifférence par l'opinion publique mondiale, en-dehors des pays qui constituaient les alliés géopolitiques de Soekarno. La presse occidentale s'est contentée de le mentionner brièvement, parfois pour s'en réjouir, dans un contexte d'anticommunisme exacerbé. Il est aujourd'hui avéré que le gouvernement américain a apporté une aide logistique, financière et stratégique considérable au général Soeharto afin de lui permettre de mener à bien son coup d'Etat et la féroce répression à laquelle il s'est livré – la CIA allant jusqu'à transmettre à l'armée indonésienne des fiches contenant les noms de milliers de « communistes » supposés. Soeharto a également pu compter sur l'appui des Etats-Unis pour mettre en place le nouveau régime politique indonésien (« l'Ordre Nouveau) basé sur la suprématie d'un parti unique, le culte de la personnalité et la répression systématique des opposants. Ce n'est qu'en 1999 que Soeharto quitte le pouvoir sur l'injonction des Etats-Unis, encombrés par ce vieil allié, après trente-cinq ans de bons et loyaux services.

Par Vincent Ortiz et Iris Dmn.

 

jeudi 7 décembre 2023

Information envoyée par Mariam Abu Daqqa du FPLP

jeudi 7 décembre 2023 par Mariam Abu Daqqa

Mariam Abu Daqqa a envoyé cette information, ce matin à l’un de nos camarades de l’UJFP qui nous l’a transmis. C’est dans une grande désolation que je vous la transmets mais c’est la réalité des faits qui est une horreur devant laquelle nous ne pouvons pas fermer les yeux.

« Ce n’est pas une guerre contre le Hamas, c’est une guerre contre les palestiniens de Gaza ». C’est un véritable nettoyage ethnique. Israël souhaite un Gaza vidé de ses habitants pour y installer son projet énergétique, projet soutenus par les dictatures arabes environnantes. Ce qui explique certainement la mollesse de leurs réactions devant le carnage de leurs coreligionnaires qui se déroule à leur porte.(JP-ANC)

Tôt ce matin, 40 femmes sont arrivées au camp de al-Breyij après avoir marché 5 kilomètres. Elles étaient dans un état misérable après de longues heures de siège et d’arrestation.

Elles ont raconté les atrocités qu’elles ont subies dans le quartier d’al-Zaytoun, au sud de la ville de Gaza.

Les soldats sionistes ont ordonné à tout le monde de quitter sa maison, ont mis les hommes à l’écart et les ont abattus devant leurs femmes et leurs filles. Ensuite, ils les ont retenus pendant des heures pour regarder leurs maris et leurs enfants se noyer dans leur propre sang.

Elles ont ensuite été relâchées pour raconter ces scènes du massacre, dans le but de semer la terreur dans le cœur des autres Gazaouis et ainsi les forcer à fuir lorsqu’ils auront entendu ces témoignages terrifiants sur ce qui s’est passé.

Ce scénario précis, y compris ces exécutions, s’était produit à ‘Ailboun, Kafar Qassim, Deir Yassin, Al-Zeeb, Tantura, Al-Ba’ina, Majd Al-Kurum et dans un grand nombre de villages palestiniens lors de la Nakba de 1948.

Mêmes tueurs, mêmes méthodes de mise à mort. La Nakba elle-même nous regarde et nous rappelle qu’elle continue, et d’une manière plus cruelle (plus sauvage dans le texte).

Source  : Michel Gruselle
secrétaire de la Section Université Recherche du Parti Révolutionnaire communistes

 

Les élections américaines, c’est soit les milliardaires, soit la démocratie mais pas les deux…

Si le débat politique est partout dans les grandes “démocraties” occidentales détourné des enjeux qui remettent en cause le pouvoir de l’oligarchie, si les affrontements entre candidats appartenant à la même classe et dont les programmes différent peu donnent lieu à des pugilats de plus en plus violents, si les questions provoquant l’émotivité voire l’hystérie donnent le sentiment de l’existence d’une alternative électorale, il n’en est rien, ce sont des jeux du cirque de la décadence. L’inégalité qui se creuse entre cette classe politique, les intérêts qu’elle défend ne doivent pas être remis en cause telle est la ligne rouge, au point qu’un nombre grandissant de gens aux Etats-Unis se demandent si réclamer une meilleure redistribution des richesses serait le socialisme? … Si il faut être communiste pour oser revendiquer la justice sociale ? Au-delà du cirque politicien qui vire au sordide, il se passe quelque chose qui a besoin de réponse, le problème est à quel point la défense des intérêts réels de ceux qui ont besoin de la démocratie a été sacrifiée par l’anticommunisme ? Et à quel point la nécessité de tout reconstruire pour lutter contre le fascisme des riches dont on a fait croire qu’il s’agissait de démocratie prendra du temps ? (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

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PAR SONALI KOLHATKARFacebook (en anglais seulementGazouillerSur RedditMessagerie électronique

Photographie de Nathaniel St. Clair

Nous pouvons avoir soit des milliardaires, soit la démocratie. Pas les deux

Alors que le compte à rebours approche des élections générales de 2024, nous devrions nous attendre à entendre des experts des médias parler des candidats et de leur viabilité, des États pivots et du collège électoral, des électeurs probables et des résultats des sondages, et bien plus encore. À l’occasion, nous pouvons entendre parler de questions importantes. Très probablement, nous entendrons peu parler de l’urgence d’une redistribution des richesses aux États-Unis. L’inégalité extrême demeure un fléau invisible sous-jacent à une grande partie des maux de la société et, même lorsqu’on en discute, elle est présentée comme un résultat inévitable de notre économie.

Cependant, il existe de nombreuses preuves que l’inégalité des richesses est le produit d’une conception intentionnelle et de l’idée que ce qui est bon pour les milliardaires est bon pour la société. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

La banque mondiale UBS, basée en Suisse, vient de publier son rapport 2023 sur les ambitions des milliardaires et conclut : « Pour la première fois en neuf éditions du rapport, les milliardaires ont accumulé plus de richesse grâce à l’héritage qu’à l’entrepreneuriat. » Benjamin Cavalli, responsable de la clientèle stratégique chez UBS Global Wealth Management, a déclaré : « C’est un thème que nous nous attendons à voir de plus en plus au cours des 20 prochaines années, alors que plus de 1 000 milliardaires transmettent environ 5 200 milliards de dollars à leurs enfants. »

C’est plus que l’économie de l’ensemble du Royaume-Uni. C’est plus que les économies du Canada et du Mexique réunies.

Le rapport d’UBS n’était pas critique et ne baissait pas les yeux sur l’obscénité de la richesse thésaurisée par les dynasties. Environ la moitié des milliardaires dans le monde utilisent les services bancaires d’UBS, de sorte que la banque s’est contentée d’analyser les habitudes d’investissement de ses clients les plus importants. Il l’a fait franchement, se référant au « grand transfert de richesse » d’une génération à l’autre, en évitant de mentionner le transfert de richesse de la majorité du public à une minorité d’élite.

Le rapport déclarait également avec fierté que 60 % des héritiers, désireux de « perpétuer l’héritage familial actuel, souhaitent permettre aux générations futures de bénéficier de leur patrimoine ». Bien sûr, ils parlaient des générations futures de leurs propres familles, pas en général.

Mais ce transfert de richesse est directement le résultat de codes fiscaux écrits au profit des ultra-riches. L’analyse de 2021 par ProPublica des déclarations de revenus des Américains les plus riches a révélé qu’ils payaient en moyenne 3,4 % d’impôts, employant des armées d’avocats pour exploiter chaque échappatoire creusée pour offrir des avantages spéciaux aux élites fortunées. Pendant ce temps, les Américains de la classe moyenne et de la classe ouvrière paient des taux d’imposition à deux chiffres. Il s’agit d’un vol collectif des recettes publiques.

Il est temps d’inverser cette tendance en recourant à un projet concerté de redistribution des richesses. Il est temps d’arracher des milliards, voire des trillions, des mains des milliardaires et de leurs héritiers et de les remettre là où ils doivent être : au reste d’entre nous.

Appelez cela le socialisme – ce que fait le GOP de droite pro-riches – ou appelez-le l’impôt progressif, ou la justice économique. Peu importe. Les conservateurs fiscaux du pays diaboliseront toute idée de redistribution des richesses et tenteront d’instiller des craintes sans fondement d’un communisme rampant, quel que soit le langage spécifique que nous utilisons autour de l’équité. Alors, autant commencer à l’énoncer au lieu d’essayer d’apaiser la droite. Après tout, il y a une raison pour laquelle les conservateurs et les élites fortunées veulent que le public ait peur du socialisme : ils sont terrifiés à l’idée que les Américains puissent être ravis d’adopter des politiques telles que la redistribution des richesses par le biais de la fiscalité.

Et s’il nous faut d’autres raisons de mettre un œil sur la richesse des milliardaires, il s’avère qu’ils sont des fascistes vicieux et dangereux, dont les enfants sont encore plus insensibles que leurs parents.

Les milliardaires n’ont pas besoin des protections qu’offre la démocratie : des avantages gagnés comme la sécurité sociale ou l’assurance-maladie, l’accès à des soins de santé gratuits ou abordables, y compris l’avortement, la protection du travail et des salaires, et une procédure régulière (ils peuvent acheter la meilleure aide juridique lorsqu’ils ont des problèmes).

En fait, la démocratie est une menace pour leur thésaurisation des richesses, c’est pourquoi ils soutiennent le démagogue le plus dangereux à avoir jamais occupé la Maison Blanche : Donald Trump. L’analyste économique et ancien secrétaire américain au Travail, Robert Reich, dresse la liste des nombreux milliardaires qui soutiennent Trump pour un second mandat et cite la promesse de Trump aux élites fortunées, à savoir qu’il prévoit « d’éradiquer les communistes, les marxistes, les fascistes et les voyous de la gauche radicale qui vivent comme de la vermine dans les limites de notre pays ». Les élites fortunées ont contribué à nous apporter le premier mandat de Trump, et elles en attendent un second.

Pourquoi les milliardaires ne soutiendraient-ils pas le fascisme ? Cela leur profite d’une manière que la démocratie n’a pas. En effet, les milliardaires existent comme un défaut de conception de la démocratie. Plus le nombre de milliardaires est élevé et plus la richesse qu’ils accumulent est grande, plus la démocratie qui les lie est faible.

Des lois comme l’impôt sur le revenu des milliardaires du sénateur Ron Wyden sont ce qu’ils craignent si la démocratie l’emporte sur le fascisme. Le projet de loi de Wyden est si modeste qu’il ne vise pas la richesse, mais seulement le revenu, et affecterait moins de 1 000 Américains, coupant de minuscules éclats de leurs palissades sans précédent, les laissant aussi fabuleusement riches qu’auparavant. Après tout, y a-t-il une réelle différence entre une valeur de 10 milliards de dollars et une valeur de 9,9 milliards de dollars ?

En ce qui concerne le fait que les enfants de milliardaires soient pires que leurs parents, il y a une petite mention dans le rapport d’UBS sur le fait que les héritiers de milliardaires sont beaucoup moins philanthropes que les milliardaires de première génération : « alors que plus des [deux tiers] (68%) des milliardaires de première génération ont déclaré que la poursuite de leurs objectifs philanthropiques et l’impact sur le monde étaient un objectif principal de leur héritage, moins d’un tiers (32 %) des générations héritières l’ont fait. On pourrait conclure que l’empathie chez les enfants des ultra-riches diminue de moitié à chaque génération. Il pourrait s’agir d’une génération encore plus déterminée à financer et à alimenter le fascisme afin de protéger ses richesses par rapport à ses parents.

Les riches sont tellement en sécurité dans les protections dont ils disposent contre les restrictions démocratiques de leur pouvoir financier que leurs plus grandes inquiétudes, selon le rapport d’UBS, incluent les « tensions géopolitiques », l’inflation, la récession et la hausse des taux d’intérêt. Les craintes liées à un « marché de l’emploi tendu » et à des « règles de durabilité plus strictes » figurent en bas de leur liste. En d’autres termes, ils se sentent en sécurité contre les menaces de rébellion salariale et de réglementation gouvernementale.

Et donc, alors que nous nous précipitons vers une aristocratie autoritaire, nous devons normaliser l’idée de redistribution des richesses. Il n’y a aucune bonne raison de s’y opposer, pas une seule. Nous pouvons avoir soit des milliardaires, soit la démocratie, pas les deux.

Cet article a été produit par Economy for All, un projet de l’Independent Media Institute.

Sonali Kolhatkar est la fondatrice, l’animatrice et la productrice exécutive de « Rising Up With Sonali », une émission de télévision et de radio diffusée sur Free Speech TV (Dish Network, DirecTV, Roku) et sur les stations Pacifica KPFK, KPFA et leurs filiales.

 

Entretien avec le mécène et communiste Zorov, qui construit le Centre Staline dans la région de Nijni Novgorod

Cette attitude d’un entrepreneur capitaliste qui prétend sauver dans l’espace privatisé de son usine ce que lui interdit l’espace public de la contrerévolution oligarchique en Russie est à la fois paradoxale et n’est pas une simple curiosité. Cette attitude visant à rehabiliter Staline se présente sous diverses formes dans l’ex-Union soviétique et concerne un proportion croissante de Russes. Il y a incontestablement une dimension de classe dans cette adhésion et elle concerne ceux qui ont été les victimes de la contre-révolution capitaliste mais pas seulement. Cela nous permet une réflexion sur la nécessaire dimension de classe pour comprendre ce que le passé recèle d’avenir. Si cette dimension de classe n’existe que par l’existence d’une classe consciente des nécessités de sa survie et de son développement, les adhésions à une telle vision peuvent très bien recruter des adhérents voire même des dirigeants (comme Engels, Mars, Fidel Castro, Lénine, etc…) qui se désincarnent souvent en tant qu’individus pour s’identifier totalement à ce positionnement. Sans atteindre de tels niveaux d’identification, il y a dans la “réalisation” personnelle du capitaliste parfois cette double nature que Brecht a brossé entre autre dans La Bonne âme du Se-Tchouan, mais qui peut aussi s’accompagner d’une adhésion au collectif national avec le refus de la déchéance d’un capitalisme vendu à l’ennemi. Que représente Staline dans ce mouvement complexe ? Je conseille de revoir les films de Konchalovsky qui a eu longtemps la réputation d’un “dissident”, en particulier “chers camarades”, il ne dit rien d’autre que ce chef d’entreprise sur le rôle de Krouchtchev (ici ce porc engraissé au maïs”) et la manière dont il a volé leur révolution aux prolétaires et créé les bases de la chute de l’URSS. Il sera peut-être un jour possible d’aborder cette appréciation autrement qu’en la définissant comme un déficit de civilisation chez les Russes ou un hypothètique goût de la dictature en prenant réellement connaissance des arguments russes ? (note de Danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

https://kprf.ru/party-live/regnews/222632.html

Par Galina Platova

Depuis plus d’un an, les médias se font l’écho de la construction d’un Centre Staline dans la ville de Bor, dans la région de Nijni Novgorod. L’érection d’un monument en l’honneur du généralissime à Bor a fait grand bruit. Et voici une nouvelle encore plus étonnante : un Centre Staline !

Les journalistes aux ordres ne peuvent toujours pas cacher leur perplexité : qui ose exalter le “tyran” ?

Ils l’ont appris. Il s’agit d’Alexei Yuryevich Zorov, un communiste de 46 ans, homme d’affaires et philanthrope, originaire de Bor, membre du KPRF depuis 1995. Il est aujourd’hui chef de la cellule de Bor du parti communiste, conseiller municipal, partisan du socialisme, de la vérité historique et admirateur du brillant dirigeant du pays des Soviets, I.V. Staline.

“Au niveau de l’État, écrivent les médias libéraux, personne n’est autorisé à glorifier Staline, tout se fait en privé”.

Oui, l’idée et sa réalisation appartiennent à Alexei Zorov. Zorov a déclaré à Sovetskaya Rossiya qu’il prévoyait de commencer la construction en 2022 et qu’il estimait le coût à 20 millions de roubles. Mais, de manière inattendue, les prix des matériaux de construction ont fortement augmenté, les fonds préparés n’ont pas suffi et les travaux ont dû être reportés d’un an.

Et quelle belle coïncidence. Le mardi 22 novembre, le leader du KPRF, G.A.Ziouganov, a annoncé l’ouverture de l’étude panrusse du KPRF sur le thème “V.I. Lénine et I.V. Staline dans la lutte idéologique moderne”. Le même jour, la nouvelle est arrivée de Bor : les fondations du Centre Staline ont été érigées, ce qui a nécessité 320 mètres cubes de béton et 65 tonnes de barres d’armature.

– Pourquoi autant, Alexey Yurievich ?

– Le bâtiment est construit sur une pente. Nous sommes en train de couler le premier étage. Je pense que nous le terminerons en novembre ou début décembre. Ensuite, les fondations et la dalle de 500 millimètres sur laquelle reposera le bâtiment resteront en attente jusqu’en mars. Au printemps, nous prévoyons de construire les étages (il y en aura trois), le toit, le revêtement et les travaux d’intérieur.

– À part vous, quelqu’un d’autre participe-t-il au financement du site historique ?

– Non, je ne construis qu’avec mon propre argent et sur mon terrain, sinon les autorités n’auraient pas autorisé la construction du centre. J’ai acheté 8,5 hectares de terrain. Il y a déjà un monument à la gloire de Staline. Non loin de là, nous construisons le Centre Staline.

– Êtes-vous en train d’opposer le Centre Staline à l’odieux Centre Eltsine ?

– Non, ce n’est pas cela. Le Centre Staline aurait dû être construit dans notre pays depuis longtemps. Il suffit de répondre à une question simple : qui est Staline, que signifie-t-il pour notre pays et notre peuple ?

Staline, c’est l’industrialisation, Staline, c’est l’élévation des fermes collectives et des fermes d’État à un niveau adéquat. Oui, tout ce que nous avons aujourd’hui est lié au nom de Staline, depuis le développement de l’équipement militaire jusqu’à l’espace, en passant par le potentiel nucléaire, qui est notre bouclier fiable contre les agresseurs extérieurs.

– C’est une petite ville. Et soudain, elle défie les antistaliniens au pouvoir : elle érige un monument à Staline, aujourd’hui le Centre Staline. Comment le public réagit-il ? Les gens ont déjà commencé à venir ?

– La ville de Bor avec un monument à Staline a enchanté toute la Russie. Oui, il y a des bustes de Joseph Vissarionovitch. Mais même les dirigeants locaux traitent ces initiatives avec méfiance.

– Pourquoi ?

– Les autorités craignent l’apparition de monuments à la gloire de Staline. Mais nous avons trouvé une solution. Nous avons érigé un grand monument à la gloire du dirigeant soviétique – 2,20 mètres de haut et un piédestal de 1,50 mètre de haut. Les gens se rassemblent autour de ce monument lors de nos fêtes communistes. Le dernier monument à la mémoire de Joseph Vissarionovitch a été érigé à Velikie Luki, alors qu’il aurait dû se trouver à Stalingrad. C’est le seul nom que je donne à cette ville, ni Tsaritsyn, ni Volgograd. Stalingrad n’est pas encore inscrite sur la carte de la Russie. Mais je suis sûr que la justice prévaudra et que la ville retrouvera son nom d’origine. Le monde entier ne connaît pas Volgograd, mais Stalingrad, depuis l’Amérique jusqu’à la France, en passant par l’Italie et l’Europe (….).

C’est pourquoi nous avons besoin du Centre Staline pour empêcher que la vérité de l’histoire ne soit brouillée. Aujourd’hui, de nombreuses personnes, en particulier les jeunes, ne savent pas que non seulement l’Allemagne, mais toute l’Europe était en guerre contre l’Union soviétique. Je leur dis que même l’Italie, qui a fourni des armes et des soldats aux nazis, était en guerre contre l’Union soviétique. Oui, les officiers de la Wehrmacht buvaient des martinis italiens.

Et qui a élevé Hitler ? Les États-Unis, l’Angleterre, avec leur propre argent, qui ont incité le fasciste à se tourner contre URSS.

Des camarades viennent nous voir, ou plutôt, ce ne sont pas des camarades pour moi, je veux dire des représentants des médias libéraux. Ils sont curieux de voir le monument inattendu au généralissime. Ils posent les questions habituelles : pourquoi, par exemple, Staline a-t-il tué des millions de citoyens ? Mais je comprends sur quoi reposent leurs valeurs libérales. Ces gens ont leur propre compte en banque, sur lequel leurs maîtres leur envoient de l’argent. Et moi, à mon tour, je leur demande de me montrer des documents avec des chiffres de “millions, dizaines de millions” de fusillés. Ils répètent de fausses accusations contre Staline, sans les étayer par des preuves. Ils le détestent pour la Grande Victoire, pour l’industrialisation, pour la percée atomique, pour tout ce qui a élevé notre puissance dans le monde.

– Comment leur répondez-vous ?

Je les renvoie au document officiel préparé par le procureur général de l’URSS, Roman Andreyevich Roudenko. Nous savons qui est Roudenko, il était le procureur de l’Union soviétique lors des procès de Nuremberg. Le document du procureur général soviétique cite les données suivantes : pendant tout le règne de Staline, 290 000 personnes ont été condamnées à la peine capitale. Et ces personnes se “nourrissent” des falsifications du Centre Eltsine. Il est urgent de fermer ce foyer de mensonges.

– Savez-vous déjà quels sujets seront abordés au Centre Staline ?

– C’est la vie qui les dictera. Je me concentrerai sur l’ère Khrouchtchev. Nikita détestait Staline et, bien sûr, il avait peur de lui. À mon avis, ce porc nourri au maïs, comme on l’appelait à l’époque, a posé la première mine sous l’URSS. Il a tenu le 20e congrès du PCUS, où il a fait un rapport sur le culte de la personnalité de Staline, et il a donné des atouts à nos ennemis.

Je suggère que le comité central du KPRF revienne à ce congrès et annule la décision sur le culte de la personnalité de Staline. Car il n’y a pas eu de culte de la personnalité. C’était un pur mensonge.

Je propose d’adopter une résolution du Comité central du KPRF pour soutenir le Centre Staline, ce qui se traduirait par l’organisation de branches du Centre Staline sur le territoire de la Fédération de Russie. Et de donner aux antennes du Centre Staline le statut de sites culturels et historiques.

…C’est très important. De cette manière, nous renforcerons les connaissances de nos communistes, nous enrichirons les connaissances des personnes qui analysent, qui pensent, qui peuvent prendre la parole lors de toutes sortes de conférences, de conférences de presse et montrer l’essence du règne de Staline, et l’essence du fait que la destruction de l’Union soviétique et le système socialiste construit par Lénine et Staline ont été délibérément soumis à la destruction, en commençant par Khrouchtchev.

– Et le peuple a soutenu Staline, n’est-ce pas ?

– Les gens ordinaires ont soutenu Staline, à la fois pendant l’industrialisation, les années de guerre et les années d’après-guerre.

Je me souviens des histoires de mes grands-parents. Ils idolâtraient Joseph Vissarionovitch. Aujourd’hui, les sondages montrent que 60 % de la population soutient Staline. C’est pourquoi il devrait y avoir des centres Staline, où tous ces faits seraient présentés aux visiteurs.

Les gens doivent savoir qu’un centre Staline signifie que Staline était au centre d’un grand État. Un État respecté dans le monde entier.

– Et c’est là le mérite du Généralissimus…..

– À la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de la réunion de la troïka – Staline, Roosevelt, Churchill -, Staline a joué un rôle de premier plan. La division des flottes et des armements allemands a été jouée en notre faveur par Staline.

Je voudrais souligner que personne au monde n’a pu diviser le territoire d’après-guerre avec autant de compétence que Staline. Et personne n’est allé contre lui.

– Ainsi, l’équilibre international a été renforcé pendant de nombreuses années d’après-guerre….

– Oui, la division territoriale stalinienne des pays européens a été préservée jusqu’à ce que le traître Gorbatchev, qui a détruit le Pacte de Varsovie, abandonne la RDA, et que le monde perde l’équilibre qu’il avait. Nos ennemis intérieurs, y compris les Gorbatchev et Eltsine, qui ont vendu le pays à ceux qui payaient plus cher.

– Quelles expositions allez-vous présenter au Centre Staline ?

– Certaines pièces sont déjà là. Nous annoncerons également une collecte, afin que tous ceux qui trouvent quelque chose de valable pour le Centre Staline puissent l’envoyer. L’adresse est simple : la ville de Bor, région de Nijni Novgorod, Centre Staline.

L’idée est que le musée contienne des objets, des documents, des témoignages… Dans une salle séparée, nous présenterons des sculptures, des bustes. En général, tout ce qui est lié à l’activité de Staline, à sa biographie, à ses idées….

– Pensez-vous que cela attirera du monde en ces temps troublés ?

– Oui, les gens viennent déjà, les délégations aussi. Ce sont surtout les Chinois qui sont attirés par la création du Centre Staline, ils sont regroupés autour du monument au généralissime. Ils le regardent, prennent des photos. Ils ne sont pas gênés par le fait qu’il y ait un chantier à proximité.

A notre tour, nous avons développé des souvenirs – badges, bibelots, livrets sur le thème de Staline. Nous ne les avons pas encore vendus, mais nous les avons distribués à nos invités.

Nous avons une page VKontakte, où nous publions toutes les informations relatives au Centre Staline : ce qui se passe sur le chantier, qui nous rend visite, avec qui nous interagissons. La page est facile à trouver : il suffit de s’inscrire et de taper : “VKontakte”, Centre Staline.

– Vous réfléchissez à tout de manière approfondie…

– Nous avons de l’expérience dans l’organisation de musées. En 2022, nous avons ouvert dans notre ville un musée de poupées d’une superficie de 1 100 mètres carrés. Dans la ville de Lyskovo, nous avons ouvert un musée de la boîte et du château de Lyskovo.

Et maintenant, toutes nos pensées et nos forces sont occupées par le Centre Staline. Il s’agira d’un bâtiment magnifique, qui offrira une vue sur la ville depuis une position élevée. Son nom complet est “Centre Staline, musée culturel et historique”. Il s’appuiera toujours sur les idées socialistes. Celles-ci, l’idéologie scientifique de Joseph Vissarionovitch, sont le fondement de notre centre.

– Tout le monde n’appréciera pas.

– Nous sommes pour l’idéologie de l’avenir, pour le socialisme.

Bien sûr, nous entendons des remarques désobligeantes de la part de personnes qui ne sont pas tout à fait bien dans leur tête, comme la question de savoir s’il y aura des salles de torture et des pelotons d’exécution. Nous ne prêtons pas attention aux détracteurs. Il serait préférable de se pencher sur les réalités actuelles : le pays se meurt à raison d’un million de personnes par an, les gens mènent une vie telle qu’ils partent dans l’autre monde par centaines, sans peloton d’exécution. Maintenant, il y a la guerre, la SVO, les épidémies….

– Ils sont une minorité, et ils sont nerveux, sentant la fin du capitalisme.

– Je suis un homme vif, je vais vous le dire à ma façon : une petite pourriture, ça pue très fort….

– Vous êtes député du Zaksobraniye de la ville [= conseiller municipal, NdT]. Comment y travaillez-vous ?

– J’ai décidé de ne plus être élu. Le mot “député” est devenu un gros mot dans la population. On disait qu’un député était un serviteur du peuple, mais aujourd’hui, un député est un serviteur du capital.

– Quelle est votre métier ?

Lorsque j’ai rejoint le parti, j’étais électricien de troisième classe. Aujourd’hui, je suis directeur général de mon entreprise. Il se trouve que les Belges ont fermé leur production et que j’ai dû créer mon entreprise à partir de rien. S’ils n’avaient pas fermé, j’aurais continué à travailler à la verrerie Borsky. Aujourd’hui, elle s’appelle Asahi Glass Company et fait partie d’une entreprise japonaise qui est le plus grand fabricant de verre au monde.

Paradoxe. Plusieurs générations de ma famille ont travaillé dans cette usine – mon grand-père, ma grand-mère, ma mère, mon père. Ils ont développé la production de verre à Borov, et maintenant c’est une entreprise japonaise.

– Pourquoi avez-vous rejoint le KPRF, alors qu’il existait de nombreux partis différents dans les années 90 ?

– Mon grand-père a remporté la victoire sous la bannière du parti communiste. Il est parti au front depuis le bureau d’enrôlement militaire de Bor le 22 juin 1941 et est revenu en mai 1946. Il a servi dans le service de contre-espionnage “Smersh”. Après la guerre, il s’est battu contre les “frères de la forêt”. Il a rejoint le parti communiste de l’Union des bolcheviks en 1942 et était un communiste convaincu. J’ai suivi ses traces.

– Construisez-vous le Centre Staline en croyant à l’avenir des idées de Staline ? Et que le capitalisme d’aujourd’hui est un phénomène temporaire, que l’avenir réside dans le socialisme ?

– Absolument. Les gens qui croient aujourd’hui qu’ils sont riches, qu’ils ont une voiture à crédit, un appartement avec un prêt hypothécaire, se trompent lourdement. Aujourd’hui, la majeure partie de notre société est assise sur des prêts. Et le fait qu’ils se sentent riches, en ayant une voiture empruntée, n’est pas du tout de la richesse, c’est du risque, de la peur, de l’insécurité. Le Centre Staline leur dira tout.

– Vous dites que vous recevez déjà beaucoup de lettres de personnes intéressées par le Centre Staline ?

– Oui, nous y répondons. Je garde toutes les lettres. Ils font des cadeaux. Tout est pris en compte, tout prendra sa place dans notre Centre Staline.

– Aujourd’hui, la Chine est au premier plan dans le monde, et le fait que les Chinois portent un intérêt particulier à Staline, à son monument, et au centre en cours de construction, donne un grand prestige au futur musée.

– Oui, la Chine, la Corée du Nord honorent Staline. En 2019, je me suis rendu en Corée du Nord à l’invitation du parti des travailleurs coréen. Comme la Chine, ils ont pris pour base le modèle soviétique stalinien de construction d’une société socialiste.

Pourquoi la Chine devient-elle aujourd’hui le premier État du monde, alors qu’elle a déjà atteint la parité avec l’Amérique ? Je pense que c’est parce que les États-Unis sont toujours à flot, grâce à la Fed qui imprime sans cesse des dollars, mais la Chine socialiste a créé sa propre production, son agriculture. C’est fiable.

Le Centre Staline montrera et racontera tout cela à ses visiteurs.

…Nous inviterons des scientifiques, des hommes politiques et des écoliers qui ont besoin de connaître la vérité sur notre histoire.

– Je vous souhaite bonne chance, bonne santé, une inspiration inépuisable.

– Je vous remercie.

 Note de Pedrito

Voilà un regard nouveau et courageux d'un Russe sur la vérité historique escamotée par Kroutchef, Gorbatchev,  Eltsine, et tous les vendus au capitalisme pourtant mortifère, et une lecture dont s'inspireront je l'espère certains membres dirigeants liquidateurs du Parti Communiste Français.

Liquidateurs vendus au capitalisme impérialiste et à sa soeur jumelle la social démocratie, qui se reconnaitront lorsqu'ils liront ici ou sur le Blog Histoire et Société la fabuleuse histoire du Centre Staline écrite en lettres d'or par ZOROV,  ce mécène russe membre dirigeant du KPRF, le Parti Communiste de Russie. 

Un homme qui n'a pas peur d'affronter  les détracteurs de cette vérité,ils ne manqueront pas, car ils oublient volontairement, obéissant à leurs maitres au service des banques et du fric, les sacrifices de l'Union Soviétique dirigée par Staline et ses 20 millions de morts pour débarrasser la France, l'Europe, et le monde entier, du nazisme.

Et ce sont les capitalistes américains et européens qui aujourd'hui à nouveau comme dans les années 30 favorisent l'éclosion et la percée des mouvement fascistes et  nazis.