dimanche 18 juillet 2010

CERET 2010: UN GRAND CRU !

En haut, à gauche, pas très orthodoxe, l'entrée a matar. Dessous, aficionados de Collioure, La Rochelle...Ici les amis aficionados Cérétans: merci André 
Les varilargueros n'ont pas pesé lourd


jeudi 8 juillet 2010

CERET DE TOROS HA LLEGADO

                                      CARTELES DE CERET DE TOROS 2010


                                                     Samedi 10 juillet 11H00-
                                  NOVILLADA de JAVIER GALLEGO GARCIA

Pour                                   Sergio FLORÈS / Mario ALCALDE


                                           Samedi 10 juillet 18H00-CORRIDA

                            6 Toros de Don MANUEL ASSUNÇÃO COIMBRA

Pour les matadors

                                                                “RAFAELILLO”
                                                               Sergio AGUILAR
                                                           Morenito de ARANDA

                                          Dimanche 11 juillet 11H00 - NOVILLADA

                                            6 NOVILLOS de FIDEL SAN ROMÁN

Novilleros                                                Arturo SALDIVAR
                                                                   Paco CHAVES
                                                               Jose Maria ARENAS


                                             Dimanche 11 juillet 17H30 – CORRIDA

                                               Toros de Don JOSE ESCOLAR GIL
Pour les matadors

                                                              Fernando ROBLEÑO
                                                                Alberto AGUILAR
                                                                    “JOSELILLO”




Les Escolar de CERET pourront-ils effacer la mierda san severine? Espérons....Rêvons.Sans trop d'illusions, même si le nom de CERET reste cher à nos coeurs.

ESCOLAR GIL DE ST SEVER: ¡ QUE PENA !

Après un long break, j'avais décidé de renouer avec St Sever, comme au bon vieux temps où toute soupe taurine, même la plus  indigeste, était prétexte à retrouvailles.
C'est vrai que depuis longtemps, les Escolar Gil ne trainent pas une réputation très flatteuse. Sur son sérieux blog  aficionado "HASTA EL RABO, TODO ES TORO", Antonio DIAZ les a depuis longtemps classé dans sa rubrique "manipuladores", tout près de sa liste noire des "antitoro" que sont le clan Romero, la clique Domecq, les Padilla et consorts. Et Fundi, le gendre de la maison, semble suivre la même trajectoire professionnelle que l'élevage de son beau-père: un vrai crépuscule taurino pour les uns et les autres.
Mais le temps était beau, quelques amis au rendez-vous, l'espoir, malgré l'incertitude.... Et la déception, habituelle, fut, hélas à la hauteur des tardes passées.
Le palco, d'abord: minable! Pas foutu d'être en place, à 18H00 !!! Mais qu'avaient-ils à faire de si important  pendant ce long après-midi, ces guignols, pour ne pas être exacts à leur poste, pour se pointer à 18H03, s'installer tranquillement, avant de sortir nonchalament le mouchoir blanc du paseillo! A travers l'impolitesse, la goujateriede ces trois m'as-tu-vu qui se crurent obligés de faire attendre le respectable, on avait déjà là un aperçu de la médiocrité de la tarde. Et on ne se trompait pas! Avec cela un public de plus en plus ignare, qui ne réagit plus devant les innombrables fautes- épée retirée d'un novillo depuis le callejon, par exemple, sans aucune protestation, "spectateurs" qui applaudissent la pire des saloperies, musique incessante et assourdissante, même pour la pire des "faenas", ronde des enterreurs, piques reprises sur le toro collé au cheval, bajonazos récompensés ....- Que d'inquiétude à avoir, dans ces domaines et tant d'autres, et dont peu de responsables ou d'aficionados "militants" semblent se soucier, occupés qu'ils sont les uns et les autres, sauf rares exceptions, à publier sur leurs blogs de belles photos trompeuses  ou des textes pour se faire plaisir.
Je retiendrai de la tarde  ces points "essentiels":
A son premier, casiment invalide, -pique unique peu poussée-  toreo de profil de Gimenez, conclu d'une entière sur le côté, puis 7 descabellos. A son second, qui fuyait le fer du piquero, première ration pompée, puis piquette symbolique, le novillo se révéla ensuite moins débile que ses frères, le garçon fut promené, faena désordonnée, muletazos sur le passage. Golletazo au deuxième essai, 4 descabellos.
Le premier novillo de José Arevalo reçut une bonne ration en poussant contre les planches, puis une piquette légère. Banderille son toro, rate plusieurs fois, et la peña continue de jouer, comme si de rien n'était, sans que le palco ne fasse signe: nuls! Faena gauchère assez allurée et croisée. Puis abus du pico à droite. Muleta accrochée. Golletazo, entière plate sous l'épaule, 12 descabellos!! Son second opposant, manso, fuit la pique, puis prend une belle ration. La faena sera du tape à l'oeil, sur le reculoir en permanence., muleta sans cesse accrochée. Entière sur le côté, dans le poumon.
Victor Barrio est très grand, son novillo parait un becerro, afeité, peu armé, léger: il l'attend au milieu du ruedo, face au toril. Première pique, puis piquette symbolique. Noblesse extrême du becerro, sans armes, donc sans  danger, ni émotion,  la faena est inconsistante, les accrochages multiples de la flanelle : 5 pinchazos, une épée dans le cou, 4 descabellos, qui font se relever deux fois l'animal. Le sixième est "bonito", afeité. Une bonne pique poussée, la seconde prise à l'arrêt, contre le peto. Le partenaire est lui aussi très noble, les cites du garçon sont lents, mesurés, marchés lentement sur la corne contraire. Peu ou pas de transmission. une entière sur le côté.
La caste des Escolar? Casiment absente. La mansedumbre? Dominante. La faiblesse? Excessive! Reste la noblesse: réelle! Mais çà, çà ne sauvera pas la fiesta brava.Vraiment peu d'intérêt pour ce ganado à oublier.
Et beaucoup de verdeur chez les trois combattants du jour. Marge de progression importante, si bien que peu devrait faire carrière dans les ruedos comme matador.
Rideau pour St Sever, adieu aux Escolar! A moins que.....

dimanche 27 juin 2010

UN PAS DE PLUS VERS LA GUERRE?

REFLEXIONS DE FIDEL: "J’aimerais tellement me tromper!"


Publié 26 juin 2010 Amérique latine , Antilles , Asie , Etats-Unis ,
Les laboratoires du changement social



Quand Granma publiera ces lignes, le 26 Juillet, ce jour où nous évoquons toujours avec fierté l’honneur d’avoir résisté aux coups de boutoir de l’Empire, sera encore lointain, même si à peine trente-deux jours nous en séparent.Ceux qui décident de chaque pas du pire ennemi de l’Humanité – l’impérialisme étasunien, ce mélange de sordides intérêts matériels, de mépris et de sous-estimation des autres habitants de la planète – ont tout calculé avec une précision mathématique.La passion sportive ne cesse de croître, envoûtant des centaines de millions, voire des milliards de personnes dans le monde.

J’ai écrit dans mes Réflexions du 16 juin: «On nous glisse diaboliquement les nouvelles entre deux matchs de la Coupe du monde de football, de sorte que personne ne s’en soucie…»

La fameuse compétition sportive est entrée dans ses moments les plus passionnants. Pendant quatorze jours, les équipes formées par les meilleurs joueurs de trente-deux pays se sont battus pour accéder aux huitièmes de finale; viendront ensuite les quarts de finale, les demi-finales et la finale.

Je me pose une question: combien savent, en revanche, que des bâtiments de guerre étasuniens, dont le porte-avions Harry S. Truman, escorté d’un ou de plusieurs sous-marins atomiques et d’autres navires de guerre dotés de missiles et de canons plus puissants que ceux des vieux cuirassés de la dernière guerre mondiale (1939-1945), ont franchi le canal de Suez en direction des côtes iraniennes?

Les forces navales yankees sont accompagnées de navires de guerre israéliens équipés eux aussi d’armements de pointe, pour inspecter n’importe quel bateau chargé des exportations et des importations des produits commerciaux dont l’économie iranienne a besoin pour fonctionner.Le Conseil de sécurité des Nations Unies a, sur proposition des USA soutenus par la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, voté une dure résolution à laquelle aucun des cinq pays titulaires n’a opposé son droit de veto.

Le Sénat étasunien a voté une résolution plus dure.

Plus tard, l’Union européenne en a voté une autre encore plus dure. Tout ceci a eu lieu avant le 20 juin, ce qui explique pourquoi le président français, Nicolas Sarkozy, s’est rendu d’urgence en Russie pour s’entretenir avec le chef d’Etat de ce puissant pays, Dmitri Medvedev, dans l’espoir de négocier avec l’Iran et d’éviter le pire.

Il s’agit maintenant de calculer quand les forces navales étasuniennes et israéliennes se déploieront en face des côtes iraniennes afin de s’unir aux porte-avions et autres bâtiments des USA qui montent déjà la garde dans cette région.

Le pire, c’est que, à l’instar des USA, Israël, leur gendarme du Moyen-Orient, possède des avions d’attaque dernier cri et des armes atomiques très modernes que ceux-ci lui ont fournies, ce qui en fait, par sa force de frappe, la sixième puissance nucléaire des huit reconnues comme telles, dont l’Inde et le Pakistan.

En 1979, l’ayatollah Ruhollah Khomeini avait renversé le shah d’Iran sans employer une seule arme. Plus tard, les USA imposèrent à ce pays une guerre au cours de laquelle l’Irak utilisa des armes chimiques –dont ils lui avaient fourni les composants en même temps que les renseignements dont avaient besoin ses unités de combat– contre les Gardiens de la Révolution iranienne. Cuba le sait parce que, comme je l’ai expliqué d’autres fois, elle présidait alors le Mouvement des pays non alignés. Nous savons bien les ravages causés à la population iranienne. Mahmoud Ahmadinejad, le chef d’Etat iranien actuel, commandait la sixième armée des Gardiens de la Révolution et les Corps des Gardiens dans les provinces occidentales du pays qui supportèrent le gros de cette guerre.

Aujourd’hui, en 2010, comme voilà trente et un ans, les Etats-Unis et Israël sous-estiment le million de soldats des Forces armées iraniennes, leur capacité de combat terrestre, ainsi que les forces aériennes, maritimes et terrestres des Gardiens de la Révolution.

Il faut ajouter à celles-ci les millions d’hommes et de femmes âgés de douze à soixante ans, choisis et entraînés systématiquement par les diverses institutions militaires, parmi les soixante-dix millions d’habitants du pays.

L’administration étasunienne a tracé un plan pour déclencher un mouvement politique qui, se fondant sur la soif de consommation capitaliste, aurait divisé les Iraniens et renversé leur gouvernement.

Cet espoir n’est plus qu’une lubie. Il est risible de penser que les bâtiments de guerre étasuniens et israéliens puissent éveiller les sympathies d’un seul citoyen iranien!

J’avais cru au départ, après avoir analysé la situation, que la guerre commencerait dans la Péninsule de Corée, où se trouve le détonateur de la deuxième guerre coréenne qui, à son tour, donnerait lieu immédiatement à la seconde guerre imposée à l’Iran par les USA.

La réalité actuelle change la donne, en sens inverse: la guerre d’Iran déclenchera aussitôt celle de Corée.

Les dirigeants nord-coréens, accusés d’avoir coulé le Cheonan, mais qui savent pertinemment que cette corvette a été coulée par une mine que les services de renseignement yankees ont collée à sa coque, ne perdront pas une seconde et agiront dès que l’attaque sera déclenchée contre l’Iran.

Il est tout à fait légitime que les supporteurs se passionnent pour la Coupe du monde de football. Moi, je fais mon devoir en mettant notre peuple en garde, et je pense surtout à notre jeunesse pleine de vie et d’espoirs, en particulier à nos merveilleux enfants, pour que les faits ne nous prennent pas à l’improviste.

Je souffre de penser à tant de rêves conçus par les être humains et aux créations étonnantes qu’ils ont été capables d’engendrer en seulement quelques milliers d’années.

Quand les rêves les plus révolutionnaires sont en train de se concrétiser et que la patrie se redresse fermement, j’aimerais tellement me tromper !

samedi 19 juin 2010

ADIOS A JOSÉ SARAMAGO

« naître les uns des autres » marie-ange patrizio 19 juin 2010


Publié 19 juin 2010 Culture , Les laboratoires du changement social

« Naître les uns des autres »

« Le philosophe du roi, quand il n’avait rien d’autre à faire, venait s’asseoir à côté de moi, et il me regardait raccomoder les chaussettes des pages et, quelquefois, il se mettait à philosopher, il disait que chaque homme est une île et moi, comme ça ne me concernait pas vu que je suis une femme, je ne lui prêtais pas attention, mais toi qu’en penses-tu, Je pense qu’il faut sortir de l’île pour voir l’île, que nous ne nous voyons pas si nous ne sortons pas de nous.
[...]
Aimer est sûrement la meilleure façon d’avoir, avoir est sûrement la pire façon d’aimer »

(Le conte de l’île inconnue)

« La mort retrourna dans le lit, enlaça l’homme et, sans comprendre ce qui lui arrivait, elle qui ne dormait jamais sentit que le sommeil abaissait doucement ses paupières »

(Les intermittences de la mort.)

José Saramago, 1922- 18 juin 2010.
Adieu José, merci.