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jeudi 12 avril 2012
COURAGEUSE LETTRE OUVERTE D'UN BERBÈRE QUI S'OPPOSE A LA BARBARIE
mercredi 11 avril 2012
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'ASSOCIATION DE DÉFENSE DES AFICIONADOS - A.D.A.- DE PARENTIS EN BORN.
ADA FERIA
Salle Jean Pierre Darracq
B.P. 14
40161 PARENTIS EN BORN CEDEX
Tél/Fax 05.58.78.45.34
Email : ada-parentis@wanadoo.fr
Site Web : http://www.adaparentis.com/
COMMUNIQUE DE PRESSE
COMMUNIQUE DE PRESSE
CONFERENCE TAURINE ET PRESENTATION DES CARTELS DE LA FERIA DE PARENTIS
LE SAMEDI 28 AVRIL
Le Samedi 28 Avril à 18h00 se déroulera la présentation des cartels de la Feria 2012 de Parentis Salle René Labat à l’étage du Centre Administratif Place du 14 Juillet.
A cette occasion, l’Association Des Aficionados et la Commission Taurine dévoileront les noms des novilleros qui viendront à Parentis les 4 et 5 Août prochains.
Dans le prolongement de cette manifestation, se tiendra la traditionnelle Conférence Annuelle de l’ADA qui recevra cette année les ganaderos de l’édition 2012 : Carlos Cancela
- ( Flor de Jara), Iñigo Gamazo (Raso de Portillo) et Fernando Alvarez ( Valdellan).
Lors de cette rencontre, les aficionados pourront interroger les éleveurs sur leurs expériences respectives et sur leurs attentes.
A l’issue de la Conférence, un apéritif sera servi au siège de l’Association des Aficionados.
Entrée Libre et gratuite
Contacts Presse :
Serge Villetorte Tel : + 33 .680.73.89.76 ada-parentis@wanadoo.fr
NOVILLADA DE MUGRON
NOVILLADA DE MUGRON:
CHAUD SOLEIL DANS LA MÉDIOCRITÉ PASCALE
Préambule.
Essentiellement préoccupés à
nous faire prendre des vessies pour des lanternes, afin de justifier auprès des organisateurs de
corridas leurs entrées gratuites et leurs « accréditations », les
squatteurs des callejons, entre deux séances de langue de bois, sur la Dépêche ou sur le Sud-Ouest,
ne tarissent pas d’éloges sur cette feria pascale. Pourtant, à Aignan, mon ami JIPITO
n’en finissait pas de s’étrangler au téléphone, dimanche midi, en m’annonçant
le méfait dont il venait d’être le
témoin: la grâce d’un utrero SOLLICITÉE
PAR LE GANADERO gersois himself auprès du palco depuis la talenquère, indulto déshonorant,
évidemment accordé, magouille en contradiction totale avec les règles de la
tauromachie, mais nous sommes dans le Gers, où l’on s’arrange en famille, au
mépris des règles, comme on vit à St Gilles et à St Martin de Crau ces mêmes
magouilles, avec d’autres indultos crapuleux exigés par les éleveurs. Peu
importent les règles de la lidia, peu importent aux éleveurs les moyens de
parvenir à leurs fins, les responsables complices acquiescent, les amis et le
public non aficionado ferment les yeux, et tant pis si les arènes se vident :
le négoce seul triomphe. De la forfaiture, aucun témoignage sur les
journaux : par contre, le public n’a
pas compris (sic !!) la faena de JBJ, et « N’A PAS ÉTÉ ASSEZ
CHALEUREUX, LE TEMPS FRAIS N’INCITE PAS A APPLAUDIR » (RE sic !!!). Quand
aux « tiraillements au sein de l’élevage » qu’évoque le revistero
patenté, on n’en saura pas plus que ses non-dits ne laissent envisager,
seulement que le mayoral se serait « effondré en larmes ( re re sic !!)
Mystère, et …. ambiance !!
Et que dire de la feria d’Arles,
où, dès vendredi, un cartel de trois retraités s’est offert le luxe de couper
11 oreilles et 3 queues : ONZE et TROIS !!! Ridicule ! Du grand
cirque, en tout cas tout le contraire du sérieux dont doit s’entourer la fiesta
brava ! Si c’est ainsi que l’on croit défendre la corrida, c’est raté. Et les
pas gentils zantis peuvent se frotter les mains…
NOTE IMPORTANTE: Après info, il n'y aurait pas eu de rabo. Donc, je retire ce passage concernant les trois queues, et m'en excuse uprès de vous.
Toutefois, j'ai lu sur un blog ou un article que je n'arrive pas à retrouver, - çà n'est pas venu de mon imagination, - l'attribution de ces trophées. S'agit-il d'une autre corrida, notamment Andalouse? Je continue mes recherches
NOTE IMPORTANTE: Après info, il n'y aurait pas eu de rabo. Donc, je retire ce passage concernant les trois queues, et m'en excuse uprès de vous.
Toutefois, j'ai lu sur un blog ou un article que je n'arrive pas à retrouver, - çà n'est pas venu de mon imagination, - l'attribution de ces trophées. S'agit-il d'une autre corrida, notamment Andalouse? Je continue mes recherches
AIGNAN AUX TISONS, MUGRON AU BALCON
Je n’ai pas retenu le nom du
quidam qui officiait ce lundi pascal au palco de Mugron, Miguel m’a bien donné
son nom, « le petit-fils de l’ancien concierge des arènes de Bayonne »,
trop compliqué à retenir. Je garderai par contre en mémoire son incompétence,
son incorrection, d’abord, puisqu’il s’installa sur ce qu’il doit prendre pour
son trône avec CINQ minutes de retard, les trop nombreuses décisions
malheureuses qu’il prit ou ne prit pas tout au long de la tarde. Il doit par
exemple savoir que la musique en cours de faena, doit être immédiatement
interrompue dès qu’il y a désarmé ou cogida du torero, que la mono pique
accélère, d’une part la dégénérescence
du toro de combat, et par conséquent la fin de la corrida telle qu’elle puisse être
défendue, avec des animaux conservant l’instinct, la puissance, et les armes,
de leur sauvagerie naturelle. Sinon, il cautionne la fiesta cirque, ce qui est illogique
et condamnable. Les alguaciles brillèrent également par leur absence, chez l’un
d’eux, très connu, c’est la règle, sans compter d’autres excès dont il est
coutumier : les picadors peuvent tranquillement et longuement assassiner
leurs opposants, ils ne bronchent ni n’interviennent jamais.
MON REGARD SUR LA NOVILLADA DE LUIS
ALGARRA.
Quatre cinquièmes d’arènes,
temps printanier, retrouvailles après une longue hibernation avec les
aficionados amis. Bétail très bien présenté, presque tous les novillos
applaudis à la sortie du toril. Belle affiche pour une arène de cette catégorie.
Placita pimpante, un air de fête qui
vous rajeunit, et fait espérer les
indécrottables optimistes que nous sommes.
Le premier ALGARRA, superbe
estampe à la robe noire et aux armes en pointes, s’écrase contre les planches :
merci les peones qui laissent les capes contre les planches. Piquero
copieusement sifflé, au terme de son interminable ration de fer, ne relevant
jamais la pique, alors que l’animal durement châtié reste collé au peto. Changement.
C’est le moment que choisit le novillo pour recharger la cavalerie qui sortait
du ruedo : deuxième ration, après les clarines ! Peu de
protestations. Sergio FLORES entreprend une faena droitière de profil. « Cargar
la suerte » ne semble plus de mise dans les écoles taurines. Essai avec la
main gauche, désarmé immédiat, et la musique continue, comme si de rien n’était.
Le novillero semble prendre un peu d’assurance,
les gestes sont plus templés, il se croise enfin pour deux naturelles stylées.
Le toro diminue sa charge, noblesse et
faiblesse ont peu à peu raison de sa caste, il est temps d’abréger : ce
sera fait, avec un horrible bajonazo. Trois ou quatre mouchoirs s’agitent,
heureusement vite rentrés, FLORES ne sortira même pas pour saluer les quelques
rares palmitas.
Le second opposant de Sergio est
bien roulé, mais armé commode, et il va aussi s’écraser contre les planches, à
croire que c’est la spécialité de son équipe, de faire remater aux bois. Une
seule pique. Changement. Quelques derechazos de bonne facture, puis séries de
naturelles sans « avancer la jambe ». La faena devient brouillonne.
Puis, comme à son premier acte, FLORES prend de l’assurance, et entame
véritablement une faena méritoire, il finit par imposer sa volonté à un novillo
qui garde « boca cerrada ». Conclusion hélas dans le cou, au deuxième
essai après pinchazo, hémorragie abondante. Oreille !! Épée de « voyou », dont plus
personne ne s’offusque.
C’est sous le palco que Fernando
ADRIAN entreprend avec le percale le
joli novillo noir qui lui échoit. On se prend à rêver, jusqu’à l’entrée du
groupe équestre : sans que le novillero ne fasse le moindre geste pour
dévier sa charge, et l’amène doucement au cheval, le toro se jette depuis
trente mètres contre la monture. Longue pique meurtrière, rien à voir avec l’épreuve
de bravoure règlementaire. Mais le toro a de la caste à revendre, il poursuit
les banderilleros jusqu’aux planches. Hélas, ADRIAN ne sera pas, et de loin, à
la hauteur de son opposant. Il fait quelques passes avec le pico à un mètre de
son buste arc bouté, attitude disgracieuse, il se découvre dangereusement, se
fait prendre, évidemment, puis entreprend un numéro de porfia entre les cornes,
muleta balancée d’un côté à l’autre de son dos. Un numéro de non lidia, peu goûtée
par le public, conclu d’une entière hasardeuse, mais concluante. Salut.
Dépouille du novillo applaudie.
Le second opposant de Fernando est
un joli castaño bien roulé. Mais l’épreuve de la pique sera la réédition du
premier acte : novillo échappe au torero, pique ratée, l’animal s’appuie
contre le matelas du bourrin, et le piquero peut tranquillement lui administrer
une grosse ration de fer à bout portant, sans se gêner, sans vergogne. Le plus
beau geste sera au crédit du banderillero, applaudi pour deux très belles
paires posées en vrai torero. La faenita débute, en musique immédiatement
protestée, mais le palco reste sourd, égal à lui-même, c’est-à-dire médiocre :
cettemusique ne se méritait pas, hormis sans doute pour le toro, encasté, noble
à souhait, il bouffait la muleta, comme tous ses frères. Mais ADRIAN devrait
changer de métier, la toreria ne doit rien au hasard, et le danger peut être
grave, de très nombreux exemples le
prouvent. Au moment de l’estocade, le garçon est pris, soulevé, jeté en l’air,
puis piétiné, pendant de longues secondes on a craint le pire. Il s’en sort
bien, se relève, s’arrache des bras qui l’ont secouru : une entière,
ladeada, un peu hasardeuse, elle aussi, envoie le novillo ad patres. Oreille du
courage ?
David Martin ESCUDERO ne s’embarrasse
pas avec les formalités de la pique : son novillo, une jolie estampe bien
armée, est déposé pratiquement sous le cheval, à 50 centimètres du
fer : vaya bravura. Résultat : il s’épuise sans avoir chargé !
Le garçon lui sert ensuite une série de derechazos parallèles, insipides, il se
découvre, au point de se faire poursuivre par le gentil ALGARRA. Quelques
muletazos souvent accrochés, et le toro finit par se figer. Et un golletazo
pour conclure, UN ! Le « brézident » est prêt à sortir son
mouchoir pour satisfaire les gogos : heureusement, il n’y en a pas
beaucoup. OUF ! On a eu chaud !
Le sixième de la tarde est une
autre estampe, un castaño plus clair, fin, armé en pointe, palmas de
satisfaction du public. Et le novillo s’emploie bien contre la cavalerie, il
met les reins, il pousse, jusqu’au batacazo spectaculaire, image chère au cœur des
aficionados, symbole de la vitalité, de la force sauvage, sans qui la corrida
ne peut-être qu’une pantomine cruelle et condamnable. La deuxième pique sera
brève, mais dans les règles, et applaudie, le public saluant le piquero. Public
debout, piquero applaudi : Pourquoi cette image, qui se renouvelle dans
toutes les arènes où interviennent ces phases exceptionnelles de la corrida, n’interroge-t-elle
suffisamment pas les responsables ? N’y a-t-il pas là matière pédagogique à réflexion, pour la défense de la fiesta
brava ?
L’émotion passée, la dure
réalité s’impose à nouveau. Le novillo humilie, il faut le toréer avec art et temple.
ESCUDERO use du pico, le contraire de « cargar la suerte ». Le
novillo étale une noblesse sans défaut, il lui manquait seulement un adversaire
à sa hauteur ; le garçon tente quelques naturelles de bonne facture. Une
entière pour conclure. Oreille. Mais nous sommes passés à côté d’un festin
taurin, il ne manquait qu’un ingrédient ….
Merci à l’organisation
Mugronnaise, pour cette tarde agréable.
Merci à nos voisins de tendido,
pour la tarde agréable passée ensemble. N’oubliez pas d’ajouter un commentaire,
si le cœur vous en dit : vous êtes les bienvenus. L’aficion me semble un
bien précieux, et la partager décuple le plaisir.
Quelques photos de la novillada sous peu.
dimanche 11 mars 2012
COQUILLAS DE CIFUENTES: NOUVEAU COUP DE PUNTILLA A LA FIESTA BRAVA.
LE DEUIL DE MARIANO CIFUENTES EST LE NOTRE.
Il y a plusieurs mois, j'avais décidé de faire un break dans la tenue de ce modeste blog. En cause, sur d'autres pages, la mesquinerie de l'un, l'intolérance - pour rester poli - d'un autre, des gens avec qui nous partagerions -théoriquement- certaines valeurs....Hélas, les photos, les mots, et les toros, çà n'est pas tout, il faut aussi parfois chez les autres, s'aligner sur des prétentions réactionnaires inadmissibles, se justifier devant des murs , même si on n'en a pas envie ni besoin. C'est pourquoi j'ai voulu réfléchir...Faire une pause....Me refaire un moral....C'est chose faite, je n'irai plus simplement sur certains blogs.
Et puis, il y a aussi cette saturation de l'info quotidienne qui se traduit par une insupportable désinformation, l'overdose, provoquée par le paraitre, la fourberie, le mensonge, les promesses, assénés par des menteurs et bonimenteurs professionnels, sans compter les "sondages" servis depuis des mois et des mois, par des medias formatés par le système, l'élection est une rude épreuve pour le citoyen, forcé de choisir depuis de longs mois, bien avant le scrutin, entre deux candidats préalablement avancés comme incontournables! Ne lui reste qu'à fermer la télé UMPS, s'il ne veut pas devenir fou.
Mais ce soir, ou plutôt depuis hier, où j'ai visité le blog de Mariano CIFUENTES, je suis en colère. Très en colère! Remonté contre les taurinos, les figuras et figuritas du G10, les empresas, les occupants à titre gracieux des callejons, revisteros et photographes, les applaudisseurs appointés, les présidents de pacotille, tous ceux qui de près ou de loin, participent activement pour les uns ou assistent sans broncher pour les autres à la dégénérescence du toro de lidia. Ce jour est jour de deuil pour l'aficion, pour l'AFICION, parce que Mariano CIFUENTES, le ganadero d'Encina Hermosa, ce Monsieur qui se battait depuis 30 ans pour restaurer l'encaste COQUILLA, plutôt que de s'aligner sur la mafia des adeptes de l'encaste "domec-stiqué", ce ganadero des causes perdue vient de jeter l'éponge.
La mort dans l'âme, comme on peut l'imaginer, il s'est résolu à liquider la totalité de son élevage, soit 560 bêtes, qui partiront dès ce lundi aux abattoirs. Il avait d'abord envisager de réduire de mitié son cheptel, mais cela revenait selon lui à reculer pour mieux ou plus mal sauter.
Pour justifier sa décision, irrévocable, Don Mariano invoque pèle-mêle la sècheresse, le prix du pienso, de la paille, et de l'eau, le virus "Schmallenberg" (!) - je n'en avais jamais entendu parler, mais plusieurs foyers sont signalés partout en Europe, et donc en France- , mais sur ses taureaux qui ne se vendent pas et sur les raisons qui font que les encastes tels que le sien sont boudés et refusés par le mundillo, Mariano se montre plus discret.
Nous, aficionados, nous savons qu'il est un problème récurrent, autrement plus grave, plus pernicieux, que les motifs économiques et sanitaires invoqués par le ganadero: il s'agit en premier et surtout du diktat imposé par les figuritas aux éleveurs, pour qu'ils élèvent des animaux décastés devant lesquels ces figuritas pipolisées pourront danser sans trop de risques et couper beaucoup de trophées, également et TROP souvent indulter des bestioles sans autre jus que leur noble docilité devant la muleta, face à des publics gogotisés, définitivement habitués à prendre des vessies pour des lanternes, taurinos et leurs complices invités des callejons se chargeant de faire la promotion de cette "fiesta circo" qui enfonce chaque jour un peu plus dans ses lymbes la fiesta brava y integra.
Don Mariano est le dernier - pour le moment - de la longue liste des élevages victimes de la rigueur et de l'honnêteté de leurs propriétaires.
Comment ne pas se révolter devant tant d'efforts, tant de courage, d'humilité, d'opiniâtreté, anéantis par la pourriture d'un système vérolé, alors qu'ils devraient être enfin reconnus et récompensés pour avoir vraiment contribué au rayonnement et au sérieus de la CORRIDA? On imagine la douleur de Mariano CIFUENTES et des siens, de tous ceux qui l'ont épaulédepuis ces années, face à ce fracaso injuste. Comme il l'écrit lui-même, se battre contre vents et marées depuis trente longues années pour seulement maintenir vivant l'encaste COQUILLA tout en essayant d'en vivre sans y parvenir, se trouver au contraire acculé à l'ultime et cruelle décision de faire abattre son troupeau, le laisse anéanti, dans la plus grande tristesse. Et comme nous le comprenons, et partageons son désarroi!
Nous, aficionados, frustrés par ce système vicieux et injuste, et conscients de ses limites, nous n'avons à lui opposer que notre colère, notre immense colère. OUI! j'ai les boules et la rogne et la hargne, contre ces taurinos qui font mine de s'offusquer, de se révolter, contre une situation dramatique pour quelques uns de leurs pairs, dont ils sont en fait directement et uniquement responsables, en se pliant aux exigences des adeptes du perritoro et de la "fiesta circo". Parce que leur pseudo compassion camoufle mal leur dangereuse cupidité, celle qui conduit à la condamnable corrida spectacle, sans que le prétendu "art" et le passage à la culture n'y changent quoi que ce soit. Quand aux gogos incapables de faire la différence entre la lidia complète imposée à un toro-toro, et un numero de porfia devant un bovidé invalide, se décidera-t-on un jour à leur tendre un vrai papier taurin, avec leur billet d'entrée?
Señor MARIANO, te lo aseguramos: partimos tu dolor, tu duelo, porque eres un grande, un ganadero de valor, y tambièn porque un ganado de COQUILLAS que desaparece de esa manera, es una nueva puntilla a la fiesta brava, que nosotros, aficionados, como tù, amamos y defendremos.
Et soyons nombreux à visiter le blog de Mariano CIFUENTES pour lui manifester le soutien dont il doit avoir bien besoin.
jeudi 22 décembre 2011
LA MALADIE CAPITALISTE DE l'EURO ET DU DOLLAR
- Publié par histoireetsociete le décembre 29, 2011 dans Economie, Europe
Un événement trés important: l’accord sino-japonais concernant leurs monnaies respectives par danielle Bleitrach
La Chine et le Japon ont annoncé lundi avoir signé un accord pour utiliser leurs monnaies respectives au lieu du dollar dans leurs échanges commerciaux. C’est un événement d’une grande importance à la fois pour ce qu’il représente en matière d’évolution monétaire par rapport au primat de la monnaie de réserve qu’est le dollar mais aussi parce qu’il symbolise d’évolution politique entre les deux pays longtemps hostile l’un à l’autre à la fois à cause des atrocités commises par l’Armée japonaise en Chine et la manière dont le Japon, géant économique et nain politique (comme l’Allemagne) s’était placé sous la protection des Etats-Unis.
Incontestablement la maivaise santé de l’économie nord américaine et l’incapacité dans laquelle celle-ci se trouve de maîtriser son système financier, la débâcle de l’Euro mais aussi le bellicisme sans moyen réels de tenir les pays que l’OTAN occupe, le fiasco irakien, la ridicule expédition de Libye et désormais les menaces sur la Syrie et L’Iran acentuent la crise de crédibilité face au dollar.
Cette décision doit être replacée dans le contexte de la stratégie de la Chine en Asie où en pratiquant une politique régionale d’avantages mutuels et de non intervention dans les politiques locales, un respect des souveraineté et la création d’échanges systématiques mutuellement avantageux. la Chine a réussi dans cette zone non seulement à dénouer des conflits traditionnels avec le Japon mais aussi avec le Viet-Nam (encore plus difficiles à dénouer) mais encore à apparaître comme la force économiqur capable d’empêcher l’extension de la crise venue des Etats-Unis et de l’Europe.
Cette décision se comprend d’ailleurs aussi par rapport à la crise de l’euro et le fait que les échanges commerciaux entre la Chine et ke Japon n’ont cessé de s’étendre, le Japon vendant plutôt les biens d’équipement, faisant donc des transferts de technologie et la Chine des biens de consommation à des prix défiant toute concurrence. Jusqu’à présent les échanges étaient réglés en dollars et l’accord prévoit que désormais leurs entreprises préféreront le yen et le Yuan.
Cet accord n’est pas le premier du genre, il y a deux ou trois mois un accord semblable a été signé avec la Russie et avec des banques centrales d’Asie et surtout sud-américaines où ils vont dans le sens voulu par Chavez de se dégager de l’impact du dollar, du FMI et de toutes les institutions qui consacrent la suprématie des Etats-Unis à travers sa capacité de monnaie de réserve. Mais le Japon est plus caractéristique dans la mesure où il s’agit là de l’allié traditionnel des Etats-Unis et Chine et Japon sont les deux pays ayant le plus de réserve d’obligations des EtatsUnis. Comme il n’existe pas de marché du yuan comme il existe un marché du dollar ou même de l’euro, le japon va accumuler des réserves sans que pour autant la Chine ait à changer la convertabilité de sa monnaie.
Enfin il faut voir que la Chine peut agir ainsi sans faire monter le cours du Yuan en maitrisant le taux de leur monnaie (100 yuan font 15 dollars) parce que Pekin conserve le contrôle de sa monnaie, il s’agit d’un secteur tout à fait nationalisé et entrant dans un système de planification. La Chine ne veut pas l’hégémonie, elle veut pour elle et d’autres pays du sud échapper au fait que toutes les matières premières, énergétiques en particulier ont des prix fixés en dollars, une monnaie de facturation et de réglement,ce qui fait que quand un pays veut acheter du blé, du pétrole ou n’importe quoi il est obligé d’acheter du dollar pour payer la facture. Les etats-Unis n’ont qu’à faire agir la planche à billet que les autres pays doivent acheter pour pratiquer les échanges et donc constituer des réserves.
La Chine tente donc avec l’accord d’un nombre grandissant de pays de changer le système en instituant un troc à l’échelle mondiale et en commençant à faire du yuan une monnaie de réserve tout en continuant à contrôler le taux du yuan et en empchant la baisse du dollar. L’euro a raté par soumission aux Etats-Unis la possibilité qu’espérait de lui les pays du sud et les émergeants de sortir de la dictature du dollar, il est évident qu’aujourd’hui il n’est plus en état de présenter une alternative et la Chine avec le Yuan s’est glissé dans cette situation pour bouleverser la donne.
J’avais écrit il y a quelques années les chapitres des Etats-Unis de Mal empire, ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud, dans lequel j’annonçais à la fois l’unification de l’Amérique latine et la manière dont la Chine est en train de permettre un changement mondial et de nouveau rapports sud-sud. Nous y sommes et la Chine est en train de fournir les moyens à ce renversement. tandis que l’Amérique latine a mis en place le CELAC qui est une grande étape dans l’indépendance de ce continent traditionnel lieu de ressources de matière première poir les Etats-unis.
Nous franchisson un nouveau seuil dans l’évolution avec l’accord d’échange monétaire avec le Japon. le phénomène extraordinaire est cette fois le changement japonais qui face à la crise transforme de fait sa relation aux Etats-unis et rentre dans ce qui peut paraître une nouvelle alliance.
je signale également un autre événement important qui n’a pas manqué de provoquer l’intérêt de Pekin, les manoeuvres de la marine iranienne dans le détroit d’ormuz et de fait la menace de bloquer le détroit d’ormuz. pour ceux qui l’ignoreraient par le détroit transite 40 % de l’énergie mondiale et une bonne partie de l’énergie de la Chine et de l’Europe. le blocage du détroit d’ormuz cela peut faire monter le baril à deux cent euros et là il ne reste plus qu’à vivre de crèpes sur un feu de bois
Quand on élargit un peu son champ de vision on trouve d’un ridicule achevé les fanfaronnades de la france tout juste capable d’aller pilonner un petit pays de 6 millions d’habitants sans se rendre compte de ce qui est en train de se mettre en place à l’échelle mondiale. cela rend encore plus ridicules les réactions de la classe politique française face à la demande de prêt à la Chine comme si la Chine avait besoin de l’euro, Le ridicule en matière de vision de la Chine n’avait d’équivalent que l’unanimité à soutenir le bellicisme du président sarkozy et les folies otanesques. L’histoire jugera sévérement ce moment de décadence ubuesque des anciennes grandes puissances qui sont actuellement en guerre avec toute la planète qui semble marquer une volonté grandissante de les isoler.
Danielle Bleitrach
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