samedi 8 mai 2010

ZONE EURO : LE CHANT DU CYGNE ?

Publié 8 mai 2010



Rien de moins harmonieux que le chant du cygne, c’est celui d’escrocs nous invitant au suicide en tablant sur notre incompréhension de ce qui se passe… La zone euro nous est apparu depuis longtemps comme un piège pour les peuples et une voie royale pour les monopoles financiarisés, une sorte de guerre interne et extérieure dont nous étions les misérables fantassins, tandis qu’en bonne logique elle rapportait à d’autres, on avait beau nous jouer la 9e symphonie, nous parler de paix et de démocratie et prétendre donner des leçons au reste de l’humanité, nous n’y croyions pas, il est vrai que nous étions minoritaires. Ce qui n’était que prédiction de mauvaise augure est en train de se mettre en place sous nos yeux, même les plus intéressés au maintien de la dite zone euro ne savent plus qu’en dire.

Ainsi Joseph Stiglitz,qui a par ailleurs le difficile rôle de conseiller officieux de Georges Papandréou (qui fut son élève à Princeton),ne sait plus à quel saint se vouer tant le plan d’aide à la Grèce est une sorte de corde qui soutient le pendu et de surcroît certains gouvernment de la zone euro n’ont pas envie de le valider, et jouent la montre en espérant/ craignant la déclaration de banqueroute.Les “marchés” n’ont qu’une idée: non seulement un tel plan organise la récession, ça ils s’en moquent mais les pays de la zone ne sont pas en situation d’en assumer un autre, qui de surcroît dans le cas de l’Espagne serait encore plus lourd. Par parenthèse, notons que l’Espagne a promis le renflouement partiel de la Grèce, mais avec quel argent et surtout pour qui in fine ?
Poursuivons les métaphores. Le marché c’est la marée noire dans laquelle les Etats de la zone euro euro sont englués comme de vulgaires cormorans, surtout qu’ils se sont eux-mêmes amputés en livrant leur destin à une banque “indépendante” , la BCE. La zone euro, l’euro lui-même resisteront-ils à cette nappe mortifère ?
Soyons clairs si l’on peut l’être dans cette visqueuse situation, la zone euro est déjà en train d’éclater, puisque sous la pression des marchés il y a déjà deux zones, de basse et haute pression, les capitaux que l’on injecte en grèce repartent déjà à la recherche du profit vers les pays “stables”, préteurs, comme l’Allemagne et la france, qui peuvent emprunter à des taux “prix d’ami”, comme jamais, pourquoi s’en priveraient-ils quitte à faire croître leur dette ? Quitte à ce que Fillon nous explique que la dette est mortelle, mais ces hypocrites savent bien que tout discours et mesure musclée de rigueur favorise l’afflux des prêts de capitaux. En fait, la spéculation s’engouffre chez nous et exige des gages pour déverser les capitaux dont d’autres pays sont privés, y compris la Grèce où ceux que l’on déverse partent aussitôt.
Est-ce que vous avez compris qui paye et à qui ça rapporte ? Et jusqu’où vous voulez aller ! jusqu’à quel fin de vos droits. Celui ou celle qui vous raonte qu’il faut sauver ce machin là est soit vendu, soit imbécile, ou les deux…

Danielle Bleitrach

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