samedi 18 juin 2016


Le déshonneur

un article de l’Humanité qui sonne juste…

JEAN-EMMANUEL DUCOIN
JEUDI, 16 JUIN, 2016
L’HUMANITÉ

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Photo Eric Feferberg / AFP
L’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin


Tout auditeur de France Inter, hier, a dû se demander dans quel pays il vivait en ce moment et qui était donc ce premier ministre à la haine si tenace que chacune de ses phrases nous renvoyait aux pires époques de notre histoire contemporaine. Le visage de Manuel Valls était fielleux. Quant aux mots qui accompagnaient son attitude gestuelle empreinte de morgue, ils portaient la marque de la bassesse, de l’infamie et du déshonneur. Au lendemain d’un puissant défilé, qui a un peu plus isolé le gouvernement dans son absurde guerre de tranchées à vouloir imposer coûte que coûte la loi travail en l’état, l’acharnement de Valls à associer les manifestants aux casseurs a pris cette fois des allures inacceptables. Car enfin ! ces bandes de casseurs, organisés et repérés de longue date, ont pu semer la violence quasiment sans entrave, s’attaquant même à l’hôpital Necker, où, entre parenthèses, les employés subissent eux aussi les effets de l’austérité. La CGT et les autres syndicats sont-ils responsables de ces agissements, comme ne cesse de le répéter le gouvernement dans le seul but de discréditer le mouvement social dans son ensemble ? Que faisaient les pouvoirs publics, capables de pourchasser les hooligans aux abords des stades, mais pas quelques dizaines d’illuminés connus et coupables d’actes inadmissibles ? Concernant « sa » police, M. Valls ne s’explique pas. Mais ce n’est pas tout. Répondant à un auditeur qui s’étonnait de son animosité envers la CGT, l’hôte de Matignon osa le parallèle entre la mort atroce des deux policiers et le conflit social en cours. Une instrumentalisation scandaleuse et irresponsable. Indigne de la fonction.
Soyons clairs : la fébrilité de l’exécutif se transforme en autoritarisme que ne renierait pas la droite extrême. La preuve ? Valls d’abord, puis François Hollande en personne, ont ainsi suggéré l’idée qu’ils puissent désormais interdire les manifestations. Toutes les barrières sont éventrées. Porter atteinte au droit constitutionnel de manifester serait en effet l’apogée de la criminalisation syndicale – vieille pulsion de destruction du syndicalisme de classe. Hollande et Valls se disent prêts à renoncer aux principes républicains. Ils sont devenus fous !

vendredi 10 juin 2016

FRANÇOIS MOREL: A BAS LES BALLETS

HUMOUR - "On ne parle que de ça ! Trop, c'est trop !" Par François Morel
C'est vrai, c'est bien la danse, mais ce n'est qu'un agréable divertissement ! Très bien les tutus, les petits rats, les barres, les arabesques, mais il n'y pas que ça dans la vie !" François Morel a peur de saturer.










mardi 7 juin 2016

POLICIERS HORS LA LOI

 
 
Le sabre et le goupillon

exit la loi de 1905
Le sabre et le goupillon
La République une fois de plus est bafouée.
De quel droit ce genre de pratique ?
La loi de 1905 ne semble pas trop préoccuper l'état major de la police et le préfet du Nord par ailleurs préfet de région.
Pas la peine de baver sur les islamistes: ils ne connaissent que le moyen âge religieux. Mais les soldats de la République qui n'ont jamais entendu parler de la séparation de l'église et de l'État.... Grave, non ?
Blog Canaille le Rouge

dimanche 5 juin 2016

SALUT, MON CHER JEAN PIERRE!



Comment te dire adieu, Jean Pierre? Un mécréant n'a pas les mots, il n'a que les sentiments qui ne peuvent faire référence ni à dieu, ni aux formules en usage dans des circonstances aussi tristes que celle de ton départ, même si tu seras toujours parmi nous, dans nos cœurs. Ton faux bond. Puisqu'on aurait dû se revoir bientôt. Comment te dire notre peine de ne plus te revoir, comment te saluer, toi, qui a soigné avec dévouement et humanisme tant de patients, et ils étaient nombreux, ceux qui t'ont accompagné jusqu'au delà de ta souffrance, tu t'es tellement battu, parait-il, comment ne pas en vouloir à ce putain de mal qui t'a arraché, toi, homme de bien, à ceux qui t'aimaient?
Cher docteur, nous ne te connaissions pas depuis des lustres, nous, les quelques amis aficionados qui fréquentons ces petites arènes où la passion est reine, exigeante, authentique, mais suffisamment pour apprécier tes qualités, la modération de tes propos, même passionnés, notre afición commune nous avait rapprochés, grâce à Jeannot et Yves, tes potes qui te pleurent, nous retrouver chaque année autour des arènes de PARENTIS, d'ORTHEZ, c'était déjà l'assurance de partager des heures agréables, sur les gradins, autour d'un repas ou d'un casse-croûte, d'échanger, parler, plaisanter, avec un être qui restait toujours égal à sa modération et à sa sympathie sans chichis. 
J'ai joint cette photo, pour que tous les amis de ce blog qui me lisent et qui t'ont croisé se souviennent mieux de toi, ils se rappelleront ce visage sérieux ou souriant, selon les circonstances, mais toujours ouvert, humain, sociable, comme tu te montrais toujours. Jeannot me dit que tu avais écrit un très beau poème, avant de fermer les yeux, que quelqu'un a lu, avant que tes cendres ne soient dispersées au bord du lac de LACANAU, un poème où tu demandais à ton épouse d'imaginer, en se promenant parmi tes cendres, que vous seriez tous deux main dans la main. 
Je sais maintenant que tous ceux d'entre nous qui se retrouveront un jour sur les rives de lac de LACANAU, ne manqueront pas d'avoir une très très forte pensée pour Jean Pierre MARCEL, ce toubib aficionado bordelais que nous avions eu la chance de croiser il y a quelques années, sur la route des toros.

Salut, cher ami, y un abrazo muy muy fuerte.

samedi 4 juin 2016

L'EMPIRE US NE RENONCERA JAMAIS A SES COUPS D'ÉTAT



Les coups d’État de velours par Jacques Lancière

Ecrit par Jacques Lanctôt

Je délaisse aujourd’hui momentanément la politique québécoise pour parler d’une série d’événements qui sont en train de se produire en Amérique latine et qui risquent de mettre un terme au progrès social qu’on observait depuis quelques dizaines d’années sur ce continent.
Après l’Argentine, où le gouvernement progressiste de Cristina Kirchner a perdu le pouvoir à la suite de campagnes de salissage comme on en a rarement vu, puis le Brésil où un autre coup d’État de velours vient de se produire, c’est maintenant au tour du Venezuela de subir des attaques de toutes sortes dans le but de renverser un gouvernement progressiste dûment élu. Faudrait être aveugle pour ne pas voir derrière ces tentatives concertées de déstabilisation, la main du gouvernement américain qui veut reprendre le contrôle de son arrière-cour. Ces mêmes tactiques ont déjà été éprouvées au Chili dans les années soixante-dix et ont mené au renversement sanglant du gouvernement légitime de Salvador Allende. Même le pape s’est récemment montré préoccupé de cette situation, mais tout se passe comme si, dans nos médias, y compris ceux de gauche, il n’y avait rien à signaler de ce côté.
De quoi s’agit-il? De susciter un climat de mécontentement général au sein de la population, en créant artificiellement des pénuries de toutes sortes. Plus de sucre, plus de farine, plus de lait, plus de pain, de moins en moins de viande, etc. Pénuries de pétrole qui entraînent des coupures d’électricité et de longues files d’attente dans les stations-service. Dans le pays qui possède les plus grandes réserves pétrolières au monde, comme le Venezuela, avouez que cela a de quoi étonner. Vous imaginez une telle chose au Québec?
Pourtant ces produits existent bel et bien, ils sont stockés dans des entrepôts, bien à l’abri de la population qui n’en peut plus de souffrir et de perdre son pouvoir d’achat. De guerre lasse, elle descend dans la rue pour réclamer la chute du gouvernement. Parfois ces manifestations tournent à la violence, tel que prévu dans les plans de ceux qui conspirent contre les gouvernements légitimes. Les journaux se mettent de la partie. Ici comme ailleurs, les médias ne sont certes pas sous le contrôle des gens qui pensent en faveur des gagne-petit, des sans voix, du 99 %. Ils organisent, eux aussi, d’énormes campagnes publicitaires pour réclamer la chute du gouvernement en argumentant que les libertés fondamentales sont systématiquement violées. La situation devient rapidement explosive et propice à une intervention extérieure.
Au Brésil récemment, cela a pris des proportions grotesques où ce sont des voleurs, des corrompus notoires qui ont obtenu momentanément le départ de la présidente Dilma Rousseff. Le Brésil est un gros morceau dans l’échiquier latino-américain. C’est la première économie et, tout comme au Venezuela, on a empêché le gouvernement progressiste de fonctionner normalement depuis des mois, pour susciter le mécontentement populaire, alors qu’aucune accusation de corruption ne pèse contre la présidente du pays.
Au Vénézuela, les forces militaires américaines ne cachent plus leur désir d’intervenir dans le pays pour rétablir «l’ordre démocratique», comme ils l’ont fait ailleurs, au Guatémala, en République dominicaine, ou en Irak, pour ne mentionner que ces trois pays. Elles ont même publié un document , «Opération Venezuela Freedom 2», où elles expliquent les différentes étapes pour parvenir au renversement du gouvernement de Nicolas Maduro. Ce plan est déjà en marche.
En Bolivie, la défaite du président Morales, qui tentait d’obtenir, par référendum, la possibilité de gouverner pour un quatrième mandat, est essentiellement due à la campagne médiatique mensongère orchestrée par l’ambassade américaine à La Paz. On s’est attaqué à sa vie privée durant les cent jours qui ont précédé le référendum, en alléguant qu’il entretenait une relation secrète avec une actrice blonde bien connue, qu’elle aurait obtenu des contrats du gouvernement, qu’il avait eu un enfant avec cette femme, etc. Tout cela s’est avéré faux, mais le mal était fait.
Tous ces coups d’État de velours procèdent de la même façon: ingérence américaine dans la gouverne du pays et manipulation médiatique. Et cela ne risque certainement pas de changer, avec l’élection de l’un ou de l’autre des candidats aux élections présidentielles américaines.
Jacques Lanctôt
Blog histoireetsociete