lundi 5 septembre 2011

IV FERIA DE NOVILLADAS PICADAS DE "VILLA DE ANDORRA"


FOTOS de los Novillos de Prieto de la Cal y Los Maños para Andorra

Publicado por eltorodelajota on jueves 1 de septiembre de 2011
Las fotografías corresponden a los novillos de Prieto de la Cal y Los Maños que serán lidiados en la IV Feria de Novilladas de Andorra durante el 10 y 11 de Septiembre. Dos novilladas bonitas y de variopintas capas. Esperemos que embistan.


Recordemos que estos doce novillos se dispuitarán el Trofeo "Labrador y Minero"al Mejor Novillo de la Feria.


Aqui seremos, sàbado y domingo, con illusión y aficion, para descubrir, desde Francia, a esta ciudad taurina.


Para cerrar la temporada en belleza.

dimanche 21 août 2011

COLLIOURE, TERRE DE TOROS, TERRE D'EXIL.

Au coin du monument, la bandera andalouse


Des hommages, par centaines, tous les jours, des fleurs fraîches, 72 ans après sa mort


"Et quand viendra le jour du dernier voyage

Quand partira la nef qui jamais ne revient,

Vous me verrez à bord, avec peu de bagage,

Casiment nu, comme les enfants de la mer".


COLLIOURE, ANTONIO MACHADO : MON PÈLERINAGE.

Ce mardi 16 Août, j’avais donc décidé de me rendre à COLLIOURE, pour cette passionnante novillada de Christophe YONNET, dont j’ai rendu compte ces jours derniers. Il m’était par contre impossible de ne pas me rendre, -comme toujours -, dans son cimetière, rendu célèbre depuis qu’y repose l’illustre ANTONIO MACHADO, un des plus grands poètes espagnols du XX° siècle, mort en terre d’exil, chassé par le franquisme, l’ami de FREDERICO GARCIA LORCA, lui-même assassiné par les franquistes, deux destins rares, deux amitiés de cœur et de combat pour la République espagnole, deux talents immenses réunis dans la gloire et la mort, deux martyrs de la guerre civile.
Un hommage qui est une tradition, un pèlerinage, depuis que je connais ANTONIO MACHADO, à jamais associé à COLLIOURE.

C’est Jean FERRAT qui m’a fait découvrir ANTONIO MACHADO, à travers une chanson qui trotte souvent dans ma tête et dans mon cœur, parce que tout ce qui touche à la tragédie espagnole ne peut laisser indifférent le républicain, pour ne jamais oublier les souffrances endurées d’un peuple abandonné au fascisme, jusqu’à la retirada et (ou) la mort:

« MACHADO dort à COLLIOURE
Trois pas suffirent hors d’ESPAGNE
Quand le ciel pour lui se fit lourd
Il s’assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours….
Et ferma les yeux pour toujours…. »

Son frère, MANUEL MACHADO, également poète, passé dans les rangs des nationalistes, n’eut pas, semble-t-il, la même célébrité reconnue, même si FRANCO et ses sbires ne retinrent et n’encensèrent évidemment que le loyaliste à la cause franquiste. Une autre chanson de Jean FERRAT fait allusion aux drames et aux déchirements que provoqua la guerre civile Espagnole : « MARIA »
« Maria avait deux enfants, deux garçons dont elle était fière,
Et c’était bien la même chair, et c’était bien le même sang,
Ils grandirent sur cette terre, près de la Méditerranée,
Ils grandirent dans la lumière entre le lys et l’oranger

C’est presque au jour de leurs vingt ans, qu’éclata la guerre civile,
On vit l’Espagne rouge de sang, crier dans un monde immobile,
Les deux enfants de Maria, n’étaient pas dans le même camp,
N’étaient pas du même combat : l’un était ROUGE, et l’autre BLANC….. »

Et du même auteur interprète, concernant l’assassinat de GARCIA LORCA, ce vers qui sonne comme un glas, et que j’associe à mon hommage à Antonio l’immense :
« DIEU, le fracas que fait un poète qu’on tue ! »

Exilé du franquisme, Antonio MACHADO abandonna son poste de membre de l’Académie royale Espagnole. Arrivé à COLLIOURE, accuilli à l’Hôtel QUINTANA, le 2 Février 1939, il décèdera le 22 du même mois, et sa mère le suivra dans la mort trois jours plus tard.

Dans le cimetière de mon petit village, je m’arrête souvent devant une tombe où il est écrit ce petit texte poignant, celui de son épouse, sans doute, des voisins à nous, lorsque j’étais gamin, mais un bonhomme, un nom, que je ne peux oublier :
« Ici repose, JOSÉ MARIE MARTORREL,
MORT EN TERRE D’EXIL…. »

Combien sont-ils, par milliers, par millions, ceux qui sont morts comme eux, et dont le seul crime fut d’avoir rêvé de la RÉPUBLIQUE, et de s'être battu pour elle ?




"Mi corazon està donde ha nacido,



No a la vida, al amor, cerca del Duero,



¡ El muro blanco, y el ciprés erguido !"





Gracias, Maestrissimo MACHADO

vendredi 19 août 2011

L'AFICION FRANCAISE VUE PAR UN AFICIONADO ESPAGNOL.

UN REGARD D’AFICIONADO ESPAGNOL SUR PARENTIS

C’est un texte, avec photos, paru sur le blog de Juan Antonio.
Il m’a paru intéressant de vous livrer ce regard, les sentiments exprimés, un résumé d’une la journée landaise que « El Chofre » a vécu et qu’il n’est pas près d’oublier.
Voici ce qu’il a écrit :



« Tandis que la fête cirque avait lieu à Bayonne, les aficionados avaient choisi PARENTIS
J’ai passé une telle journée, j’ai vécu tant d’émotions, mes chers amis,qu’il me sera difficile de tout vous conter.
Il est difficile d’expliquer aux amis espagnols ce qui se vit en France un jour de corrida, du moins dans certaines arènes …..A peine descendu de voiture, je rencontre des aficionados regardant les toros qui vont sortir une heure plus tard. Dont Serge VILLETORTE qui est en plein travail d’apartado et qui veille au moindre détail, pour que tout se passe le mieux possible.Un salut rapide, pour ne pas le déranger. Mais il me précise quand même que la novillada de MURTEIRA GRAVE, la veille, est sortie extraordinaire.
Puis je me dirige vers les guichets….Je rencontre Pedrito, aficionado qui court la France taurine et une partie de l’Espagne, partout où il y a des toros bravos. Éliminant sur son carnet de reseñas les endroits où les ces bêtes ont été remplacées par des agneaux domestiqués ou des toros toutous.
Abrazo amical à lui et son épouse. Pendant que nous prenons « una caña », de nombreux amis s’approchent, des aficionados de partout, il me présente à eux, tout le monde est heureux de se retrouver. Serge VILLETORTE m’invite au callejon, un honneur auquel je suis sensible, même si j’ai ma place sur les gradas, j’accepte.
La novillada commence, avec les novillos de Paco MADRAZO, de la caste, un peu faibles, mais je suis impressionné de les voir aller à la rencontre du cheval deux et trois fois, et de voir que le premier tiers est respecté au moins autant ou plus que le troisième. Ainsi que la pique bien administrée est applaudie, et comme le piquero se fait rappeler à l’ordre par le public s’il ne se présente pas face au toro, s’il carioque, ou ferme la sortie du toro, ou s’il ne reste pas à sa place. Inconcevable premier tiers s’il n’y a pas un minimum de charges vers le cheval. Si le novillo ne charge que deux fois, on entend un murmure de déception.
Les novilleros : beaucoup de bruit, mais peu d’effets. Beaucoup de vociférations depuis les callejons, et les burladeros, mais tous les jeunes furent incapables de lidier, encore moins de toréer. Il est clair que ces commissions d’aficionados peuvent choisir les élevages, mais ne prennent que les novilleros qui veulent bien les affronter: le néant absolu. Viande de subalternes. Cela fait peine de le dire, parce que les garçons arrivent avec l’illusion que c’est ici comme en Espagne – bétail facile- , et pour celui qui attend l’alternative, même avec un apoderado bien dans le circuit, pour vivre de ce métier, il ne sera pas à la hauteur, parce que son bagage est trop insuffisant.
Ce fut encore plus vrai dans l’après-midi, avec les excellents novillos de VALDELLAN, avec en plus le fait que la novillada fut plus brave et plus encastée. Quel luxe ! Un seul novillo démontrait plus de bravoure que tous les toros de BAYONNE. Queue relevée, poussant les chevaux, une, deux, trois, quelquefois à quatre reprises. Tous les novilleros, conseillés depuis les burladeros, n’avaient jamais vu un tel toro de leur vie, eux qui n’avaient connu que les charretons des écoles taurines d’Espagne.
Il est clair que lorsque tu expliques aux aficionados français qu’ils sont dans un autre monde ( que le monde espagnol ), qu’en Espagne, au lieu d’être payés, la plupart de la novilleria paye pour toréer, que dans les écoles, on leur apprend seulement la tricherie et le toreo de profil, ils ne s’attendent pas à ces commentaires, parce que chez eux, en France, c’est autre chose.
Car ce qui distingue et qui est important ne concerne pas seulement le ruedo. Des vrais aficionados parcourent des centaines de kilomètres alors que chez nous – en Espagne – ils ne vont même pas au village d’à côté. Des aficionados qui, la corrida finie, se retrouvent pour analyser et discuter, sur les toros et les actuants. Qui soulignent ce qu’ils ont jugé bon et ce qu’ils ont vu de mauvais. Des aficionados de verdad qui au lieu de se rendre dans la capitale de la « fiesta cirque », comme aujourd’hui BAYONNE, à 100 km de PARENTIS, sont venus ici. J’insiste : des grands aficionados qui parcourent cinq cent kilomètres, comme Estève et son père, (Los Quintana aficion ¡ que grandes!)(sic), et d’autres, seulement pour voir de la bravoure, parce que sans cela ils ne peuvent admettre le toreo. Grands aficionados qui se réunissent en totale harmonie, pour discuter, partager, en prenant une bière, il y a des moments où le temps manquait pour échanger avec les uns et les autres. Tous se respectent et tous partagent leurs connaissances, et quand l'un ne sait ou ne comprend pas bien, il interroge.
Ceci est une après midi de toros en France, oui, oui, je sais bien tout ne se passe pas partout comme ici, ni NÎMES, BAYONNE, et ailleurs, je sais que dans d’autres arènes les agneaux domestiqués sont tués, et ceci est le danger qui contamine la fiesta devenue la « fiesta-cirque ». Ce sera difficile, mais ici tous les tiers sont importants, la suerte de piques doit être appliquée selon les règles, mais ici on ne supporte pas les agneaux domestiqués. Je sais aussi qu’en France, quelques toreristes t’ordonnent de te taire, mais pas comme en Espagne : ici, ils sont la minorité".


Fin de citation.

Suit enfin une série de louanges destinée à Serge, à Xavier, et à nous tous, les amis qui l’ont approché tout au long de cette journée Parentissoise, détails sans intérêt pédagogique, l’unique but de cette entrada était de vous faire partager les sentiments de Juan Antonio, à la découverte de la feria de PARENTIS EN BORN.

Juan Antonio : un aficionado sous le charme de sa journée landaise.

jeudi 18 août 2011

CLICHÉS DE COLLIOURE (SUITE )

Tercer novillo: il finira de marbre, "grâce" aux piques meurtrières, aux muletazos hasardeux, accrochés....




Estocade calamiteuse de RIVERA, dans le poumon: la croix, ils connaissent plus, et les gogos applaudissent le flot de sang qui sort de la bouche. Pauvre lidia.....



Quatrième novillo: sortie en trombe. Gare au châtiment du piquero hors la loi, qui ne se privera pas de l'esquinter dans les règles de l'"ART"


Quinto novillo: malo, para un novillero muy verde


Huertas, le plus volontaire, à son second, mais à court de bagage.


QUELQUES IMAGES DE COLLIOURE




Palco sérieux, à souligner: M. MAILLARD, avec M. BONAFOS, et à sa gauche M. FLORENZO.





Areneros au paseillo, avec Yannick.



Premier toro


Le piquero ne semble pas savoir où se trouve le morillo, il pique dans l'épaule, sans vergogne. Très approximatif, le


toreo de Carlos DURAN



Golletazo de DURANSecundo novillo






L'art de banderiller de RIVERA, en musique,à cornes passées ( !!!).

























Toujours au balcon, avec les palos, les frères OTERO BELTRAN: arte y valor! Eux, seulement, mériteraient de banderiller en musique









Huertas, loin, très loin du sujet