samedi 12 avril 2014

DÎNER "EUROPÉEN" A BRUXELLES !

VOUS REPRENDREZ BIEN UN PEU D'UKRAINE?

publié le : 11 Avril, 2014
Les télévisions françaises se sont encore illustrées durant des mois en rendant compte du bras de fer qui a opposé l’impérialisme occidental, UE et OTAN, à la Russie de Poutine, à propos du devenir de l’Ukraine. En clamant l’interventionnisme russe, quand il s’agissait du soutien de « l’Europe » aux émeutiers de Kiev ; en glorifiant les « révolutionnaires » pro-occidentaux, quand il s’agissait de groupes armés nationalistes d’extrême droite ; en hurlant avec eux à l’invasion de l’Ukraine par Poutine quand il s’agissait de manifestants russophones à Sébastopol, Donetsk et autres lieux, indignés des agressions contre les statues de Lénine et les monuments rappelant la lutte contre les nazis.
Nos journaux français n’ont pas été en reste dans la déformation des faits en faveur des thèses de Merkel, Fabius et Obama, et l’occultation des vérités contraires. C’est dans cette optique que le « Courrier International », lié au Monde, a donné gracieusement dix pages aux rédacteurs des insurgés de Kiev, « Oukraïnsky Tyjden ». Ce faisant, il rend service à quelques uns de ses lecteurs, involontairement, car ces « démocrates pro-européens » dévoilent clairement quelques réalités sur ce que fut la « révolution de Maïdan » :
- Une insurrection de la bourgeoisie urbaine
« Dans un premier temps, la force principale de Maïdan a été représentée par les étudiants, les journalistes, les designers, les artistes et les cadres. Mais très vite, ils ont été rejoints par les dirigeants de PME. 49% des manifestants à Maïdan étaient titulaires de diplômes d’études supérieures, 17% des entrepreneurs,… 3% d’agriculteurs» (B.Boutkevitch, C.I. page 30).
- Un soulèvement prétendument dirigé contre le gouvernement discrédité de Ianoukovitch, en fait une insurrection anti-ouvrière
Le journaliste Y.Makarov nous explique : « ce qui se passe à l’est (de l’Ukraine) n’a rien à voir avec de la sympathie pour la Russie, peut-être s’agit-il plutôt de sympathie pour un passé défunt… Notre prolétariat se différencie de son équivalent anglais uniquement parce qu’on a appris au nôtre à être fier de sa classe. Maintenant, il cherche un point d’ancrage, et le trouve dans la légende d’une URSS juste, face à la perfide Amérique » (C.I. page 29).
- Une insurrection clairement ancrée à droite
« L’hystérie antifasciste se répand dans les rues de Simferopol (Crimée)» (V.Bourlakova, C.I. page 27).
Les nationalistes d’extrême droite les plus influents dans le gouvernement installé par un coup d’état à Kiev, sont :
- le parti Svoboda, qui commémore régulièrement le « sacrifice » des SS ukrainiens dans leur combat de soutien aux envahisseurs nazis,
- le Secteur de droite, groupe encore plus « radical ». Son chef Dmytro Iaroch, interviewé dans le Courrier International (page 31) « a exhorté les combattants salafistes du Caucase du Nord à commettre des attentats sur le territoire russe ».
Enfin, pour éclairer encore mieux la servilité de nos médias vis-à-vis des thèses occidentales, rappelons que la Crimée, peuplée massivement de Russes depuis trois siècles, a été rattachée à l’Ukraine en 1954, par Nikita Khrouchtchev, dirigeant alors l’URSS. Ce qui n’était qu’une bourde imbécile tant que l’Union Soviétique existait, est devenu un carcan insupportable après l’indépendance de l’Ukraine en 1991. D’autant que cette presqu’île de Crimée abrite les bases maritimes russes en Mer Noire, un des rares accès du pays aux mers du Sud.
Certains excités de Maïdan croient qu’il suffit de s’aligner sur l’Occident pour en acquérir le niveau de vie. Et les mêmes « naïfs » avaient prévu de donner en cadeau à l’OTAN les bases de Crimée, réalisant ainsi le plan d’encerclement militaire de la Russie, prévu par le théoricien étasunien Brezinski, il y a déjà vingt ans.
Qui pouvait imaginer dans ces conditions que la Russie, grande puissance qui vend du gaz à toute l’Europe, accepterait sans réagir cette agression occidentale ? Quel docteur Folamour, à Washington ou à Paris est prêt à risquer la guerre mondiale pour cela ?
Laissez les Ukrainiens décider eux-mêmes de leur sort ! Cessez de soutenir à bout de bras les pires fascistes parmi eux, et de faire croire aux plus naïfs de Kiev que l’OTAN va leur apporter le bonheur, alors qu’elle est en train de préparer la mort de leurs enfants pour d’autres intérêts que les leurs !

Francis Arzalier

jeudi 10 avril 2014

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mardi 8 avril 2014

PENDANT QUE LES TÉLÉS GLORIFIENT VALLS JUSQU'A LA NAUSÉE........




....IL se passe des choses IMPORTANTES, au Pays des BRICS: -(BRÉSIL- RUSSIE- INDE- CHINE- AFRIQUE DU SUD)

Pays des BRICS : l’avenir est à nous ! ou le défi russe, non seulement le temps du démantèlement est terminé mais en prenant des sanctions vous ne faites qu'accélérer le monde multipolaire que vous craignez tant. Face à l'exclusion du G8, la Russie répond par la force émergente des BRICS. La Russie joue une partie dans laquelle toutes les tentatives pour l'isoler se heurtent en fait à l'existence d'une force pour le moment d'inertie mais aussi de proposition, de nouveaux rapports sud-sud encore embryonnaires mais qui en fait connaissent peut-être dans cette crise un nouvel élan. Cette crise ukrainienne donne le sentiment que se rejouent dans des termes entièrement renouvelés les événements de 1991 et l'effondrement de l'URSS. C'est peut-être ce qu'il y a de plus passionnant, voir à la fois le parallélisme et ce qui s'est profondément transformé.(note de Danielle Bleitrach)
La Voix de la Russie
A l’heure où les pays occidentaux menacent (encore) la Russie de sanctions (bien que de moins en moins ardemment), le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a ouvertement donné le ton lors du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye.
Ce forum a été une occasion supplémentaire de discuter avec le secrétaire d’Etat étasunien John Kerry, ainsi que d’une rencontre avec le ministre ukrainien par intérim des Affaires étrangères Andreï Dechtchitsa (la rencontre a eu lieu à la demande de la partie ukrainienne). Mais nous n’allons pas nous focaliser sur ces deux rencontres, mais bien sur celle qui s’est déroulée en tout premier lieu à La Haye : celle des ministres des Affaires étrangères des pays des BRICS.
D’ailleurs le fait même que la première rencontre de Lavrov à La Haye ait été consacrée aux BRICS est tout un symbole. A l’heure où les leaders occidentaux ne savent plus à quoi s’en tenir, notamment en affirmant que la Russie « ne ferait plus partie du G8 », le ministre russe des Affaires étrangères a une nouvelle fois montré la priorité de la Russie. Sergueï Lavrov a dit une chose importante durant son passage à La Haye, qui concerne justement le G8 : « Le G8 est un club informel, il ne distribue pas de cartes de membre et personne ne peut en exclure qui que ce soit. Si nos partenaires occidentaux estiment que ce format est dépassé, la Russie ne s’y accrochera pas ».
Quant aux pays des BRICS, et c’est effectivement une grande nouvelle, les quatre pays autres que la Russie (à savoir le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) ont condamné dans une déclaration commune les sanctions occidentales contre la Russie en tant qu’instrument de règlement de la situation en Ukraine, rapporte le quotidien canadien The Globe and Mail. Sergueï Lavrov a quant à lui exprimé la reconnaissance de la Russie envers les autres pays membres des BRICS pour leur « compréhension de la position russe au sujet de la Crimée ».
« En ce qui concerne la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays des BRICS ici à La Haye, nous avons entendu la compréhension de la situation, ainsi que la compréhension des aspects historiques de toute cette situation, et nous sommes reconnaissants à cet effet à nos partenaires », a déclaré Sergueï Lavrov durant la conférence de presse qui a suivi ses rencontres à La Haye.
Pour revenir aux BRICS, faut-il rappeler ce qu’ils représentent ? 25% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, 42% de la population mondiale et plus de 25% du territoire terrestre mondial. Faut-il également rappeler que d’ici 2015, les pays des BRICS devraient assurer 61% de la croissance mondiale (selon le FMI) ? Les BRICS constituent déjà un véritable contrepoids au G7. Ils partagent une vision commune sur la plupart des aspects d’ordre économique, notamment en vue de réformer le système économique du monde. La création décidée par les pays des BRICS d’une nouvelle banque de développement dont le capital devra atteindre 100 milliards de dollars en est une preuve supplémentaire. Un projet il faut le dire grandiose et qui représentera une véritable alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.
Mis à part l’aspect économique, faut-il rappeler que les BRICS sont de plus en plus unis sur les questions de politique internationale ? L’aspect sur lequel au départ de ce grand projet ambitieux un certain nombre de spécialistes occidentaux doutaient (concernant l’unité politique) aujourd’hui prend véritablement forme et l’on voit un point de vue commun sur la plupart des questions politiques internationales. Politique d’indépendance vis-à-vis des USA et globalement de l’Occident, respect de l’ONU et critique commune du diktat étasunien, non-reconnaissance du Kosovo en tant qu’Etat indépendant, opposition aux interventions armées en Côte d’Ivoire, Libye et Syrie pour ne citer que cela. Et maintenant un soutien pratiquement déclaré à la position russe en Crimée et face à la crise en Ukraine. D’ailleurs les précédents ivoirien et libyen ont permis aux BRICS d’avoir désormais une approche beaucoup plus efficace face aux « partenaires » occidentaux.
Pour finir sur notre projet commun des BRICS, il serait bon de reprendre une citation de Sudhir Vyas, secrétaire aux Affaires économiques du ministère des Affaires étrangères de l’Inde : « Au-delà de leur rôle de moteur de la croissance mondiale, nos cinq pays sont unis dans leur volonté de chercher des solutions durables face aux défis mondiaux. Nous en avons les moyens ». Autre aspect qui pourrait surprendre certains et pourtant, celui de la lutte et résistance face à l’impérialisme occidental tout au long de leurs histoires respectives. En marge donc des réflexions sur les BRICS, il serait également plus qu’intéressant de reprendre un commentaire d’un camarade chinois : « Je suis très heureux du fait que nos pays s'unissent ensemble pour un monde meilleur. D'une manière ou d'une autre tous nos pays ont été la cible de l'impérialisme occidental. Le Brésil a dû se libérer du colonialisme portugais. L'Inde du colonialisme britannique. Qui peut oublier les sacrifices de la Russie, de son peuple et de tous les peuples frères pour abattre la peste brune nazie d’Hitler ? Qui peut oublier la lutte du peuple de l'Afrique du Sud contre le régime raciste antihumain d'apartheid soutenu par les gouvernements occidentaux ? Et enfin en ce qui concerne mon pays, la Chine, nous avons très longtemps dû résister aux interférences néfastes occidentales, que ce soit celles des Britanniques, des Etasuniens ou d'autres pays occidentaux et ayant également perdu des dizaines de millions de vies humaines !". Un résumé pratiquement parfait.
L’avenir est à nous, l’avenir est aux BRICS ! 

Note de Pedrito
Mon blog est un espace de liberté, "TAURIN  et CITOYEN", ou "CITOYEN et TAURIN", selon les humeurs, selon les saisons. Je sais que certains aficionados préfèreraient pour me lire plus assidûment que je me consacre exclusivement aux "cosas de toros". Mais le monde bouge, malgré tout, malgré eux et malgré nous, et ma citoyenneté ne pourra jamais se découper en rondelles. Tant pis pour ceux qui persistent à faire l'autruche, à vouloir ignorer que les nouvelles réalités avancent  inexorablement, et qu'il ne sert à rien de s'obstiner à ne pas les apprécier comme telles.
Pour ma part, je me réjouis, dès que j'apprends qu'un élément nouveau pourrait contribuer à un meilleur équilibre d'un monde.
Utopie? Ou conscience citoyenne salutaire, face à la dangereuse politique politicienne?