jeudi 18 août 2011

CLICHÉS DE COLLIOURE (SUITE )

Tercer novillo: il finira de marbre, "grâce" aux piques meurtrières, aux muletazos hasardeux, accrochés....




Estocade calamiteuse de RIVERA, dans le poumon: la croix, ils connaissent plus, et les gogos applaudissent le flot de sang qui sort de la bouche. Pauvre lidia.....



Quatrième novillo: sortie en trombe. Gare au châtiment du piquero hors la loi, qui ne se privera pas de l'esquinter dans les règles de l'"ART"


Quinto novillo: malo, para un novillero muy verde


Huertas, le plus volontaire, à son second, mais à court de bagage.


QUELQUES IMAGES DE COLLIOURE




Palco sérieux, à souligner: M. MAILLARD, avec M. BONAFOS, et à sa gauche M. FLORENZO.





Areneros au paseillo, avec Yannick.



Premier toro


Le piquero ne semble pas savoir où se trouve le morillo, il pique dans l'épaule, sans vergogne. Très approximatif, le


toreo de Carlos DURAN



Golletazo de DURANSecundo novillo






L'art de banderiller de RIVERA, en musique,à cornes passées ( !!!).

























Toujours au balcon, avec les palos, les frères OTERO BELTRAN: arte y valor! Eux, seulement, mériteraient de banderiller en musique









Huertas, loin, très loin du sujet

mercredi 17 août 2011

LES NOVILLOS DES HÉRITIERS D'HUBERT YONNET N'ÉTAIENT PAS DU PAIN BÉNI !

COLLIOURE TAURINE A-T-ELLE GAGNÉ SON PARI ?

Ce 16 AOÛT 2011, COLLIOURE avait pourtant décidé de frapper fort, pour renouer avec sa tradition taurine. Les petits plats dans les grands….Pour les fêtes de la St Vincent, le saint patron de la ville, la commission taurine avait opté pour un magnifique lot des Héritiers de Christophe YONNET : présentation irréprochable, homogène, novillos qui en imposaient, aux armures sérieuses et astifinas, tous applaudis dès leur entrée en piste.
Hélas, la tauromachie n’est pas une science exacte, et le mental des animaux ne correspondait pas franchement à leur physique. A la sortie des arènes, les aficionados présents -parmi les nombreux vacanciers- ne cachaient leur déception : les deux premiers YONNET furent les plus encastés, les autres beaucoup plus difficiles, mansos souvent gâchés par une lidia constellée de trop nombreux capotazos, novillos dénués de toute noblesse mais vite avisés, et dangereux pour des acteurs très souvent dépassés, hormis quelques rares exceptions, tels les frères OTERO BELTRAN qui banderillent avec l’art qu’on leur connait dans la cuadrilla de HUERTAS.
Ceci dit, pour l’aficionado « a los toros », l’intérêt de la course jamais ne faiblit, les novillos restant évidemment la plupart du temps les maîtres du rond, devant des garçons qui durent se contenter de faire des passes à reculons en toréant les gradins, de battre en retraite, face à des problèmes retors, beaucoup trop difficiles pour eux à résoudre. Pour ma part, je persiste à penser que la corrida ne survivra que si des vrais toros, même mansos, même difficiles, jusqu’à l’intoréable, continuent de fouler le sable des arènes, c’est l’honneur des ganaderos d’élever des animaux qui ressemblent à de vrais toros, avec leurs qualités, même minimes, et leurs défauts, et c’est le déshonneur des GANADUROS, de persister à « sélectionner » des toros caprins, des « perritoros », faibles, drogués, afeités, gentils toutous domestiqués par la génétique, et juste bons à s’engouffrer 80 fois dans la muleta des figuras milliardaires.
Deux tiers d’arènes, lorsque débute le paseillo aux accents de CARMEN.

Les produits de Christophe YONNET : tous de novembre ou décembre 2007, robe noire, du trapio, des têtes équipées de poignards longs et acérés, à tel point que les trois novilleros les laissèrent s’user et se vider sous la morsure du fer et des cariocas interdites mais consciencieusement appliquées par des picadors sans scrupules, avec la complicité des petits chefs placés à l’opposé des toros par rapport au cheval, pour laisser faire la sale besogne sans intervenir. Et il y a toujours des gogos pour applaudir les méfaits des picadors : pourquoi se gêneraient-ils ? Pourquoi changeraient-ils ?

Le premier, a pris deux piques carioquées en brave, avant de mourir d’une affreuse épée dans le cou.
Le second s’échappe vers le cheval sans que RIVERA ne tente un seul geste pour le mettre correctement à distance. Aucune épreuve de la pique, telle qu’elle doit être donnée pour TESTER la bravoure, mais une succession de piques de voyou. Et la fin d’un beau toro qui méritait autre chose qu’une lidia bâclée et un BAJONAZO. Un de plus !!
Le troisième chargera des 10 mètres, pour une longue pique meurtrière, puis recharge et reçoit le fer dans l’épaule, retiré et repiqué sans vergogne, le piquero pompant comme s’il était seul au monde. Le novillo finira de marbre, sans charge, d’une épée en arrière et sur le côté.
Le quatrième est un manso, mais toréable. Il prend deux piques, dont la première ratée et reprise, de 10 mètres, puis charge à pas comptés pour la troisième embestida. Il restera le maître, entier, bouche fermée, jusqu’à l’entière caidita, après quatre échecs, DURAN s'astreignant à chacune de ses tentatives à prendre le périphérique.
Le quinto est un manso de gala. Il fuit les capes, a peur de son ombre. Puis fuse sans prévenir sur le cheval : BATACAZO, le piquero a eu chaud. Il se venge ensuite en trois autres rencontres assassines. Le YONNET tombera d’une entière après trois échecs, suivi de 8 descabellos. Pas une tentative de RIVERA, aucune passe même de châtiment. La démission. Dépouille du novillo applaudie, plus par dépit que pour saluer une bravoure totalement absente.
Le sixième est sans doute le plus lourd, mais aussi manso que son frère quinto. Piques abondamment pompées. Le novillo court vers les planches tout au long de la brève tentative de faena de HUERTAS. Puis séance da passes de châtiment. Un tiers d’épée. Avis. Mort bouche fermée.

Les novilleros.
Peu à retenir des prestations des trois pâles apprentis, sauf mention à HUERTAS, le plus digne.
Carlos DURAN : à son premier novillo, toreo profilé, muleta trop souvent accrochée, gestes saccadés. Aucun temple, c’est pardonnable, mais golletazo, et çà, c’est à la mode. A son second, il se fait serrer aux planches, évite in extremis de se faire prendre. Faena à reculons. Marge de progression considérable.
RIVERA applaudi à la cape à son premier opposant. Mais incapable de mettre en suerte au cheval. Banderilles de clowns. Tout est bâclé, mais le garçon a le culot de brinder au public, alors que la déroute parait se dessiner. Faena de profil, fuera de cacho, petits pas en arrière, c’est le novillo, comme très souvent, qui mène les débats, qui pèse, il n’empêche qu’un guignol du callejon réclame la musique, et qu’il obtient satisfaction. Seule fausse note du palco. J’ai même vu un arenero applaudir en allant vers la dépouille du toro. Que pena ! Triste prestation, conclue d’une épée dans le poumon !!!! A son second, après avoir laissé assassiner son novillo par le boucher de service, le garçon prend immédiatement l’épée. Une entière après trois échecs. Bronca.
HUERTAS tombe sur un premier opposant à la charge hésitante, de media embestida. Mais qui avait reçu un puyazo dans l’épaule !! Le garçon use – abuse - du pico, reste profilé, jamais croisé, il se fait accrocher le drap; faena brouillonne et sans transmission, pinchazo en perdant la muleta, loge une épée trasera et tombée. A son dernier, HUERTAS à son tour évite d’être cueilli par son manso avisé. Faena brève et sans intérêt, quelques essais volontaires à son actif, mais bagage insuffisant. Passes de châtiment, genou ployé, pour fatiguer un novillo qui ne voulait pas s’en laisser compter.
Un tiers d’épée, avis, deux descabellos.

Merci à COLLIOURE NOVILLOS, à ses membres dévoués, au palco, très sérieux, à l’alguazil, qui a tenté de faire entendre raison aux piqueros, à respecter les sonneries des clarines, à tous ceux qui ont œuvré pour que cette journée soit réussie, à notre ami JUANIQUE, qui a « sué le burnous, depuis des mois, pour que son COLLIOURE brille au firmament -du landernau- de l’aficion. Les aficionados, la plupart, ont vécu une belle tarde de toros. Ils n’oublient la part de responsabilité de la lidia catastrophique des cuadrillas dans leur ensemble,qui n’a pas arrangé le comportement des novillos en accentuant leurs défauts : muletas sur les yeux, accrochées, capotazos multiples inutiles, piques meurtrières, trop nombreux acteurs présents près du cheval, pendant les piques….

Souhaitons tous que l’aficion catalane ait retrouvé en COLLIOURE un nouveau bastion.
Et je salue enfin mes voisins, des touristes sympathiques, avec qui j’ai passé une bonne tarde, j’espère avoir été clair et utile dans mes explications, dans mes coups de cœur et de gueule, tout ce qui fait ma passion, jj'ai tenté de leur faire partager mes inquiétudes d'amoureux du VRAI COMBAT que doit rester la corrida, si l'on veut la sauver. Je souhaite qu'ils m'aient compris, apprécié(?), et peut-être deviendront-ils des aficionados.

vendredi 12 août 2011

QUELQUES CLICHÉS DE PARENTIS

En haut, au milieu du palco, le guignol que je côtois depuis 30 ans mais qui ne m'a jamais accordé un regard, il ne salue sans doute que ses pairs, ceux de la caste qu'il croit représenter, il trône comme un matamore, se prend pour une star, comme en recèle le petit monde des m'as-tu-vu de la corrida, ne sait ni apprécier, ni compter.
Vaya aficion de mierda

























































































































































































PARENTIS EN BORN 2011















PARA






EL






RECUERDO













































































































































































VALDELLAN: ¡ UN NOMBRE, UNA BANDERA TAURINA VERDADERA !

VALDELLAN ET PARENTIS: INDISSOCIABLES, COMME UN SYMBOLE.






Décidément, si PARENTIS n'existait pas, nous serions, nous, les aficionados, bien malheureux. Mais grâce à la foi, au gnac, "a la pureza aficionada" de l'ADA et de tous ses membres, nous avons vécu jusqu'à la dernière minute de cette feria des moments rares d'intensité, comme chaque année, peut-être plus encore aujourd'hui, quoique tout cela soit bien subjectif, et dans le fond sans grande importance. L'essentiel, c'est que nous venions pour voir des toros, des bêtes de belle présentation, de casta y poder, et pendant ces deux jours nous avons été comblés. Et cette novillada de clôture ne pouvait pas mieux conclure ce pari de l'ADA d'offrir aux aficionados une autre image que la corrida cirque à la mode pour figuras injustement idôlatrées, dans des ruedos où se trainent des bédigues pitoyables, en présence de spectateurs bicolorés pour mieux se fondre dans un communautarisme de façade seulement sensible aux paillettes et au clinquant d'une lidia absente ou en perdition.




MERCI A L'ADA!!!




Les toros d'abord. Tous bien présentés, estampes de toros, caste et bravoure, plus la noblesse, les oreilles prêtes à tomber. Le deuxième et le troisième mansos, mais encastés.





Vingt piques: VINGT !!!Pas toujours bien poussées, certes, - seul, le premier a refusé le fer- parfois en se faisant prier, en quittant seul le cheval, mais qu' on est loin des 6 piquettes en vigueur dans beaucoup de ruedos! Sans oublier que la plupart des varas sont administrées souvent dans les règles- INTERDITES !- en vigueur dans la profession: dans le dos, dans l'épaule, il faut tout de même manifester pas mal de caste et bravoure pour revenir trois fois de suite à de tels châtiments. Le second, manso et blando, aussi s'est fait un peu prier avant de recevoir sa ration dans l'épaule. Le troisième a pris quatre rations en se défendant plus qu'en poussant, le quatrième mit du gaz à la première lance, les deux autres sans violence, le cinquième a pris deux rations bien pompées et carioquées, la troisième sans parvenir à quitter le peto, le sixième novillo, - quatre charges au total -piqué dans l'épaule, secoua le piquero en cherchant à atteindre la tête du cheval. Tous garderont "boca cerrada hasta la muerte".




Los chavales.




David MARTIN a passé un sale quart d'heure. Premier cite de face à 5 mètres. Dévoré par son premier novillo, il donne des passes en reculant chaque fois d'un pas. Tente de conclure part un quart d'épée, évidemment insuffisant, et c'est là que çà se gâte. Premier avis. Un pinchazo. Une entière, mais le novillo ne veut pas mourir. Il fallait reprendre l'épée, alors que le garçon s'entête et jette ses derniers moyens dans une puntilla qui ne viendra jamais. 17 descabellos, comptera mon voisin. Sonne le fatal troisième avis. Le novillo doit être puntillé sur place. Depuis le callejon, un peon s'y reprend à 7 fois, avant que l'encasté ne tombe; la bronca est forte, le public salue la dépouille du novillo, non pas sa bravoure, mais le long combat qu'il a mené debout, contre la mort. C'est la cuadrilla tout entière qui est responsable de l'erreur du novillero. Les sages conseils ont fait, hélas bien défaut, comme très souvent dans ces moments de déroute. Pour son second opposant, noble, supérieur d'allant et d'embestida, qui répétait avec douceur, et sans se faire prier, El DANI servira une faenita avec pico abusif, conclue d'un tiers d'épée. Avis.








J. Manuel JIMENEZ fera aussi montre d'un dominio, mais çà n'est pas le sien, auquel nous assisterons, mais au dominio exclusif du novillo . Le garçon enchaîne quelques muletazos sans lien, pas de "prêt à toréer" d'école taurine, mais du raccommodé inconsistant, sans transmission, conclu par une épée tombée. Avec son second, il use jusqu'à l'abus du pico trompeur dans des séries de redondos, quelques essais avec la gauche, avant de conclure sa faenita sans plus de relief que la première. Avis.





Sergio BLANCO, entrevu quelques jours plus tôt à CÉRET, ne semble pas avoir progressé d'un pouce, dans la résolution des équations qui lui paraissent trop ardues pour lui. Hormis une seule naturelle pour laquelle il a chargé la suerte, face à son novillo manso mais encasté, la faena est restée profilée sur les deux côtés. Et en musique, s'il vous plait! Caida trasera comme d'autres, nombreuses. Et nullité du zozo cramponné à son palco, qui a ordonné le tintamarre injustifié de la banda musicale pour une faenita profilée merdique, parce que d'un groupe de buveurs qui campe face à lui avec verres et bouteilles, et qui apprécie la lidia comme sa première chaussette, est sorti un tonitruant "MUSICA". Quel dommage d'être obligé de faire les frais de tant d'incompétences rassemblées en un seul bipède arrogant et prétentieux. Musique, oui, seulement quand elle se mérite.





Brrut é ferraillo, nanni ! Pitié pour nos oreilles, pour le travail en piste, et pour une lidia qui perd son intérêt dès les premières notes assourdissantes. Cerise sur le gâteau, cadeau empoisonné de tanguy: oreille accordée pour deux cents mouchoirs et autant de gueulards. Oreille d'un incapable qui "s'en" croit. Comment se fait-il que ces sommités se retrouvent partout, accrochées aux palcos comme des morpions accrochées....à quoi, déjà?





Face à son second novillo, le plus haut du lot, BLANCO se croise un peu, se découvre, puis se fait accrocher. Quelques coups de torchon de mauvais goût avec le drap rouge, passes aidées pour camoufler les carences, un mete y saca qu'arrache la muleta abandonnée à chaque essai: il y en aura 5, avant le golletazo final. Ce toro, comme ses frères, méritait une lidia de dominio, BLANCO est encore trop pâle.





Ovation au mayoral, Raùl CONDE, arènes debout. ¡ Enhorabuena a la ganaderia VALDELLAN, un nombre que hace honor a la bandera taurina!





Merci!




MERCI!




MUCHISIMAS GRACIAS A L'ADA PARENTIS !





Les photos vont suivre, ainsi qu'une reseña de Juan Antonio FERNANDEZ SANCHEZ, pour le plaisir, pour l'honneur qu'il nous a fait, pour sa gentillesse, son aficion immense.





La reseña de son blog "EL CHOFRE". Bientôt sur cette page.