mardi 16 novembre 2010

UN HOMME DEBOUT : STÉPHANE HESSEL, 93 ANS !

Il vient de publier un petit livre, (Indigène Éditions), au titre on ne peut plus clair: "Indignez vous!" Concentré de discours sur la Palestine, sur la Résistance, l'engagement.... Le sens des convictions. A l'adresse des jeunes, - son âge, son expérience le lui permettent- mais pas seulement. Extraits:
" La pire des attitudes est l'indifférence. Dire "je n'y peux rien, je me débrouille," en vous comportant ainsi, vous perdez une de ces composantes essentielles de ce qui fait l'humain. Une des composantes indispensables.: la faculté d'indignation, et l'engagement qui en est la conséquence."
Et plus loin : " Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est préciaux. Quand quelque chose vous indigne, comme j'ai été indigné par le nazisme, alors, on devient militant, fort, et engagé."
Précisions : Stéphane Hessel est né en 1917, à Berlin. Vient en France à 7 ans. Le bacc à 15 ans.
Torturé par la Gestapo, résistant, bien sûr, déporté en 1944 à Buchenwald. Où il est déclaré "décédé du typhus". S'évade, plusieurs fois. Participe en 1948 à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il y croit toujours. La poésie l'a aidé à survivre dans les camps de la mort. Nommé en 1977 ambassadeur de France à l'ONU, pour, quels que soient nos gouvernements, "tenter d'apporter une réponse au sous-développement".
A 93 ans, il continue de s'indigner, il s'oppose avec véhémence, avec ses amis résistants, à la récupération par le petit Sarnikoléon des symboles de la Résistance, -que ce dernier massacre sans honte,- il rappelle inlassablement ce que la France d'aujourdhui doit au programme élaboré il y a 66 ans par le Conseil National de la Résistance: Sécurité sociale, retraite par répartition, indépendance de la Presse, Alloc. familiales, semaine du travail, droits sociaux multiples attribués aux salariés....Non seulement aucun citoyen Français ne doit l'ignorer ou l'oublier, mais en plus il les appelle à lutter contre son démantèlement.
QUATRE VINGT TREIZE ANS ! Et la révolte intacte!
Un jeune homme comme on en fait plus!
(Source: "El pato encadenado" Suite à l'émission "EMPREINTES" France 5 )

samedi 6 novembre 2010

TAURINOS: CEUX DES CHICHIS ET DE L' EMBROUILLE- (Los del tiqui-taca )

Ils posent tous sur la photo : Manzanarès, Perera, Simon Casas, Pablo Chopera, Manuel Martinez Erice, Fandi, Talavante, El Cid, et Oscar Chopera. En dessous, Matilla, José Luis Lozano, Araùz de Roblès, Canorea, Don Choperon, et le Juli.


Petit exemple des champions de la Culture 2010-2011. Voici l'Espagne des "tiqui-taca", les rois des chichis et de l'embrouille. Celle dont la garde-robe pue le Reflex et les crèmes de bronzage, l'image de l'âge d'or du capitalisme taurin, avec aussi l'odeur de l'after shave dont se couvrent les artistes, sauf ceux qui exposent leur barbe. Ceux des chichis disent : laisse moi ce qui me revient, ceux de la magouille se gardent leur part du business. C'est un jeu, LEUR jeu, rien d'autre ne les intéresse que de perpétuer ces lois du monde taurin, ils ne cherchent pas d'autres plaisirs, que ceux de paraitre, d'être dans la presse, et ils n'ont d'autres préoccupations que d'aligner des gros chiffres sur leurs comptes courants.


Ils font comme quelqu'un qui tente de vendre une moto de peu de valeur, en panne, mais qu'eux-mêmes ne veulent ni ne savent réparer. Ils prétendent vouloir s'ouvrir au monde, de s'adapter à la société qui évolue, alors que les gens eux-mêmes voient facilement de l'extérieur que leur intérieur est infecté, n'est que mauvaise bile et pisse. Et il n'est que de jeter un oeil dans la presse pour se rendre compte qu'ils ne souhaitent surtout rien changer.


Ce sont des taurins de bonne situation, bien en vue, les toreros sont des sexe pipoles, tous tricheurs encravatés qui jouent au monopoly du toro, ils ont laissé leur odeur de macho jusque sur les rideaux de l'hôtel où ils posent pour la photo. Il faut à peine 7 ou 8 secondes pour transmettre son image et le titre , mais il faudra moins de temps au lecteur pour tirer ses conclusions: ces taurins continueront leurs combines pour en profiter entre eux. Méprisant la femme, avec ou sans voile, ils répètent que c'est un zéro à la gauche d'un chiffre: ni dans le ruedo, ni au dehors, sauf pour payer, bien sûr. Mais les hommes aussi sont pour eux matière négligeable, ils valent à peine plus d'égards.
Ils font mine de s'intéresser à une peña, une fédération, une association ou un groupe d'aficionados quelconque. Mais s'ils négligent d'envoyer un mot d'encouragement à une association espagnole célèbre, rien ne les gêne de s'en tirer par une flatterie ou un bon mot.
Nous savons enfin que leur souhait est que TVE leur mendie trois retransmissions par an de corridas de toros, et que même ils sont prêts à perdre de l'argent pour cela, ils ont même évoqué la Corrida de la Beneficencia comme condition préalable. En soulignant que le Roi appuie la Fiesta. Et ils veulent donner de la corrida une image de modernité, au point qu'ils exigent pour le premier festejo retransmis par la télé publique espagnole, du bétail de Cuvillo ou de JPD.- ce serait l'assurance garantie de succès-, avec trois artistes qui brinderont au roi. Voilà pour leurs intentions publiquement déclarées.
Dans le fond, ils sont aussi modernes que des chaussettes blanches sous des mocassins noirs.
Enfin, ils s'obstinent à sélectionner - améliorer- le toro. La bravoure, le trapio, ou l'intégrité, tout cela n'a aucune espèce d'importance, il faut les oublier pour se consacrer à l'art. Ils le disent clairement: le toro du 21 ° siècle doit être un stylo bille BIC.
Ni moi, ni personne ne peut affirmer que le passage à la Culture de la corrida sera la solution aux problèmes actuels, mais nous sommes sûrs d'une chose: ces gens-là ne représentent personne qu'eux mêmes et leurs intérêts.
Traduit du blog " Hasta el rabo todo es toro".
Publié avec l'aimable autorisation d son auteur Antonio DIAZ
Con nuestro agradecimiento

vendredi 5 novembre 2010

ARLES : CONFÉRENCE-DÉBAT DES BLA BLA BLA !

Alors qu'il est urgent d'agir, les mêmes continuent de discourir, de déblatérer.

On apprend que la Muleta d'Arles organise une conférence débat le 12 Novembre sur .... ....l'AVENIR DE LA CORRIDA, avec machin et trucmuche, l'un, président de éthique et ésthétique de la corrida, et l'autre, maître de conférences (des gens qui savent et qui "parleront" -oh, pardon!! : qui DÉBATTRONT - de la corrida,) plein de belles choses qui devraient faire avancer le schhmimimilblicq taurin. Genre: la corrida est ART, donc un sujet des élites, donc c'est notre domaine, nous allons débattre d'art: notre vision globale, à nous, les conférenciers, apportera un éclairage nécessaire qui devrait permettre de mieux appréhender la problématique de la corrida et de son avenir.
BLA BLA BLA BLA, BLA BLA BLA BLA !!!
C'EST CLAIR, LIMPIDE: écoutez notre message de débatteurs émérites, et préparez vos mouchoirs blancs, pour récompenser nos analyses puissantes et justes, nos envolées oratoires .
Quand aux aficionados militants, ils peuvent se rhabiller: alors qu'il est plus que urgent d'AGIR, dans les "hautes" sphères des discoureurs intello qui s'écoutent, on fait comme si, on n'entend rien, on parle....brillamment, sans agir, même modérément
Les taurinos aveugles ou borgnes doivent bien se marrer.

vendredi 29 octobre 2010

LA REVANCHE PERSONNELLE D'UN CANCRE


Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre.
jeudi 26 février 2009 par Alain Garrigou, professeur de science politique, université Paris X – Nanterre.





L’histoire universitaire et le rapport malheureux de Nicolas Sarkozy à celle-ci permettent de comprendre la politique de mépris qu’avec constance ses affidés développent à l’endroit de la recherche et des chercheurs, de l’université et des universitaires. Preuves à l’appui.

Les propos de Nicolas Sarkozy sur l’université et la recherche trahissent une implication personnelle qui n’obéit pas seulement à la centralisation présidentielle du pouvoir. Il ne suffit pas de mettre en cause les conseillers et la plume du discours du 22 janvier 2009 sur « une stratégie nationale de recherche et d’innovation » alors que des passages improvisés de cette allocution prennent un ton acrimonieux et que bien d’autres interventions confirment un solide ressentiment. Pendant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s’en prenait par exemple à celui qui avait mis la princesse de Clèves au programme du concours d’administration centrale : « Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur la princesse de Clèves. Imaginez un peu le spectacle » (23 février 2007 à Lyon). Depuis, les propos méprisants se sont multipliés contre les scientifiques ou des sciences. En février 2008, la mise en place d’une commission présidée par le professeur Guesnerie, visait à donner une caution académique aux reproches adressés à un enseignement qui négligerait l’entreprise, accorderait trop de place à la macroéconomie et à la sociologie et préparerait, on le devine, à des pensées politiquement subversives. Toutefois, la commission Guesnerie conclut à une excellente qualité d’ensemble des manuels. Les attaques contre la section économique et sociale ont néanmoins continué en prenant parfois le ton du persiflage au nom d’une compétence peu évidente. Ainsi, le 27 janvier 2009, Nicolas Sarkozy ressassait-il son hostilité devant un nouveau public : « Il y a une filière économique pour vos enfants. C’est une blague. Mettez vos enfants dans la filière ES, ils ne pourront pas se permettre de se présenter dans les meilleures écoles économiques ».

Titres de compétence ? Les sociologues savent bien que les jugements en disent souvent plus sur leurs auteurs que sur les choses dont ils parlent. Or les études de Nicolas Sarkozy n’ont pas été si brillantes ni spécialisées qu’elles l’autorisent à juger de haut les questions d’orientation scolaire et de pédagogie. Par contre, elles ont été assez médiocres pour nourrir son ressentiment personnel qui, en affinité avec l’humeur anti-intellectuelle des milieux qui le soutiennent, explique largement la « petite guerre » faite aujourd’hui aux scientifiques et universitaires.

Avant l’élection présidentielle de 2007, les sites officiels (ministère de l’Intérieur, Conseil Général des Hauts de Seine), partisan (UMP) ou professionnel (Cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy) indiquaient que Nicolas Sarkozy avait une maîtrise de droit privé, un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, un DEA de sciences politiques et fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Quelques uns étaient plus précis comme le Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire indiquant un « DEA de sciences politiques avec mention (mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 » ainsi que celui du Conseil Général des Hauts de Seine qui assurait que « Nicolas Sarkozy décroche un DEA de sciences politiques avec mention, lors de la soutenance d’un mémoire sur le référendum du 27 avril 1969 ».

La mention des Etudes à l’IEP de Paris est problématique puisque Nicolas Sarkozy n’y a pas poursuivi ses études jusqu’au bout comme il est aisé de le vérifier dans l’annuaire des anciens élèves. Or, selon les usages, le titre d’ancien élève ne vaut que pour les diplômés. Il fut donc abandonné. Toutefois, le site de l’Elysée porte toujours cette indication lapidaire : Institut d’Etudes Politiques de Paris (1979-1981). Quant à l’expression « avec mention » accolée à un diplôme, elle indique cette propension à « gonfler » son CV caractéristique des candidatures aux emplois d’aujourd’hui. Si les universitaires savent que tous les diplômés ont au moins la mention « passable », tous les Français ne le savent peut-être pas. L’ensemble des CV est flou à d’autres égards puisqu’on ignore où les diplômes ont été obtenus. Seul le site professionnel du cabinet d’avocats des Hauts de Seine indiquait que Nicolas Sarkozy « est diplômé de droit privé et d’un DEA de sciences politiques de l’Université de Paris X Nanterre ».

C’est en effet là que Nicolas Sarkozy a fait ses études. Faute d’annuaire d’anciens élèves, il était plus difficile de vérifier ce curriculum vitae. Le certificat d’aptitude à la profession d’avocat a bien été obtenu en 1980 avec la note de 10/20 (cf. doc. 1 en annexe). Il y a par contre un problème pour le DEA. Sauf la même défaillance de mémoire des professeurs exerçant en 1979 dans le DEA de sciences politiques de Paris X Nanterre, Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu son diplôme. Une petite enquête se heurte à la page noire du réseau intranet de l’université. L’auteur de ces lignes a alors adressé une demande écrite à la présidence de l’université qui a confirmé que le service de scolarité disposait bien d’un document certifiant l’obtention du DEA. Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. Le candidat apparaît bien dans le procès verbal de la première session : il est « ajourné » car absent de l’épreuve écrite terminale et n’ayant pas rendu son mémoire (cf. doc. 2). Il restait à consulter le procès verbal de la deuxième session. Or, le procès verbal a disparu des archives de l’université. Il est même le seul procès verbal manquant de toute l’existence du DEA.

Un conclusion est certaine : les universités protègent mal leurs archives. Si l’auteur de ces lignes a pu y pénétrer pour enquête, on peut supposer que d’autres puissent le faire aussi, légalement ou non, pour des raisons illicites. Voila en tout cas un bon motif de réforme de l’université : garantir l’authenticité des diplômes.

Alain Garrigou Professeur de science politique à l’université de Paris X Nanterre
PS : Le titre de l’article est de la seule responsabilité de la Fondation Copernic.

mercredi 27 octobre 2010

LES MESSAGÈRES DU FROID .

On dit qu'elles glapissent, qu'elles trompettent, on dit aussi qu'elles craquent.... Au fur et à mesure qu'elles approchent, leur cri inimitable nous oblige à lever les yeux pour scruter le ciel, et découvrir leur vol majestueux, en de gigantesques V ondulants, qui se déforment et se reforment au gré de gracieuses paraboles.
Ce mardi 26 Octobre, plusieurs vols constitués de centaines de grues ont ainsi survolé Marciac: le temps de saisir le Canon habitué des ruedos, et voici l'image, un peu lointaine, certes, mais tellement empreinte de cette beauté naturelle des voyageuses du ciel.... Ces migrations qui rythment les saisons, et nos vies.... La lente pérégrination depuis le nord vers le sud sur fond bleu immaculé, de ces messagères du froid, n'a pas fini de nous émerveiller. Chaque année, en Octobre, elles nous laissent à nos frimats inhospitaliers, pour voler vers des horizons plus accueillants, plus tempérés, vers leur terre promise, à grand renfort de leurs battements d'ailes libérateurs.
Elles nous laissent à nos rêves.
Que revienne vite le printemps, pour assister au spectacle de leur éternel retour !
(Pour agrandir la photo, cliquer dessus)