dimanche 16 décembre 2012

FERIA DE VIC 2013: LE POINT DE VUE DE JAVIER SALAMANCA


MONSIEUR GARZELLI

PLUMEAU EN MAIN POUR VOTRE MÉNAGE ET FERIA AU RABAIS:
VOUS COMMENCEZ BIEN MAL!  
Ceux qui le connaissent disent que c’est un bon aficionado, d’autres cependant disent qu’il aime se montrer au palco endroit où il est réputé être généreux en récompenses, surtout de se mettre les toreros dans la poche, et qu’il a profité de la vacance du poste de Président, après la mort de JJ Baylac, en 2010, pour présider ce club à la faveur de sa dernière assemblée générale

Ici, en Espagne, nous nous tournons souvent vers la France comme vers un miroir où nous regardons, mais je crois que parfois nous nous trompons, car tout ce qui brille n’est pas or. C’est vrai que chez vous on respecte un peu plus l’aficionado , mais comme le dit ici le dicton populaire, «  Personne ne donne des euros contre deux centimes »
Certainement de nombreux membres de son club critiqueront ses choix d’élevages pour la feria de 2013., malgré tout le respect que j’ai pour les ganaderias qui seront combattues, mais M. Garzelli n’a pas respecté en ne tenant pas compte de la caste et de la bravoure du toro « Rastrojero »vainqueur de la corrida concours de 2012
Son éleveur a gagné vous avez décidé de faire un grand ménage, mais vous commencez bien mal ! d’être sollicité pour une corrida pour 2013, comme cela était de règle jusqu’à ce jour, mais çà n’a pas été le cas, il faudra un jour qu’il nous dise pourquoi il a pris cette décision, quand tous les aficionados tenaient pour certain de voir les « Saltillos » de la finca « La Vega » au cartel de la feria vicoise de 2013. Après avoir laché le taurino Espagnol Choperas, ils engagent le Français Lartigue ; ils changent un veedor confirmé , CARREÑO, par « MARISMEÑO », ils sont bien libres de faire ce qu’ils veulent, mais même le plus simplet des aficionados se rend compte que cette feria 2013 est comme on dit au rabais, peut-être parce que le nouveau président a peur de perdre à nouveau 300.000 euros comme cela est arrivé en 2012, parce que la billetterie est en baisse, ou qui sait peut-être si’il doit se soumettre aux intérêts de son nouveau partenaire taurin Lartigue

Car l’aficion française se fait plus respecter que la notre, c’est sûr que oui. Mais chez vous aussi il y a des choses étranges, difficiles à expliquer. Aussi, et je m’autorise à l’écrire, en France, il semblerait que beaucoup de choses commencent à prendre mauvaise tournure, j’étais cette année à CERET, et j’y ai vu de belles choses, mais j’ai entendu aussi des gens applaudir des piques de voyou et des muletas accrochées, donc partout il y a à redire

Je souhaite bonne chance à tous, ganaderos et toreros, mais je tiens à exprimer mon total désaccord avec l’absence incompréhensible dans votre arène de la devise de MORENO SILVA, sentiment partagé par de nombreux aficionados espagnols et français.

Texte de Javier SALAMANCA 
Publié par plusieurs sites aficionados espagnols

(traduit par Pedrito)

mardi 11 décembre 2012

PAUVRES BELGES, OBLIGÉS D'ACCUEILLIR L'EXIL DES MILLIARDAIRES

ON NE PEUT PAS RECEVOIR TOUTE LA RICHESSE DU MONDE….


GELUCK: « UN JOUR ON AURA TELLEMENT DE REFUGIÉS FISCAUX ICI QU’ON SERA OBLIGÉ DE LES RENVOYER PAR CHARTERS. ON NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUTE LA RICHESSE DU MONDE" …
LeChat20120615[1]



samedi 8 décembre 2012

Michel Naudy, mort embarrassante d’un journaliste embarrassant

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Pionnier de la critique interne de la télé, et placardisé à France 3 depuis 17 ans
Michel Naudy, journaliste et militant communiste, avait lancé en 1995 une éphémère émission de critique télé sur France 3 Île-de-France, Droit de regard. Salarié par la chaîne mais placardisé depuis dix-sept ans, il a été retrouvé mort à son domicile le 2 décembre à l’âge de soixante ans. La gendarmerie privilégie l’hypothèse du suicide.
Pas une seule réaction officielle de France Télévisions, pas une mention à l’antenne: jusqu’à sa mort, Michel Naudy aura illustré la difficulté de la télévision à parler d’elle-même, et de la dureté, parfois, de ses rapports de force internes. Agé de soixante ans, Naudy a été retrouvé mort, atteint d’une balle dans la tête, dimanche 2 décembre à son domicile d’Ascou (Ariège). Ancien chef du service politique du quotidien l’Humanité puis cofondateur et rédacteur en chef de l’hebdomadaire Politis, Naudy avait été journaliste à France 3 à partir de 1981 puis rédacteur en chef de la rédaction nationale. Il avait été, en 1995, à la tête d’une des premières émissions de critique média sur France 3 Île-de-France : « Droit de regard ». Mais cette année-là, une de ses émissions avait été censurée. Il avait alors démissionné avant de revenir à France 3 où il se retrouva « placardisé », comme l’explique à @si un responsable du SNJ-CGT de la chaîne.
Naudy avait conservé le statut de rédacteur en chef national, sans affectation. Régulièrement, il demandait un poste à sa direction. La CGT envoyait aussi chaque année un courrier à la DRH, auquel on répondait qu’aucun poste ne correspondait à sa fonction de rédacteur en chef national. En 2008 ou 2009, alors qu’un poste de chef du service politique national de France 3 se libérait, il postula avec le soutien de la CGT devant la commission paritaire. « La commission a été très violente« . On lui aurait alors signifié qu’il ne pouvait avoir ce poste en raison de sa proximité avec le parti communiste, comme l’indique ce communiqué du SNJ-CGT publié sur Acrimed. « Il s’agit d’une discrimination professionnelle et politique » souligne notre source. Selon l’AFP, Naudy avait effectivement des engagements politiques. Il s’était présenté – sans succès – aux législatives de 2007 dans l’Ariège sous la bannière du PCF.
Le syndicat des journalistes CGT de France Télévisions a salué sa mémoire : « Michel faisait honneur au journalisme d’investigation, au journalisme d’analyses et d’éditos, enfonçant les clous là où ça faisait mal. Le lutteur a décidé d’en finir. » Le syndicat déplore d’ailleurs le silence de la direction de France 3 après sa mort. « D’habitude, lorsqu’un ancien salarié de France 3 décède, on en parle à l’antenne, là, rien. »
Pas de maladie incurable

Il faut dire que le cas Naudy a tout pour embarrasser la direction de France Télévisions. Sa longue placardisation l’a-t-elle conduite au suicide? « Il en parlait tout le temps, il vivait très mal cette mise à l’écart« , assure-t-on au SNJ-CGT. A l’inverse, le site de France 3 Midi-Pyrénées a évoqué l’hypothèse d’une maladie : « Selon un proche de Michel Naudy interrogé par France 3 Midi-Pyrénées, celui-ci était très fatigué ces derniers temps et se savait malade. » Naudy aurait-il souhaité mettre fin à ses jours pour éviter de plus amples souffrances ? L’info a été reprise dans plusieurs articles, comme ici. Pourtant, il semblerait qu’il n’en soit rien. La source de France 3 Midi-Pyrénées est Jean-Pierre Petitguillaume, un ancien proche de Naudy. Ensemble, ils avaient fondé le Cercle Lakanal, un groupe ayant pour objectif de dénoncer la corruption de certains élus ariègois. Il explique à @si que le journaliste du site de France 3 Midi-Pyrénées, avec qui il avait évoqué cette maladie, n’a pas bien compris ses propos. « Il ne s’agissait pas d’une maladie incurable« , assure-t-il. « Cette maladie ne peut en rien expliquer le suicide de Naudy. »
Autre hypothèse: Naudy devait comparaître le 4 décembre devant le tribunal correctionnel de Foix, pour diffamation envers Francis Dejean, directeur général des services du Conseil général. Dejean poursuivait le journaliste, notamment pour avoir écrit qu’il avait été condamné pour violences sur un terrain de rugby. Mais Petitguillaume se refuse à y voir une cause de son geste. « C’était un homme debout, très combatif, qui n’esquivait pas les problèmes. » Petitguillaume refuse d’ailleurs de croire à la thèse du suicide, privilégiée pour l’heure par la gendarmerie. Naudy lui aurait lancé : « Si un jour tu apprends que je me suis suicidé, demande une enquête. » Une autopsie devrait être effectuée dans les prochains jours.
Avec le Cercle Lakanal, Michel Naudy avait dénoncé à plusieurs reprises l’irrégularité de la gestion du conseil général socialiste.France 3 Midi-Pyrénées l’interrogeait à ce sujet en octobre dernier
Une émission de Critique média censurée.

Naudy s’était illustré en 1995 pour avoir été à la tête, sur France 3 Île-de-France, d’un magazine critique sur les médias intitulé « Droit de regard ». Cette même année, une de ses émissions, consacrée au traitement de l’élection présidentielle par France 2, avait été déprogrammée deux heures avant sa diffusion. Xavier Gouyou-Beauchamp, directeur de France 3, considérait qu’elle était « critique » et "déséquilibrée vis-à-vis de France 2" , précisait à l’époque un article du Monde.
L’émission censurée critiquait notamment les journalistes Alain Duhamel (France 2), et Guillaume Durand (TF1). Naudy soulignait qu’ils étaient devenus des « chronométreurs officiels d’une République en quête de convenable ». Le magazine commentait aussi une soirée électorale où « l’on se tapait sur les cuisses aux exploits motorisés de porte-micros lancés aux basques du vainqueur ». Intitulé « Télé-beauf », un montage dénonçait les blagues lourdes du duo Daniel Bilalian-Bruno Masure, perpétuellement hilares, rappelle Le Monde. Un exemple : « Je viens de voir passer une très jolie chiraquienne, toutes considérations politiques mises à part », lançait l’un d’eux, tandis qu’à plusieurs reprises ils faisaient remarquer au correspondant de France 2 qui, place de la Concorde, tendait le micro à des jeunes filles : « Vous êtes toujours sur les bons coups (…). Vous êtes toujours bien placé sur ces coups-là. » L’émission avait finalement été diffusée la semaine suivante, après que Michel Naudy eut présenté sa démission. Elle n’avait pas été reconduite à la rentrée 1995.

jeudi 6 décembre 2012

 MARCIAC: UN DÉLINQUANT SÉVIT

Jeudi 6 décembre: la pluie a enfin cessé. 

Je profite de l’accalmie pour jeter un coup d’œil au jardin: l’ail planté il y a un mois montre son nez, les fèves, elles aussi, émergent du sol détrempé. Et les arbustes repiqués il y a quelques semaines me paraissent au top.
Sur la pelouse, près du portail, des traces de passage d’animal attirent mon attention. Un peu comme les sentiers créés par les renards ou les chevreuils, en pleine nature. Mais ici, ce n’est pas la pleine nature, et l’herbe est piétinée, comme si un animal avait cherché à sortir.
Un chien, sans doute, est entré je ne sais par où, puis s’est trouvé piégé par la clôture: il a cherché à sortir, tout près de la route. Je m’interroge. Dubitatif. Et là, stupéfaction! Le grillage a été défoncé, depuis l’extérieur, qui est ma propriété, car le petit chemin où l’effraction a été commise est un chemin privé. D’abord cisaillé sur la partie supérieure, - l’abruti n’a sans doute pas pu agripper son chien,- le grillage a été ensuite ouvert sans ménagement au niveau de la murette: le trou était alors devenu assez gros pour extirper l’animal. Et le cerveau musclé a disparu, sans laisser de carte de visite.
Ma sonnette se trouve à 20 mètres ! VINGT MÈTRES !!! Même à 3 heures du matin, j’aurais préféré être réveillé par un propriétaire désireux de récupérer son animal prisonnier, plutôt que de découvrir aujourd’hui les dégâts que cet immonde crapule a occasionnés ! Mais c’est sans compter sur sa connerie à l’état brut : le débile profond auteur de cette saloperie a préféré saccager une clôture qui ne lui appartient pas, la mienne, et se cacher comme un rat, son forfait accompli , plutôt que d’adopter une attitude sociable et responsable: humaine, en un mot.
Évidemment, j’ai déposé plainte à la gendarmerie. Sans illusion. Après le passage des gendarmes, j’ai inspecté soigneusement, autour du trou ouvert dans mon grillage, et j’ai relevé des traces de poil blanc. Il s’agit donc d’un chien de cette couleur. De chien qui divague, comme on en voit souvent. Mais cela ne sera sans doute pas suffisant, pour démasquer le dangereux crâne d’œuf, dont le culot prouve qu’il est  TRÈS sûr de lui.

Moralité : Dans mon village authentique, ceux qui ne possèdent aucun animal, n’occasionnent aucune gêne à autrui, ce qui n’empêche pas autrui de leur occasionner moult gênes et de saccager  le bien des autres.


mercredi 5 décembre 2012

IGNACIO SÀNCHEZ MEJÍAS



IGNACIO SÁNCHEZ MEJÍAS 

(6 juin 1891, 13 Août 1934)

La légende des vraies figuras

AMÉRIQUES: LE TEMPS DES VACHES MAIGRES

Très jeune - fils de médecin de campagne, il a à peine 17 ans quand il abandonne ses études pour partir au Mexique- Ignacio Sànchez Mejias s'avère un torero atypique, téméraire, bravant et méprisant le danger: il mourra d'ailleurs d'une cornada qu'il négligea de soigner immédiatement. Ce sont ces années de galère, au Mexique, que résume Mariano Cifuentes, cet éleveur de Coquillas trahi par le mundillo taurinero, qui garde, lui, son immense aficion intacte.

Quelques toreros disaient à Ignacio qu'on finirait par s'intéresser à lui. Ils l'assuraient pouvoir intercéder en sa faveur auprès de M. Lòpez, ( empresa de Mexico ?)afin d'être engagé dans des corridas. Et l'un d'entre eux lui prédisait un grand avenir. Des années plus tard, le torero de Séville évoquait ces pronostics entendus en Amérique, alors que la vie était si dure là-bas, mais il ne parvint jamais à se souvenir avec exactitude quel était le torero qui lui donnait tant d'assurance pour sa carrière de matador.
Les mois passent, les années, et la période semble de plus en plus favorable à Ignacio pour arriver enfin à s'habiller de lumières. Et il commence d'abord à exercer en qualité de banderillero, dans de modestes corridas, l'occasion à Ramón López de dire à son entourage:" Ignacio est vaillant, il s'investit beaucoup". 
Puis Sànchez Mejias finit par devenir novillero dans les arènes de MÉXICO. Ce qui ne l'empêche pas de connaitre la gêne et les privations. Mais il se refuse à demander plus que ce qu'il perçoit pour son travail, pourtant bien mal payé à chacun de ses engagements, comme si chaque tarde était la première. Cela il le subit avec courage et tristesse à la fois, avec, présente, la nostalgie de la terre natale: l'ESPAGNE.
Et effectivement, il ressent de plus en plus l'appel de la Patrie. Il n'en peut plus de rester si longtemps à l'étranger.Le problème est que le voyage coûte cher. Et il n'a pas d'argent.
Fermin MUÑOZ, "CORCHAITO", est un torero natif de CORDOUE qui vit à MEXICO depuis 1907. Il a pris l'alternative à MADRID, alternant avec Vicente PASTOR et Rafael "EL GALLO", et aussitôt il est parti en Amérique. Puis il a toréé à MÉXICO, chaque fois avec succès. Et un jour, après plusieurs années, vient le temps où l'ESPAGNE finit par lui manquer: il décide de retrouver sa terre natale. Et lorsque Ignacio apprend que CORCHAITO revient au pays, il sent aussitôt remonter en lui la folle envie de revoir la patrie. Si CORCHAITO voulait bien le prendre avec sa cuadrilla ....! Le désir est fort, mais la réalité sera peut-être trop dure. Et SÀNCHEZ MEJÍAS ne veut pas se faire trop d'illusions. Mais CORCHAITO a un grand coeur, et quand Ignacio lui dit que son plus grand bonheur serait de rentrer en ESPAGNE, CORCHAITO lui dit: " Tu vas être heureux, tu embarques avec nous".
La générosité de CORCHAITO le comble de bonheur, et toute sa vie, plus tard, Ignacio se souviendra de l'instant où il entendit ces mots, et à chaque occasion qui se présentera, il exprimera à CORCHAITO toute sa gratitude, en reconnaissance de sa générosité: car à partir de ce jour une grande amitié les unit.
L'ESPAGNE! Ignacio bondit de joie en répétant ce nom béni, mille fois, tout au long de la traversée. Le voyage parait très long, tellement est immense le désir fou de retrouver la mère patrie le plus tôt possible, dont il observe enfin les côtes avec des yeux immenses. Et en 1911, dès son retour en ESPAGNE, il est banderillero dans la cuadrille de CORCHAITO
Quand la temporada s'achève, nouveau dilemne: faut-il suivre CORCHAITO et repartir aux Amériques, ou rester ici à s'entrainer où il pourra et quand il pourra, tout au long de l'hiver?
Il est certain qu'il se plait en ESPAGNE. Mais il craint de s'ennuyer durant les longs mois où il n'y aura pas de corrida. En plus, CORCHAITO insiste pour qu'il reparte avec lui.
A MEXICO, Ignacio renoue avec ses anciennes relations. Et il gagne beaucoup, parce qu'avec ses airs distingués, sa facilité de s'exprimer en public, son aisance mondaine le rendent sympathique à tout le monde: il sait se faire entendre et apprécier dans les tertulias fréquentés par des toreros élégants et soignés dans la tenue et le verbe.
Tous ceux qui l'approchent le considèrent unanimement comme un homme intelligent, très attentif et courtois dans les conversations de personnes cultivées, toujours aimable avec tout le monde,sans se montrer d'accord avec toutes les opinions émises,  lorsqu'il ne les estime pas en accord avec les siennes.
"Vous avez une approche un peu sévère de la fiesta",lui dit un jour un aficionado qui vient de lui être présenté Et Ignacio lui répond: "Dans l'arène, le torero joue sa vie, cela ne peut pas être un passe-temps qui lui permet de pouvoir changer et rechanger d'avis"
Ainsi Snchez Mejias affirme de plus en plus son solide caractère, à un âge où d'autres que lui ne sauraient montrer une telle assurance ni tant de fermeté dans les jugements.
Après avoir rempli la tâche de banderillero pendant plusieurs temporadas, Ignacio se remet en tête l'idée tenace de se présenter comme matador. Et il attend le moment propice pour se proposer.  Il est impatient, car il a pour lui une réputation de valeur tranquille, et  de solides connaissances du toro de combat. Le 12 Mars 1913, dans la Plaza de Toros de MEXICO, il est engagé pour toréer deux novillos, dans une corrida mixte. Il y est très applaudi, pour son courage, il ne déçoit pas ceux qui croyaient à ses dispositions, et qui lui prévoyaient un avenir prometteur dans le difficile art de la lidia des toros. Mais le succès ne fut même pas suffisant pour lui garantir un poste de novillero.
Quelques années plus tard, dans une déclaration à un journaliste, à qui Ignacio rappelait cette novillada de MEXICO, il ajoutait:" Il est indéniable que je plaisais beaucoup à ce public, et que ce public voulait  m'applaudir, je désirais le mériter, mais je reconnais que dans l'arène, je n'étais pas sûr de moi, préoccupé, d'une part par la faiblesse des novillos, d'autre part parce que ma carrière de novillero ne fut pas bien préparée, elle se faisait attendre, j'avais dû réfléchir longuement avant d'accepter ou non cette proposition.
Peu après, Ignacio revient en ESPAGNE: une nouvelle fois, comme banderillero, dans plusieurs arènes, tantôt avec COCHERITO DE BILBAO, tantôt avec MACHAQUITO
Sa célébrité de courageux peon, qu'il a acquis au MEXIQUE, se répand en ESPAGNE, et cela le met à nouveau dans les meilleures dispositions pour se proposer comme matador. Mais il veut d'abord se présenter en novillero à MADRID,, il sait que c'est la plus grande Plaza de Toros. Une arène célèbre, à l'immense réputation, un rayonnement incomparable.
A suivre...

 (Avec l'aimable autorisation de Mariano CIFUENTES.)