jeudi 16 juillet 2009

CÉRET 2009, FERIA TORISTA : VIVE CÉRET 2010 !!

COÏMBRA : LA RUDESSE DES PORTUGAIS.


En général très armés, les toros lusitanos furent tous applaudis dès leur déboulé dans le ruedo cérétan. Si le premier séchappa vite de la première rencontre avec le cheval, il poussa bien pour la seconde, et s'élança depuis le centre pour la troisième. Idem pour le second qui sortit quatre fois seul sous le fer, dernière embestida depuis le centre. Le troisième par contre, Brasao, parti du centre, poussa longuement lors de la première rencontre avec le fer, puis chargea avec bravoure une deuxième fois, bronca pour le piquero. Le quatrième renversa la cavalerie, poussa longuement sous la seconde ration de fer, puis sortit gueule fermée de la troisième rencontre partie du centre. Le sobrero - 5 ème -nous offrit trois charges appuyées, le sixième cornupède reçut une première pique dans l'épaule, puis une interminable deuxième ration, et chargea allègrement pour la troisième rencontre, le plus noble sans doute de ses frères.

Mention honorable pour l'ensemble du comportement des Coïmbra face au cheval, poder, bravoure indéniable générale, ils assurèrent à la course l'intérêt qui convient aux aficionados a los toros.

Parmi les hommes de plata, signalons le salut du banderillero de Frascuelo, la déroute pitoyable de la cuadrilla de Cruz, le salut de Juan Novillo ( Aranda) pour ses palos, celui de Pedro Muriel Romariz (Cruz), le salut enfin du banderillero de Aranda pour son second toro. Mis à part le désastre des auxiliaires de Cruz, le comportement scandaleux d'un peon de Aranda dans l'exercice de son travail, et la sempiternelle ronde des enterreurs, la plupart des banderilleros méritent une mention pour leur toreria.

Pour les hommes, nous retiendrons le courage du vieux guerrier Frascuelo face à ses deux opposants, -de belles naturelles qui ressortent de ses faenas- les limites de Fernando Cruz devant les siens, malgré de belles séquences sans rompre devant un adversaire avisé, les épées traseras, les naturelles hachées de Aranda saluées exclusivement par un peon au comportement détestable.

Mais que fait la police des callejons ? A quoi sert un alguazil que personne n'écoute ? Sans pouvoir ? Un palco sourd et aveugle ?

LES NOVILLOS DE FABRÉS,LOIN DEVANT LES ZALDUENDO ET AUTRES CABRAS!

A lire AV de TT, qui n'aime pas la CORRIDA DE TOROS, la feria de Céret ne fut pas un bon crû. Diantre! Le gourou verse des larmes de crocodile pour ses pauvres organisateurs cérétans: la fête porteuse de sens, le bouclier de Brennus, Collioure et Millas( ha! ha! ha!), toutes les flatteries et les "arguments" les plus saugrenus y passent pour faire oublier les coups de poignard régulièrement assénés par lui, - président de l'oct !!!!- dans le dos de l'aficion torista, la seule capable de faire reculer l'imbécilité abolitionniste. Ce sont en tout cas les arguments que j'ai déclamés à la blonde égérie du flac qui interpellait les passants pour faire partager son indignation de la corrida. Et qui m'avoua que c'est grâce à un certain Colmont qu'elle avait l'impression d'exister...

Ceci dit, et pour taire les menteurs et bonimenteurs, très bonne matinée, malgré 20 mn de retard au paseillo, et intérêt jamais démenti, avec les pensionnaires venus du campo charro. Hormis des signes évidents de mansedumbre habituels dans la plupart de ces ganados, les pupilles salmantins n'ont pas rendu la vie facile à leurs trois opposants. Armures et gabarits dans le type, un total de 17 rencontres avec le cheval, en général lamentables, ratées puis reprises, souvent sans trop pousser, sauf pour le second et le quatrième qui mirent les reins sans se faire prier.

Qu'était venu faire Mario Aguilar dans cette galère? Au terme de 4 pinchazos et 10 descabellos, son toro se couchait enfin, au terme d'une faenita ennuyeuse maladroitement brindée au public. Ce qui fit dire à mon voisin-F.......- qui avait hurlé avec humour "INDULTO" dix minutes auparavant: "J'avais raison, l'indulto nous aurait épargné, comme çà se passe pour certaines "vedettes", ce triste spectacle d'une mise à mort minable"! Plus noble, son second opposant pouvait offrir un pavillon au novillero,encore lui fallait il un peu plus de métier et de réussite, mais la débâcle à l'épée continuait...

Face à Tendero, c'est le novillo Granizo qui resta également le maître des opérations, dangereux malgré sa faiblesse. Une entière jusqu'aux doigts après de timides tentatives devant un toro qui se réservait... Son second opposant, noble, permit quelques gestes allurés, mais une épée tendue derrière l'épaule et plusieurs descabellos ratés privèrent le garçon de toute récompense. A noter le salut de son banderillero Oscar Castellanos, pour sa prestation allurée et très torera aux palos.

Pour J Cortès, la tâche n'était pas facile, car c'est surtout son opposant qui avançait. Avis après une entière au 5° essai. Verdeur indéniable du novillero. Pour son second opposant, un novillo toro splendide, après une épreuve de piques lamentable, le garçon torée sur le voyage, encouragé par les "biéénnn" de sa cuadrilla de arte. Le toro est bon, plein de qualités, l'épée, elle, toujours défectueuse, plusieurs descabellos après un avis seront nécessaires pour abattre un toro qui gardera jusqu'à la fin la bouche fermée.

Très intéressante tarde cérétane, malgré les carences habituelles des toreros, peu coutumiers de lidias de toros qui font plus que de tenir debout.

Merci l'ADAC, pour les 800 kms de plaisir que vous nous avez offerts !!!

MAIS OU SONT LES CUADRI D'ANTAN ?

Ailleurs, sur d'autres blogs, on a tout dit sur ces CELESTINO CUADRI dont nous gardions des souvenirs prestigieux. Je ne m'étendrai donc pas sur ce que d'autres développent avec plus de détails, sur ces toros trop vite décomposés, éteints dès le début de faena,sans charge, épées défectueuses, golletazos, sur le côté, aucune épée "dans la croix".

Dans cet aburrimiento programmé, juste souligner la longue et spectaculaire mort du troisième, arc bouté, cornes plantées dans le sable, l'image magnifique d'un fauve encastado, mais aussi les passes arrachées à des opposants sans jus, aplomados, le minimum syndical assuré par à la cape David Mora pour son second opposant, assassiné par deux fois à la pique, pose désastreuse, HONTEUSE, des banderilles par des garçons dépassés, au dessous de tout, pas de faena, 1/2 sur le côté, un pinchazo, autre demie, 10 descabellos, la bronca, et Mora quittant le ruedo en montrant au public par gestes significatifs qu'il s'en "tamponne".

Et puis, une fois n'est pas coutume, moi qui n'aime pas la musique "pléthorique", qui n'est souvent qu'un joujou pour "président" de corrida de toreros, et prétexte à amuser et distraire la galerie, j'ai apprécié, comme tout le public qui lui réserva une belle ovation, le long solo de "tible", sorte de trompette catalane, pour l'immortel paso-doble "En er mundo", solo magistralement interprété par David Gonzalez, de la peña officielle de Céret, juste avant que ne résonne la "Santa Espina". Un rayon de soleil dans une triste tarde. MAGNIFIQUE ! Et combien émouvant !

Merci à mon ami voisin de tendido, André DUMOULIN, pour ses infos, ses marques d'amitié, ses photos, et nos échanges d'aficionados en quête de vérité... Et "à l'an que vèn" !

samedi 20 juin 2009

HOU ! HOU !...Les vilains blogs orduriers ne sont pas là où viard les dénonce!!!!

Sur son édito de ce jour, le zorro de la toile, le boutiquier , du verbe, du chevalet, des ruedos, de l'os serve à toi(c'est-à-dire à lui,A.V.) fustige et assassine une nouvelle fois les aficionados coupables de ne pas lui lécher le c.. ou lui manger dans la main. Le via(nda)rd des terres taurines s'en prend une nouvelle fois avec une rare violence aux "blogs orduriers qui se complaisent dans l'injure et la diffamation gratuite(sic)!!
J'ai rien fait, moi, monsieur, c'est eux, les coupables, qui zarrêtent pas de m'embêter, moi, le pur, l'irréprochable revistero commerçant marchand d'art. Y zarrêtent pas de réclamer des vrais toros, avec des cornes, du poder, de la fiereza, du trapio, des piques règlementaires, toutes ces choses surannées, tombées en désuétude, dont les spectateurs d'aujourd'hui ne veulent entendre parler, guidés en cela par mes copains les magouilleurs des callejons!

Et monsieur le viandard se permet même de nous menacer de devoir un jour rendre des comptes à l'aficion! Quelle aficion ? Celle des margoulins qui vit, comme lui, dédé de Soustons, du commerce généré par les arènes!! Voilà où la déraison conduit ces crapules: à nous menacer, nous, qui crachons au bassinet chaque dimanche, qui les faisons vivre, les salopards, mais qui osons protester contre les truquages et fraudes qui mènent la corrida - dont ne pourraient plus vivre ces margoulins - à sa perte.

M. Viard n'est pas seulement une infâme crapule: il est DANGEREUX ! Il continue de dresser contre les aficionados ses lecteurs dociles, amateurs de belles images et de faenitas gracieuses face à des chèvres et de trophées arrachés à des collaborateurs noblissimes, mais sans force ni sentido.

Qu'attend le monde taurin, les organisateurs, les responsables des peñas, pour ouvrir les yeux, et foutre ce type-là hors de sa chasse gardée, l'observatoire?

Pour le plus grand bien de la corrida, pour la sauver: quittez ce poste usurpé, M.Viard!

mardi 26 mai 2009

ALÈS : LES TOROS SONT RESTÉS MAÎTRES !

LE FRISSON DES DOLORÈS AGUIRRE....
Qu'il est agréable de retrouver le "Tempéras", l'Ascencion venue! Et 2009 n'a pas déçu les aficionados ! Ce fut un bon crû, notamment le samedi d'ouverture, avec des Dolorès Aguirre puissants, armés, mansos mais encastés, l'émotion n'a pas faibli durant 2H30 d'intérêt soutenu, grâce à ce bétail d'exception, très en dessus des garçons qui avaient la charge délicate d'affronter des vrais toros-toros. Seul, Rafaelillo tenta d'émerger du lot, sans parvenir à conclure efficacement une faena courageuse.
Les longues piques dans l'épaule, reprises et carioquées, ne parviendront pas à amoindrir la fougue du premier bicho, n°31, au trapio imposant, playero, et astifino, qui ne cessera de se retourner comme un chat, à l'affut de la cogida. Faena difficile pour le Rafaelillo, qui abat son opposant après un second essai. Quelques sifflets.
Le second, n° 47, manso déclaré, sortira vite seul des quatre rencontres arrachées. Toreo de profil, avec le pico, faena décousue et laborieuse, Sanchez Vara ne peut rien, ou si peu, et après une épée dans le rincon, s'attribue une auto ovation, avec la complicité de son équipe qui l'applaudit au nez du palco et du public. Quand fera-t-on cesser ces singeries?
Le troisième, n° 17, né en Août 2004, file sur le piquero de réserve, pousse, et le renverse, puis reçoit une ration de voyou, vengeresse. Le toro se décompose ensuite rapidement, se fige, - piques et vuelta de campana- et s'écroule après le 5° pinchazo. Savalli n'a pas été à la hauteur des espoirs du public, il se permettra même d'apostropher un spectateur: mauvais sous tous les aspects, c'est inquiétant pour sa carrière.
Le 4° toro, n° 36, de sept.2004, pousse le cheval jusqu'aux planches, puis sort seul, y revient encore quatre fois, mais sort seul après chaque embestida. Mal inspiré, Rafaelillo s'avance pour le brindis, mais rapporte vite sa montera au mozo de espada, sous les sifflets du public qui garde en mémoire sa prestation médiocre. Cité de face, le bicho montre une certaine noblesse, et permet quelques séries droitières applaudies(à gauche, çà ne passe pas) Une oreille récompense l' entière tombée.
Le 5° s'avance à pas mesurés, negro chorreado de sept.2004, armé très large . Après la trasera habituelle, dont il sort seul, la seconde pique, appuyée, s'achève sur un quite. Le toreo de Vara se décline fuera de cacho, avec le pico, sur le passage, marginal, jamais le garçon ne pèsera sur son adversaire: une entière tombée sur le côté, une oreille.
Le dernier de Mehdi, n° 34, prend une longue trasera aux tablas, puis une autre. Faena de la droite, quelques essais à gauche, mais c'est le lourd mansurron qui conduit le débat, le torero recule, la cause est vite entendue: une entière au cinquième essai, le torero devra selon nous reprendre ses études, le verdict risque d'être sous peu sans appel
....ET PLUS TERNES PALHA LE DIMANCHE.
Moins de monde que la veille....3/4 d'arènes, contre 4/5ème ! Qui disait que PALLIDIA remplirait les tendidos? Le gesticulateur boni- menteur de Jerez serait-il enfin reconnu pour ce qu'il est, notamment depuis son excécrable comportement de Céret ?
Son premier opposant, petit et peu armé, prend trois piquettes dont il sort vite seul. Puis charge le réserve, puis prend une cinquième piquette qui le fait fuir. Banderilles interminables. Faena de courte durée. Pris lors du dernier pecho droitier, Padilla est sévèrement secoué, et ne reviendra pas dans le ruedo, après une entière ladeada qui provoque l'hémorragie buccale.
Le bicho qui échoit à César Gijon -n° 225- est d'avril 2004. Manso, petit, peu de trapio comparé à ses congénères du samedi, il prend une trasera, puis une seconde, puis une troisième, carioquées, et se présente avec le piton gauche éclaté pour une faena sans relief. César n'a pour tout recours à son insuffisance que quelques molinetes à genou. Aucune domination, aucune tentative sincère de toréer, que du bluff pour faire oublier l'essentiel. Quelques séries brouillon, exclusivement droitières, une entière dans le poumon. A oublier!
Le n° 664, qui échoit à Salvador Cortès, est justito de trapio. Une pique appuyée, une seconde aussi forte,avant la troisième embestida. Brindis a todos, après les palos, et Cortès cite de loin, se croise, et nous offre quelques séries allurées, mais çà se gâte après le passage à gauche, la muleta est accrochée, la faena est un peu décousue, Cortès persiste et dessinne encore une douzaine de naturelles. Après le 3 ème essai, une entière concluante sur le côté.
Le 541, destiné à Padilla, échoit à Gijon, qui n'en attendait pas tant. Armé plus que ses frères, il prend une pique dans les côtes, une autre, reprise à nouveau sans vergogne, puis la carioca criminelle. Une deuxième charge avec pique trasera, le palco doit ronronner. La faena, qui n'en est pas une, sera la répétition du premier acte Gijonnesque. Série à droite sans lien, naturelles saccadées, l'insuffisance technique du garçon crève les yeux des non avertis. Pinchazo et entière ladeada, évidemment, il y a longtemps qu'on ne tue plus dans la croix.
Le 531 est né en août 2004, Cortès le laisse massacrer par le piquero de turna.Puis par le picador titulaire. La faena sera droitière, le toro apprend vite et se retourne. Puis se fige rapidement. Après trois pinchazo, il se couche avec une demie.
A noter les deux excellentes - et risquées- paires de banderilles d'un des peones de Cortès. Qui saluera depuis le burladero.
Le dernier toro qui échoit à Gijon -n° 83, août 204- parait boiter. Les protestations fusent, le Président reste sourd. Le toro recevra deux rations appuyées, et la faena débute par un cite de loin. La charge est désordonnée, la faena tourne vite à l'emporte-pièce. Pas de passes liées, ni à droite, ni à gauche. Gijon abrège, d'autant qu'il a entendu un avis, alors que cinq minutes à peine se sont écoulées depuis qu'il a pris la muleta. Entière - habituelle- dans le rincon! Vaya torero!
Conclusion : tarde intéressante, malgré l'insuffisance des piétons, et la mansedumbre des Palha. Cornes en général suspectes.
Ce qui a brillé, par contre, c'est l'incompétence du palco, - président et assesseuse !!!!- qui s'agitait et parlait sans micro, qui fit partir la musique pendant une lidia désastreuse, et la remplaça aussitôt par un avis, au terme de 5 à 6 minutes de lidia. Et qui ne vit pas la boiterie du sixième cornu.
Lamentable !!
A l'an prochain, au Tempéras !

mardi 28 avril 2009

PARTIDO DE RESINA: LE NAUFRAGE DE LA CRAU

Ce samedi 25 avait pourtant bien commencé, malgré un vent et des nouvelles météo inquiétants.
Mais le ciel de la Crau avait eu la bonne idée de rester dégagé, et les programmes de la Unica ne tarissaient pas de propos encourageants: Pablo Romero par-ci, Partido de Resina par-là, les éloges et autres superlatifs garnissaient les articles de presse et les dépliants, saluant et vantant la "NOVILLADA ÉVÈNEMENT", "LA PASSION DE TORO", cartel dégoté grâce au "carnet d'adresse de Luc Jalabert" himself.
Hélas, trois fois hélas, il devait manquer quelques pages au carnet: les nouveaux pabloromerones ont dû être dégénérés par quelques sementales décaféinés du Mexique ou d'Équateur, à défaut d'être Ré-générés, un de ces apports dont les éleveurs ont le secret pour accéder aus exigences des figuritas en mal de "triunfes", un ou deux géniteurs sans pattes ni souffle, juste l'image fugace d'estampes présageant la corrida du futur, sans piques ni muerte, des toros au moral et au jarret de flanelle, mais dignes de combler les lecteurs de revues "spécialisées" dans la vente du rêve, telles les Terres Taurines du marchand de sable.
Et la "novillada évènement" de ST MARTIN DE CRAU devait rapidement s'avérer celle de l'aburrimiento. A oublier, à effacer, à ne pas renouveler.
Le premier novillo, bien armé, cardeno obscuro, après une vilaine pique trasera et une demie abrégée, accuse le coup, s'écroule deux fois, se fige au moment de la rencontre avec le banderillero, puis s'avère vite sans charge, devant un garçon manifestement limité malgré ses trois années de novilleria : lui, ne connait que le cite profilé, il fait des passes, hèle quelques applaudisseurs pour qu'ils soient témoins de ses efforts, et s'octroie même un salut après une épée basse sur le côté.
La piqûre de la devise, sans doute, le second, cardeno claro, bondit dans le ruedo en ruant comme un mulet. Faiblissime, il se traine dès les premiers capotazos, puis s'écroule dès un semblant de pique, s'agenouille à nouveau dès le second picotazo: la cause est entendue, il nous faudra digérer jusqu'au bout un simulacre de faena, un plat insipide, servi par un Lechuga aussi inspiré et limité que son prédecesseur. Ni transmission ni émotion avec de tels ingrédients, la note commence à être salée, le public bâille déjà, une trentaine de touristes s'entête à applaudir, après un troisième essai concluant, le torito, resté debout, est puntillé sans façon.
Cardeno salpicado, le troisième s'avère encore plus tôt très très faible- cela devient un euphémisme- et le palco n'entend pas les "cambio" qui fusent des gradins. Il s'écroule sous le cheval, sans être piqué, ce qui n'empêche pas le tueur de service de lui administrer sa vara assassine, sans que palco ni alguaciles n'interviennent. La faena peut débuter, cite au milieu de la piste, muleta à hauteur de la taille, balancée d'avant en arrière - çà ne vous rappelle pas quelqu'un?- Beaucoup de muletazos accrochés à droite et à gauche, disgrâcieux, plusieurs désarmés, qui témoignent du chemin à parcourir pour apprendre à toréer, avant de copier son idole. Mais le torito va à màs, - normal devant un adversaire qui étale ses insuffisances- alors que le garçon se décompose de plus en plus dangereusement, et finit dans le sauve-qui-peut. Heureusement que le Partido était noble, gentil, même, dira ma jolie voisine. Avis après une entière réussie au troisième essai.
Cardeno salpicado, fin, veleto, mais tout aussi faiblissime que ses frères, le quatrième désarmera tout de même plusieurs fois son faible opposant. Toreo profilé de rigueur, bagage technique très nettement insuffisant, grosse marge de progression, soufflera Hervé, mon ami et voisin de droite Le garçon administre ses muletazos à reculons, en permanence. Et une épée intercostale en prenant le périph: UNE !!!
¡ Ay , que pena !
Enfin jaillit le cinquième, negro, presque trois ans et demi, pour confirmer le proverbe sur le "quinto malo". Il pousse le cheval contre les planches, et prend une pique carioquée, sans vergüenza, très longue,sévère. Après avoir replacé trois fois à vingt cinq mètres, il rechargera à chaque fois aux sollicitations du piquero. A chaque charge, il sortira seul, c'est vrai, mais il était tellement au-dessus du lot qu'il a sauvé la tarde du fracaso complet, et il nous paraissait mériter la vuelta que lui valaient sa bravoure, son embestida, et sa noblesse. Un certain Varbédian, qui officiait au palco, ne fut pas de l'avis des aficionados qui réclamaient la vuelta posthume, prétextant plus tard que le novillo " ne mettait pas les reins".
Puisqu'il avait une telle connaissance de la corrida, pourquoi ne fit-il par contre jamais sortir le sobrero, alors que la plupart des novillos avaient des problèmes dans les pattes ou les sabots?
Ce sont toujours les incompétents et-ou- les prétentieux qui gâchent la corrida, que ce soit à Vic, à Dax, ou à St Martin! Souvent des m'as-tu-vu, abonnés aux palcos en vertu de leurs prétendues références qu'ils sont en général incapables de prouver.
Pendant la durée de la faena, le novillo garde la bouche fermée, répondant aux cites du novillero, jusqu'au terme de sa longue agonie, après une entière, il lutte contre la mort de longues minutes, avant de s'écrouler enfin, libérant les applaudissements du public: il avait montré une bravoure au-dessus du lot, répétons-le, alliée à une grande noblesse, sa vuelta n'aurait pas été usurpée, n'aurait choqué personne, - hormis le puits de science qui l'a refusée- elle aurait au contraire servi à apprendre aux spectateurs novices, à apprécier cette différence, pour devenir un peu plus des aficionados de verdad.
Même imparfaits.
Là-dessus, vuelta auto-décernée de la laitue.
Le dernier sera lui aussi un peu plus résistant que les quatre premiers, il conservera jusqu'à la fin la gueule fermée, après une pique suivie d'une piquette. Mais comme pour son premier opposant, le Nîmois torée sur le passage, et cède chaque fois du terrain à son opposant, seul maître du ruedo. Un peu de solidité et pas mal de noblesse, des qualités qui auraient "pû servir", mais que le novillero a gâchées, faute de bagage suffisant, et de personnalité. Après un ou deux avis, un vilain golletazo vite enlevé, et une entière sur le côté, le rideau est enfin tombé.
Vaya, mataderos...
Ainsi s'achevait le naufrage programmé de la feria de St Martin, avec celui des Pablo Romero, la corrida-concours prévue le lendemain étant purement et simplement annulée pour pluies diluviennes.
En conclusion, la "carte vérité" que voulaient jouer les membres organisateurs s'avère la carte de l'échec. Et ce ne sont pas les membres gratinés des "amis de P.R." qui pourront changer les choses, à travers tertulias et soirées mondaines où l'aficionado lambda ne se sent pas franchement le bienvenu, parmi les prétendues élites en mal de paraître. Cinglant, décevant, pour St Martin et pour les aficionados, venus parfois de très loin, d'Espagne, d'Italie, de Gascogne et des Landes... Les P.R. pourront-ils un jour émerger de leur débâcle? Rien n'est moins sûr. St Martin devra en tout cas très vite changer son carnet d'adresses, si la Crau veut prétendre cristalliser l'aficion des toristas, amateurs de la vérité de la lidia, de son authenticité, autant d'atouts seuls capables d'assurer la pérennité de la corrida.
Peut-être s'inspirer de placitas qui ont eu la chance ou l'opportunité de trouver des fers au goût des aficionados :
- choix des élevages
- respect des règles intangibles de la lidia
- respect du toro
- respect du public
Afin que les emplumés qui conduisent théatralement le paseillo servent surtout et concrètement au bon déroulement de la corrida

dimanche 22 mars 2009

FIESTA CAMPERA A MOLLEVILLE

C'est donc les 21, 22 et 23 Mars dernier, que se déroulait sur le plateau chaurien entourant le bassin de la Ganguise écrasé de soleil, et par une température presque printanière, un week-end taurin hors du commun, sans taureau ni novillo, organisé par la très célèbre peña taurina gasco-languedocienne "TINTO, BLANCO Y TOROS".


Sin toro ni novillo, pero con mucha aficion .


En effet, il ne fut question durant ces trois jours, que de toros, d'aficion, encore et toujours d'aficion, une longue tertulia sans se prendre le melon, fort heureusement entrecoupée de lidias pantagruéliques d'authentiques magrets du Gers, de cassoulet de Labastide d'Anjou, -chef de lidia le maestro Etienne, plus de 25 ans d'alternative- et de plein de mignardises élaborées par Pedrito, passé au piano entre deux maniements de trastos sur le sable de la monumental de Molleville.


Le tout arrosé comme l'a si bien annoncé Pelayo sur son blog "LA FÊTE SAUVAGE" des crus les plus encastés élevés sur les côteaux du Languedoc, du Minervois, du Roussillon et de Gascogne.


C'est ainsi que furent lidiés dans les règles de l'art la dévotion qui s'imposait, treize bouteilles braves, treize merveilles toréées et estoquées avec authenticité, qui devaient faire le bonheur des participants, par leur origine Santa Epicura, par leur robe, leur saveur finement épicée et fruitée, leur fiereza longuement acquise sur nos côteaux ensoleillés, alliée à une noblesse racée, goulayante et sociable à souhait. Qu'on en juge:


-Une "La Nine", -Sénat- 11 Trausse Minervois 2007, 13°


-Un Gramenon -Aubery- Côte du Rhône, 26 Montbrison, 2006, 14°


-Un Campredon Côteau du Languedoc -Alain Chabanon- 34 Lagamas 2004, 14°


-Un St Estèphe -Bordeaux A. Chamvermeil ( 33) 1994 , 12°


-Un Pic St Loup -Mas Bruguière "La grenadière"34 Valflaunes 2004 13,5°


-Un Côte Rôtie, -"Les Bécasses", M. Chapoutier. 26 Tain l'Hermitage 2004 13°


-Un Cal Aberod, -Côte du Roussillon, J. Gralier, 66 Tarerach 2006 13,5°


-Un Torus, -Pacherencq, Brumont 32 Maumusson 2007 13,5°


-Un Faugères Léon Barral, -Valinière -D. Barral 34 Cabrerolles 2007 14°


-Un Gramenon - Aubery- C. du Rhône Cèpes centenaires la Mémé 26 Montbrison 2007 15°


-Un Lignères Lathenay Minervois -Cuvée Marcelin Laplivinère 34 Siran 2007 14,5°


-Un Réserve Pelaüt 34 St Chinian 2000 13,5°


-Un Guinand C. du Languedoc 34 St Christol 13,5°




Il n'y eut aucun indulto, aucune pétition de trophée. A ce sujet, l'évocation de Desgarbado provoqua même un tollé général, les desgarbés à faire gerber furent conspués comme ils le méritent: Zozocato, André Fiard, ainsi que l'éminente personnalité taurine collet menthé de "les cons des caillés ronds" qui ne rêve que d'indultos de chèvres et qui ne comprendra jamais les âneries dont il nous gave, et dont il gave ses "milliers de lecteurs" (!!!!) tellement il est intellectuellement et taurinement à côté de ses pompes, à tel point ignare qu' il devrait lui être interdit d'exprimer publiquement un avis sur des choses qu'il ne peut et ne pourra jamais comprendre.
Un de ses derniers écrits: "Desgarbado est en pleine forme, de quoi faire taire les abolitionnistes"! (Sic !) Peut-on être plus con? Plus sot ? Plus ignare? Plus fêlé ? Mais de quoi parle-t-il? Que veut-il dire? Il est nul, dangereusement nul, au-dessous de la nullité la plus crasse, comme sont aussi dangereux Margé et ses complices indulteurs de Fleury et de St Gilles, ainsi que le public Montois auteur du scandale de l'année, les taurinos véreux et tous ceux qui vivent et profitent de la manne des truands et des trafiquants. Une parenthèse pour le fils de son père qui élève des chèvres doméquisées (dans le Gard?) et me traite de "gignol" - oui, oui: GIGNOL- par mail, parce que j'ai l'outrecuidance d'être aficionado alors que je n'élève pas des toros, et que lui " sait ce que sait que de ramener un toro à la maison (sic!), (il s'agit d'un veau "grâcié" par le clan des amis de papa Fare lors d'une becerrada confidentielle à la monumental de Générac). Lui, élève des toros, donc il SAIT ! Il sait , et nous, pauvres aficionados, nous ne SAVONS donc RIEN, nous devons la fermer, et pour nous y contraindre, il imite le pantin de "les Cons des cayés" , où il écrit sa prose du niveau de l'hôte.
A part cela, la fiesta campera de MOLLEVILLE connut le succès total. Un des moments forts fut le brindis adressé à Madame Nadine de MARTY, comtesse des lieux, par Pedrito del Monte Calvo, alors que Cristobal assurait la brega: historique !! La dépouille du Faugères de Léon BARRAL fut saluée par les participants "en pie", dans le recueillement qui accompagne de telles cérémonies, yeux brillants, langues humides, palais émerveillés. Quel bonheur !
En réalité, comme pour la novillada de PARENTIS où TOUS les piqueros furent primés pour la qualité de leurs actuaciones, à MOLLEVILLE, les 13 - treize- crus furent honorés d'une vuelta rincée jusqu'à épuisement du stock, et d'un salut appuyé unanime. Seul, le tio de St Estèphe de 1994 ( 15 années de vieillissement dans les chais ) ayant un peu perdu de la vigueur de sa prime jeunesse , reçut un accessit appuyé pour son excetionnel comportement pendant la lidia.
La prochaine rencontre Gasco Languedocienne aura lieu dans trois mois environ: merci encore chaleureusement à nos hôtes chauriens, pour la qualité de leur accueil .....et de leurs produits.
Un abrazo fuerte a ellos, y a todos los aficionados al toro, al buen comer, al buen beber.
AL BUEN VIVIR !!