samedi 1 décembre 2012

LES "URCOLAS" DE MORENO DE LA COVA: A L'ABATTOIR ! !



Comme il l'avait annoncé récemment, José Joaquin MORENO SILVA  envoie à l'abattoir son fer de MORENO DE LA COVA, encaste "Urcolas", pour ne conserver que les "Saltillos" . Le ganadero précise que 20 vaches de cet encaste sont déjà parties au matadero.

Après ce douloureux sacrifice qui l'oblige à se séparer de toutes les mères de sang "Urcola", il ne lui restera que trois portées de toros dont il garde une corrida pour la France, et  peut-être une novillada, dernières bêtes disponibles de l'encaste.
MORENO SILVA affirme ne pas pouvoir lutter avec le monoencaste, c'est pourquoi il compte dès maintenant ne se consacrer qu'à l'élevage des "Saltillos". " Je ne vends même pas une vache. Je souhaite que personne ne puisse se vanter de posséder une de mes vaches, nous avons fait nous-mêmes cet élevage, qui disparaitra avecc nous. Ma lutte n'a rencontré aucun écho, et tout s'achève ainsi et maintenant", a ajouté l'éleveur.

Ainsi continue le suicide des encastes dits minoritaires, dans l'indifférence générale, ou plutôt avec la complicité des "taurinos" borregueros, de la "presse taurine" invitée au banquet, des prétendues figuras qui "affrontent" et indultent sans la moindre vergogne ces chèvres, et des prétendus aficionados qui se repaissent de cette tauromachie minable: où cela s' arrêtera-t- il? 

CARACASSONNE: LA TRÈS BONNE NOUVELLE

CARCASSONNE: LE RETOUR DES TOROS.....



C'est un scoop, une nouvelle qui devrait ravir les fans de la vraie corrida, repris par des sites de plus en plus nombreux! On se prend à rêver....Mais on veut tellement y  croire, après ces années de cauchemar, avec les Lacroix/Margé et leur feria bidon!
 Juan Pedro me communique cette nouvelle, relevée sur le site de "toros 2000", et sur d'autres, depuis 48 heures: la feria 2013 aura bien lieu, - souvenons-nous que même les toritos de la honte de la fiesta "brava" furent absents en 2012-,  et  sera confiée à CARCASSONNE TOROS!
Ce qui signifie qu' après l'intermède torerista catastrophique des deux années 2009/2010 où l'Udac de CARCASSONNE avait confié son organisation à Lacroix, le tueur de la "feria" de FENOUILLET, les toros de respect seront de retour, grâce à la décision de la commission extra municipale Caracassonnaise et au CTPR CARCASSONNE TOROS qui a repris le flambeau des défaillants de l'Udac.
 Dès cette année, les arènes Jean CAU devraient donc accueillir les aficionados en quête d'authenticité: à nous d'apporter aux organisateurs Audois par notre mobilisation les encouragements qu'ils méritent: nous ne saluerons jamais de trop leur courage, précisément en ces jours difficiles où la fiesta cirque est de plus en plus et très souvent justement  décriée. Raison de plus pour défendre et promouvoir celle qui le mérite: la feria authentique, et celle de CARCASSONNE TOROS le mérite pleinement.
Les aficionados présents dans le ruedo Audois en 2008 ne pourront jamais oublier la tarde des Saltillos de ZABALLOS, - Salamanca -le samedi après midi. Six novillos durs et âpres, trop et mal châtiés la plupart, tous encastés, rusés, avec du poder et des jarrets d'acier, un fond de noblesse, mais avisés, toujours en éveil: pas forcément prompts à embestir, mais ne s'économisant jamais quand ils se décidaient à en découdre, face au cheval ou à la muleta.
Et que dire de cette tarde de la feria 2009, où les MORENO SILVA entretinrent dans le ruedo une émotion rarement égalée, notamment grâce au  sixième novillo, un novillo toro de respect, c'est le moins que l'on pouvait dire,  qui sema la terreur au cours de l'interminable suerte de picar, où il reçut 10 - DIX - piques, revenant et restant seul au milieu du ruedo après chaque ration de fer, pendant que le peonage et le novillero restaient planqués dans le callejon: ce qui n'empêcha pas le petit garçon de s'attribuer une vuelta honteuse que le bon public audois lui laissa faire. Et dire que ce novillo de bandera ne reçut même pas la récompense ô combien méritée de la "vuelta  al ruedo" d'un palco au dessous de tout, incompétent, comme beaucoup d'autres.... Mais il y avait du toro, et c'était là  l'essentiel. Et aujourd'hui, les toros reviennent, à CARCASSONNE.
Réjouissons-nous! Et réservez cette feria sur vos agendas: 
sans doute le 18 ou 25 Août 2013 !
 

mercredi 28 novembre 2012

L'ART DE BONIMENTER ....

....POUR VENDRE SES TERRES TAURINES

Depuis le temps que le renard du VIEUX BOUCAU – imitant celui de la fable de Jean DE LA FONTAINE- s’évertue à présenter des vessies pour des lanternes ceux qui se laissent prendre encore à sa démarche démagogique, son unique but consiste à pouvoir continuer de vivre à leurs dépens, et donc plus rien ne nous étonnera jamais de son comportement fantastiquement irrationnel, propre à désorienter les illusions des pauvres aficionados qui pourraient encore se laisser aller à lui accorder, de temps à autre, de plus en plus rarement, une once de crédit, ou de confiance, en attendant son prochain virage à 180 degrés sur la corrida moderne, CONTRE LES TALIBANS, ce que nous sommes depuis toujours pour lui, parce que nous exigeons une corrida intègre, face à lui qui ne cacha jamais sa préférence pour la fiesta cirque.
Il faut toutefois reconnaître que, si les faits sont têtus, et même si de moins en moins d’aficionados se laissent embobiner par ses manœuvres et ses multiples retournements , il continue à berner encore le petit monde taurin français qui l’a laissé s’installer à la barre de ce microcosme qu’est l’onct, censé représenter le monde de l’aficion. Vous savez ? L’oct ! Ce bidule pour le patrimoine, avec son insigne ridicule: le bœuf de LASCAUX, qui représente les valeurs et la tradition taurines. Mais qui continue de confier à A.V. le soin de ne rien dire ou si peu sur les magouilles et des trafics de toutes sortes dont sont victimes les « toros » domec-stiqués par les éleveurs de perritoros et le mundillo. Il n’en suffit pas plus pour que Viard trouve ainsi auprès de certains milieux espagnols le crédit que peu d’entre nous lui accordent, ici, en France, et qu’il traduise et vende là-bas, grâce à des aides publiques, ses « tierras taurinas » -apparaissant ainsi comme un interlocuteur digne de confiance, partisan de la corrida intègre, pendant qu’il continue ainsi de répandre, ici et là-bas, grâce à ses statagèmes commerciaux et notamment les illustrations de son opus, le venin qu’il a toujours distillé contre elle, au profit du seul toreo moderne.
Et gare à celui qui voulut depuis toujours dénoncer son double langage : CENSURE ! Interdiction totale de s’exprimer ! Au point qu’il fait même des adeptes sur le blog voisin « toro, torero, y afición », où j'ai l'habitude de promener ma soif de curiosité aficionada: ses photos y sont publiées régulièrement, de belles images de toros braves et sauvages, alors que la pique est absente quasiment des reseñas de son blog,T.T., par contre, il est pratiquement impossible de publier sur ce blog voisin un commentaire mettant en garde le lecteur contre le double langage de l’auteur des opus : silence radio ! Là, sur le blog de ses amis, "toro, torero, y afición", on publie en avant première la journée taurine de ORTHEZ 2013, dont Viard est un fervent promoteur, comme le constatent chaque année les orthéziens, mais il y est interdit de dénoncer la vente de sa marchandise frelatée, la promotion depuis des lustres de la corrida moderne, dédiée au toreo, aux figuras, au faux semblant de la toreria, et qui est pourtant l’activité traditionnelle du jongleur multicartes.

Nous arrivons là à l’objet de ce pamphlet : l’édito du jour de A.V. mériterait de figurer au panthéon de la démagogie, de la pantalonnade, du théâtre de Guignol : Viard le Preux, Viard le Boucalien sans reproches, nous fait part de son immense désarroi, il assiste à un grande campagne d’intoxication «  A GRANDE ÉCHELLE »(sic!). Le pauvre ! Eh oui ! Lui qui n’a jamais intoxiqué personne, qui a toujours défendu et promu la corrida intègre, qui a toujours ouvert ses colonnes aux « aficionados a los toros » sans rechigner ni censurer qui que ce soit, qui n’a jamais prêté le flanc aux appuis politiciens – par ex., du PP espagnol d’Aznar et de ses suivants- , il vilipende l’un après l’autre les membres du satané G10, cet outil dont se sont doutés les petits milliardaires pipoles qui n’ont aucune considération, ni pour l’avenir de la corrida, qu’ils assassinent, ni pour les pauvres aficionados qui abandonnent et jettent l’éponge les uns après les autres, parce que ce dont ils étaient passionnés a perdu son âme et finit par coûter la peau des fesses. Il découvre que ce petit monde affairiste taurin est véreux, lui, le perdreau de l'année. Il ne savait pas, le naïf,  que la corrida est devenue un spectacle où les spectateurs sans aficion- ils sont même devenus des clients, dans certaines arènes-  ne viennent et réagissent que pour applaudir et récompenser les pires saloperies, sans égard pour la lidia, dont ils n’ont aucune connaissance, et sans égard pour les toros, la plupart du temps de pauvres animaux sans force, ni caste, ni sauvagerie, mais plus souvent anoblis à l’extrême et même drogués. C’est le résultat de la corrida découverte par le petit écran .Et qu’importent les règles d’une véritable lidia, de la nécessité de toréer, non de faire des passes, d’exiger de vrais toros, etc....Qu’importe enfin si le drame est devenu une fête, si musique et distribution d’oreilles sont devenues le plaisir suprême : le toro n’est plus qu’une image fugace, le temps de sortir du toril, avant de devenir après le picotazo symbolique et cruel un faire-valoir dont chacun n’attend que noblesse et débilité, jusqu’à l’épuisement.
Dans ce faux réquisitoire du jour signé A.V., tous les coupables ou presque y passent, alors qu'il les encensait, il  brûle aujourd’hui ce qu'il a toujours adoré : Mort Hanté de la Prueba – mauvais, comme tous les modernes-, la July, le meneur, Cuvillo et ses borregas,( A.V. semble découvrir la dangerosité de ces éleveurs de chèvres doméquisées), Finitôt de Cordoba, Chopera, les claniques qu’on ne s’arrache plus nulle part, et qui à Salamanca, à Illumbe, envoyaient leurs sbires pour confisquer mon caméscope, la TVE, le « monde taurin », dont il oublie qu’il s’acharne à faire parti de la mafia, tout y passe, jusqu’à son coup de pied de l’âne à un élu arlésien, qui a l’impertinence de n’être pas aficionado.
Comme si ce n’était pas à nous, aficionados, de commencer à balayer devant notre porte. Mais pour cela, il faudrait que nous commencions par nous fédérer, et constituer une entité qui pourrait enfin parler d’une seule voix. Mission impossible, le salut ne viendra sûrement pas de là, autant faire confiance pour nous supporter les uns les autres aux deux enragés de l’UMP qui squattent la télé depuis bientôt 40 jours, jusqu'au dégoût le plus insupportable, et c’est pas prêt de s’arrêter....
C’est la conclusion de l’édito qui, une nouvelle fois, vaut son pesant de cacahuètes : A.V., après avoir pris la défense du contribuable arlésien, ce qui ne peut être que louable, encore faut-il ne pas se cantonner à sélectionner les contribuables.... « arrête là l’inventaire de nos petites misères automnales, et renvoie le lecteur qui souhaiterait approfondir le sujet vers l’opus 42 de la revue qui sortira en kiosque la semaine prochaine, avec une étude comparative des effets cathartiques produits par les prestations (!!!) …...politiquement incorrecte, mais salutaire et salutaire, je crois ».
Et voilà l’objet de sa diatribe contre ce petit monde et ses méthodes que nous combattons ou dénonçons sans relâche, nous, depuis fort longtemps . Depuis que nous avons compris dans quelle crise nous conduisaient les mauvais choix en matière de politique taurine préconisés ou suivis par le gourou du Vieux Boucau et ses amis taurinos, sans compter leurs comparses disséminés dans les callejons dans le but de nous faire taire .
Nous, aficionados, nous défendons la corrida intègre.
Pendant que d’autres ne se préoccupent que de bonimenter avec des termes psychanalytiques redondants sur les "effets cathartiques" dont tout le monde n'a que faire: leur unique but, c'est de développer leur négoce. De faire leur trou.
Cherchez l’erreur

lundi 26 novembre 2012

PAS DE MIRACLES A ACHO!


EN ACHO, COMO EN NIMES, MADRID, BILBAO:

DE MAL EN PEOR.... DE MAL EN PIS!

 Construites en 1756, les arènes de ACHO se prétendent les plus anciennes d'Amérique, parmi les plus grandes du monde. Les plus importantes aussi parmi les 56 arènes que compte le Pérou.  Les plus prestigieuses du continent, et pour être complet, la plus grande feria d'Amérique.
N'en jetez plus! Fermez le ban!
Il suffit de lire les infos qui relatent les faits marquants de la "Feria de los Milagros", pour se rendre compte que la tauromachie sud-américaine atteint des sommets, non en qualité et en authenticité des valeurs de la Fiesta Brava, mais au contraire en parodie de corrida, avec des animaux quasiment domestiqués pour suivre sans rechigner le chiffon rouge du maestro dompteur, à la manière des animaux de cirque dressés pour sauter dans des cercles ou se coucher dociles devant la baguette des dresseurs de chiens et des poneys, attendant le susucre de la récompense.

Aficionado de verdad, voici ce que rapporte POCHO PACCINI BUSTOS, de la corrida de ce dimanche 25 novembre a ACHO.
Va por usted, Sr POCHO.

TROISIÈME D'ABONO A ACHO.
"QUELLE GRANDE PANTOMIME! "

"Le programme officiel annonçait pour ce jour dimanche 25 novembre 6 "toros"(!) de la Ganaderia colombienne "San Sebastian de las Palmas", pour "El FANDI", Miguel Angel PERERA, et AlejandroTALAVANTE.
En fait, ce fut un spectacle mixte, avec inclus des novillos sans picador, ( le second de PERERA), et pour le reste des toros et des novillos avec picadors, mais non piqués, comme l'exige pourtant le règlement de la plaza de ACHO, avec au minimum deux charges contre le cheval), et les devises ne correspondaient pas aux couleurs des ganaderias.
El FANDI: reçoit le premier en perdant du terrain et échouant au capote, sans lier ses capotazos, sans templer. Piques inexistantes. Avec les banderilles, comme de coutume, rapide et contorsionniste, mais en trichant, clouées à corne passée. Avec la muleta, profilé et fuera de cacho, usant du pico maintes et maintes fois, faisant passer le toro sans le dominer. Puis honteux bajonazo, en bâclant la suerte de matar. Pour son second opposant, même scénario, à la différence qu'il demanda la permission de clouer une quatrième paire de bâtons, qu'il eut le mérite de clouer au balcon, et dont il se sortit miraculeusement. Je pense que ce torero fut un skieur émérite, je lui conseillerais de retourner à cette occupation, et je lui garantis de grands succès dans ce domaine, pour les championnats d'Espagne.

Idem pour PERERA, qui pour son premier toro, reçoit l'animal avec sa cape sans art ni dominio, des capotazos sans améliorer la conduite des charges, aucun pouvoir ni aucune profondeur dans son toreo( il conviendrait d'ailleurs de rappeler à ces garçons que avec la cape aussi on doit toréer en pesant sur l'animal, soumettre le toro et avancer la jambe et en ouvrant le compas.) Monopique crapuleuse en arrière comme d'habitude.La faena de muleta en étouffant le toro, alors qu'il faudrait lui donner de la distance pour qu'il reprenne confiance et ressources, abus du pico- il devrait tenir la muleta avec des pincettes, ce serait sans doute plus esthétique- toreo désagréable  sans consentir le moindre effort. Pinchazo et tendida efficace. PERERA s'autorise une vuelta imméritée. Pour son second,  - animal imprésentable dans une arène qui se dit de première catégorie, et qui ressemblait à un chevreuil,- juste bon pour NSP, comme il fallait s'y attendre il ne fut pas piqué, comme l'exigea le matador -  même la devise seule le fit davantage saigner-, PERERA comprit qu'il fallait le ménager pour que ce mouton conserve quelques forces. C'est ainsi qu'il s'évertua à distiller une faena d'école, juste pour combler un public d'ignares, avec ses sempiternelles passes changées. Il se fit bousculer deux fois et chaque fois sans mal, preuve que s'il avait eu à affronter un vrai toro, les cogidas auraient eu d'autres conséquences beaucoup plus sérieuses. Combien de fois faudra-t-il répéter à ce pauvre public, avide de triomphes et d'oreilles, que tout cela n'a aucune importance, tant qu'il n'y a pas de vrai toro dans l'arène. PERERA ne put même pas estoquer correctement avec l'épée ce pauvre petit chevreuil, il dut descabeller QUATRE fois, il perdit les trophées, mais lui aussi s'autorisa une vuelta scandaleuse au vu de sa lidia. Crécelles, clochettes et sifflets, montèrent depuis le tendido 10, mais en réponse, toute l'arène se retourna contre nous et prit parti pour le "torero"(sic!), en nous priant de partir. Je ne m'étais jamais autant réjoui que l'on nous demandât de quitter le tendido, d'être expulsés, alors que nous payons très cher et que le toro est absent.   D'autant plus que la censure n'a aucune raison d'être dans une société civilisée.

Le premier toro de TALAVANTE, un invalide aux cornes mutilées de manière insupportable, dut être changé par un palco sans aucune compétence. Au réserve, manso, TALAVANTE tenta d'arracher quelques muletazos de peu d'effets, faenita sans relief pour ce qui aurait dû être une formalité. Pour son dernier toro, animal sans bravoure ni  transmission, rien à signaler, excepté pendant la suerte de banderilles un quite de PERERA au secours d'un peon en danger. Ce que le torero fit de mieux pour sa part, au cours de la tarde.

De mal en pis."

NOTE DE PEDRITO:
A côté de cela, beaucoup d'indultos à la Feria de los Milagros de ACHO, des indultos de demi toros, de perritoros, de chèvres, de caprins en tous genres, la fiesta circo dans toute son horreur. Pas de miracles: la vérole moderniste ronge insidieusement le fruit de la Fiesta qui n'est presque plus jamais BRAVA.
Apprécions d'autant plus et honorons nos petites arènes où le TORO reste ROI!








jeudi 22 novembre 2012

LA FEMME QUI AIMA JOSELITO "EL GALLO", TORERO DE LÉGENDE

LA FEMME QUI PLEURA LA MORT DE JOSELITO

« EL GALLO »

16 Mai 1920.
TALAVERA DE LA REINA ( Prov. TOLÈDE): un toro bronco, avisé, ganaderia Vve ORTEGA, à la vue déficiente- il ne voit pas la muleta que lui présente EL GALLO,- inflige une double cornada au " plus grand torero de tous les temps", selon la légende. Image horrible des viscères arrachés par la corne de Bailador. Et mort rapide  de Joselito, pleuré par ses compagnons des trois cuadrillas. Il avait brindé la mort de son premier toro à son père, qui avait inauguré cette même plaza quelques années auparavant.« J’aime les femmes plus que tout : cela est connu, n’en disons pas plus. Si je ne devais toréer que pour des hommes, je me serais coupé la coleta. Quelques fois, au cours des tardes fatales comme chacun peut en connaître, lorsque les larmes jaillissent de mes yeux et que l’envie me prend de jeter épée et muleta en me réfugiant contre la barrière, je regarde vers les gradins, affrontant les cris hostiles du public, et là il arrive que mon regard croise les jolis yeux d’une nana, et leur caresse me dit qu’elle voudrait bien me consoler. Ceci m’est arrivé quelques fois, et ensuite je suis retourné affronter le toro, comme un marcassin, avec ma cape, encouragé par la chaleur du regard de cette inconnue, et j’ai enthousiasmé le public, en réalisant tout ce que je savais faire et plus encore. Les yeux d’une gitane dégagent un sacré fluide. »
« Je suis très amoureux – « enamoradisimo », notez le superlatif, comme les espagnols en ont le secret-, de la fille d’un célèbre éleveur de Séville, et je vais me marier avec elle. Dans quelques années, j’arrête. Et je vais imiter GUERRITA : pour la feria du Pilar de SARRAGOSSE, celle que j’aime tant, et sans surprise . » Mais les clarines de cette feria du Pilar ne devaient jamais sonner pour Joselito. Ni non plus il ne vit jamais Guadalupe en robe de mariée. La famille de la jeune fille, qui faisait partie de l’aristocratie Sévillane, ne voulait pas de cette relation amoureuse avec le torero de GELVES. «  Comment pourrais je laisser ma fille se marier avec un gitan ? », déclara un jour Philippe de PABLO-ROMERO . Et joselito, qui avait plusieurs fois tenté de plaider sa cause auprès de la famille, se lamentait ainsi auprès de ses intimes :«  Autrefois, il m’appelait fils, aujourd’hui, je suis gitan ».
En définitive, fils de paysan et de gitane, ce n’est pas cela qui empêcha le mariage, mais la tragique et inattendue mort du torero en 1920. Pas vaine, sa cour à Guadalupe, car Joselito lui brinda un toro aux arènes de BILBAO, alimentant ainsi bavardages et cancans du public présent. Et la belle ne se maria jamais, elle mourut à 80 ans, dans le quartier Sévillan de Los Remedios, en 1983. Sur son testament, elle demanda que l’on n’oublia jamais de fleurir la tombe de son bien-aimé José. Dans son livre, « Le Sacristain du Diable : Vie magique de Fernand VILLALON », Manuel BARRIOS reprend des textes de l’époque, relatifs à l’enterrement du GALLO : «  Au bout du Paseo del Duque, une femme voilée de deuil, jeune et belle, (sans doute Guadalupe de PABLO-ROMERO, qui jusqu’à la fin de sa vie fleurit la tombe de José), les yeux rougis par les larmes, jeta un cri « Joselito ! », et des amis l'éloignèrent sur le trottoir»
Le soir où il se trouva face à Bailador, Joselito avait quatre soucis qui lui nouaient la gorge : la mort de sa mère, la concurrence avec les figuras, les accrochages avec la presse, qui fut plus dure que jamais à son égard,en cette temporada 1920, notamment Gregorio CORROCHANO, mais surtout et par-dessus tout, son amour impossible avec Guadalupe.  
Sans compter ce toro à la vue déficiente. Et  tout cela  fit sans doute beaucoup trop.