lundi 24 février 2020


Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

On aurait tendance à oublier la droite sarkozyste dans le combat de classes contre la droite macroniste. Pourtant, le premier ministre de Nicolas Sarkozy comparait ce lundi devant un tribunal correctionnel. Lui et son épouse encourent 10 ans de taule et la bricole de plus d'un million d'euros d'amende.
François Fillon: des marches du palais de l'Elysée à celles du palais de Justice
La capture d'écran ci-dessus explique les inculpations par 3 juges d'instruction. Pardon, la formulation judiciaire a été changée en "mise en examen", ça fait mieux lorsque des cols blancs franchissent les marches d'un palais de justice.
Et drapé par la présomption d'innocence, le héros de la droite sarkozyste est venu le 30 janvier dernier sur France 2, dans l'émission Vous avez la parole, se montrer plus blanc que blanc dans cette affaire. Ben oui, selon que vous serez grand ou petit, une téloche dite publique vous offre un temps d'antenne ou pas.
Dame Pénélope Fillon devra se défendre d'une autre casserole à ses basques. Celle d'avoir rempli un emploi de "pure complaisance" comme conseillère littéraire de la Revue des deux Mondes, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami intime du couple Fillon. Ledit Ladreit de Lacharrière a déjà avoué la chose à la justice et accepté la procédure du "plaider-coupable". Et bonne fille, la justice dite du peuple souverain ne l'a condamné qu'à 8 mois de taule avec sursis et à 375 000 euros d'amende.
Une demande de renvoi du procès va être formulée par les avocats des époux Fillon. "En soutien au mouvement de grève contre la réforme des retraites". Sans rire du tout.

LES POV. PAYSANS ....ET LEURS CHEFS.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Et encore: "Beaucoup des professionnels croisés au Salon de l’agriculture sont outrés après les révélations concernant les rémunérations des hauts dirigeants de la direction."
Du coup, ce dessin qui n'est pas de la FNSEA, le syndicat patronal de l'Agriculture:

Lu dans le Parisien: «Ils sont déconnectés» : les salaires des dirigeants la FNSEA fâchent les agriculteurs
En revanche, dans le journal catholique La Croix, cette capture d'écran lorsque notre révérendissime président de la République coupe le ruban inaugural de ce Salon de l'Agriculture.
Lu dans le Parisien: «Ils sont déconnectés» : les salaires des dirigeants la FNSEA fâchent les agriculteurs
Si vous ne le saviez pas, la dame, tenant le ruban, qui se tient à côté d'un ex-banquier d'affaires, promu à l'Elysée par le capital, n'est autre que la patronne de la FNSEA. Mais après tout, peut-être que le dit Salon fait la part belle aux industriels de l'agriculture au détriment de la nature et des petits oiseaux. Non?

dimanche 23 février 2020


LES MOTS ET LES MAUX DE LA MACRONIE.

samedi 22 février 2020
par  ANC
popularité : 2% Blog Rouge Midi

Celui qui se prend pour Jupiter croit avoir inventé un mot et un concept en catapultant dans l’espace public les mots de « séparatisme islamique ».
La belle affaire ! quelle évolution de langage !

Mais en quoi ce terme est-il neuf et si différent d’une conception déjà ancienne de notre société française et au-delà ?
En 1685 le code noir n’a-t-il pas été rédigé au nom de la « nécessaire souveraineté de l’Etat » sur des esclaves qui devaient donc être baptisés selon la religion catholique ?
Durant la colonisation le terme de « français musulman », employé par le colonisateur, était-il un terme exprimant la nécessaire « cohésion sociale », l’égalité des droits ou plus sûrement l’expression d’un rejet et d’une volonté d’asservissement plus présentable que les termes bougnouls ou indigènes utilisés si souvent par ailleurs ?

La colonisation finit, tout comme l’esclavage, non par une reconnaissance du non droit de la France à disposer de peuples étrangers, mais suite à la lutte acharnée de générations de descendants d’esclaves ou autres habitants relégués au rang de « sujets » quand était fièrement rappelé en métropole le droit bicentenaire à la citoyenneté avec sa trilogie béatifiée, liberté égalité, fraternité…pour les français de souche évidemment.
A partir de 1962 d’autres termes apparurent tout aussi méprisants sur fond de société en proie aux ratonnades et aux bavures policières à répétition. Et quand des jeunes des quartiers populaires eurent l’outrecuidance de faire au début des années 80 une marche pour l’égalité celle-ci fut rapidement renommée marche des beurs.
Ce n’était donc pas les exploités, les dominés et les discriminés qui se révoltaient mais les beurs…le séparatisme était mis à l’honneur par les prédécesseurs de ceux qui le condamnent aujourd’hui.
Puis, l’ennemi de classe se cherchant sans cesse de nouveaux boucs émissaires et de nouvelles sources de division du peuple apparurent entre autres, dans la bouche de ceux qui nous gouvernent, de nouveaux « éléments de langage », comme disent les cireurs de pompe des puissants de notre temps.
Il y eut alors le terme de « sauvageons », celui de "racaille", le terme de cités « sensibles » (sic !) remplacé par celui de « cités de non-droit ». Puis celui d’islamistes voire d’islamogauchistes.
Les révoltes populaires de 2005 seront qualifiées d’émeutes « communautaristes », mot connaissant depuis un grand succès dans les « milieux qui s’autorisent à autoriser » comme aurait dit Coluche. Ces milieux nièrent à ces révoltes leur caractère populaire de classe contre l’injustice et les discriminations. Cela pendant que de façon récurrente celles et ceux chargés en principe de développer une société du plein emploi, de promouvoir l’égalité et le mieux vivre légiféraient sur le port du voile, sur les limitations successives au droit d’immigration et au droit d’asile, expliquaient que « l’islam n’est pas compatible avec la république »…et saluaient la relaxe des deux policiers qui avaient poursuivi Zyed et Bouna vers une mort certaine alors que l’enquête révéla qu’il n’y avait eu aucune infraction d’aucune sorte qui aurait pu expliquer cette poursuite.
Celles et ceux qui nous gouvernent s’acharnent à expliquer qu’il y en aurait parmi nous qui seraient moins citoyens que d’autres et dont il faudrait donc…se séparer ? Leur soi-disant trouvaille n’est qu’une énième resucée de la stratégie de la division. Elle emploie en 2020 l’arme de l’islamophobie comme paravent moderne du racisme.
Dans le camp d’en face ils ne sont dans le fond guère différents des initiateurs du code noir qui voulaient baptiser de force les populations indigènes. Il a beau jeu Macron de pourfendre l’Islam politique que pour notre part nous avons toujours combattu, en particulier en Arabie Saoudite pays auquel nous n’aurions jamais acheté ni vendu quoi que ce soit et encore moins des armes comme l’a fait ce gouvernement.

Ils ont beau jeu d’être islamophobes ici et islamophiles au Qatar ou chez MBS.
Il a l’air fin et dans une expression équilibrée ce président qui dit vouloir interdire l’islam politique alors qu’il n’a jamais déclaré cela pour le catholicisme politique (ou pour une autre religion), félicité les auteurs du coup d’état en Bolivie fait au nom de la bible et qu’il soutient la théocratie qui opprime tout un peuple en Palestine.
La Macronie n’a pas inventé un mot nouveau ni mis en avant un nouveau concept, elle a simplement mis de nouveaux habits au terme bien réel qu’elle ne peut avouer, celui de racisme d’état.

samedi 22 février 2020

PENDANT QUE LA PLANÈTE CRÈVE, DES BRUITS SINISTRES GRONDENT

LES USA ONT PEUR DE L’ARMÉE CHINOISE


Les États-Unis se préparent à une confrontation avec la Chine

Fri Feb 21, 2020 4:56PM
Un bombardier furtif H-20 chinois. ©Getty Images/Illustration

Le quotidien chinois anglophone de référence South China Morning Post, acheté par le géant chinois de l'internet Alibaba, a écrit que le sous-secrétaire américain à la Défense, Chad Esbragia, avait souligné que son pays se préparait à une confrontation militaire avec Pékin.
« Nous devons avoir des armes avancées, être agile et intelligent car c'est un processus à long terme », a ajouté Chad Esbragia.
« Il faut fabriquer des armes et renforcer les liens avec les alliés et les capacités du Pentagone pour ce possible conflit militaire avec la Chine.
Une haute autorité militaire américaine a considéré donc la probabilité d'une confrontation militaire avec la Chine comme très forte.
Idlib: la Chine s'engagera militairement...
Idlib: la Chine s'engagera militairement...
Selon le ministre chinois des AE, la présence militaire américaine au Moyen-Orient n'y apporte que chaos et pauvreté éternels.
L'ancien expert à la Commission de révision économique et de sécurité USA-Chine a exprimé sa préoccupation concernant ce qu'il a appelé « les ambitions de la Chine » et  le renforcement croissant de l’armée chinoise.
Cela, a-t-il dit, renforcerait la présence militaire de la Chine dans le monde et mettrait en danger les intérêts américains.
« Dans la mesure où la Chine dépasse ses frontières, nous devons être une force plus meurtrière et plus résiliente », a souligné Esbragia en ajoutant : « Nous devons progresser vers le développement d'armes robotiques, laser, intelligentes et ultrasoniques très avancées ».
Il a également appelé à ouvrir les frontières, à étendre les communications et à trouver plus de partenaires, affirmant que ce sont les avantages qui peuvent distinguer les États-Unis de la Chine.
Il ne s’est pas prononcé sur la réduction de l’ampleur des relations militaires entre les Philippines et les États-Unis, mais a déclaré que Pékin ne lésinerait sur aucun moyen pour éloigner de Washington ses alliés traditionnels. « Ces pays sont sous pression. Il s'agit d'une course et nous le savons » a-t-il indiqué.
Les statistiques officielles montrent que le budget de l’armée américaine pour l’année 2020 est de 748 milliards de dollars et que le budget de la Défense chinoise a été de 177 milliards de dollars pour l’année 2019.
http://french.presstv.com/Detail/2020/02/21/619183/Chine-EtatsUnis-confrontation-budget

Le combat d’un homme ? Non de deux.

vendredi 21 février 2020 par ANC

Il y a un peu plus de deux ans, Viktor Dedaj, trublion du Grand Soir, alertait qui voulait bien le lire, sur le cas de Julian Assange, ce journaliste persécuté par les USA, qui risque sa vie en prison où on le laisse mourir à petit feu, tout simplement pour avoir eu l’outrecuidance de révéler des vérités que les puissants de ce monde voulaient garder cachées.

Viktor, avec obstination, dans une société qui regardait ailleurs, alertait régulièrement sur le cas de cet homme d’abord réfugié à l’ambassade d’Équateur, puis livré à la police de Grande Bretagne pour raisons inconnues et menacé d’être transféré aux USA, alors qu’il est australien et qu’il n’a transgressé aucune loi américaine alors qu’il y risque quand même des dizaines d’années de prison.
D’abord ignorées, puis dénigrées, les alertes de Viktor commencèrent peu à peu à déchirer le silence et les enfumages ambiants qu’ils soient le fait de médias aux ordres ou directement émanant des différents pouvoirs par ailleurs mis en cause par les révélations gênantes de Wikileaks.
Peu à peu Viktor, qui ne se contentait pas d’écrire des dizaines d’articles mais aussi faisait le tour des cercles de gens divers prêts à écouter, faisait la lumière sur cette incroyable histoire digne de la pire des dictatures, celles du capitalisme international.
C’est ainsi qu’en janvier 2019 intervint de façon très explicite au congrès de l’ANC et aux vœux qui ont suivi.
C’est ainsi aussi, pour ne citer que les interventions que nous avons pu directement suivre, qu’il anima un débat fort instructif sur le stand de l’ANC à la fête de l’Huma.

Peu à peu le cas de Julian Assange éclatait au grand jour et les dénigreurs se faisaient tout à la fois moins nombreux et plus silencieux.
Peu à peu les médias se mirent à parler de Julian Assange.

Hier matin en écoutant France Inter faire du cas de Julian Assance l’un des titres majeurs de son journal du matin je ne pus m’empêcher de penser au combat de Viktor qui commence enfin à porter ses fruits. Au-delà du seul Julian Assange cet homme que d’aucuns veulent faire taire à jamais se pose plus que jamais avec force ce que Wikileaks a révélé et que nous n’aurions jamais dû savoir.
La santé de Julian Assange inspire aujourd’hui les plus vives inquiétudes d’autant que tout laisse à penser qu’il ne bénéficie pas là où il est enfermé des soins dont il aurait un besoin vital. Mais le combat a pris une nouvelle ampleur et nul ne peut l’ignorer.
La bataille pour sa libération est plus que jamais une bataille qui apparait comme une victoire à notre portée.
Cette bataille pour la vérité et la liberté qui concerne la planète entière repose aussi, sur le combat de chacune et chacun d’entre nous.
Et parmi eux sur deux hommes Julian et Viktor.

Hommage leur soit rendu.
En médaillon image tirée d’un article de Viktor du 14 janvier 2018.