vendredi 3 août 2012

INSUPPORTABLE INTOLÉRANCE

C'est une des conséquences de cet interminable festival qu'il est interdit de dénoncer, de critiquer.

Sous peine de mise en quarantaine du staff municipal: çà, je m'en suis rendu compte depuis longtemps.

Par deux fois, je constate que des employés municipaux,  gens payés par les contribuables, dont je fais évidemment partie, évitent de me saluer, mais, le pire, ils se comportent avec la même goujaterie vis à vis de mon épouse, qui pourtant, n'est pas responsable de mes écrits, ni de mes opinions.

Merci encore à monsieur le Maire de MARCIAC: l'esprit du village authentique qu'il dirige a bien viré en faveur du culte du  VIP de passage, au dépens de la tolérance envers les citoyens nés ici, qui supportent mal ses excès, et ne craignent pas de le dire et de l'écrire, afin d'être un jour enfin entendus.


ENCORE ONZE JOURS A TENIR




jeudi 2 août 2012

AZPEITIA, TOROS DE PALHA, MARDI 31 JUILLET

A l'origine, AZPEITIA n'était pas prévue au programme. Mais l'occasion était trop belle d'échapper pour une journée au festival excessif et étouffant de jazz in MARCIAC. Les toros de PALHA, les amis aficionados de FRANCE et d' ESPAGNE, la ballade dans cette plaza de la GUIPUZCOA taurina, décision vite prise la veille, départ vers 8H, arrivée trois heures plus tard, et déjà les Nîmois, les Gersois, les Madrilènes, l'assurance que la journée comptera parmi les bons souvenirs de partage, de convivialité, et d'aficion, que recherchent les gens en quête de d'émotion et d'authenticité. 

Paseillo avec 6 minutes de retard. Mes voisins de localidades m'indiquent que au palco officie Miguel Angel IBARZABAL. Merci à eux. Ce monsieur n'a pas le sens de sa fonction, de sa  responsabilité, j'aurai plusieurs fois l'occasion de le regretter, comme souvent en FRANCE ses semblables font montre des mêmes insuffisances. 
Le pire sera avec les comportements des varilargueros, qui assassinent tranquillement leurs toros, leurs petits maestros ferment les yeux ou tournent distraitement le dos en étendant leur cape pour se donner une contenance, les aguaciles n'interviennent jamais, et le public proteste timidement contre les cariocas, puis encourage ensuite chaleureusement le matador qui s'empare des banderilles qu'il cloue à corne passée, et là, FERRERA est le champion de la triche, mais personne ne lui tiendra rigueur de rien, au contraire. Toreo de profil, en trépignant, sans s'engager, quatre pinchazos avant un bajonazo. Pour son second, avec un peu plus de trapio que le précédent, pique unique, sortie du PALHA bien fermée par le piquero, faenita pasito detràs, multiples torchonnades profilées, pico à profusion, conclusion par un nouveau bajonazo, peut-être un golletazo, sûrement une épée crapuleuse. 

Alberto AGUILAR : son premier opposant, noir, veleto, un morillo puissant, est applaudi comme il le mérite. Là aussi, le châtiment à la pique est tout simplement crapuleux- criminal - , sortie fermée, charcutage en règle au cours de la seconde charge. Puis embestida sur le réserve, puis à nouveau sur le piquero de turna. AGUILAR impassible. Qui tente quelques derechazos sans se croiser. Le toro devient distrait, se désintéresse de la muleta, à l'issue de chaque passe. Puis le torero consent à se croiser, le PALHA garde bouche fermée, il est noble, se prête aux naturelles que lui sert Alberto, puis réduit la charge, s'éteint peu à peu. Sans avoir été dominé dans le sens où une vraie lidia pouvait le réduire. Une entière, après un essai catastrophique.
Negro veleto, le cinquième reçoit à son tour une ration de pique calamiteuse, reprise et pompée abondamment, unique, mais meurtrière, carioquée et sortie fermée. L'animal, extrêmement noble, permet quelques séries templées de derechazos puis naturelles, mais réduit vite sa charge, le torero arrache à gauche quelques embestidas mesurées, réduites, le toro conserve toujours boca cerrada. Faena sans grande transmission, malgré la docilité du quinto bueno. Entière efficace.

Paco URUÑA: son toro est un negro astifino, qui reçoit une piquette vite salopée par le cavalier de turna. Vuelta de campana avortée. Faiblesse et peu d'embestida. Langue pendante, le noble torito trébuche: manque de poder manifeste. Le torero s'escrime à distribuer quelques naturelles à une pitoyable loque, le public ne proteste pas, ou peu. Un perritoro domestiqué. Entière tombée sur le côté. Des trois premiers toros, le plus faible et le moins brave se voit octroyée une "vuelta al ruedo!!!!!" Inouï !! Président d'opérette!
Le sixième sera une des meilleures attractions de la tarde. Sort de la première pique. Puis Paco le met en suerte du centre: une fois, deux fois, trois fois!!!! Et à chaque fois le PALHA répond aux cites du varilarguero et charge en brave. A la muleta, il se défend, garde la bouche fermée. Accroche la muleta en permanence. Il lui fallait une poigne solide, dominatrice. C'est lui qui imposera son dominio à un torero hélas en dessous de son opposant. Trois quarts de lame, ladeada, et tombée. Quel dommage! Deux oreilles pour un torero dominé!!! Dernière aberration d'un  palco incompétent. Si un toro méritait une vuelta, c'était au moins celui-ci, plus que le minable troisième.

Tous nobles, bien présentés, applaudis la plupart à la sortie des chiqueros, trois ou quatre à l'arrastre. Tarde intéressante. Sans ennui. Et salut mérité du mayoral, beaucoup plus que la pluie de trophées qui provoquèrent deux puertas grandes exagérées, pour Uruña et Aguilar. 

Quelques photos un peu plus tard. Y saludo a los aficionados españoles vecinos de nuestras localidades. Un placer!

ENCORE DOUZE JOURS !

DOUZE JOURS ENCORE A SUBIR LA DICTATURE DU "JAZZ"

....Ou plutôt la dictature de la déraison - on se demande même pourquoi le caprice, l'insatiabilité, la boulimie du gigantisme, d'occuper les tréteaux de la célébrité, -ne pourraient se poursuivre jusqu'au 31 décembre.

Il parait même que le maire de VIC FEZENSAC n'a que peu apprécié que le festival marciacais ait empiété sur sa salsa  vicoise: comme on le comprend, lui qui est déjà aux prises avec son festival de la beuverie de PENTECÔTE, qui ne durait, lui, "que" 4 jours.

MARCIAC ne connait pas la crise: ni économique, ni écologique, ni démagogique, la démesure s'y est installée durablement, les gens râlent, mais par derrière, et les bobos sont ici chez eux.

Et puis, depuis plus d'un an, je me suis rendu compte que le délit d'opinion  est la règle dans ce village authentique où je suis né. Aucun son différent n'est admis. Et l'on se détourne sans vergogne de celui qui ose exprimer une opposition, une opinion différente de celle de la cour en place. On le fuit. Il ose ne pas se couler dans le moule socialiste, alors qu'il a pourtant voté pour le président normal. Voté " par défaut", certes! Mais loyalement.  LOYALEMENT! La nouvelle guerre froide d'un parti qui se dit de gauche et démocrate mais qui est en réalité totalitaire est à l'oeuvre. 
En toute démo-crassie: les réseaux socialistes sont bien en place, pas un cheveu ne doit dépasser de l'alignement. Sous peine d'exclusion.
UMPS: même combat.

Douze jours encore sans pouvoir m'approcher du cimetière où reposent mes proches, mais où des voyous  s'adonnent à leurs libations sur les tombes, avec verres et bouteilles de champagne, comme si notre cimetière était un lieu de récréation.

Vivement la fin de ce "festival de l' excès"




lundi 30 juillet 2012

QUINZE JOURS....

ENCORE QUINZE JOURS D'OCCUPATION DE LA RES PUBLICA....

Aujourd'hui, c'était un camion venu livrer au bout de la rue St Pierre, obligé de faire marche arrière pour sortir du guêpier. Avec derrière une file de voitures obligées de faire la même manoeuvre. Heureusement, une âme charitable a levé des barrières au coin de la place, le livreur a pu avancer à nouveau et partir sans dégâts.
L'autre jour, c'est une moissonneuse batteuse qui a du s'arrêter face à la maison de retraite, coincée par les voitures stationnée des deux côtés, n'importe comment, comme de coutume. Marche arrière avec une grande remorque jusqu'à la route de JUILLAC.
D'ici 15 jours, qu'en sera-t-il des exactions, des dégâts? Comme il y en a tous les ans. De ce que l'on ose murmurer et de ce que l'on tait? Ah! C'est vrai: à MARCIAC, il ne se passe jamais rien, le journal qui fait son beurre sur notre village ne voit et publie que ce qu'il veut.
Bouteilles et verres sur les tombes du cimetière? Chut! Ne pas faire de peine aux édiles, svp. Bagarre au couteau une nuit? Entre "bénévoles"? Jamais entendu parler.  
 No pasa nada. 

Mais rendez-nous un village normal


D'ORTHEZ À TYROSSE: LE CHANGEMENT, C'EST FLAGRANT!

ÉVOCATION RAPIDE D'UNE TARDE DÉCEVANTE.



Non pas par les toros: le lot était agréable de présentation, mais par l'indigne trafic dont ils peuvent être les jouets, les victimes.
Deux d'entre eux étaient manifestement tronçonnés, sans que les 7/8  d'arènes ne s'en émeuvent le moins du monde. Au contraire! Comme de coutume, FUNDI fut longuement ovationné pour sa despedida, et il n'y eut personne, absolument PERSONNE, pour protester lorsque apparut son premier toro affublé de deux moignons de cornes de toro de rejòn. Ajouter les piques traseras généreusement pompées, et voilà un bel et bon toro qui mourut sans la gloire qu'il méritait, après avoir empli l'arène de râlements lancinants, tels les plaintes d'un phacochère atteint de grippe espagnole. Dire que le FUNDI joue sur du velours pour ses innombrables cartels de despedida est un doux euphémisme.Paraître lui suffit, il peut donc exiger des animaux massacrés, tout lui est accordé sans hésitation ni murmure, par des organisateurs sans scrupules, et les spectateurs n'y voient aucun inconvénient, s'ils voient quelque chose ...Il n'était qu'à observer l'attitude du palco pendant toute la corrida, pour se rendre compte qu'ici, rien de ce qui peut être important dans une arène sérieuse ne prête à conséquence.
Le premier toro d'ESCRIBANO fut lui aussi piqué salopement, ce qui ne l'empêcha pas d'infliger une cornada au torero, au cours d'un quiebro inconscient contre les planches.
Celui de FANDIÑO envoya la cavalerie dans les airs, puis il poussa fort pour la seconde, trasera, et embestit depuis le centre pour une troisième rencontre, brève mais émouvante. Bouche fermée pour une faena agréableet dominatrice, templée, à droite comme à gauche. Plusieurs échecs à l'épée le privèrent de trophée annoncé.
Quatrième animal : aucune lidia sérieuse, pas de mise en suerte à la pique, faenita fuera de cacho, trois quart de lame suivie d'hémorragie, les Fundistes applaudirent à tout rompre un vrai sabotage de lidia, sans pouvoir rêver de porter a hombros leur idole flétrie.
Cinquième: bel animal, morillo impressionnant, deux piques, cite de 25 mètres, séries allurées et engagées des deux mains, de FANDIÑO, en se croisant. Toro noble, encasté, qui luttera debout jusqu'à la mort, après une entière contraire en mouillant les doigts. Le torero de la tarde. On retiendra la musique ordonnée par un président- HITTE- mélomane mais incompétent, alors même que pas une naturelle n'a été effectuée. Bizarre que ces tâches là ne soient confiées qu'à des "personnalités", en fonction de leur appartenance sociale, de leur mandat électoral, ou autre critère subjectif. Le palco du jour était particulièrement indigne, en présentation, en comportement, tenue....INDIGNE!
Retour d'ESCRIBANO, après son passage à l'infirmerie. Porta gayola. On frémit, on s'inquiète. Le casse-cou va-t-il se calmer? Faena en se croisant, de naturelles ou par derechazos. Jusqu'à ce que le toro découvre la supercherie, et s'avise. Une entière un peu tombée conclut cette tarde gâchée par les organisateurs du tronçonnage crapuleux. 
Dommage: lot magnifique de JOSELITO,  avec du piment et du jus, ce qu'il fallait pour une belle tarde. Mais il y parait  un sacré gouffre, entre TYROSSE et ORTHEZ.