mardi 28 avril 2009

PARTIDO DE RESINA: LE NAUFRAGE DE LA CRAU

Ce samedi 25 avait pourtant bien commencé, malgré un vent et des nouvelles météo inquiétants.
Mais le ciel de la Crau avait eu la bonne idée de rester dégagé, et les programmes de la Unica ne tarissaient pas de propos encourageants: Pablo Romero par-ci, Partido de Resina par-là, les éloges et autres superlatifs garnissaient les articles de presse et les dépliants, saluant et vantant la "NOVILLADA ÉVÈNEMENT", "LA PASSION DE TORO", cartel dégoté grâce au "carnet d'adresse de Luc Jalabert" himself.
Hélas, trois fois hélas, il devait manquer quelques pages au carnet: les nouveaux pabloromerones ont dû être dégénérés par quelques sementales décaféinés du Mexique ou d'Équateur, à défaut d'être Ré-générés, un de ces apports dont les éleveurs ont le secret pour accéder aus exigences des figuritas en mal de "triunfes", un ou deux géniteurs sans pattes ni souffle, juste l'image fugace d'estampes présageant la corrida du futur, sans piques ni muerte, des toros au moral et au jarret de flanelle, mais dignes de combler les lecteurs de revues "spécialisées" dans la vente du rêve, telles les Terres Taurines du marchand de sable.
Et la "novillada évènement" de ST MARTIN DE CRAU devait rapidement s'avérer celle de l'aburrimiento. A oublier, à effacer, à ne pas renouveler.
Le premier novillo, bien armé, cardeno obscuro, après une vilaine pique trasera et une demie abrégée, accuse le coup, s'écroule deux fois, se fige au moment de la rencontre avec le banderillero, puis s'avère vite sans charge, devant un garçon manifestement limité malgré ses trois années de novilleria : lui, ne connait que le cite profilé, il fait des passes, hèle quelques applaudisseurs pour qu'ils soient témoins de ses efforts, et s'octroie même un salut après une épée basse sur le côté.
La piqûre de la devise, sans doute, le second, cardeno claro, bondit dans le ruedo en ruant comme un mulet. Faiblissime, il se traine dès les premiers capotazos, puis s'écroule dès un semblant de pique, s'agenouille à nouveau dès le second picotazo: la cause est entendue, il nous faudra digérer jusqu'au bout un simulacre de faena, un plat insipide, servi par un Lechuga aussi inspiré et limité que son prédecesseur. Ni transmission ni émotion avec de tels ingrédients, la note commence à être salée, le public bâille déjà, une trentaine de touristes s'entête à applaudir, après un troisième essai concluant, le torito, resté debout, est puntillé sans façon.
Cardeno salpicado, le troisième s'avère encore plus tôt très très faible- cela devient un euphémisme- et le palco n'entend pas les "cambio" qui fusent des gradins. Il s'écroule sous le cheval, sans être piqué, ce qui n'empêche pas le tueur de service de lui administrer sa vara assassine, sans que palco ni alguaciles n'interviennent. La faena peut débuter, cite au milieu de la piste, muleta à hauteur de la taille, balancée d'avant en arrière - çà ne vous rappelle pas quelqu'un?- Beaucoup de muletazos accrochés à droite et à gauche, disgrâcieux, plusieurs désarmés, qui témoignent du chemin à parcourir pour apprendre à toréer, avant de copier son idole. Mais le torito va à màs, - normal devant un adversaire qui étale ses insuffisances- alors que le garçon se décompose de plus en plus dangereusement, et finit dans le sauve-qui-peut. Heureusement que le Partido était noble, gentil, même, dira ma jolie voisine. Avis après une entière réussie au troisième essai.
Cardeno salpicado, fin, veleto, mais tout aussi faiblissime que ses frères, le quatrième désarmera tout de même plusieurs fois son faible opposant. Toreo profilé de rigueur, bagage technique très nettement insuffisant, grosse marge de progression, soufflera Hervé, mon ami et voisin de droite Le garçon administre ses muletazos à reculons, en permanence. Et une épée intercostale en prenant le périph: UNE !!!
¡ Ay , que pena !
Enfin jaillit le cinquième, negro, presque trois ans et demi, pour confirmer le proverbe sur le "quinto malo". Il pousse le cheval contre les planches, et prend une pique carioquée, sans vergüenza, très longue,sévère. Après avoir replacé trois fois à vingt cinq mètres, il rechargera à chaque fois aux sollicitations du piquero. A chaque charge, il sortira seul, c'est vrai, mais il était tellement au-dessus du lot qu'il a sauvé la tarde du fracaso complet, et il nous paraissait mériter la vuelta que lui valaient sa bravoure, son embestida, et sa noblesse. Un certain Varbédian, qui officiait au palco, ne fut pas de l'avis des aficionados qui réclamaient la vuelta posthume, prétextant plus tard que le novillo " ne mettait pas les reins".
Puisqu'il avait une telle connaissance de la corrida, pourquoi ne fit-il par contre jamais sortir le sobrero, alors que la plupart des novillos avaient des problèmes dans les pattes ou les sabots?
Ce sont toujours les incompétents et-ou- les prétentieux qui gâchent la corrida, que ce soit à Vic, à Dax, ou à St Martin! Souvent des m'as-tu-vu, abonnés aux palcos en vertu de leurs prétendues références qu'ils sont en général incapables de prouver.
Pendant la durée de la faena, le novillo garde la bouche fermée, répondant aux cites du novillero, jusqu'au terme de sa longue agonie, après une entière, il lutte contre la mort de longues minutes, avant de s'écrouler enfin, libérant les applaudissements du public: il avait montré une bravoure au-dessus du lot, répétons-le, alliée à une grande noblesse, sa vuelta n'aurait pas été usurpée, n'aurait choqué personne, - hormis le puits de science qui l'a refusée- elle aurait au contraire servi à apprendre aux spectateurs novices, à apprécier cette différence, pour devenir un peu plus des aficionados de verdad.
Même imparfaits.
Là-dessus, vuelta auto-décernée de la laitue.
Le dernier sera lui aussi un peu plus résistant que les quatre premiers, il conservera jusqu'à la fin la gueule fermée, après une pique suivie d'une piquette. Mais comme pour son premier opposant, le Nîmois torée sur le passage, et cède chaque fois du terrain à son opposant, seul maître du ruedo. Un peu de solidité et pas mal de noblesse, des qualités qui auraient "pû servir", mais que le novillero a gâchées, faute de bagage suffisant, et de personnalité. Après un ou deux avis, un vilain golletazo vite enlevé, et une entière sur le côté, le rideau est enfin tombé.
Vaya, mataderos...
Ainsi s'achevait le naufrage programmé de la feria de St Martin, avec celui des Pablo Romero, la corrida-concours prévue le lendemain étant purement et simplement annulée pour pluies diluviennes.
En conclusion, la "carte vérité" que voulaient jouer les membres organisateurs s'avère la carte de l'échec. Et ce ne sont pas les membres gratinés des "amis de P.R." qui pourront changer les choses, à travers tertulias et soirées mondaines où l'aficionado lambda ne se sent pas franchement le bienvenu, parmi les prétendues élites en mal de paraître. Cinglant, décevant, pour St Martin et pour les aficionados, venus parfois de très loin, d'Espagne, d'Italie, de Gascogne et des Landes... Les P.R. pourront-ils un jour émerger de leur débâcle? Rien n'est moins sûr. St Martin devra en tout cas très vite changer son carnet d'adresses, si la Crau veut prétendre cristalliser l'aficion des toristas, amateurs de la vérité de la lidia, de son authenticité, autant d'atouts seuls capables d'assurer la pérennité de la corrida.
Peut-être s'inspirer de placitas qui ont eu la chance ou l'opportunité de trouver des fers au goût des aficionados :
- choix des élevages
- respect des règles intangibles de la lidia
- respect du toro
- respect du public
Afin que les emplumés qui conduisent théatralement le paseillo servent surtout et concrètement au bon déroulement de la corrida

dimanche 22 mars 2009

FIESTA CAMPERA A MOLLEVILLE

C'est donc les 21, 22 et 23 Mars dernier, que se déroulait sur le plateau chaurien entourant le bassin de la Ganguise écrasé de soleil, et par une température presque printanière, un week-end taurin hors du commun, sans taureau ni novillo, organisé par la très célèbre peña taurina gasco-languedocienne "TINTO, BLANCO Y TOROS".


Sin toro ni novillo, pero con mucha aficion .


En effet, il ne fut question durant ces trois jours, que de toros, d'aficion, encore et toujours d'aficion, une longue tertulia sans se prendre le melon, fort heureusement entrecoupée de lidias pantagruéliques d'authentiques magrets du Gers, de cassoulet de Labastide d'Anjou, -chef de lidia le maestro Etienne, plus de 25 ans d'alternative- et de plein de mignardises élaborées par Pedrito, passé au piano entre deux maniements de trastos sur le sable de la monumental de Molleville.


Le tout arrosé comme l'a si bien annoncé Pelayo sur son blog "LA FÊTE SAUVAGE" des crus les plus encastés élevés sur les côteaux du Languedoc, du Minervois, du Roussillon et de Gascogne.


C'est ainsi que furent lidiés dans les règles de l'art la dévotion qui s'imposait, treize bouteilles braves, treize merveilles toréées et estoquées avec authenticité, qui devaient faire le bonheur des participants, par leur origine Santa Epicura, par leur robe, leur saveur finement épicée et fruitée, leur fiereza longuement acquise sur nos côteaux ensoleillés, alliée à une noblesse racée, goulayante et sociable à souhait. Qu'on en juge:


-Une "La Nine", -Sénat- 11 Trausse Minervois 2007, 13°


-Un Gramenon -Aubery- Côte du Rhône, 26 Montbrison, 2006, 14°


-Un Campredon Côteau du Languedoc -Alain Chabanon- 34 Lagamas 2004, 14°


-Un St Estèphe -Bordeaux A. Chamvermeil ( 33) 1994 , 12°


-Un Pic St Loup -Mas Bruguière "La grenadière"34 Valflaunes 2004 13,5°


-Un Côte Rôtie, -"Les Bécasses", M. Chapoutier. 26 Tain l'Hermitage 2004 13°


-Un Cal Aberod, -Côte du Roussillon, J. Gralier, 66 Tarerach 2006 13,5°


-Un Torus, -Pacherencq, Brumont 32 Maumusson 2007 13,5°


-Un Faugères Léon Barral, -Valinière -D. Barral 34 Cabrerolles 2007 14°


-Un Gramenon - Aubery- C. du Rhône Cèpes centenaires la Mémé 26 Montbrison 2007 15°


-Un Lignères Lathenay Minervois -Cuvée Marcelin Laplivinère 34 Siran 2007 14,5°


-Un Réserve Pelaüt 34 St Chinian 2000 13,5°


-Un Guinand C. du Languedoc 34 St Christol 13,5°




Il n'y eut aucun indulto, aucune pétition de trophée. A ce sujet, l'évocation de Desgarbado provoqua même un tollé général, les desgarbés à faire gerber furent conspués comme ils le méritent: Zozocato, André Fiard, ainsi que l'éminente personnalité taurine collet menthé de "les cons des caillés ronds" qui ne rêve que d'indultos de chèvres et qui ne comprendra jamais les âneries dont il nous gave, et dont il gave ses "milliers de lecteurs" (!!!!) tellement il est intellectuellement et taurinement à côté de ses pompes, à tel point ignare qu' il devrait lui être interdit d'exprimer publiquement un avis sur des choses qu'il ne peut et ne pourra jamais comprendre.
Un de ses derniers écrits: "Desgarbado est en pleine forme, de quoi faire taire les abolitionnistes"! (Sic !) Peut-on être plus con? Plus sot ? Plus ignare? Plus fêlé ? Mais de quoi parle-t-il? Que veut-il dire? Il est nul, dangereusement nul, au-dessous de la nullité la plus crasse, comme sont aussi dangereux Margé et ses complices indulteurs de Fleury et de St Gilles, ainsi que le public Montois auteur du scandale de l'année, les taurinos véreux et tous ceux qui vivent et profitent de la manne des truands et des trafiquants. Une parenthèse pour le fils de son père qui élève des chèvres doméquisées (dans le Gard?) et me traite de "gignol" - oui, oui: GIGNOL- par mail, parce que j'ai l'outrecuidance d'être aficionado alors que je n'élève pas des toros, et que lui " sait ce que sait que de ramener un toro à la maison (sic!), (il s'agit d'un veau "grâcié" par le clan des amis de papa Fare lors d'une becerrada confidentielle à la monumental de Générac). Lui, élève des toros, donc il SAIT ! Il sait , et nous, pauvres aficionados, nous ne SAVONS donc RIEN, nous devons la fermer, et pour nous y contraindre, il imite le pantin de "les Cons des cayés" , où il écrit sa prose du niveau de l'hôte.
A part cela, la fiesta campera de MOLLEVILLE connut le succès total. Un des moments forts fut le brindis adressé à Madame Nadine de MARTY, comtesse des lieux, par Pedrito del Monte Calvo, alors que Cristobal assurait la brega: historique !! La dépouille du Faugères de Léon BARRAL fut saluée par les participants "en pie", dans le recueillement qui accompagne de telles cérémonies, yeux brillants, langues humides, palais émerveillés. Quel bonheur !
En réalité, comme pour la novillada de PARENTIS où TOUS les piqueros furent primés pour la qualité de leurs actuaciones, à MOLLEVILLE, les 13 - treize- crus furent honorés d'une vuelta rincée jusqu'à épuisement du stock, et d'un salut appuyé unanime. Seul, le tio de St Estèphe de 1994 ( 15 années de vieillissement dans les chais ) ayant un peu perdu de la vigueur de sa prime jeunesse , reçut un accessit appuyé pour son excetionnel comportement pendant la lidia.
La prochaine rencontre Gasco Languedocienne aura lieu dans trois mois environ: merci encore chaleureusement à nos hôtes chauriens, pour la qualité de leur accueil .....et de leurs produits.
Un abrazo fuerte a ellos, y a todos los aficionados al toro, al buen comer, al buen beber.
AL BUEN VIVIR !!

mercredi 18 mars 2009

LES INDULTOS SCANDALEUX SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT.

Tout d'abord, le non-évènement: le 21 Août 2004, dans les arènes de St Gilles, gérées par Margé, 6 toros de Margé, très justes à la pique, donnant du jeu, le dernier de Veyrunes, "Scandalito III", indulté par le clan Margé.
Tant pis pour celles ou ceux que çà choque, c'est ainsi: c'est la femme de l'éleveur, en barrera, relayée par quelques courtisans du callejon, qui lance le premier "INDULTO"!!, aussitôt repris par la claque, la pétition monte, le président hésite d'autant plus que la colère des aficionados rendus furieux par la pétition injustifiée, scandaleuse, gronde aux quatre coins des étagères- le toro a été à peine piqué-, mais le clan Margé hurle et somme le président de lui obéir, celui-ci finit par se plier aux exigences de la bande au ganadero, l'indulto à un torito de merde est accordé, nous gueulons, beaucoup de spectateurs qui restaient silencieux comprennent nos explications et notre légitime colère et nous approuvent, mais il est trop tard, nous sommes grugés, volés, spoliés, gogos, ce n'est pas le public qui a demandé l'indulto mafieux de "scandalito", c'est le clan Margé, ils ont eu ce qu'ils voulaient, ils ont été odieux, aucun respect pour le cochon de payant, profond mépris pour lui, et pour le "président", aux ordres d'une bande de voleurs.
La tarde est irrémédiablement gâchée, la plaie pour moi ne se fermera jamais. Je lirai plus tard sur Corrida TV que la grâce a été contestée, que Margé était "satisfait". Comment peut-on accorder du crédit à de tels actes de maquignonnage?
La veille, c'était pas mal non plus : pour la corrida de François André, il y avait le père Castella, qui agressait violemment, depuis le callejon, les aficionados qui protestaient contre le piquero en train d' esquinter conscienceusement son opposant.
Cela se passe comme çà, à St Gilles: un voyou qui traine dans les callejons sans bourse délier peut agir sur la présidence, et menacer impunément l'aficionado des tendidos qui, lui, a payé sa place, au demeurant fort cher.
Revue des indultos que j'ai notés.
En 2004, à Fréjus, indulto de "Cuchicho"
En 2006, même arène, indulto de "Condor".
Cette année encore, le club taurin Joseph Peyré de Pau titrait le 25 Août 2008:
" A l'évocation de l'indulto de St Gilles, les yeux brillants de notre hôtesse ne nous ont pas trompé sur l'aficion qui règne en ces lieux.(sic) Mais l'arrivée du ganadero, retenu au téléphone par " la radio espagnole"(sic), a interrompu nos envolées lyriques(sic), sur la question de l'indulto et de la définition exacte du "toro bravo",sur la monopique dévastatrice......etc.."
2008 encore: " Historique : double indulto à Sanlucar de Barrameda"!!
Chateaurenard: 17 septembre 2008. Toro d'Antonio Ferrera, faible, une pique. A la fin de la faena, le torero use de tout son cinéma pour monter le public qui vocifère "indulto", "indulto", à la grande joie de Clément, pseudo revistero.
Le 16 Octobre 2008, toujours à St Gilles, festival, un indulto est demandé par l'éleveur Fernay!!!
Bilan de la tarde :
- 12 oreilles !!!
- 3 rabos !!!!
Le 14 Octobre 2006, toujours à St Gilles, DEUX indultos !!!! Demande de quelques personnes isolées dans le callejon, et pas du public, d'après la presse, pour des toros PEU ou PAS piqués.
Le 2 Octobre 2004, à Générac, un éral (!!) de Farre est grâcié !!!
Il y a eu aussi trois indultos durant la même tarde en Amérique du Sud!
TROIS !
Où çà s'arrêtera ?
Voilà en tout cas où conduit le toreo "moderne" de ceux qui justifient et appellent de leurs voeux "l'aficion moderne". L'aficion moderne est dangereuse, parce que c'est une invention des marchands du temple et de leurs courtisans, des mundillos et mundillitos, et des figuitas, les uns et les autres vivant de notre aficion.
Et c'est vrai que la tauromachie de l'authenticité est ailleurs que dans les pseudos débats et tertulias où excellent les pros de la plume ou du micro. Je partage l'avis de celui qui avoue s'emmerder dans les tertulias, à entendre des égos suffisants et des m'as-tu-vu dégoiser et s'écouter étaler avec forces rodomontades leur culture taurine et leur vocabulaire précieux, un peu comme sur certains sites où la prose et le verbiage prennent le pas sur la tauromachie des tripes.
Les uns et les autres regardent la corrida par le petit bout de la lorgnette.
Ceux qui ne peuvent rivaliser sont invités à écouter et se taire, s'ils sont invités.
L'intoxication médiatique à laquelle se livrent Viard auprès des lecteurs de sa revue tout en photos aguichantes, Jacobi dans son émission de FR3 qui rappelle de plus en plus l'Andalouse "Toros para tontos", et zozo cato dans son journal bordelais pour aficionados bien élevés, -comme le public de Floirac,- se retrouve sur la plupart des blogs où l'on se préoccupe de résumer et de flatter acteurs et lecteurs, en oubliant l'essentiel: la LIDIA !
Mais où les abus que ces gourous patentés tolèrent et encouragent, mèneront-ils, si ce n'est à la fin prochaine de corrida, s'ils ne reviennent pas à l'exigence des fondamentaux de cette lidia?
Je n'ai pas vu l'indulto scandaleux de Dax.
Scandaleux, oui, si je m'en réfère aux réactions des aficionados !
Je n'ai pas vu l'émission de FR3: d'ailleurs, cette émission, que j'ai regardée et gravée durant des années, ne m'attire plus: elle n'est plus cet espace de résistance aux effets de mode, elle est devenue soft, elle m'ennuie, comme m'ennuient les pseudos corridas qui voient des toritos grâciés par des publics qui se pâment devant de longues séries de muletazos infligées à des chèvres sans forces....et sans armes.
Ce que j'ai vu à St Gilles, et tout ce que je lis et que j'entends sur les indultos, me conforte dans mon sentiment: un indulto est scandaleux dans 99% des cas.
A tel point que que tous ou presque les indultos étant une escroquerie fomentée par de petits groupes ayant auparavant manigancé leurs coups, l' indulto est par conséquent scandaleux par nature, il faudra un jour le réprimer et punir comme ils le méritent les coupables qui l'exigent.
Dire et écrire indulto scandaleux est donc devenu un pléonasme.
Un dernier mot, pour Don Javier KLEIN: enhorabuena, et je ferai tout pour venir à ORTHEZ, accompagné de plus d'aficionados possible.

dimanche 15 février 2009

13 février 2009

Lettre ouverte aux entités adhérentes à l'O.N.C.T. (texte publié par Campos Y Ruedos)

L’Observatoire National des Cultures Taurines est né le 22 mars 2008. Son objectif principal avoué était «d’étudier, défendre et promouvoir la culture taurine sous toutes ses formes.

Autrement dit : Faire émerger la communauté du taureau en tant que minorité culturelle respectable en raison de la richesse de son patrimoine et de son importance » (in FSTF). Ecrit en termes plus clairs, il s’agissait principalement de se défendre face aux attaques des anti-taurins. Dès sa création, un grand nombre d’entités taurines - ayant ou non un écho national - a adhéré à l’O.N.C.T., dans un grand élan d’œcuménisme taurin de bon aloi même si nous ne pouvons nous empêcher de penser que réaliser l’union de l’aficion constitue un projet par trop idéaliste (ce que les circonstances ne laissent hélas pas de nous montrer chaque jour).
Ce même, 22 mars 2008, et avec l’assentiment, nous l’imaginons, de toutes les entités que vous représentez, a été nommé à la présidence de l’O.N.C.T. l’animateur d’un média Internet taurin français dont le logo n’est pas sans rappeler celui choisi par l’Observatoire… . Et pour cause : c’est le même ! Entouré d’un nombre conséquent de vice-présidents (Olivier Baratchart, pour la coordination avec le groupe parlementaire, Alain Dervieux, pour la coordination avec l’U.V.T.F, Marcel Garzelli, pour la coordination des collectifs et des journées de revendication, Jean-Michel Mariou, pour la production télévisuelle, Roger Merlin, pour les études économiques et la coordination avec Pronatura et le Comité Noë, Reynald Ottenhof, pour la coordination des dossiers juridiques, Francis Wolff, pour l'animation du conseil scientifique, François Zumbiehl, pour les actions culturelles, les manifestes et les projets éditoriaux), il incarne, au propre comme au figuré et lui avant tout autre, l’O.N.C.T. dont il est le porte-parole partout où cela semble nécessaire et même au-delà, dispensant la bonne parole urbi e orbi.
Il occupe donc un rôle de fédérateur des forces vives (ou moins vives) de l’aficion face aux attaques, elles aussi vives (ou moins vives), des associations militant contre la corrida.
Dans un monde tout entier commandé par les arcanes de la communication du paraître, il ne vous aura pas échappé que la multiplicité des fonctions du Président (animateur d’un média Internet d’informations taurines, animateur taurin de radio locale, communicant pour une grande arène du sud-est) ainsi que les polémiques qu’il suscite sous sa « casquette » de « journaliste » nuisent fortement à l’image de l’O.N.C.T et à la crédibilité de son président en tant qu’incarnation de l’unité de l’aficion. Il n’est pas besoin de dresser ici une liste exhaustive des errements « journalistiques » du président, de sorte que nous pouvons nous contenter de rappeler, à titre d’illustration, que :- il a défendu en son temps la thèse selon laquelle les mineurs de moins de 15 ans devraient être accompagnés de leurs parents pour pouvoir assister aux corridas et novilladas...
- il a écrit que la pique andalouse était moins destructrice que celle actuellement utilisée, en basant son opinion sur les résultats observés par des vétérinaires taurins lors de la corrida de Victorino Martin à Beaucaire en 2008, tout en omettant de publier ces derniers dans leur intégralité sur son média Internet.
Or, à la lecture de ces résultats, on s’aperçoit qu’il y est clairement affirmé que la pique ayant causé la plus profonde plaie est une pique andalouse (au 6ème toro).
Il est également écrit (dans le rapport de M. le dr Bourdeau) que pour se faire une idée des effets de la pique andalouse, il conviendrait de mener une étude très élargie et que rien ne pouvait être affirmé pour l’instant dans cette affaire.- il a écrit qu’une novillada de Moreno de Silva était mal sortie à Madrid (sans assister à la course !) et que le ganadero, par honte ou par dépit, avait quitté les arènes avant la fin du spectacle. Le caractère mensonger de telles allégations a été démontré ici-même.- dernièrement, il s’en est pris au choix des toros retenus par la Commission Taurine d’Orthez, sur le seul fondement du commentaire d’une course de cet élevage à Pioz en 2008, publié sur l’un de ces blogs espagnols qu’il voue habituellement aux gémonies (sans toutefois oser les désigner nommément) ; c’est sans plus de preuves qu’il s’est également permis, dans une parenthèse fort mal venue et dont chacun pourra juger de l’élégance rare, de porter un jugement sur une hypothétique augmentation des impôts locaux (sous-entendu que cette augmentation serait liée aux frais engendrés par la chose taurine) dans cette même ville d’Orthez.
En outre, est-il raisonnablement concevable que le président d’un tel observatoire, consacré au ralliement des aficionados derrière la bannière de l’unité, ait poursuivi ses activités dites journalistiques sur son média Internet à la tête duquel il « change de casquette » et de cap en affichant la volonté malsaine de réduire le monde des aficionados à un champ de bataille simplifié, simpliste et drapé de manichéisme entre de soi-disant bons et mauvais aficionados (ces derniers étant même qualifiés récemment de « grands malades incurables ») ?
Est-il intellectuellement acceptable de prôner le rassemblement en grand d’un côté et de tirer à boulets rouges avec une argumentation erronée sur ceux qui ne partagent pas ses opinions ou ses analyses d’un autre côté ?
Le garde-fou stipulé dans les statuts de l’O.N.C.T. (rédigés par ce même président) et portant sur l’absence d’intervention dans les « affaires internes » ne tient pas et confine même une sorte de dédoublement de personnalité de l’aficion. Ce n’est pas en faisant (en imposant) chanter un refrain de la langue d’Oc, dans l’enceinte d’une plaza de toros à six mille aficionados, que la défense de la tauromachie s’affirmera. Claironner entre nous (aficionados) quand il n’y a pas d’opposition revient à sodomiser les diptères. Une plaza de toros n’a jamais eu vocation à devenir un lieu de revendications de ce style. La rue existe pour cela car il s’agit, somme toute, d’une lutte (ou d’un débat) politique. La seule revendication qui peut se manifester dans une arène porte sur le respect de l’intégrité du spectacle auquel on vient assister. La défense de la corrida, même et surtout devant les anti-taurins, passe par une lutte de longue haleine contre les dérives « internes » : afeitado, arreglado excessifs, 1ers tiers désacralisés et mal menés, limite d’âge des toros…).
Ce garde-fou de la non intervention réduit l’O.N.C.T. a un gentil jouet pour aficionados complaisants qui détournent ainsi leur regard de ce qui est essentiel et laissent la part belle à ceux qui font la corrida : éleveurs, toreros, empresas.

En ce mois de février 2009, au moment où l’O.N.C.T compte en appeler aux adhésions individuelles des aficionados (donc élargir sa base), il est assez clair que le président a prouvé qu’il n’a plus sa place de président. Pour rester crédible aux yeux des aficionados auxquels il est aujourd’hui encore fait appel, il est dans l’intérêt de l’O.N.C.T. de se passer des services de son président, qui semble avoir beaucoup à faire par ailleurs. A la place de ce dernier, c’est une personne moins impliquée dans les affaires du mundillo qu’il conviendrait de nommer à la tête de votre Observatoire.
Bien à vous.

L'équipe de Campos y Ruedos.

jeudi 12 février 2009

AU MOCASSIN LE VERBE - ROBERT DESNOS-

UN PEU DE POÉSIE DANS CE MONDE DE BRUTES


Extraits de Corps et biens Langage cuit (1923)


Tu me suicides, si docilement.
Je te mourrai pourtant un jour.
Je connaîtrons cette femme idéale
et lentement je neigerai sur sa bouche.

Et je pleuvrai sans doute même si je fais tard,
même si je fais beau temps.

Nous aimez si peu nos yeux
et s'écroulerai cette larme sans raison
bien entendu et sans tristesse.
Sans.

Robert Desnos